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	<title>Cours de Philosophie - Contributions [fr]</title>
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		<id>https://philo.dyndns.info/index.php?title=Pourquoi_ob%C3%A9ir_aux_lois%3F&amp;diff=1192</id>
		<title>Pourquoi obéir aux lois?</title>
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		<updated>2011-02-11T18:27:31Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amb : /* Introduction */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
===Introduction===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Nous considérerons ici les lois comme les règles émanant d’un pouvoir politique et régissant l’activité d’une société . Tout pouvoir pose des lois(lois positives) pour qu’elles soient obéies, sinon l’ordre politique se détruirait lui même .Mais les pouvoirs politiques sont de différentes sortes et l&#039;obéissance à la loi ne se justifie pas de la même manière dans un régime despotique ou dans une république. Ici,il s&#039;agit de s&#039;interroger pour répondre à la question pourquoi sur les raisons ou les mobiles de l&#039;obéissance aux lois et il nous faudra différencier les régimes politiques. Il nous arrive souvent de désobéir à la loi poussés par des passions, par l&#039;intérêt particulier.  Peut- on trouver des raisons, c’est à dire des justifications valables , sages et pleines de bon sens au fait de désobéir à la loi ? La révolte ou la résistance ne sont - elles pas toujours condamnables , peut- on leur trouver une certaine légitimité, et au regard de quels principes ? Peut- on envisager de dire que parfois, mieux vaut désobéir aux lois que leur obéir?&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Ne faut- il pas distinguer deux sortes de lois et deux sortes d&#039;obéissance ?===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Les lois positives définissent un ordre légal .Mais il semble qu’on ne puisse parler de la loi en général . Il faut faire des distinctions selon la nature de la loi.&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Il peut arriver, comme dans le cas d’un régime despotique que ces lois n’incarnent qu’un rapport de force ; (ce qu’on nomme ironiquement le droit du plus fort). Pour rester en vie, il faut obéir, aucun choix n’est véritablement offert . C’est la situations dans laquelle on se trouve face à toute tyrannie .Il y a donc un mobilee fort à l&#039;obéissance, c&#039;est la crainte de la mort.&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Les lois peuvent –être celles d’un pouvoir qu’on reconnaît comme légitime.Les théoriciens du Contrat social décrivent des pouvoirs auxquels on donne son consentement.On abandonne sa liberté naturelle d&#039;indépendance et on accepte d&#039;obéir aux lois, parce qu&#039;on gagne quelque chose en échange.On peut gagner, comme le veut le contrat du &#039;&#039;&#039;Léviathan&#039;&#039;&#039; de Hobbes, la paix civile et la sécurité de sa personne, un contexte d&#039;ordre nécessaire aux affaires. On obéit ainsi aux lois parce qu&#039;on y a tous intérêt pour rester en vie. La désobeissance ramène un état de guerre comparable à l&#039;état de nature.Le Léviathan est le représentant de la multitude qu&#039;il protège. Les lois qu&#039;il pose sont les lois utiles à tous et qu&#039;il a en fait voulues. La désobeissance revient de soi, au moment où le pouvoir politique ne peut plus protéger les contractants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau pense qu&#039;on peut attendre davantage du contrat . Ainsi décrit-il dans le &#039;&#039;&#039;Contrat Social&#039;&#039;&#039; l’obéissance au pouvoir républicain, seul légitime parce qu&#039;il assure plus que la sécurité, il  respecte la liberté attachée à l’essence de l’homme. La loi républicaine émane de la souveraineté populaire , elle vise le bien commun au lieu d’être somme d’intérêts particuliers. Obéir à la loi n’est pas se soumettre à un rapport de force mais sauvegarder sa propre liberté . La désobéissance paraît déraisonnable . Elle est plutôt le fait de celui qui veut faire passer en avant son intérêt particulier, qui est donc poussé par des passions égoïstes . Elle réintroduirait dans l’état des rapports de force que la soumission à la loi élimine . Elle serait nuisible en résumé à la liberté &amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
Rousseau attend de plus de la loi une transformation morale de l&#039;homme. Pourquoi obéir à la loi? Parce qu&#039;elle nous enseigne à  maitriser nos propres passions: &amp;quot;L&#039;impulsion du seul appétit est esclavage, l&#039;obéissance à la loi qu&#039;on s&#039;est prescrite est liberté.&amp;quot;L&#039;obéissance nous entraine donc dans la voie de la moralité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;En résumé, il semble qu’ou bien la raison nous dicte d’obéir pour rester en vie, ou bien qu’elle exige de nous l’obéissance par obligation morale .Faut-il rester enfermé dans une telle alternative&#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt; ? &amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;En réalité, on ne se trouve jamais devant des lois idéales , la « volonté générale » n’est peut être jamais vraiment dégagée, et les leçons de l’histoire montrent que la désobéissance a parfois eu raison de pouvoirs tyranniques&#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt; .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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===La désobéissance paraît s’imposer à la conscience qui juge que la loi est injuste===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Pouvons nous être tenus d’obéir aux lois que nous jugeons en désaccord avec notre conscience ?&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;La Déclaration des Droits de l’homme présente des valeurs d’un ordre moral universel , un droit naturel qui sert de référence pour juger le droit positif.&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;« les actes du pouvoir exécutif et ceux du pouvoir législatif pouvant être comparés à chaque instant avec le but de toute institution politique. » dit le préambule .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;L’obéissance aux lois est un devoir, mais comme tous les devoirs ce n’est pas un devoir absolu, c’est un devoir relatif , la conscience peut s’ériger en juge de la loi .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;« Aucun devoir ne nous lierait envers des lois qui non seulement restreindraient nos libertés légitimes et s’opposeraient à des actions qu’elles n’auraient pas le droit d’interdire, mais qui nous en commanderaient de contraires aux principes éternels de justice et de pitié que l’homme ne peut cesser d’observer sans démentir sa nature » B. Constant .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Il arrive qu’une loi franchisse les bornes du respect des droits de l’homme ou ne respecte pas la liberté d’opinion .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Sophocle faisait dire à Antigone :  « Les défenses de l’état ne sauraient passer outre aux lois non écrites » . Antigone opposait le droit des morts (lois religieuses) au droit des vivants (lois de l’état) . &amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Spinoza écrit au 17&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;sup&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;ème&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/sup&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt; siècle, que lorsque des pouvoirs politiques prennent des lois contre les libertés d’opinion, et particulièrement les opinions religieuses , les âmes les plus nobles ne peuvent s’y soumettre et préfèrent le martyre, montrant ainsi l’exemple de la sédition . (Il pense aux conversions forcées des juifs en Espagne et au Portugal.)&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Une loi n’est pas une loi, écrit B. Constant, quand elle prescrit des actions contraires à la morale(c’est à dire aux principes éternels d’une morale universelle) .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;« Toute loi qui ordonne la délation, la dénonciation n’est pas un loi, toute loi qui commande de refuser refuge à quiconque demande asile n’est pas une loi » La loi ne doit pas interdire la fidélité aux amis malheureux, la perfidie envers les alliés, la persécution envers les vaincus.&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;« Anathème et désobéissance à la rédaction d’injustice et de crimes décorée du nom de lois. » (Constant 1806 )&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;On peut parler ainsi de lois scélérates à propos des lois anti-juives de l’Etat Français , et beaucoup , même sous un régime d’occupation se sont élevés contre de telles lois. En février 1997, les lois Debré demandaient de faire enregistrer l’étranger qu’on accueille chez soi. Elles se heurtaient au principe universel d’hospitalité, qui veut que chaque homme soit citoyen du monde et soit accueilli (à condition qu’il ne vienne pas en colonisateur) .La France a connu à cette époque un mouvement de désobéissance civile.&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;On peut donc raisonner, avec Constant, au nom d’un courant de pensée libérale qui veut que chaque homme possède un territoire , sa conscience morale , sur le quel le pouvoir, même s’il vient du peuple n’a pas accès.&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;Le libre exercice de la raison veut donc que l’on porte un jugement sur le pouvoir établi, et qu’on refuse d’obéir sans discernement aux lois .&#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La désobéissance à la loi risque cependant toujours d’engendrer des désordres. Ne peut- on concilier protestation pour faire évoluer la loi et obéissance?===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Face à un pouvoir despotique, il y a peu de chemin pour faire triompher plus de justice. La Déclaration des Droits de l’Homme, invoque le « droit de résistance à l’oppression » , mais ce droit est souvent lettre morte et peu capable de se faire entendre, sauf à renverser véritablement en sa faveur le rapport de force, ce qui se produit dans un mouvement révolutionnaire. Beaucoup font remarquer que la présence d’un tel droit dans la Déclaration des Droits de 1789, est plutôt une justification rétrospective de la révolution. &amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Le problème de l’évolution de la loi dans les démocraties est peut-être différent .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Kant, dans « &amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;u&amp;gt;Qu’est ce que les Lumières&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt; ? » considère que toute désobéissance est dangereuse pour la liberté de penser. Elle risque d’engendrer des désordres nuisibles. Il préfère dire qu’il faut obéir au pouvoir établi, tout en faisant circuler des idées, le débat d’opinion étant essentiel pour obtenir que la loi se réforme elle même. Ces instances existent dans une démocratie. Et il semble effectivement qu’à la désobéissance, il faille préférer l’utilisation des organes d’opinion, du débat public, de la voie parlementaire pour modifier la loi. Kant avait foi au despotisme éclairé de Frédéric II de Prusse, mais on voit mal un despote, fut –il éclairé, admettre les courants de pensée qui viseraient par exemple, à introduire dans ses états la République.&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Il arrive aussi que les démocraties soient sourdes . Rawls, fait ainsi dans « Théorie de la Justice » la théorie de la désobéissance civile . (acte public et non violent accompli pour obliger le gouvernement à modifier sa loi, ou à changer de politique.)&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;En cas d’injustice majeure, on peut y recourir . (Quand sont violés les principes de la liberté égale pour tous, de l’égalité des chances , quand le droit de vote est refusé à une minorité, ou le droit d’accéder à une fonction publique, ou quand il y a répression de certains groupes religieux ). Il importe donc de faire la différence entre la désobéissance violente ( la révolte, ou la révolution ) et la désobéissance non violente . On peut se référer à ce propos aux mouvements pour la conquête des droits civiques aux USA .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;Conclusion : la raison peut donc parfois inviter à la désobéissance pour plus de justice , mais aussi à choisir entre les voies possibles de la désobéissance .&#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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____________________________________________________________________________&lt;br /&gt;
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====Il resterait à envisager un dernier cas où le pb de la désobéissance risque de se poser==== &lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Même si la loi vise le bien de la communauté, la loi est toujours générale, et le législateur n’a pas pu prendre en compte tous les cas particuliers. Il n’a pu viser que les cas les plus fréquents. Dans un cas particulier, il faut réinventer, il faut retrouver ce que le législateur aurait dit s’il avait connu le cas en question. L’obéissance à la loi peut avoir une conséquence catastrophique .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;« L’équitable est un correctif de la loi, la où la loi a manqué de statuer à cause de sa généralité. (Ethique à Nicomaque V XIV)&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;« L’équitable, tout en étant juste, n’est pas le juste selon la loi, mais un correctif de la justice légale » (Ethique à nico V XIV)&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Il faut parfois désobéir à la lettre de la loi, pour retrouver son esprit .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Si le législateur a dit qu’il fallait pour la sauvegarde de la cité fermer les portes de la ville, et si des personnes utiles à la sauvegarde de la cité sont à l’extérieur, alors, dans ce cas particulier, il faut ouvrir à nouveau les portes. (ST Thomas) esprit de la loi: sauvegarder la cité, faire ce qu’il faut pour son bien .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amb</name></author>
	</entry>
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		<id>https://philo.dyndns.info/index.php?title=Pourquoi_ob%C3%A9ir_aux_lois%3F&amp;diff=1191</id>
		<title>Pourquoi obéir aux lois?</title>
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		<updated>2011-02-11T18:26:06Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amb : /* La désobéissance à la loi risque cependant toujours d’engendrer des désordres. Ne peut- on concilier protestation pour faire évoluer la loi et obéissance? */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
===Introduction===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Corrige en cours de rédaction&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;  .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Nous considérerons ici les lois comme les règles émanant d’un pouvoir politique et régissant l’activité d’une société . Tout pouvoir pose des lois(lois positives) pour qu’elles soient obéies, sinon l’ordre politique se détruirait lui même .Mais les pouvoirs politiques sont de différentes sortes et l&#039;obéissance à la loi ne se justifie pas de la même manière dans un régime despotique ou dans une république. Ici,il s&#039;agit de s&#039;interroger pour répondre à la question pourquoi sur les raisons ou les mobiles de l&#039;obéissance aux lois et il nous faudra différencier les régimes politiques. Il nous arrive souvent de désobéir à la loi poussés par des passions, par l&#039;intérêt particulier.  Peut- on trouver des raisons, c’est à dire des justifications valables , sages et pleines de bon sens au fait de désobéir à la loi ? La révolte ou la résistance ne sont - elles pas toujours condamnables , peut- on leur trouver une certaine légitimité, et au regard de quels principes ? Peut- on envisager de dire que parfois, mieux vaut désobéir aux lois que leur obéir?&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
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===Ne faut- il pas distinguer deux sortes de lois et deux sortes d&#039;obéissance ?===&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;Les lois positives définissent un ordre légal .Mais il semble qu’on ne puisse parler de la loi en général . Il faut faire des distinctions selon la nature de la loi.&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;Il peut arriver, comme dans le cas d’un régime despotique que ces lois n’incarnent qu’un rapport de force ; (ce qu’on nomme ironiquement le droit du plus fort). Pour rester en vie, il faut obéir, aucun choix n’est véritablement offert . C’est la situations dans laquelle on se trouve face à toute tyrannie .Il y a donc un mobilee fort à l&#039;obéissance, c&#039;est la crainte de la mort.&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Les lois peuvent –être celles d’un pouvoir qu’on reconnaît comme légitime.Les théoriciens du Contrat social décrivent des pouvoirs auxquels on donne son consentement.On abandonne sa liberté naturelle d&#039;indépendance et on accepte d&#039;obéir aux lois, parce qu&#039;on gagne quelque chose en échange.On peut gagner, comme le veut le contrat du &#039;&#039;&#039;Léviathan&#039;&#039;&#039; de Hobbes, la paix civile et la sécurité de sa personne, un contexte d&#039;ordre nécessaire aux affaires. On obéit ainsi aux lois parce qu&#039;on y a tous intérêt pour rester en vie. La désobeissance ramène un état de guerre comparable à l&#039;état de nature.Le Léviathan est le représentant de la multitude qu&#039;il protège. Les lois qu&#039;il pose sont les lois utiles à tous et qu&#039;il a en fait voulues. La désobeissance revient de soi, au moment où le pouvoir politique ne peut plus protéger les contractants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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Rousseau pense qu&#039;on peut attendre davantage du contrat . Ainsi décrit-il dans le &#039;&#039;&#039;Contrat Social&#039;&#039;&#039; l’obéissance au pouvoir républicain, seul légitime parce qu&#039;il assure plus que la sécurité, il  respecte la liberté attachée à l’essence de l’homme. La loi républicaine émane de la souveraineté populaire , elle vise le bien commun au lieu d’être somme d’intérêts particuliers. Obéir à la loi n’est pas se soumettre à un rapport de force mais sauvegarder sa propre liberté . La désobéissance paraît déraisonnable . Elle est plutôt le fait de celui qui veut faire passer en avant son intérêt particulier, qui est donc poussé par des passions égoïstes . Elle réintroduirait dans l’état des rapports de force que la soumission à la loi élimine . Elle serait nuisible en résumé à la liberté &amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
Rousseau attend de plus de la loi une transformation morale de l&#039;homme. Pourquoi obéir à la loi? Parce qu&#039;elle nous enseigne à  maitriser nos propres passions: &amp;quot;L&#039;impulsion du seul appétit est esclavage, l&#039;obéissance à la loi qu&#039;on s&#039;est prescrite est liberté.&amp;quot;L&#039;obéissance nous entraine donc dans la voie de la moralité.&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;En résumé, il semble qu’ou bien la raison nous dicte d’obéir pour rester en vie, ou bien qu’elle exige de nous l’obéissance par obligation morale .Faut-il rester enfermé dans une telle alternative&#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt; ? &amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;En réalité, on ne se trouve jamais devant des lois idéales , la « volonté générale » n’est peut être jamais vraiment dégagée, et les leçons de l’histoire montrent que la désobéissance a parfois eu raison de pouvoirs tyranniques&#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt; .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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===La désobéissance paraît s’imposer à la conscience qui juge que la loi est injuste===&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Pouvons nous être tenus d’obéir aux lois que nous jugeons en désaccord avec notre conscience ?&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;La Déclaration des Droits de l’homme présente des valeurs d’un ordre moral universel , un droit naturel qui sert de référence pour juger le droit positif.&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;« les actes du pouvoir exécutif et ceux du pouvoir législatif pouvant être comparés à chaque instant avec le but de toute institution politique. » dit le préambule .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;L’obéissance aux lois est un devoir, mais comme tous les devoirs ce n’est pas un devoir absolu, c’est un devoir relatif , la conscience peut s’ériger en juge de la loi .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;« Aucun devoir ne nous lierait envers des lois qui non seulement restreindraient nos libertés légitimes et s’opposeraient à des actions qu’elles n’auraient pas le droit d’interdire, mais qui nous en commanderaient de contraires aux principes éternels de justice et de pitié que l’homme ne peut cesser d’observer sans démentir sa nature » B. Constant .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Il arrive qu’une loi franchisse les bornes du respect des droits de l’homme ou ne respecte pas la liberté d’opinion .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Sophocle faisait dire à Antigone :  « Les défenses de l’état ne sauraient passer outre aux lois non écrites » . Antigone opposait le droit des morts (lois religieuses) au droit des vivants (lois de l’état) . &amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Spinoza écrit au 17&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;sup&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;ème&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/sup&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt; siècle, que lorsque des pouvoirs politiques prennent des lois contre les libertés d’opinion, et particulièrement les opinions religieuses , les âmes les plus nobles ne peuvent s’y soumettre et préfèrent le martyre, montrant ainsi l’exemple de la sédition . (Il pense aux conversions forcées des juifs en Espagne et au Portugal.)&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Une loi n’est pas une loi, écrit B. Constant, quand elle prescrit des actions contraires à la morale(c’est à dire aux principes éternels d’une morale universelle) .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;« Toute loi qui ordonne la délation, la dénonciation n’est pas un loi, toute loi qui commande de refuser refuge à quiconque demande asile n’est pas une loi » La loi ne doit pas interdire la fidélité aux amis malheureux, la perfidie envers les alliés, la persécution envers les vaincus.&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;« Anathème et désobéissance à la rédaction d’injustice et de crimes décorée du nom de lois. » (Constant 1806 )&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;On peut parler ainsi de lois scélérates à propos des lois anti-juives de l’Etat Français , et beaucoup , même sous un régime d’occupation se sont élevés contre de telles lois. En février 1997, les lois Debré demandaient de faire enregistrer l’étranger qu’on accueille chez soi. Elles se heurtaient au principe universel d’hospitalité, qui veut que chaque homme soit citoyen du monde et soit accueilli (à condition qu’il ne vienne pas en colonisateur) .La France a connu à cette époque un mouvement de désobéissance civile.&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;On peut donc raisonner, avec Constant, au nom d’un courant de pensée libérale qui veut que chaque homme possède un territoire , sa conscience morale , sur le quel le pouvoir, même s’il vient du peuple n’a pas accès.&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;Le libre exercice de la raison veut donc que l’on porte un jugement sur le pouvoir établi, et qu’on refuse d’obéir sans discernement aux lois .&#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La désobéissance à la loi risque cependant toujours d’engendrer des désordres. Ne peut- on concilier protestation pour faire évoluer la loi et obéissance?===&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;Face à un pouvoir despotique, il y a peu de chemin pour faire triompher plus de justice. La Déclaration des Droits de l’Homme, invoque le « droit de résistance à l’oppression » , mais ce droit est souvent lettre morte et peu capable de se faire entendre, sauf à renverser véritablement en sa faveur le rapport de force, ce qui se produit dans un mouvement révolutionnaire. Beaucoup font remarquer que la présence d’un tel droit dans la Déclaration des Droits de 1789, est plutôt une justification rétrospective de la révolution. &amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Le problème de l’évolution de la loi dans les démocraties est peut-être différent .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Kant, dans « &amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;u&amp;gt;Qu’est ce que les Lumières&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt; ? » considère que toute désobéissance est dangereuse pour la liberté de penser. Elle risque d’engendrer des désordres nuisibles. Il préfère dire qu’il faut obéir au pouvoir établi, tout en faisant circuler des idées, le débat d’opinion étant essentiel pour obtenir que la loi se réforme elle même. Ces instances existent dans une démocratie. Et il semble effectivement qu’à la désobéissance, il faille préférer l’utilisation des organes d’opinion, du débat public, de la voie parlementaire pour modifier la loi. Kant avait foi au despotisme éclairé de Frédéric II de Prusse, mais on voit mal un despote, fut –il éclairé, admettre les courants de pensée qui viseraient par exemple, à introduire dans ses états la République.&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;Il arrive aussi que les démocraties soient sourdes . Rawls, fait ainsi dans « Théorie de la Justice » la théorie de la désobéissance civile . (acte public et non violent accompli pour obliger le gouvernement à modifier sa loi, ou à changer de politique.)&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;En cas d’injustice majeure, on peut y recourir . (Quand sont violés les principes de la liberté égale pour tous, de l’égalité des chances , quand le droit de vote est refusé à une minorité, ou le droit d’accéder à une fonction publique, ou quand il y a répression de certains groupes religieux ). Il importe donc de faire la différence entre la désobéissance violente ( la révolte, ou la révolution ) et la désobéissance non violente . On peut se référer à ce propos aux mouvements pour la conquête des droits civiques aux USA .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;Conclusion : la raison peut donc parfois inviter à la désobéissance pour plus de justice , mais aussi à choisir entre les voies possibles de la désobéissance .&#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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====Il resterait à envisager un dernier cas où le pb de la désobéissance risque de se poser==== &lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;Même si la loi vise le bien de la communauté, la loi est toujours générale, et le législateur n’a pas pu prendre en compte tous les cas particuliers. Il n’a pu viser que les cas les plus fréquents. Dans un cas particulier, il faut réinventer, il faut retrouver ce que le législateur aurait dit s’il avait connu le cas en question. L’obéissance à la loi peut avoir une conséquence catastrophique .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;« L’équitable est un correctif de la loi, la où la loi a manqué de statuer à cause de sa généralité. (Ethique à Nicomaque V XIV)&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;« L’équitable, tout en étant juste, n’est pas le juste selon la loi, mais un correctif de la justice légale » (Ethique à nico V XIV)&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Il faut parfois désobéir à la lettre de la loi, pour retrouver son esprit .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;Si le législateur a dit qu’il fallait pour la sauvegarde de la cité fermer les portes de la ville, et si des personnes utiles à la sauvegarde de la cité sont à l’extérieur, alors, dans ce cas particulier, il faut ouvrir à nouveau les portes. (ST Thomas) esprit de la loi: sauvegarder la cité, faire ce qu’il faut pour son bien .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amb</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://philo.dyndns.info/index.php?title=Pourquoi_ob%C3%A9ir_aux_lois%3F&amp;diff=1190</id>
		<title>Pourquoi obéir aux lois?</title>
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		<updated>2011-02-11T18:22:27Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amb : /* La désobéissance paraît s’imposer à la conscience qui juge que la loi est injuste */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
===Introduction===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Corrige en cours de rédaction&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;  .&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;Nous considérerons ici les lois comme les règles émanant d’un pouvoir politique et régissant l’activité d’une société . Tout pouvoir pose des lois(lois positives) pour qu’elles soient obéies, sinon l’ordre politique se détruirait lui même .Mais les pouvoirs politiques sont de différentes sortes et l&#039;obéissance à la loi ne se justifie pas de la même manière dans un régime despotique ou dans une république. Ici,il s&#039;agit de s&#039;interroger pour répondre à la question pourquoi sur les raisons ou les mobiles de l&#039;obéissance aux lois et il nous faudra différencier les régimes politiques. Il nous arrive souvent de désobéir à la loi poussés par des passions, par l&#039;intérêt particulier.  Peut- on trouver des raisons, c’est à dire des justifications valables , sages et pleines de bon sens au fait de désobéir à la loi ? La révolte ou la résistance ne sont - elles pas toujours condamnables , peut- on leur trouver une certaine légitimité, et au regard de quels principes ? Peut- on envisager de dire que parfois, mieux vaut désobéir aux lois que leur obéir?&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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===Ne faut- il pas distinguer deux sortes de lois et deux sortes d&#039;obéissance ?===&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;Les lois positives définissent un ordre légal .Mais il semble qu’on ne puisse parler de la loi en général . Il faut faire des distinctions selon la nature de la loi.&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;Il peut arriver, comme dans le cas d’un régime despotique que ces lois n’incarnent qu’un rapport de force ; (ce qu’on nomme ironiquement le droit du plus fort). Pour rester en vie, il faut obéir, aucun choix n’est véritablement offert . C’est la situations dans laquelle on se trouve face à toute tyrannie .Il y a donc un mobilee fort à l&#039;obéissance, c&#039;est la crainte de la mort.&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;Les lois peuvent –être celles d’un pouvoir qu’on reconnaît comme légitime.Les théoriciens du Contrat social décrivent des pouvoirs auxquels on donne son consentement.On abandonne sa liberté naturelle d&#039;indépendance et on accepte d&#039;obéir aux lois, parce qu&#039;on gagne quelque chose en échange.On peut gagner, comme le veut le contrat du &#039;&#039;&#039;Léviathan&#039;&#039;&#039; de Hobbes, la paix civile et la sécurité de sa personne, un contexte d&#039;ordre nécessaire aux affaires. On obéit ainsi aux lois parce qu&#039;on y a tous intérêt pour rester en vie. La désobeissance ramène un état de guerre comparable à l&#039;état de nature.Le Léviathan est le représentant de la multitude qu&#039;il protège. Les lois qu&#039;il pose sont les lois utiles à tous et qu&#039;il a en fait voulues. La désobeissance revient de soi, au moment où le pouvoir politique ne peut plus protéger les contractants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau pense qu&#039;on peut attendre davantage du contrat . Ainsi décrit-il dans le &#039;&#039;&#039;Contrat Social&#039;&#039;&#039; l’obéissance au pouvoir républicain, seul légitime parce qu&#039;il assure plus que la sécurité, il  respecte la liberté attachée à l’essence de l’homme. La loi républicaine émane de la souveraineté populaire , elle vise le bien commun au lieu d’être somme d’intérêts particuliers. Obéir à la loi n’est pas se soumettre à un rapport de force mais sauvegarder sa propre liberté . La désobéissance paraît déraisonnable . Elle est plutôt le fait de celui qui veut faire passer en avant son intérêt particulier, qui est donc poussé par des passions égoïstes . Elle réintroduirait dans l’état des rapports de force que la soumission à la loi élimine . Elle serait nuisible en résumé à la liberté &amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
Rousseau attend de plus de la loi une transformation morale de l&#039;homme. Pourquoi obéir à la loi? Parce qu&#039;elle nous enseigne à  maitriser nos propres passions: &amp;quot;L&#039;impulsion du seul appétit est esclavage, l&#039;obéissance à la loi qu&#039;on s&#039;est prescrite est liberté.&amp;quot;L&#039;obéissance nous entraine donc dans la voie de la moralité.&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;En résumé, il semble qu’ou bien la raison nous dicte d’obéir pour rester en vie, ou bien qu’elle exige de nous l’obéissance par obligation morale .Faut-il rester enfermé dans une telle alternative&#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt; ? &amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;En réalité, on ne se trouve jamais devant des lois idéales , la « volonté générale » n’est peut être jamais vraiment dégagée, et les leçons de l’histoire montrent que la désobéissance a parfois eu raison de pouvoirs tyranniques&#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt; .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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===La désobéissance paraît s’imposer à la conscience qui juge que la loi est injuste===&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;Pouvons nous être tenus d’obéir aux lois que nous jugeons en désaccord avec notre conscience ?&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;La Déclaration des Droits de l’homme présente des valeurs d’un ordre moral universel , un droit naturel qui sert de référence pour juger le droit positif.&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;« les actes du pouvoir exécutif et ceux du pouvoir législatif pouvant être comparés à chaque instant avec le but de toute institution politique. » dit le préambule .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;L’obéissance aux lois est un devoir, mais comme tous les devoirs ce n’est pas un devoir absolu, c’est un devoir relatif , la conscience peut s’ériger en juge de la loi .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;« Aucun devoir ne nous lierait envers des lois qui non seulement restreindraient nos libertés légitimes et s’opposeraient à des actions qu’elles n’auraient pas le droit d’interdire, mais qui nous en commanderaient de contraires aux principes éternels de justice et de pitié que l’homme ne peut cesser d’observer sans démentir sa nature » B. Constant .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Il arrive qu’une loi franchisse les bornes du respect des droits de l’homme ou ne respecte pas la liberté d’opinion .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Sophocle faisait dire à Antigone :  « Les défenses de l’état ne sauraient passer outre aux lois non écrites » . Antigone opposait le droit des morts (lois religieuses) au droit des vivants (lois de l’état) . &amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Spinoza écrit au 17&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;sup&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;ème&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/sup&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt; siècle, que lorsque des pouvoirs politiques prennent des lois contre les libertés d’opinion, et particulièrement les opinions religieuses , les âmes les plus nobles ne peuvent s’y soumettre et préfèrent le martyre, montrant ainsi l’exemple de la sédition . (Il pense aux conversions forcées des juifs en Espagne et au Portugal.)&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Une loi n’est pas une loi, écrit B. Constant, quand elle prescrit des actions contraires à la morale(c’est à dire aux principes éternels d’une morale universelle) .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;« Toute loi qui ordonne la délation, la dénonciation n’est pas un loi, toute loi qui commande de refuser refuge à quiconque demande asile n’est pas une loi » La loi ne doit pas interdire la fidélité aux amis malheureux, la perfidie envers les alliés, la persécution envers les vaincus.&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;« Anathème et désobéissance à la rédaction d’injustice et de crimes décorée du nom de lois. » (Constant 1806 )&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;On peut parler ainsi de lois scélérates à propos des lois anti-juives de l’Etat Français , et beaucoup , même sous un régime d’occupation se sont élevés contre de telles lois. En février 1997, les lois Debré demandaient de faire enregistrer l’étranger qu’on accueille chez soi. Elles se heurtaient au principe universel d’hospitalité, qui veut que chaque homme soit citoyen du monde et soit accueilli (à condition qu’il ne vienne pas en colonisateur) .La France a connu à cette époque un mouvement de désobéissance civile.&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;On peut donc raisonner, avec Constant, au nom d’un courant de pensée libérale qui veut que chaque homme possède un territoire , sa conscience morale , sur le quel le pouvoir, même s’il vient du peuple n’a pas accès.&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;Le libre exercice de la raison veut donc que l’on porte un jugement sur le pouvoir établi, et qu’on refuse d’obéir sans discernement aux lois .&#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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===La désobéissance à la loi risque cependant toujours d’engendrer des désordres. Ne peut- on concilier protestation pour faire évoluer la loi et obéissance?===&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;Face à un pouvoir despotique , il y a peu de chemin pour faire triompher plus de justice .La D des D de l’Homme , invoque le « droit de résistance à l’oppression » , mais ce droit est souvent lettre morte et peu capable de se faire entendre, sauf à renverser véritablement en sa faveur le rapport de force , ce qui se produit dans un mouvement révolutionnaire . Beaucoup font remarquer que la présence d’un tel droit dans la D des D de 1789, est plutôt une justification rétrospective de la révolution . &amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;Le problème de l’évolution de la loi dans les démocraties est peut-être différent .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;Kant , dans « &amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;u&amp;gt;Qu’est ce que les Lumières&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt; ? » considère que toute désobéissance est dangereuse pour la liberté de penser . Elle risque d’engendrer des désordres nuisibles. Il préfère dire qu’il faut obéir au pouvoir établi, tout en faisant circuler des idées, le débat d’opinion étant essentiel pour obtenir que la loi se réforme elle même . Ces instances existent dans une démocratie . Et il semble effectivement qu’à la désobéissance il faille préférer l’utilisation des organes d’opinion, du débat public , de la voie parlementaire pour modifier la loi . Kant avait foi au despotisme éclairé de Frédéric II de Prusse, mais on voit mal un despote, fut –il éclairé, admettre les courants de pensée qui viseraient par ex, à introduire dans ses états la République.&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;Il arrive aussi que les démocraties soient sourdes . Rawls, fait ainsi dans « Théorie de la Justice » la théorie de la désobéissance civile . (acte public et non violent accompli pour obliger le gouvernement à modifier sa loi, ou à changer de politique.)&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;En cas d’injustice majeure, on peut y recourir . (Quand sont violés les principes de la liberté égale pour tous, de l’égalité des chances , quand le droit de vote est refusé à une minorité, ou le droit d’accéder à une fonction publique, ou quand il y a répression de certains groupes religieux ) Il importe donc de faire la différence entre la désobéissance violente ( la révolte, ou la révolution ) et la désobéissance non violente . On peut se référer à ce propos aux mouvements pour la conquête des droits civiques aux USA .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;Conclusion : la raison peut donc parfois inviter à la désobéissance pour plus de justice , mais aussi à choisir entre les voies possibles de la désobéissance .&#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;Même si la loi vise le bien de la communauté , la loi est toujours générale, et le législateur n’a pas pu prendre en compte tous les cas particuliers .Il n’a pu viser que les cas les plus fréquents . dans un cas particulier, il faut réinventer, il faut retrouver ce que le législateur aurait dit s’il avait connu le cas en question . L’obéissance à la loi peut avoir une conséquence catastrophique .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;« L’équitable est un correctif de la loi, la où la loi a manqué de statuer à cause de sa généralité . (Ethique à Nicomaque V XIV)&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;« L’équitable, tout en étant juste, n’est pas le juste selon la loi, mais un correctif de la justice légale » (eth à nico V XIV)&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;Il faut parfois désobéir à la lettre de la loi, pour retrouver son esprit .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;Si le législateur a dit qu’il fallait pour la sauvegarde de la cité fermer les portes de la ville, et si des personnes utiles à la sauvegarde de la cité sont à l’extérieur, alors, dans ce cas particulier , il faut ouvrir à nouveau les portes . (ST Thomas) esprit de la loi : sauvegarder la cité, faire ce qu’il faut pour son bien .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amb</name></author>
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		<title>Pourquoi obéir aux lois?</title>
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		<updated>2011-02-11T17:29:11Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amb : /* La désobéissance paraît s’imposer à la conscience qui juge que la loi est injuste */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
===Introduction===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Corrige en cours de rédaction&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;  .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Nous considérerons ici les lois comme les règles émanant d’un pouvoir politique et régissant l’activité d’une société . Tout pouvoir pose des lois(lois positives) pour qu’elles soient obéies, sinon l’ordre politique se détruirait lui même .Mais les pouvoirs politiques sont de différentes sortes et l&#039;obéissance à la loi ne se justifie pas de la même manière dans un régime despotique ou dans une république. Ici,il s&#039;agit de s&#039;interroger pour répondre à la question pourquoi sur les raisons ou les mobiles de l&#039;obéissance aux lois et il nous faudra différencier les régimes politiques. Il nous arrive souvent de désobéir à la loi poussés par des passions, par l&#039;intérêt particulier.  Peut- on trouver des raisons, c’est à dire des justifications valables , sages et pleines de bon sens au fait de désobéir à la loi ? La révolte ou la résistance ne sont - elles pas toujours condamnables , peut- on leur trouver une certaine légitimité, et au regard de quels principes ? Peut- on envisager de dire que parfois, mieux vaut désobéir aux lois que leur obéir?&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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===Ne faut- il pas distinguer deux sortes de lois et deux sortes d&#039;obéissance ?===&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;Les lois positives définissent un ordre légal .Mais il semble qu’on ne puisse parler de la loi en général . Il faut faire des distinctions selon la nature de la loi.&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Il peut arriver, comme dans le cas d’un régime despotique que ces lois n’incarnent qu’un rapport de force ; (ce qu’on nomme ironiquement le droit du plus fort). Pour rester en vie, il faut obéir, aucun choix n’est véritablement offert . C’est la situations dans laquelle on se trouve face à toute tyrannie .Il y a donc un mobilee fort à l&#039;obéissance, c&#039;est la crainte de la mort.&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Les lois peuvent –être celles d’un pouvoir qu’on reconnaît comme légitime.Les théoriciens du Contrat social décrivent des pouvoirs auxquels on donne son consentement.On abandonne sa liberté naturelle d&#039;indépendance et on accepte d&#039;obéir aux lois, parce qu&#039;on gagne quelque chose en échange.On peut gagner, comme le veut le contrat du &#039;&#039;&#039;Léviathan&#039;&#039;&#039; de Hobbes, la paix civile et la sécurité de sa personne, un contexte d&#039;ordre nécessaire aux affaires. On obéit ainsi aux lois parce qu&#039;on y a tous intérêt pour rester en vie. La désobeissance ramène un état de guerre comparable à l&#039;état de nature.Le Léviathan est le représentant de la multitude qu&#039;il protège. Les lois qu&#039;il pose sont les lois utiles à tous et qu&#039;il a en fait voulues. La désobeissance revient de soi, au moment où le pouvoir politique ne peut plus protéger les contractants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau pense qu&#039;on peut attendre davantage du contrat . Ainsi décrit-il dans le &#039;&#039;&#039;Contrat Social&#039;&#039;&#039; l’obéissance au pouvoir républicain, seul légitime parce qu&#039;il assure plus que la sécurité, il  respecte la liberté attachée à l’essence de l’homme. La loi républicaine émane de la souveraineté populaire , elle vise le bien commun au lieu d’être somme d’intérêts particuliers. Obéir à la loi n’est pas se soumettre à un rapport de force mais sauvegarder sa propre liberté . La désobéissance paraît déraisonnable . Elle est plutôt le fait de celui qui veut faire passer en avant son intérêt particulier, qui est donc poussé par des passions égoïstes . Elle réintroduirait dans l’état des rapports de force que la soumission à la loi élimine . Elle serait nuisible en résumé à la liberté &amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
Rousseau attend de plus de la loi une transformation morale de l&#039;homme. Pourquoi obéir à la loi? Parce qu&#039;elle nous enseigne à  maitriser nos propres passions: &amp;quot;L&#039;impulsion du seul appétit est esclavage, l&#039;obéissance à la loi qu&#039;on s&#039;est prescrite est liberté.&amp;quot;L&#039;obéissance nous entraine donc dans la voie de la moralité.&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;En résumé, il semble qu’ou bien la raison nous dicte d’obéir pour rester en vie, ou bien qu’elle exige de nous l’obéissance par obligation morale .Faut-il rester enfermé dans une telle alternative&#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt; ? &amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;En réalité, on ne se trouve jamais devant des lois idéales , la « volonté générale » n’est peut être jamais vraiment dégagée, et les leçons de l’histoire montrent que la désobéissance a parfois eu raison de pouvoirs tyranniques&#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt; .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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===La désobéissance paraît s’imposer à la conscience qui juge que la loi est injuste===&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;Pouvons nous être tenus d’obéir aux lois que nous jugeons en désaccord avec notre conscience ?&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;La Déclaration des Droits de l’homme présente des valeurs d’un ordre moral universel , un droit naturel qui sert de référence pour juger le droit positif.&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;« les actes du pouvoir exécutif et ceux du pouvoir législatif pouvant être comparés à chaque instant avec le but de toute institution politique. » dit le préambule .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;L’obéissance aux lois est un devoir, mais comme tous les devoirs ce n’est pas un devoir absolu, c’est un devoir relatif , la conscience peut s’ériger en juge de la loi .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;« Aucun devoir ne nous lierait envers des lois qui non seulement restreindraient nos libertés légitimes et s’opposeraient à des actions qu’elles n’auraient pas le droit d’interdire, mais qui nous en commanderaient de contraires aux principes éternels de justice et de pitié que l’homme ne peut cesser d’observer sans démentir sa nature » B. Constant .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Il arrive qu’une loi franchisse les bornes du respect des droits de l’homme ou ne respecte pas la liberté d’opinion .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Sophocle faisait dire à Antigone :  « Les défenses de l’état ne sauraient passer outre aux lois non écrites » . Antigone opposait le droit des morts (lois religieuses) au droit des vivants (lois de l’état) . &amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Spinoza écrit au 17&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;sup&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;ème&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/sup&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt; siècle, que lorsque des pouvoirs politiques prennent des lois contre les libertés d’opinion, et particulièrement les opinions religieuses , les âmes les plus nobles ne peuvent s’y soumettre et préfèrent le martyre, montrant ainsi l’exemple de la sédition . (Il pense aux conversions forcées des juifs en Espagne et au Portugal.)&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Une loi n’est pas une loi, écrit B. Constant, quand elle prescrit des actions contraires à la morale(c’est à dire aux principes éternels d’une morale universelle) .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;« Toute loi qui ordonne la délation, la dénonciation n’est pas un loi, toute loi qui commande de refuser refuge à quiconque demande asile n’est pas une loi » La loi ne doit pas interdire la fidélité aux amis malheureux, la perfidie envers les alliés, la persécution envers les vaincus.&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;« Anathème et désobéissance à la rédaction d’injustice et de crimes décorée du nom de lois. » (Constant 1806 )&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;On peut parler ainsi de lois scélérates à propos des lois anti-juives de l’Etat Français , et beaucoup , même sous un régime d’occupation se sont élevés contre de telles lois. En février 1997, les lois Debré demandaient de faire enregistrer l’étranger qu’on accueille chez soi. Elles se heurtaient au principe universel d’hospitalité, qui veut que chaque homme soit citoyen du monde et soit accueilli (à condition qu’il ne vienne pas en colonisateur) .La France a connu à cette époque un mouvement de désobéissance civile.&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;On peut donc raisonner, avec Constant, au nom d’un courant de pensée libérale qui veut que chaque homme possède un territoire , sa conscience morale , sur le quel le pouvoir, même s’il vient du peuple n’a pas accès.&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;Le libre exercice de la raison veut donc que l’on porte un jugement sur le pouvoir établi, et qu’on refuse d’obéir sans discernement aux lois .&#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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===La désobéissance à la loi risque cependant toujours d’engendrer des désordres. Ne peut- on concilier protestation pour faire évoluer la loi et obéissance?===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;Face à un pouvoir despotique , il y a peu de chemin pour faire triompher plus de justice .La D des D de l’Homme , invoque le « droit de résistance à l’oppression » , mais ce droit est souvent lettre morte et peu capable de se faire entendre, sauf à renverser véritablement en sa faveur le rapport de force , ce qui se produit dans un mouvement révolutionnaire . Beaucoup font remarquer que la présence d’un tel droit dans la D des D de 1789, est plutôt une justification rétrospective de la révolution . &amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Le problème de l’évolution de la loi dans les démocraties est peut-être différent .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;Kant , dans « &amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;u&amp;gt;Qu’est ce que les Lumières&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt; ? » considère que toute désobéissance est dangereuse pour la liberté de penser . Elle risque d’engendrer des désordres nuisibles. Il préfère dire qu’il faut obéir au pouvoir établi, tout en faisant circuler des idées, le débat d’opinion étant essentiel pour obtenir que la loi se réforme elle même . Ces instances existent dans une démocratie . Et il semble effectivement qu’à la désobéissance il faille préférer l’utilisation des organes d’opinion, du débat public , de la voie parlementaire pour modifier la loi . Kant avait foi au despotisme éclairé de Frédéric II de Prusse, mais on voit mal un despote, fut –il éclairé, admettre les courants de pensée qui viseraient par ex, à introduire dans ses états la République.&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;Il arrive aussi que les démocraties soient sourdes . Rawls, fait ainsi dans « Théorie de la Justice » la théorie de la désobéissance civile . (acte public et non violent accompli pour obliger le gouvernement à modifier sa loi, ou à changer de politique.)&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;En cas d’injustice majeure, on peut y recourir . (Quand sont violés les principes de la liberté égale pour tous, de l’égalité des chances , quand le droit de vote est refusé à une minorité, ou le droit d’accéder à une fonction publique, ou quand il y a répression de certains groupes religieux ) Il importe donc de faire la différence entre la désobéissance violente ( la révolte, ou la révolution ) et la désobéissance non violente . On peut se référer à ce propos aux mouvements pour la conquête des droits civiques aux USA .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;Conclusion : la raison peut donc parfois inviter à la désobéissance pour plus de justice , mais aussi à choisir entre les voies possibles de la désobéissance .&#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;u&amp;gt;IV Il resterait à envisager un dernier cas où le pb de la désobéissance risque de se poser . ( &amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;Voir cours prochain&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;u&amp;gt; &amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;sur l’application de la loi à des cas particuliers .)&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;Même si la loi vise le bien de la communauté , la loi est toujours générale, et le législateur n’a pas pu prendre en compte tous les cas particuliers .Il n’a pu viser que les cas les plus fréquents . dans un cas particulier, il faut réinventer, il faut retrouver ce que le législateur aurait dit s’il avait connu le cas en question . L’obéissance à la loi peut avoir une conséquence catastrophique .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;« L’équitable est un correctif de la loi, la où la loi a manqué de statuer à cause de sa généralité . (Ethique à Nicomaque V XIV)&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;« L’équitable, tout en étant juste, n’est pas le juste selon la loi, mais un correctif de la justice légale » (eth à nico V XIV)&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Il faut parfois désobéir à la lettre de la loi, pour retrouver son esprit .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Si le législateur a dit qu’il fallait pour la sauvegarde de la cité fermer les portes de la ville, et si des personnes utiles à la sauvegarde de la cité sont à l’extérieur, alors, dans ce cas particulier , il faut ouvrir à nouveau les portes . (ST Thomas) esprit de la loi : sauvegarder la cité, faire ce qu’il faut pour son bien .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amb</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://philo.dyndns.info/index.php?title=Pourquoi_ob%C3%A9ir_aux_lois%3F&amp;diff=1188</id>
		<title>Pourquoi obéir aux lois?</title>
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		<updated>2011-02-11T17:24:30Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amb : /* Ne faut- il pas distinguer deux sortes de lois et deux sortes d&amp;#039;obéissance ? */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
===Introduction===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Corrige en cours de rédaction&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;  .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Nous considérerons ici les lois comme les règles émanant d’un pouvoir politique et régissant l’activité d’une société . Tout pouvoir pose des lois(lois positives) pour qu’elles soient obéies, sinon l’ordre politique se détruirait lui même .Mais les pouvoirs politiques sont de différentes sortes et l&#039;obéissance à la loi ne se justifie pas de la même manière dans un régime despotique ou dans une république. Ici,il s&#039;agit de s&#039;interroger pour répondre à la question pourquoi sur les raisons ou les mobiles de l&#039;obéissance aux lois et il nous faudra différencier les régimes politiques. Il nous arrive souvent de désobéir à la loi poussés par des passions, par l&#039;intérêt particulier.  Peut- on trouver des raisons, c’est à dire des justifications valables , sages et pleines de bon sens au fait de désobéir à la loi ? La révolte ou la résistance ne sont - elles pas toujours condamnables , peut- on leur trouver une certaine légitimité, et au regard de quels principes ? Peut- on envisager de dire que parfois, mieux vaut désobéir aux lois que leur obéir?&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Ne faut- il pas distinguer deux sortes de lois et deux sortes d&#039;obéissance ?===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Les lois positives définissent un ordre légal .Mais il semble qu’on ne puisse parler de la loi en général . Il faut faire des distinctions selon la nature de la loi.&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Il peut arriver, comme dans le cas d’un régime despotique que ces lois n’incarnent qu’un rapport de force ; (ce qu’on nomme ironiquement le droit du plus fort). Pour rester en vie, il faut obéir, aucun choix n’est véritablement offert . C’est la situations dans laquelle on se trouve face à toute tyrannie .Il y a donc un mobilee fort à l&#039;obéissance, c&#039;est la crainte de la mort.&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;Les lois peuvent –être celles d’un pouvoir qu’on reconnaît comme légitime.Les théoriciens du Contrat social décrivent des pouvoirs auxquels on donne son consentement.On abandonne sa liberté naturelle d&#039;indépendance et on accepte d&#039;obéir aux lois, parce qu&#039;on gagne quelque chose en échange.On peut gagner, comme le veut le contrat du &#039;&#039;&#039;Léviathan&#039;&#039;&#039; de Hobbes, la paix civile et la sécurité de sa personne, un contexte d&#039;ordre nécessaire aux affaires. On obéit ainsi aux lois parce qu&#039;on y a tous intérêt pour rester en vie. La désobeissance ramène un état de guerre comparable à l&#039;état de nature.Le Léviathan est le représentant de la multitude qu&#039;il protège. Les lois qu&#039;il pose sont les lois utiles à tous et qu&#039;il a en fait voulues. La désobeissance revient de soi, au moment où le pouvoir politique ne peut plus protéger les contractants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau pense qu&#039;on peut attendre davantage du contrat . Ainsi décrit-il dans le &#039;&#039;&#039;Contrat Social&#039;&#039;&#039; l’obéissance au pouvoir républicain, seul légitime parce qu&#039;il assure plus que la sécurité, il  respecte la liberté attachée à l’essence de l’homme. La loi républicaine émane de la souveraineté populaire , elle vise le bien commun au lieu d’être somme d’intérêts particuliers. Obéir à la loi n’est pas se soumettre à un rapport de force mais sauvegarder sa propre liberté . La désobéissance paraît déraisonnable . Elle est plutôt le fait de celui qui veut faire passer en avant son intérêt particulier, qui est donc poussé par des passions égoïstes . Elle réintroduirait dans l’état des rapports de force que la soumission à la loi élimine . Elle serait nuisible en résumé à la liberté &amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
Rousseau attend de plus de la loi une transformation morale de l&#039;homme. Pourquoi obéir à la loi? Parce qu&#039;elle nous enseigne à  maitriser nos propres passions: &amp;quot;L&#039;impulsion du seul appétit est esclavage, l&#039;obéissance à la loi qu&#039;on s&#039;est prescrite est liberté.&amp;quot;L&#039;obéissance nous entraine donc dans la voie de la moralité.&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;En résumé, il semble qu’ou bien la raison nous dicte d’obéir pour rester en vie, ou bien qu’elle exige de nous l’obéissance par obligation morale .Faut-il rester enfermé dans une telle alternative&#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt; ? &amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;En réalité, on ne se trouve jamais devant des lois idéales , la « volonté générale » n’est peut être jamais vraiment dégagée, et les leçons de l’histoire montrent que la désobéissance a parfois eu raison de pouvoirs tyranniques&#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt; .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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===La désobéissance paraît s’imposer à la conscience qui juge que la loi est injuste===&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;Pouvons nous être tenus d’obéir aux lois que nous jugeons en désaccord avec notre conscience ?&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;La Déclaration des Droits de l’homme présente des valeurs d’un ordre moral universel , un droit naturel qui sert de référence pour juger le droit positif.&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;« les actes du pouvoir exécutif et ceux du pouvoir législatif pouvant être comparés à chaque instant avec le but de toute institution politique. » dit le préambule .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;L’obéissance aux lois est un devoir, mais comme tous les devoirs ce n’est pas un devoir absolu, c’est un devoir relatif , la conscience peut s’ériger en juge de la loi .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;« Aucun devoir ne nous lierait envers des lois qui non seulement restreindraient nos libertés légitimes et s’opposeraient à des actions qu’elles n’auraient pas le droit d’interdire, mais qui nous en commanderaient de contraires aux principes éternels de justice et de pitié que l’homme ne peut cesser d’observer sans démentir sa nature » B. Constant .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;Il arrive qu’une loi franchisse les bornes du respect des droits de l’homme ou ne respecte pas la liberté d’opinion .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;Sophocle faisait dire à Antigone :  « Les défenses de l’état ne sauraient passer outre aux lois non écrites » . Antigone opposait le droit des morts (lois religieuses) au droit des vivants (lois de l’état) . &amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;Spinoza écrit au 17&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;sup&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;ème&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/sup&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt; siècle, que lorsque des pouvoirs politiques prennent des lois contre les libertés d’opinion, et particulièrement les opinions religieuses , les âmes les plus nobles ne peuvent s’y soumettre et préfèrent le martyre, montrant ainsi l’exemple de la sédition . (Il pense aux conversions forcées des juifs en Espagne et au Portugal.)&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;Une loi n’est pas une loi, écrit B. Constant, quand elle prescrit des actions contraires à la morale(c’est à dire aux principes éternels d’une morale universelle) .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;« Toute loi qui ordonne la délation, la dénonciation n’est pas un loi, toute loi qui commande de refuser refuge à quiconque demande asile n’est pas une loi » La loi ne doit pas interdire la fidélité aux amis malheureux, la perfidie envers les alliés, la persécution envers les vaincus.&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;« Anathème et désobéissance à la rédaction d’injustice et de crimes décorée du nom de lois. » (Constant 1806 )&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;On peut parler ainsi de lois scélérates à propos des lois anti-juives de l’Etat Français , et beaucoup , même sous un régime d’occupation se sont élevés contre de telles lois. En février 1997, les lois Debré demandaient de faire enregistrer l’étranger qu’on accueille chez soi. Elles se heurtaient au principe universel d’hospitalité, qui veut que chaque homme soit citoyen du monde et soit accueilli (à condition qu’il ne vienne pas en colonisateur) .La France a connu à cette époque un mouvement de désobéissance civile.&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;On peut donc raisonner, avec Constant, au nom d’un courant de pensée libérale qui veut que chaque homme possède un territoire , sa conscience morale , sur le quel le pouvoir, même s’il vient du peuple n’a pas accès.&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;Le libre exercice de la raison veut donc que l’on porte un jugement sur le pouvoir établi, et qu’on refuse d’obéir sans discernement aux lois .&#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;III La désobéissance à la loi risque cependant toujours d’engendrer des désordres&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;&#039;. &#039;&#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Ne peut- on&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;&#039; &#039;&#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;concilier protestation pour faire évoluer la loi et obéissance&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;&#039; .&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;Face à un pouvoir despotique , il y a peu de chemin pour faire triompher plus de justice .La D des D de l’Homme , invoque le « droit de résistance à l’oppression » , mais ce droit est souvent lettre morte et peu capable de se faire entendre, sauf à renverser véritablement en sa faveur le rapport de force , ce qui se produit dans un mouvement révolutionnaire . Beaucoup font remarquer que la présence d’un tel droit dans la D des D de 1789, est plutôt une justification rétrospective de la révolution . &amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Le problème de l’évolution de la loi dans les démocraties est peut-être différent .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;Kant , dans « &amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;u&amp;gt;Qu’est ce que les Lumières&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt; ? » considère que toute désobéissance est dangereuse pour la liberté de penser . Elle risque d’engendrer des désordres nuisibles. Il préfère dire qu’il faut obéir au pouvoir établi, tout en faisant circuler des idées, le débat d’opinion étant essentiel pour obtenir que la loi se réforme elle même . Ces instances existent dans une démocratie . Et il semble effectivement qu’à la désobéissance il faille préférer l’utilisation des organes d’opinion, du débat public , de la voie parlementaire pour modifier la loi . Kant avait foi au despotisme éclairé de Frédéric II de Prusse, mais on voit mal un despote, fut –il éclairé, admettre les courants de pensée qui viseraient par ex, à introduire dans ses états la République.&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Il arrive aussi que les démocraties soient sourdes . Rawls, fait ainsi dans « Théorie de la Justice » la théorie de la désobéissance civile . (acte public et non violent accompli pour obliger le gouvernement à modifier sa loi, ou à changer de politique.)&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;En cas d’injustice majeure, on peut y recourir . (Quand sont violés les principes de la liberté égale pour tous, de l’égalité des chances , quand le droit de vote est refusé à une minorité, ou le droit d’accéder à une fonction publique, ou quand il y a répression de certains groupes religieux ) Il importe donc de faire la différence entre la désobéissance violente ( la révolte, ou la révolution ) et la désobéissance non violente . On peut se référer à ce propos aux mouvements pour la conquête des droits civiques aux USA .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;Conclusion : la raison peut donc parfois inviter à la désobéissance pour plus de justice , mais aussi à choisir entre les voies possibles de la désobéissance .&#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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____________________________________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;u&amp;gt;IV Il resterait à envisager un dernier cas où le pb de la désobéissance risque de se poser . ( &amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;Voir cours prochain&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;u&amp;gt; &amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;sur l’application de la loi à des cas particuliers .)&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Même si la loi vise le bien de la communauté , la loi est toujours générale, et le législateur n’a pas pu prendre en compte tous les cas particuliers .Il n’a pu viser que les cas les plus fréquents . dans un cas particulier, il faut réinventer, il faut retrouver ce que le législateur aurait dit s’il avait connu le cas en question . L’obéissance à la loi peut avoir une conséquence catastrophique .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;« L’équitable est un correctif de la loi, la où la loi a manqué de statuer à cause de sa généralité . (Ethique à Nicomaque V XIV)&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;« L’équitable, tout en étant juste, n’est pas le juste selon la loi, mais un correctif de la justice légale » (eth à nico V XIV)&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Il faut parfois désobéir à la lettre de la loi, pour retrouver son esprit .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Si le législateur a dit qu’il fallait pour la sauvegarde de la cité fermer les portes de la ville, et si des personnes utiles à la sauvegarde de la cité sont à l’extérieur, alors, dans ce cas particulier , il faut ouvrir à nouveau les portes . (ST Thomas) esprit de la loi : sauvegarder la cité, faire ce qu’il faut pour son bien .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amb</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://philo.dyndns.info/index.php?title=Pourquoi_ob%C3%A9ir_aux_lois%3F&amp;diff=1187</id>
		<title>Pourquoi obéir aux lois?</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://philo.dyndns.info/index.php?title=Pourquoi_ob%C3%A9ir_aux_lois%3F&amp;diff=1187"/>
		<updated>2011-02-11T17:22:22Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amb : /* Ne faut- il pas distinguer deux sortes de lois et deux sortes d&amp;#039;obéissance ? */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
===Introduction===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Corrige en cours de rédaction&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;  .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Nous considérerons ici les lois comme les règles émanant d’un pouvoir politique et régissant l’activité d’une société . Tout pouvoir pose des lois(lois positives) pour qu’elles soient obéies, sinon l’ordre politique se détruirait lui même .Mais les pouvoirs politiques sont de différentes sortes et l&#039;obéissance à la loi ne se justifie pas de la même manière dans un régime despotique ou dans une république. Ici,il s&#039;agit de s&#039;interroger pour répondre à la question pourquoi sur les raisons ou les mobiles de l&#039;obéissance aux lois et il nous faudra différencier les régimes politiques. Il nous arrive souvent de désobéir à la loi poussés par des passions, par l&#039;intérêt particulier.  Peut- on trouver des raisons, c’est à dire des justifications valables , sages et pleines de bon sens au fait de désobéir à la loi ? La révolte ou la résistance ne sont - elles pas toujours condamnables , peut- on leur trouver une certaine légitimité, et au regard de quels principes ? Peut- on envisager de dire que parfois, mieux vaut désobéir aux lois que leur obéir?&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Ne faut- il pas distinguer deux sortes de lois et deux sortes d&#039;obéissance ?===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Les lois positives définissent un ordre légal .Mais il semble qu’on ne puisse parler de la loi en général . Il faut faire des distinctions selon la nature de la loi.&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Il peut arriver, comme dans le cas d’un régime despotique que ces lois n’incarnent qu’un rapport de force ; (ce qu’on nomme ironiquement le droit du plus fort). Pour rester en vie, il faut obéir, aucun choix n’est véritablement offert . C’est la situations dans laquelle on se trouve face à toute tyrannie .Il y a donc un mobilee fort à l&#039;obéissance, c&#039;est la crainte de la mort.&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Les lois peuvent –être celles d’un pouvoir qu’on reconnaît comme légitime.Les théoriciens du Contrat social décrivent des pouvoirs auxquels on donne son consentement.On abandonne sa liberté naturelle d&#039;indépendance et on accepte d&#039;obéir aux lois, parce qu&#039;on gagne quelque chose en échange.On peut gagner, comme le veut le contrat du &#039;&#039;&#039;Léviathan&#039;&#039;&#039; de Hobbes, la paix civile et la sécurité de sa personne, un contexte d&#039;ordre nécessaire aux affaires. On obéit ainsi aux lois parce qu&#039;on y a tous intérêt pour rester en vie. La désobeissance ramène un état de guerre comparable à l&#039;état de nature.Le Léviathan est le représentant de la multitude qu&#039;il protège. Les lois qu&#039;il pose sont les lois utiles à tous et qu&#039;il a en fait voulues. La désobeissance revient de soi, au moment où le pouvoir politique ne peut plus protéger les contractants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau pense qu&#039;on peut attendre davantage du contrat . Ainsi décrit-il dans le &#039;&#039;&#039;Contrat Social&#039;&#039;&#039; l’obéissance au pouvoir républicain, seul légitime parce qu&#039;il assure plus que la sécurité, il  respecte la liberté attachée à l’essence de l’homme. La loi républicaine émane de la souveraineté populaire , elle vise le bien commun au lieu d’être somme d’intérêts particuliers. Obéir à la loi n’est pas se soumettre à un rapport de force mais sauvegarder sa propre liberté . La désobéissance paraît déraisonnable . Elle est plutôt le fait de celui qui veut faire passer en avant son intérêt particulier, qui est donc poussé par des passions égoïstes . Elle réintroduirait dans l’état des rapports de force que la soumission à la loi élimine . Elle serait nuisible en résumé à la liberté &amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
Rousseau attend de plus de la loi une transformation morale de l&#039;homme. Pourquoi obéir à la loi? Parce qu&#039;elle nous enseigne à  maitriser nos propres passions: &amp;quot;L&#039;impulsion du seul appétit est esclavage, l&#039;obéissance à la loi qu&#039;on s&#039;est prescrite est liberté.&amp;quot;L&#039;obéissance nouse ntraîne donc dans la voie de la moralité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;En résumé, il semble qu’ou bien la raison nous dicte d’obéir pour rester en vie, ou bien qu’elle exige de nous l’obéissance par obligation morale .Faut-il rester enfermé dans une telle alternative&#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt; ? &amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;En réalité, on ne se trouve jamais devant des lois idéales , la « volonté générale » n’est peut être jamais vraiment dégagée, et les leçons de l’histoire montrent que la désobéissance a parfois eu raison de pouvoirs tyranniques&#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt; .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;II La désobéissance paraît s’imposer à la conscience qui juge que la loi est injuste&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt; .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Pouvons nous être tenus d’obéir aux lois que nous jugeons en désaccord avec notre conscience ?&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;La Déclaration des Droits de l’homme présente des valeurs d’un ordre moral universel , un droit naturel qui sert de référence pour juger le droit positif.&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;« les actes du pouvoir exécutif et ceux du pouvoir législatif pouvant être comparés à chaque instant avec le but de toute institution politique. » dit le préambule .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;L’obéissance aux lois est un devoir, mais comme tous les devoirs ce n’est pas un devoir absolu, c’est un devoir relatif , la conscience peut s’ériger en juge de la loi .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;« Aucun devoir ne nous lierait envers des lois qui non seulement restreindraient nos libertés légitimes et s’opposeraient à des actions qu’elles n’auraient pas le droit d’interdire, mais qui nous en commanderaient de contraires aux principes éternels de justice et de pitié que l’homme ne peut cesser d’observer sans démentir sa nature » B. Constant .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Il arrive qu’une loi franchisse les bornes du respect des droits de l’homme ou ne respecte pas la liberté d’opinion .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Sophocle faisait dire à Antigone :  « Les défenses de l’état ne sauraient passer outre aux lois non écrites » . Antigone opposait le droit des morts (lois religieuses) au droit des vivants (lois de l’état) . &amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Spinoza écrit au 17&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;sup&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;ème&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/sup&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt; siècle, que lorsque des pouvoirs politiques prennent des lois contre les libertés d’opinion, et particulièrement les opinions religieuses , les âmes les plus nobles ne peuvent s’y soumettre et préfèrent le martyre, montrant ainsi l’exemple de la sédition . (Il pense aux conversions forcées des juifs en Espagne et au Portugal.)&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;Une loi n’est pas une loi, écrit B. Constant, quand elle prescrit des actions contraires à la morale(c’est à dire aux principes éternels d’une morale universelle) .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;« Toute loi qui ordonne la délation, la dénonciation n’est pas un loi, toute loi qui commande de refuser refuge à quiconque demande asile n’est pas une loi » La loi ne doit pas interdire la fidélité aux amis malheureux, la perfidie envers les alliés, la persécution envers les vaincus.&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;« Anathème et désobéissance à la rédaction d’injustice et de crimes décorée du nom de lois. » (Constant 1806 )&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;On peut parler ainsi de lois scélérates à propos des lois anti-juives de l’Etat Français , et beaucoup , même sous un régime d’occupation se sont élevés contre de telles lois. En février 1997, les lois Debré demandaient de faire enregistrer l’étranger qu’on accueille chez soi. Elles se heurtaient au principe universel d’hospitalité, qui veut que chaque homme soit citoyen du monde et soit accueilli (à condition qu’il ne vienne pas en colonisateur) .La France a connu à cette époque un mouvement de désobéissance civile.&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;On peut donc raisonner, avec Constant, au nom d’un courant de pensée libérale qui veut que chaque homme possède un territoire , sa conscience morale , sur le quel le pouvoir, même s’il vient du peuple n’a pas accès.&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;Le libre exercice de la raison veut donc que l’on porte un jugement sur le pouvoir établi, et qu’on refuse d’obéir sans discernement aux lois .&#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;III La désobéissance à la loi risque cependant toujours d’engendrer des désordres&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;&#039;. &#039;&#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Ne peut- on&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;&#039; &#039;&#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;concilier protestation pour faire évoluer la loi et obéissance&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;&#039; .&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;Face à un pouvoir despotique , il y a peu de chemin pour faire triompher plus de justice .La D des D de l’Homme , invoque le « droit de résistance à l’oppression » , mais ce droit est souvent lettre morte et peu capable de se faire entendre, sauf à renverser véritablement en sa faveur le rapport de force , ce qui se produit dans un mouvement révolutionnaire . Beaucoup font remarquer que la présence d’un tel droit dans la D des D de 1789, est plutôt une justification rétrospective de la révolution . &amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Le problème de l’évolution de la loi dans les démocraties est peut-être différent .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;Kant , dans « &amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;u&amp;gt;Qu’est ce que les Lumières&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt; ? » considère que toute désobéissance est dangereuse pour la liberté de penser . Elle risque d’engendrer des désordres nuisibles. Il préfère dire qu’il faut obéir au pouvoir établi, tout en faisant circuler des idées, le débat d’opinion étant essentiel pour obtenir que la loi se réforme elle même . Ces instances existent dans une démocratie . Et il semble effectivement qu’à la désobéissance il faille préférer l’utilisation des organes d’opinion, du débat public , de la voie parlementaire pour modifier la loi . Kant avait foi au despotisme éclairé de Frédéric II de Prusse, mais on voit mal un despote, fut –il éclairé, admettre les courants de pensée qui viseraient par ex, à introduire dans ses états la République.&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;Il arrive aussi que les démocraties soient sourdes . Rawls, fait ainsi dans « Théorie de la Justice » la théorie de la désobéissance civile . (acte public et non violent accompli pour obliger le gouvernement à modifier sa loi, ou à changer de politique.)&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;En cas d’injustice majeure, on peut y recourir . (Quand sont violés les principes de la liberté égale pour tous, de l’égalité des chances , quand le droit de vote est refusé à une minorité, ou le droit d’accéder à une fonction publique, ou quand il y a répression de certains groupes religieux ) Il importe donc de faire la différence entre la désobéissance violente ( la révolte, ou la révolution ) et la désobéissance non violente . On peut se référer à ce propos aux mouvements pour la conquête des droits civiques aux USA .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;Conclusion : la raison peut donc parfois inviter à la désobéissance pour plus de justice , mais aussi à choisir entre les voies possibles de la désobéissance .&#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;u&amp;gt;IV Il resterait à envisager un dernier cas où le pb de la désobéissance risque de se poser . ( &amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;Voir cours prochain&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;u&amp;gt; &amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;sur l’application de la loi à des cas particuliers .)&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;Même si la loi vise le bien de la communauté , la loi est toujours générale, et le législateur n’a pas pu prendre en compte tous les cas particuliers .Il n’a pu viser que les cas les plus fréquents . dans un cas particulier, il faut réinventer, il faut retrouver ce que le législateur aurait dit s’il avait connu le cas en question . L’obéissance à la loi peut avoir une conséquence catastrophique .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;« L’équitable est un correctif de la loi, la où la loi a manqué de statuer à cause de sa généralité . (Ethique à Nicomaque V XIV)&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;« L’équitable, tout en étant juste, n’est pas le juste selon la loi, mais un correctif de la justice légale » (eth à nico V XIV)&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;Il faut parfois désobéir à la lettre de la loi, pour retrouver son esprit .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;Si le législateur a dit qu’il fallait pour la sauvegarde de la cité fermer les portes de la ville, et si des personnes utiles à la sauvegarde de la cité sont à l’extérieur, alors, dans ce cas particulier , il faut ouvrir à nouveau les portes . (ST Thomas) esprit de la loi : sauvegarder la cité, faire ce qu’il faut pour son bien .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amb</name></author>
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		<id>https://philo.dyndns.info/index.php?title=Pourquoi_ob%C3%A9ir_aux_lois%3F&amp;diff=1186</id>
		<title>Pourquoi obéir aux lois?</title>
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		<updated>2011-02-11T17:08:19Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amb : aux lois que leur obéir?&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
===Introduction===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Corrige en cours de rédaction&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;  .&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;Nous considérerons ici les lois comme les règles émanant d’un pouvoir politique et régissant l’activité d’une société . Tout pouvoir pose des lois(lois positives) pour qu’elles soient obéies, sinon l’ordre politique se détruirait lui même .Mais les pouvoirs politiques sont de différentes sortes et l&#039;obéissance à la loi ne se justifie pas de la même manière dans un régime despotique ou dans une république. Ici,il s&#039;agit de s&#039;interroger pour répondre à la question pourquoi sur les raisons ou les mobiles de l&#039;obéissance aux lois et il nous faudra différencier les régimes politiques. Il nous arrive souvent de désobéir à la loi poussés par des passions, par l&#039;intérêt particulier.  Peut- on trouver des raisons, c’est à dire des justifications valables , sages et pleines de bon sens au fait de désobéir à la loi ? La révolte ou la résistance ne sont - elles pas toujours condamnables , peut- on leur trouver une certaine légitimité, et au regard de quels principes ? Peut- on envisager de dire que parfois, mieux vaut désobéir aux lois que leur obéir?&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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===Ne faut- il pas distinguer deux sortes de lois et deux sortes d&#039;obéissance ?===&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;Les lois positives définissent un ordre légal .Mais il semble qu’on ne puisse parler de la loi en général . Il faut faire des distinctions selon la nature de la loi.&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;Il peut arriver, comme dans le cas d’un régime despotique que ces lois n’incarnent qu’un rapport de force ; (ce qu’on nomme ironiquement le droit du plus fort). La désobéissance ne paraît pas raisonnable, si la raison est un principe de prudence . Pour rester en vie, il faut obéir, aucun choix n’est véritablement offert . C’est la situations dans laquelle on se trouve face à toute tyrannie .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;Les lois peuvent –être celles d’un pouvoir qu’on reconnaît comme légitime , s’il incarne par exemple des principe d’une justice idéale . Ainsi Rousseau décrit-il dans le Contrat Social l’obéissance au pouvoir républicain, seul légitime parce que respectant la liberté attachée à l’essence de l’homme. La loi républicaine émane de la souveraineté populaire , elle vise le bien commun au lieu d’être somme d’intérêts particuliers. Obéir à la loi n’est pas se soumettre à un rapport de force mais sauvegarder sa propre liberté . La désobéissance paraît déraisonnable . Elle est plutôt le fait de celui qui veut faire passer en avant son intérêt particulier, qui est donc poussé par des passions égoïstes . Elle réintroduirait dans l’état des rapports de force que la soumission à la loi élimine . Elle serait nuisible en résumé à la liberté &amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;En résumé, il semble qu’ou bien la raison nous dicte d’obéir pour rester en vie, ou bien qu’elle exige de nous l’obéissance par obligation morale .Faut-il rester enfermer dans une telle alternative&#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt; ? &amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;En réalité, on ne se trouve jamais devant des lois idéales , la « volonté générale » n’est peut être jamais vraiment dégagée, et les leçons de l’histoire montrent que la désobéissance a parfois eu raison de pouvoirs tyranniques&#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt; .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;II La désobéissance paraît s’imposer à la conscience qui juge que la loi est injuste&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt; .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;Pouvons nous être tenus d’obéir aux lois que nous jugeons en désaccord avec notre conscience ?&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;La Déclaration des Droits de l’homme présente des valeurs d’un ordre moral universel , un droit naturel qui sert de référence pour juger le droit positif.&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;« les actes du pouvoir exécutif et ceux du pouvoir législatif pouvant être comparés à chaque instant avec le but de toute institution politique. » dit le préambule .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;L’obéissance aux lois est un devoir, mais comme tous les devoirs ce n’est pas un devoir absolu, c’est un devoir relatif , la conscience peut s’ériger en juge de la loi .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;« Aucun devoir ne nous lierait envers des lois qui non seulement restreindraient nos libertés légitimes et s’opposeraient à des actions qu’elles n’auraient pas le droit d’interdire, mais qui nous en commanderaient de contraires aux principes éternels de justice et de pitié que l’homme ne peut cesser d’observer sans démentir sa nature » B. Constant .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;Il arrive qu’une loi franchisse les bornes du respect des droits de l’homme ou ne respecte pas la liberté d’opinion .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;Sophocle faisait dire à Antigone :  « Les défenses de l’état ne sauraient passer outre aux lois non écrites » . Antigone opposait le droit des morts (lois religieuses) au droit des vivants (lois de l’état) . &amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;Spinoza écrit au 17&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;sup&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;ème&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/sup&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt; siècle, que lorsque des pouvoirs politiques prennent des lois contre les libertés d’opinion, et particulièrement les opinions religieuses , les âmes les plus nobles ne peuvent s’y soumettre et préfèrent le martyre, montrant ainsi l’exemple de la sédition . (Il pense aux conversions forcées des juifs en Espagne et au Portugal.)&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;Une loi n’est pas une loi, écrit B. Constant, quand elle prescrit des actions contraires à la morale(c’est à dire aux principes éternels d’une morale universelle) .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;« Toute loi qui ordonne la délation, la dénonciation n’est pas un loi, toute loi qui commande de refuser refuge à quiconque demande asile n’est pas une loi » La loi ne doit pas interdire la fidélité aux amis malheureux, la perfidie envers les alliés, la persécution envers les vaincus.&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;« Anathème et désobéissance à la rédaction d’injustice et de crimes décorée du nom de lois. » (Constant 1806 )&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;On peut parler ainsi de lois scélérates à propos des lois anti-juives de l’Etat Français , et beaucoup , même sous un régime d’occupation se sont élevés contre de telles lois. En février 1997, les lois Debré demandaient de faire enregistrer l’étranger qu’on accueille chez soi. Elles se heurtaient au principe universel d’hospitalité, qui veut que chaque homme soit citoyen du monde et soit accueilli (à condition qu’il ne vienne pas en colonisateur) .La France a connu à cette époque un mouvement de désobéissance civile.&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;On peut donc raisonner, avec Constant, au nom d’un courant de pensée libérale qui veut que chaque homme possède un territoire , sa conscience morale , sur le quel le pouvoir, même s’il vient du peuple n’a pas accès.&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;Le libre exercice de la raison veut donc que l’on porte un jugement sur le pouvoir établi, et qu’on refuse d’obéir sans discernement aux lois .&#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;III La désobéissance à la loi risque cependant toujours d’engendrer des désordres&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;&#039;. &#039;&#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Ne peut- on&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;&#039; &#039;&#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;concilier protestation pour faire évoluer la loi et obéissance&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;&#039; .&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;Face à un pouvoir despotique , il y a peu de chemin pour faire triompher plus de justice .La D des D de l’Homme , invoque le « droit de résistance à l’oppression » , mais ce droit est souvent lettre morte et peu capable de se faire entendre, sauf à renverser véritablement en sa faveur le rapport de force , ce qui se produit dans un mouvement révolutionnaire . Beaucoup font remarquer que la présence d’un tel droit dans la D des D de 1789, est plutôt une justification rétrospective de la révolution . &amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;Le problème de l’évolution de la loi dans les démocraties est peut-être différent .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;Kant , dans « &amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;u&amp;gt;Qu’est ce que les Lumières&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt; ? » considère que toute désobéissance est dangereuse pour la liberté de penser . Elle risque d’engendrer des désordres nuisibles. Il préfère dire qu’il faut obéir au pouvoir établi, tout en faisant circuler des idées, le débat d’opinion étant essentiel pour obtenir que la loi se réforme elle même . Ces instances existent dans une démocratie . Et il semble effectivement qu’à la désobéissance il faille préférer l’utilisation des organes d’opinion, du débat public , de la voie parlementaire pour modifier la loi . Kant avait foi au despotisme éclairé de Frédéric II de Prusse, mais on voit mal un despote, fut –il éclairé, admettre les courants de pensée qui viseraient par ex, à introduire dans ses états la République.&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;Il arrive aussi que les démocraties soient sourdes . Rawls, fait ainsi dans « Théorie de la Justice » la théorie de la désobéissance civile . (acte public et non violent accompli pour obliger le gouvernement à modifier sa loi, ou à changer de politique.)&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;En cas d’injustice majeure, on peut y recourir . (Quand sont violés les principes de la liberté égale pour tous, de l’égalité des chances , quand le droit de vote est refusé à une minorité, ou le droit d’accéder à une fonction publique, ou quand il y a répression de certains groupes religieux ) Il importe donc de faire la différence entre la désobéissance violente ( la révolte, ou la révolution ) et la désobéissance non violente . On peut se référer à ce propos aux mouvements pour la conquête des droits civiques aux USA .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;Même si la loi vise le bien de la communauté , la loi est toujours générale, et le législateur n’a pas pu prendre en compte tous les cas particuliers .Il n’a pu viser que les cas les plus fréquents . dans un cas particulier, il faut réinventer, il faut retrouver ce que le législateur aurait dit s’il avait connu le cas en question . L’obéissance à la loi peut avoir une conséquence catastrophique .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;« L’équitable est un correctif de la loi, la où la loi a manqué de statuer à cause de sa généralité . (Ethique à Nicomaque V XIV)&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;« L’équitable, tout en étant juste, n’est pas le juste selon la loi, mais un correctif de la justice légale » (eth à nico V XIV)&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;Il faut parfois désobéir à la lettre de la loi, pour retrouver son esprit .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;Si le législateur a dit qu’il fallait pour la sauvegarde de la cité fermer les portes de la ville, et si des personnes utiles à la sauvegarde de la cité sont à l’extérieur, alors, dans ce cas particulier , il faut ouvrir à nouveau les portes . (ST Thomas) esprit de la loi : sauvegarder la cité, faire ce qu’il faut pour son bien .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amb</name></author>
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		<title>Pourquoi obéir aux lois?</title>
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		<updated>2011-02-11T17:01:19Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amb : Nouvelle page :     ===Introduction===   Corrige en cours .  &amp;lt;font&amp;gt; &amp;lt;/font&amp;gt;  &amp;lt;font&amp;gt;Nous considérerons ici les lois comme les règles émanant d’un pouvoir politique et régissant l’activité d...&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Introduction===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Corrige en cours .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Nous considérerons ici les lois comme les règles émanant d’un pouvoir politique et régissant l’activité d’une société . Tout pouvoir pose des lois(lois positives) pour qu’elles soient obéies, sinon l’ordre politique se détruirait lui même . Il nous arrive souvent de désobéir aux lois, poussés par l’intérêt , ou bien sous l’impulsion de passions, cupidité ambition, haine . Ici, il s’agit d’une toute autre désobéissance. Peut- on trouver des raisons, c’est à dire des justifications valables , sages et pleines de bon sens au fait de désobéir à la loi ? La révolte ou la résistance ne sont - elles pas toujours condamnables , peut- on leur trouver une certaine légitimité, et au regard de quels principes ? &amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;I Ne faut- il pas distinguer deux sortes de lois ?&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;&#039; :&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Les lois positives définissent un ordre légal .Mais il semble qu’on ne puisse parler de la loi en général . Il faut faire des distinctions selon la nature de la loi.&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Il peut arriver, comme dans le cas d’un régime despotique que ces lois n’incarnent qu’un rapport de force ; (ce qu’on nomme ironiquement le droit du plus fort). La désobéissance ne paraît pas raisonnable, si la raison est un principe de prudence . Pour rester en vie, il faut obéir, aucun choix n’est véritablement offert . C’est la situations dans laquelle on se trouve face à toute tyrannie .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Les lois peuvent –être celles d’un pouvoir qu’on reconnaît comme légitime , s’il incarne par exemple des principe d’une justice idéale . Ainsi Rousseau décrit-il dans le Contrat Social l’obéissance au pouvoir républicain, seul légitime parce que respectant la liberté attachée à l’essence de l’homme. La loi républicaine émane de la souveraineté populaire , elle vise le bien commun au lieu d’être somme d’intérêts particuliers. Obéir à la loi n’est pas se soumettre à un rapport de force mais sauvegarder sa propre liberté . La désobéissance paraît déraisonnable . Elle est plutôt le fait de celui qui veut faire passer en avant son intérêt particulier, qui est donc poussé par des passions égoïstes . Elle réintroduirait dans l’état des rapports de force que la soumission à la loi élimine . Elle serait nuisible en résumé à la liberté &amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;En résumé, il semble qu’ou bien la raison nous dicte d’obéir pour rester en vie, ou bien qu’elle exige de nous l’obéissance par obligation morale .Faut-il rester enfermer dans une telle alternative&#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt; ? &amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;En réalité, on ne se trouve jamais devant des lois idéales , la « volonté générale » n’est peut être jamais vraiment dégagée, et les leçons de l’histoire montrent que la désobéissance a parfois eu raison de pouvoirs tyranniques&#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt; .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;II La désobéissance paraît s’imposer à la conscience qui juge que la loi est injuste&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt; .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Pouvons nous être tenus d’obéir aux lois que nous jugeons en désaccord avec notre conscience ?&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;La Déclaration des Droits de l’homme présente des valeurs d’un ordre moral universel , un droit naturel qui sert de référence pour juger le droit positif.&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;« les actes du pouvoir exécutif et ceux du pouvoir législatif pouvant être comparés à chaque instant avec le but de toute institution politique. » dit le préambule .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;L’obéissance aux lois est un devoir, mais comme tous les devoirs ce n’est pas un devoir absolu, c’est un devoir relatif , la conscience peut s’ériger en juge de la loi .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;« Aucun devoir ne nous lierait envers des lois qui non seulement restreindraient nos libertés légitimes et s’opposeraient à des actions qu’elles n’auraient pas le droit d’interdire, mais qui nous en commanderaient de contraires aux principes éternels de justice et de pitié que l’homme ne peut cesser d’observer sans démentir sa nature » B. Constant .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Il arrive qu’une loi franchisse les bornes du respect des droits de l’homme ou ne respecte pas la liberté d’opinion .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Sophocle faisait dire à Antigone :  « Les défenses de l’état ne sauraient passer outre aux lois non écrites » . Antigone opposait le droit des morts (lois religieuses) au droit des vivants (lois de l’état) . &amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Spinoza écrit au 17&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;sup&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;ème&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/sup&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt; siècle, que lorsque des pouvoirs politiques prennent des lois contre les libertés d’opinion, et particulièrement les opinions religieuses , les âmes les plus nobles ne peuvent s’y soumettre et préfèrent le martyre, montrant ainsi l’exemple de la sédition . (Il pense aux conversions forcées des juifs en Espagne et au Portugal.)&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Une loi n’est pas une loi, écrit B. Constant, quand elle prescrit des actions contraires à la morale(c’est à dire aux principes éternels d’une morale universelle) .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;« Toute loi qui ordonne la délation, la dénonciation n’est pas un loi, toute loi qui commande de refuser refuge à quiconque demande asile n’est pas une loi » La loi ne doit pas interdire la fidélité aux amis malheureux, la perfidie envers les alliés, la persécution envers les vaincus.&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;« Anathème et désobéissance à la rédaction d’injustice et de crimes décorée du nom de lois. » (Constant 1806 )&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;On peut parler ainsi de lois scélérates à propos des lois anti-juives de l’Etat Français , et beaucoup , même sous un régime d’occupation se sont élevés contre de telles lois. En février 1997, les lois Debré demandaient de faire enregistrer l’étranger qu’on accueille chez soi. Elles se heurtaient au principe universel d’hospitalité, qui veut que chaque homme soit citoyen du monde et soit accueilli (à condition qu’il ne vienne pas en colonisateur) .La France a connu à cette époque un mouvement de désobéissance civile.&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;On peut donc raisonner, avec Constant, au nom d’un courant de pensée libérale qui veut que chaque homme possède un territoire , sa conscience morale , sur le quel le pouvoir, même s’il vient du peuple n’a pas accès.&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;Le libre exercice de la raison veut donc que l’on porte un jugement sur le pouvoir établi, et qu’on refuse d’obéir sans discernement aux lois .&#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;III La désobéissance à la loi risque cependant toujours d’engendrer des désordres&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;&#039;. &#039;&#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Ne peut- on&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;&#039; &#039;&#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;concilier protestation pour faire évoluer la loi et obéissance&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;&#039; .&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Face à un pouvoir despotique , il y a peu de chemin pour faire triompher plus de justice .La D des D de l’Homme , invoque le « droit de résistance à l’oppression » , mais ce droit est souvent lettre morte et peu capable de se faire entendre, sauf à renverser véritablement en sa faveur le rapport de force , ce qui se produit dans un mouvement révolutionnaire . Beaucoup font remarquer que la présence d’un tel droit dans la D des D de 1789, est plutôt une justification rétrospective de la révolution . &amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Le problème de l’évolution de la loi dans les démocraties est peut-être différent .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Kant , dans « &amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;u&amp;gt;Qu’est ce que les Lumières&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt; ? » considère que toute désobéissance est dangereuse pour la liberté de penser . Elle risque d’engendrer des désordres nuisibles. Il préfère dire qu’il faut obéir au pouvoir établi, tout en faisant circuler des idées, le débat d’opinion étant essentiel pour obtenir que la loi se réforme elle même . Ces instances existent dans une démocratie . Et il semble effectivement qu’à la désobéissance il faille préférer l’utilisation des organes d’opinion, du débat public , de la voie parlementaire pour modifier la loi . Kant avait foi au despotisme éclairé de Frédéric II de Prusse, mais on voit mal un despote, fut –il éclairé, admettre les courants de pensée qui viseraient par ex, à introduire dans ses états la République.&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Il arrive aussi que les démocraties soient sourdes . Rawls, fait ainsi dans « Théorie de la Justice » la théorie de la désobéissance civile . (acte public et non violent accompli pour obliger le gouvernement à modifier sa loi, ou à changer de politique.)&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;En cas d’injustice majeure, on peut y recourir . (Quand sont violés les principes de la liberté égale pour tous, de l’égalité des chances , quand le droit de vote est refusé à une minorité, ou le droit d’accéder à une fonction publique, ou quand il y a répression de certains groupes religieux ) Il importe donc de faire la différence entre la désobéissance violente ( la révolte, ou la révolution ) et la désobéissance non violente . On peut se référer à ce propos aux mouvements pour la conquête des droits civiques aux USA .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;Conclusion : la raison peut donc parfois inviter à la désobéissance pour plus de justice , mais aussi à choisir entre les voies possibles de la désobéissance .&#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
____________________________________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;u&amp;gt;IV Il resterait à envisager un dernier cas où le pb de la désobéissance risque de se poser . ( &amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;Voir cours prochain&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;u&amp;gt; &amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;sur l’application de la loi à des cas particuliers .)&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Même si la loi vise le bien de la communauté , la loi est toujours générale, et le législateur n’a pas pu prendre en compte tous les cas particuliers .Il n’a pu viser que les cas les plus fréquents . dans un cas particulier, il faut réinventer, il faut retrouver ce que le législateur aurait dit s’il avait connu le cas en question . L’obéissance à la loi peut avoir une conséquence catastrophique .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;« L’équitable est un correctif de la loi, la où la loi a manqué de statuer à cause de sa généralité . (Ethique à Nicomaque V XIV)&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;« L’équitable, tout en étant juste, n’est pas le juste selon la loi, mais un correctif de la justice légale » (eth à nico V XIV)&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Il faut parfois désobéir à la lettre de la loi, pour retrouver son esprit .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;Si le législateur a dit qu’il fallait pour la sauvegarde de la cité fermer les portes de la ville, et si des personnes utiles à la sauvegarde de la cité sont à l’extérieur, alors, dans ce cas particulier , il faut ouvrir à nouveau les portes . (ST Thomas) esprit de la loi : sauvegarder la cité, faire ce qu’il faut pour son bien .&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amb</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://philo.dyndns.info/index.php?title=Sujets_et_Corrig%C3%A9s&amp;diff=1184</id>
		<title>Sujets et Corrigés</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://philo.dyndns.info/index.php?title=Sujets_et_Corrig%C3%A9s&amp;diff=1184"/>
		<updated>2011-02-11T16:59:07Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amb : /* Les hommes n&amp;#039;échangent-ils que ce dont ils ont besoin? */ ux lois?&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;Nous présenterons quelques corrigés de devoirs, pour donner des indications de méthode. (Le but poursuivi n&#039;est pas de s&#039;épargner de réfléchir par soi même à la question posée.)&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La conscience est-elle la condition nécessaire de la responsabilité?==&lt;br /&gt;
[[La conscience est-elle la condition nécessaire de la responsabilité?]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Suis-je le mieux placé pour savoir qui je suis?==&lt;br /&gt;
[[Suis-je le mieux placé pour savoir qui je suis?]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les hommes n&#039;échangent-ils que ce dont ils ont besoin?==&lt;br /&gt;
[[Les hommes n&#039;échangent-ils que ce dont -ils ont besoin?]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Pourquoi obéir aux lois==&lt;br /&gt;
[[Pourquoi obéir aux lois?]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amb</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://philo.dyndns.info/index.php?title=Le_Contrat_Social_de_Rousseau&amp;diff=1183</id>
		<title>Le Contrat Social de Rousseau</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://philo.dyndns.info/index.php?title=Le_Contrat_Social_de_Rousseau&amp;diff=1183"/>
		<updated>2011-01-30T10:55:08Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amb : /* Liste des Extraits étudiés: */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=Le Contrat Social. Jean Jacques Rousseau.=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Liste des Extraits étudiés:===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre 1 :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre II: Des premières sociétés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre III : Du droit du plus fort.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre IV : De l’esclavage. « Renoncer à sa liberté, c’est renoncer à sa qualité d’homme … n’a aucun sens. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre VI : Du pacte social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre VII : Fin du chapitre sur la nécessaire obéissance à la loi « Chaque individu&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
peut comme homme avoir une volonté particulière contraire …abus »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre VIII. De l’état civil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LIVRE II&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre III : Si la volonté générale peut errer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’à : « l’avis qui l’emporte n’est qu’un avis particulier »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LIVRE III&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre IV :   De la démocratie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LIVRE IV :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre VIII : De la religion civile.  Extrait : «  Il  y a donc une profession de foi purement civile … les cultes que nous avons exclus. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Contrat Social : Livre I Chapitre 1 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau annonce son projet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’homme est né libre et partout, il est dans les fers »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &#039;&#039;&#039;L’homme est né libre&#039;&#039;&#039; » reprend la thèse du 2ème discours. (Discours sur l’Origine et les Fondements de l’Inégalité parmi les hommes)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En développant la fiction de l’état de nature, Rousseau a montré que les hommes y jouissent d’une liberté d’indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’homme y est pensé sans relation avec Dieu (non soumis à l&#039;autorité de Dieu )et nul homme n’a par nature une autorité sur un autre homme. Nul ne naît pour être maître, nul ne naît pour être esclave. Chacun a seul par nature  autorité sur soi même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &#039;&#039;&#039;Partout il est dans les fers&#039;&#039;&#039; » : renvoie à l’analyse du fait, de la réalité historique. Dans son époque Rousseau découvre des lois inégalitaires instaurant la domination des uns sur les autres.Quand il écrit le Contrat Social, le régime politique en France est celui de la Monarchie de droit divin, et il existe des privilèges liés à la naissance ( privilèges aristocratiques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne faut pas imaginer que les « maîtres » sont libres. Quand des rapports de violence existent entre les hommes, le maître a besoin de son esclave pour sa subsistance, il a besoin aussi de s’assurer de la fidélité de ceux qui lui sont soumis. Moralement, il est prisonnier de ses propres passions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S’il n’y avait pas de droit, il n’y aurait entre les hommes que des rapports de force ; le problème politique serait simple : obéir quand on ne peut pas faire autrement et « secouer le joug » quand on peut renverser le rapport de force.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais Rousseau veut se placer dans l’ordre du droit : qu’est-ce qui fonde un pouvoir politique, qu’est ce qui le rend légitime et l’autorise à donner des ordres? Le but de l&#039;ouvrage, c&#039;est la recherche du pouvoir politique légitime.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Rousseau annonce le plan de sa démarche : &#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur quoi se fonde le droit ? (qu’est ce qui autorise un pouvoir politique à donner des ordres et à se faire obéir ? )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &#039;&#039;&#039;Ce droit ne vient pas de nature&#039;&#039;&#039; » puisque nous l’avons vu plus haut rien ne fonde dans la nature un homme à se faire obéir d’un autre homme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau examinera dans le texte les fondements naturels que certains auteurs prétendent donner au pouvoir politique. Ils les réfutera.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &#039;&#039;&#039;Il est donc fondé sur des conventions&#039;&#039;&#039; » Les hommes n’ayant à se plier à aucune puissance naturelle, leur obéissance ne peut résulter que de leurs propres engagements.Il faut qu&#039;ils consentent à obéir. Il faut que par un accord, un contrat, les hommes délèguent à un pouvoir politique l’autorité que chacun d’entre eux a par nature sur soi même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est ce qui explique le titre : &#039;&#039;&#039;Le Contrat Social&#039;&#039;&#039;.  Si les hommes vivent en société politique sous la loi qule but poursuivent-ils?&lt;br /&gt;
Que consentent-ils à abandonner ? Que souhaitent-ils recevoir en échange ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il s’agit de savoir quelles sont ces conventions » . Rousseau réfutera les conventions qui lui paraissent inacceptables. Son adversaire politique est Hobbes ainsi qu&#039;un juriste Hollandais Grotius ( Hugo De Groot)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faudra choisir entre les conventions possibles : tous les contrats ne sont pas acceptables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
______________________________________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Livre I Chapitre II Des premières sociétés ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Il n’y a pas d’autorité naturelle d’un homme sur son semblable : le pouvoir  ne peut se fonder en invoquant l&#039;autorité naturelle d&#039;un père sur ses enfants.&lt;br /&gt;
Il n&#039;y a pas d’esclavage naturel.&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau combat ainsi deux fondements possibles donnés parfois au pouvoir politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;&#039;&#039;&#039;La famille est si l&#039;on veut le premier modèle possible des sociétés politiques; le chef est l&#039;image du père, le peuple est l&#039;images des enfants.&#039;&#039;&#039;&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau  combat cette idée en soutenant que le lien qui unit la famille est en fait un lien contractuel. Tout se passe comme si , à partir du moment où les enfant n&#039;ont plus besoin du père pour les nourrir , ils acceptaient par contrat de continuer à se soumettre à  son autorité.&lt;br /&gt;
Dans une famille  le père donne ses soins aux enfants par amour  . Dans une société politique, seul existe chez le chef  le plaisir de commander.&lt;br /&gt;
Rousseau trouve que la comparaison est inadéquate et qu&#039;un chef politique n&#039;a pas à se comparer au père de famille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Affiches de propagande stalinienne: Staline, le petit Père des peuples.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;On prend aussi comme modèle du pouvoir politique , la relation entre le berger et son troupeau&#039;&#039;&#039;.Cette métaphore pastorale suppose une inégalité naturelle entre le berger et son troupeau , ce qui bien sûr est inacceptable pour Rousseau.On peut aussi se demander dans quel intérêt le berger conduit son troupeau. Ect-ce l&#039;intérêt du troupeau ou le sien propre?&lt;br /&gt;
Il mentionne Aristote qui admettait que certains hommes peuvent naître avec une volonté infirme et ont alors besoin d&#039;un maître qui les commande.&lt;br /&gt;
Il égratigne Hobbes au passage car il considère que celui -ci admet la soumission de certains hommes à d&#039;autres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La fin du paragraphe et ironique . Rousseau renvoie une ancienne conception du monde, issue de l&#039;Ancien Testament et en vigueur encore au Moyen Age.Le monde aurait été partage entre les trois fils de Noë.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Livre I chapitre III : Du droit du plus fort==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;La force ne peut être un fondement naturel de l&#039;autorité politique&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le texte distingue l’ordre de la force  de l’ordre du droit, les pouvoirs légitimes de ceux qui ne le sont pas . Deux sortes d’obéissance s’opposent , l ’une morale, l’autre non .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etre soumis à la force, c&#039;est être contraint physiquement .On obéit par prudence, pour rester en vie, sans se sentir moralement tenu d&#039;obéir.&amp;quot;La force est une puissance physique, quelle moralité pourrait résulter de ses effets?&amp;quot; L’exemple de la fin du texte explicite cela .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je donne ma bourse au brigand sous la menace de son arme, si je puis changer le rapport de force en ma faveur, je le fais, ma volonté n&#039;était pas moralement liée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand je reconnais qu&#039;un pouvoir est juste, fondé en droit, quand je le tiens pour légitime, alors au contraire, j&#039;en reconnais moralement la valeur, et j&#039;obéis par conscience, même si ce pouvoir n&#039;a pas la force de me contraindre. Je « dois vouloir » lui obéir . A la force , on obéit «  par nécessité »  , on n’a pas de choix , on obéit par « prudence », c’est à dire pour rester en vie .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;. Quel sens possible peut prendre l&#039;expression  droit du plus fort ?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
C’est une expression courante  Ce pourrait être celui de la dissimulation mentionnée en début de paragraphe. « Le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours le maître, s’il ne transforme sa force en droit et l’obéissance en devoir. » Un pouvoir politique veut régner sur les esprits, recueillir l&#039;adhésion des consciences, au lieu de se contenter d&#039;être le plus fort. Il lui est plus facile de dominer s’il recueille cette adhésion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On verra ainsi au 19ème siècle, Bonaparte arrivé au pouvoir par la force (général en chef de l’Armée d’Italie – coup d’Etat du 18 Brumaire  …..) se parer d’une légitimité de droit divin en se faisait sacrer à Paris.C’est un camouflage : la force ne peut pas vraiment se transformer en droit .Beaucoup de dictateurs  actuels  essaient de trouver dans les urnes, une apparnet légitimité démocratique.&lt;br /&gt;
Dire que la force fonde le droit ne peut avoir qu&#039;un sens ironique:c&#039;est le constat qu&#039;on fait quand les chars soviétiques entrent à Prague en 1968, mais justement pour dire qu&#039;ils sont là en violation de tout droit des peuples à disposer d&#039;eux mêmes, ils sont seulement les plus forts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au sens strict : c’est un « galimatias inexplicable »  L’expression est pour Rousseau, obscure embrouillée, dépourvue de sens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;« Si c’est la force qui fait le droit, l’effet change avec la&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039; &#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;cause » &amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
(le droit, c’est l’effet, la force la cause)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dire que la force fonde le droit revient à dire que chaque fois qu&#039;un plus fort émerge, le droit change .Le plus fort fonde un nouveau droit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est le reproche fait par Rousseau à Hobbes. Le Léviathan (l’état) est là pour assurer la sécurité à l&#039;intérieur et la paix à l&#039;extérieur. S&#039;il est défait sur le champ de bataille, on cesse de lui obéir et le plus fort qui a pris sa place dit le juste et l&#039;injuste. Il fonde un nouveau droit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau ne peut accepter une telle analyse parce qu&#039;à ses yeux, il n&#039;y a pas plusieurs légitimités. « Tout pouvoir légitime est républicain » Le seul pouvoir légitime est celui qui rétablit et assure dans la cité le respect des droits naturels de l&#039;homme et qui supprime les rapports de force entre les membres du corps politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Qu’est ce qu’un droit qui périt quand la force cesse ? » Comme on l’a dit plus haut : on se sent moralement tenu d’obéir à un pouvoir légitime, même si la force n’est plus de son côté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En France,pendant la dernière guerre mondiale, la résistance se met du côté de la légitimité républicaine, même si celle si a été déposée par une occupation militaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;quot;Obéissez aux puissances&amp;quot;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
St Paul écrivait :  « Obéissez aux puissances » (Epître aux Romains ) Le chrétien considère qu&#039;il faut obéir à tout pouvoir politique quelqu&#039;il soit , en y voyant l&#039;émanation de l&#039;autorité de Dieu (Dieu peut aussi envoyer un prince cruel, fléau de Dieu).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau répond à St Paul qu&#039;il faut distinguer entre les pouvoirs politiques, faire la différence entre ceux qui sont justes et ceux qui ne le sont pas, et remédier à l’injustice. « Tout pouvoir vient de Dieu, mais toute maladie en vient aussi, et il n&#039;est pas défendu d&#039;appeler le médecin. » écrit-il.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a donc pour Rousseau un remède à la violence en politique parce qu’on peut  trouver les principes fondant la légitimité d&#039;un pouvoir politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Le pouvoir politique légitime repose donc sur une convention :&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-Livre I Chapitre IV : de l’esclavage. (Il s’agit du pacte d’esclavage ) Il ne suffit pas qu’un pouvoir repose sur un pacte pour être légitime : il y a de mauvais pactes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Livre I chapitre VI : Du pacte social. Rousseau décrit le pacte républicain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Contrat Social Livre I - Chapitre IV De l&#039;esclavage. ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Il s’agit du pacte d’esclavage ).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si les hommes ne peuvent être liés à une autorité par la nature, ou bien par la force, seuls leurs propres engagements peuvent les lier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &#039;&#039;&#039;Puisqu’ aucun homme n’a une autorité naturelle sur son semblable, et puisque la force ne produit aucun droit, restent donc les conventions pour base de toute autorité légitime parmi les hommes&#039;&#039;&#039;. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce préambule résume ce qui précède et annonce le propos qui suit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau veut cependant montrer que certains pactes sont irrecevables, certains engagements sont nuls et non avenus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un homme ne peut se dépouiller de sa liberté. La liberté est inaliénable. Sinon cela n’aurait pas de sens de dire que l’homme naît libre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La critique s’adresse à Hobbes et à la conception du pacte social développé dans le Léviathan.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Grotius est un juriste hollandais qui admet le pacte d’esclavage. Il passe de l’esclavage privé admis à Rome et par la loi juive ( un homme peut se vendre à un autre pour sa subsistance ) à l’idée qu’un peuple peut se vendre. Quand un peuple n’a plus de quoi subsister, il peut se vendre à un chef. Le chef procure la nourriture par la guerre ou le pillage, ou parce qu’il est suffisamment riche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau conteste ce contrat parce qu’il n’y a pas de vraie réciprocité. Le peuple donne tout, mais il n’est pas sûr d’obtenir quelque chose en échange, c’est plutôt lui qui risque d’avoir à subvenir aux besoins du roi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Dire qu’un homme se donne gratuitement, c’est dire une chose absurde et inconcevable … »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le propre de la liberté c’est d’appartenir à celui qui la possède et à lui seul. Un père ne peut donc disposer de la liberté de ses enfants. Rousseau veut soustraire l’enfant aux servitudes familiales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Renoncer à sa liberté, c’est renoncer à sa qualité d’homme » La liberté comprend des droits et des devoirs (puisqu’elle a un sens moral). Renoncer à tout cela, c’est renoncer à ce qui fait le prix de l’humanité. il n’y a pas de compensation possible à ce qui est donné. Une convention suppose deux parties dont chacune apporte et reçoit quelque chose. Il n’y a pas de convention où tous les sacrifices sont d’un seul côté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le contrat proposé par Hobbes dans le Léviathan,  les hommes, pour sortir de l’état de nature qui est un état de guerre perpétuelle s’unissent et remettent tous leurs droits naturels entre les mains d’un pouvoir souverain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le contrat a lieu entre chacun des hommes et tout le reste. Tous s’engagent à se dépouiller de tous leurs droits naturels. Le souverain lui ne s’engage à rien. Son rôle est d’assurer la paix civile.C&#039;est le souverain qui fera la loi et définira le bien et le mal , le juste et l&#039;injuste.Hobbes considère que  tous ont accepté les règles du jeu. Ils ne perdent pas leur liberté, ils ont choisi de déléguer leur souveraineté pour rester en vie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau critique ce contrat en y voyant un pacte d&#039;esclavage; pour lui, même si l&#039;on semble consentir à se dépouiller de sa liberté, un tel contrat, dès qu&#039;il est mis en place est nul et non avenu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
____________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On fonde encore l’esclavage sur une autre sorte de pacte : l’esclavage est censé pouvoir naître du droit de la guerre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le vainqueur aurait un droit de vie ou de mort sur le vaincu et lui donnerait donc la vie contre son esclavage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau réfute cela en disant qu’il n’y a jamais de guerre d’homme à homme. La guerre est une relation d’état à état. Il s’oppose donc à Hobbes qui parle de guerre naturelle de chacun contre tous. La guerre n’a pu naître qu’avec la naissance des états. la guerre a pour seul objet de détruire l’état ennemi et non ses membres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand un combattant pose les armes, il redevient simplement un homme et nul n’a plus le droit de vie ou de mort sur lui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Contrat Social - Livre I - Chapitre VI - Du Pacte Social ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Résumé de ce qui précède&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt; .&lt;br /&gt;
Au chapitre V, Rousseau a évoqué la première convention par laquelle un peuple se constitue comme peuple.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il pense qu’avant tout choix d’une forme de gouvernement (monarchie, aristocratie), le souverain doit se constituer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant de se donner par exemple un roi, les membres d’un état doivent d’abord s’être constitués en état, il faut qu’ils créent une puissance publique que Rousseau appelle « le souverain »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour lui la cession de leurs libertés par des particuliers à un chef ( comme le conçoit Hobbes) ne fait pas encore un peuple. Il ne pense pas qu’un peuple puisse naître d’un rapport d’autorité entre un homme et une multitude.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On suppose donc la naissance fictive d’une société. Il n’y a jamais eu, dans l&#039;histoire, de passage entre un état de nature et une société.&lt;br /&gt;
Rousseau ne prétend pas faire de l&#039;histoire. Il définit une norme, un idéal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Quel but le pacte social légitime doit-il viser?&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &#039;&#039;&#039;Trouver une forme d’association qui défende et protège de toute la force commune, la personne et les biens de chaque associé, et par laquelle chacun s’unissant à tous n’obéisse pourtant qu’à lui même et reste aussi libre qu’auparavant.&#039;&#039;&#039; »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Qu’attend –on de l’état ou du pouvoir politique&amp;lt;/u&amp;gt; ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La sécurité des personnes et des biens &#039;&#039;&#039;et&#039;&#039;&#039; la liberté .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &#039;&#039;&#039;Défendre la personne et les biens&#039;&#039;&#039; »  (Remarque: Rousseau ne condamne pas  la propriété privée alors que dans le Deuxième Discours, il associe la dégradation des sociétés à la naissance de la propriété privée.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On pourrait obtenir la sécurité dans un état fort , en se soumettant à un rapport de force.C&#039;est ce que vise précisément Hobbes dans  Le Léviathan&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais peut- on légitimer l’abdication de sa liberté ? Peut-on légitimement consentir à se soumettre à un autre homme ? Rousseau affirme qu’on ne peut demander à un homme d’aliéner sa liberté : (&#039;&#039;rappel de ce qui précède&#039;&#039;)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Demander à un homme d’aliéner sa liberté, ce serait lui demander de faire une convention qui tourne toute à son désavantage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Je fais avec toi une convention toute à ta charge et toute à mon profit que j’observerai tant qu’il me plaira et que tu observeras tant qu’il me plaira » (‘Contrat Social Livre I chapitre IV)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’état doit être une association d’hommes libres et non une association d’esclaves soumis à un maître.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pacte social légitime ne peut être un pacte de soumission. Ici Rousseau s’oppose à Hobbes qui admet que pour trouver la sécurité et la paix civile les hommes peuvent se soumettre tous à un prince disposant de l’autorité absolue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;&#039;&#039;&#039;Que chacun s’unissant à tous n’obéisse pourtant qu’à lui même et reste aussi libre qu’auparavant&#039;&#039;&#039; »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pacte social doit garantir la liberté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pacte social doit empêcher qu’un associé puisse en soumettre un autre à sa volonté. Dans l’état de nature, la garantie de la liberté, c’est l’absence de relations sociales, dans la société, c’est l’autorité du souverain sur tous ses membres. Il faut libérer le citoyen d’une servitude particulière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pacte doit faire en sorte que chacun demeure « aussi libre qu’auparavant » c’est à dire jouisse d’une liberté sous la loi qui compense l’abandon de sa liberté naturelle. (le « auparavant » renvoie à un état de nature, à une situation – fictive - où la relation politique n’existe pas). Il faut que chaque membre du corps politique soit préservé d’une relation de dépendance personnelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
( que « chacun n’obéisse qu’à soi même »). C’est en obéissant à la loi qu’on sera préservé d’obéir à un autre homme, mais évidemment, il faut que la loi remplisse certaines conditions pour qu’il y ait liberté d’autonomie ..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les clauses d’un Contrat permettant de remplir ces conditions sont universelles et nécessaires, elle sont posées par la raison telle qu’elle est chez tous les hommes. Elles n’ont peut être jamais été « formellement énoncées ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On ne peut se référer à un événement historique. Il s’agit d’une réflexion sur ce que doit être le Contrat, base d’une société juste, non violente. C’est un Contrat « tacite », non exprimé réellement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Les clauses du Contrat&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une clause = c’est une disposition d’un acte juridique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«  &#039;&#039;&#039;L’aliénation totale de chaque associé avec tous ses droits à toute la communauté&#039;&#039;&#039; »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il peut être curieux de constater que le chemin de la liberté passe par l’aliénation de tous les droits .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la théorie de Hobbes l’aliénation est aussi totale. (Spinoza pense qu’on ne peut aliéner sa liberté de penser , sa liberté religieuse ) mais chez Hobbes chacun s’engage vis à vis de tous les autres à ne plus exercer son droit naturel ,( à se défendre soi même par exemple) ; chacun s’engage vis à vis de chacun , la communauté n’apparaît pas . Le souverain seul demeure libre et profite de l’abstention de tous les autres. La loi désormais, c’est la volonté du prince , il n’y a pas d’autre droit que celui dont il décide . Il dit le juste et l’injuste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chez Rousseau chacun abandonne ses « droits » , il faut plutôt dire sa liberté naturelle , à se conserver par exemple . Et cet abandon est fait en faveur de toute la communauté, pas d’un autre homme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun s’en dépouille également, pour qu’il n’y ait pas de privilèges, et pas de rapports de dépendance. « La condition est égale pour tous » l’égalité est une condition de la liberté. Si la condition n’était pas égale pour tous, les plus forts , les plus indépendants pourraient réduire les autres sous leur dépendance .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’union sera d’autant plus parfaite que personne n’aura rien gardé de ses droits naturels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun reçoit en échange des droits civils, c’est à dire des droits garantis par la loi : propriété de ses biens, liberté civile . C’est la loi qui lui confère ces droits là. Le juste et l’injuste sont maintenant définis par la loi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On se donne à une collectivité et non pas à un particulier. « Chacun se donnant à tous ne se donne à personne »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On obéit à un être impersonnel ; et cette collectivité va mieux garantir les droits qu’elle me donnera que je ne pouvais moi même garantir mes droit par ma simple force .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
«  Chacun de nous met en commun sa personne et toute sa puissance sous la suprême direction de la volonté générale&#039;&#039;&#039; »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun promet d’obéir à la loi. &amp;lt;u&amp;gt;On peut être libre en obéissant&amp;lt;/u&amp;gt;. Il faut donc comprendre comment l’obéissance à la loi, peut garantir à chacun une forme de liberté. L’obéissance à la loi préserve d’obéir à un autre homme . Le citoyen, libéré d’une servitude particulière n’est pas non plus écrasé par le joug de la communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette loi, garantie de la liberté n’est pas quelconque. Elle est &amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;volonté générale.&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt; « &#039;&#039;&#039;Sous la suprême direction de la volonté générale »&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu’est ce que la volonté générale ? Elle vise au bien commun. Elle va donc dans le sens de l’intérêt véritable de chacun à la différence de ce que Rousseau appelle la « volonté de tous » qui n’est qu’une somme d’intérêts particuliers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dégager la volonté générale est possible, si un intérêt commun unit les citoyens. Elle n’est pas sacrifice de soi, mais dérive de l’amour de soi . « Faire le bien pour le bien, c’est le faire pour soi, dans son propre intérêt »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est une règle de justice que le citoyen conscient des conditions de vie en société accepte pour son bien, sa sécurité personnelle et la sauvegarde de sa liberté. En obéissant à la volonté générale, je travaille au bien commun en même temps qu’à mon propre bien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la loi ne représente qu’une somme d’intérêts particuliers, au lieu de viser le bien commun, des rapports de dépendance demeurent. On peut se retrouver soumis aux intérêts des autres : la loi n’exprimerait que la défense des intérêts de quelques uns .(par ex en termes modernes des intérêts économiques d’une minorité)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Précisons ce qu’est une loi d&#039;après Rousseau : rappel&amp;lt;/u&amp;gt; .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« C’est une déclaration de la volonté générale sur un objet d’intérêt commun »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« C’est quand tout le peuple statue sur tout le peuple ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La loi doit émaner de tout le peuple et ne jamais statuer sur un cas particulier. ((Par exemple si la loi dit qu’il y aura des privilèges, elle ne dit pas quel particulier doit en jouir). Statuer sur un cas particulier c’est appliquer la loi, c’est un acte de magistrature.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’indépendance, au sens de « faire ce qui me plait » n’est pas pour Rousseau la vraie liberté. C’est une liberté précaire qui n’a pas de consistance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« On a beau vouloir confondre l&#039;indépendance et la liberté, ces deux choses sont si différentes que même elles s&#039;excluent mutuellement. Quand chacun fait ce qu&#039;il lui plaît, on fait souvent ce qui déplaît à d&#039;autres, et cela ne s&#039;appelle pas un état libre. La liberté consiste moins à faire sa volonté qu&#039;à n&#039;être pas soumis à celle d&#039;autrui; elle consiste encore à ne pas soumettre la volonté d&#039;autrui à la nôtre. Quiconque est maître ne peut être libre, et régner c&#039;est obéir. » &amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Lettres écrites de la Montagne&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Vocabulaire&#039;&#039;&#039;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’acte d’association produit une « République » . Le mot signifie «  chose publique » parce que l’intérêt commun y est préservé .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le souverain, dans l’usage courant, c’est une personne, le roi, l’empereur. Rousseau entend par là ceux qui ont le pouvoir de faire les lois et qui exercent ce pouvoir. Le souverain est actif. Ici, c&#039;est le peuple qui est souverain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’état, c’est le peuple, en tant qu’il observe les lois, c’est l’ensemble des hommes soumis aux mêmes lois, qui sont donc passifs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le citoyen, est le membre du corps politique en tant qu’il est actif, il fait la loi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chaque citoyen obéit aussi à la loi, en tant qu’il obéit, il est « &#039;&#039;&#039;sujet&#039;&#039;&#039; » soumis à la loi. Mais on n’est jamais seulement sujet dans une république, toujours en même temps &#039;&#039;&#039;citoyen et sujet&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Livre I Chapitre VII - Du Souverain==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Fin du chapitre: « En effet, chaque individu peut comme homme … énormes abus »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau y montre que le recours à la force est nécessaire et légitime pour garantir le droit. une communauté juridique suppose une limitation réciproque des libertés en présence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun des membres du corps politique ayant voté la loi perçoit sa nécessité et souhaite l’imposer aux autres tout en préférant s’en exempter soi même. « &#039;&#039;&#039;Chaque individu peut comme homme avoir une volonté particulière contraire ou dissemblable à la volonté générale qu’il a comme citoyen »&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le citoyen est soucieux du bien commun, le particulier ne voit que son intérêt propre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S’il s’agissait de moralité, la loi morale doit être respectée vis à vis des autres alors que les autres ne la respectent pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ici, il s’agit de droit, celui qui viole la loi me donne le droit de le forcer à respecter ma liberté, de m’affranchir du droit à son égard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est l’état qui exerce cette contrainte. L’état fait la synthèse de la loi et de la force.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Attention, il s’agit de mettre la force au service du droit ( et non pas de fonder le droit sur un rapport de force .)&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par le contrat social, nous nous engageons tacitement à accepter qu’on nous contraigne par la force à observer les lois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne s’agit pas de violence, la violence est un abus de la force pour plier les volontés, mais il s’agit d’une contrainte légale, contrainte exercée selon les formes de la loi. ( la loi définit les sanctions etc. )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau met la force au service du droit pour garantir à chaque citoyen qu’il ne sera pas dupe, et que, tandis qu’il obéira aux lois, les autres ne désobéiront pas. Chacun peut rester hors du pacte et renoncer aux avantages de la société: mais s’il en accepte les avantages, il accepte par là qu’on le contraigne à en supporter les obligations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’où l’expression : « &#039;&#039;&#039;on le forcera à être libre&#039;&#039;&#039; » La volonté générale soumet également tous les citoyens . Il n’y a plus de rapports «  de dépendance personnelle ». Si tout le monde obéit à la loi , personne n’est esclave d’un autre homme , mais encore faut –il que la loi soit respectée .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La lecture de ce passage peut –être complétée par la lecture du LIVRE II Chapitre 5 : Du droit de vie et de mort .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau y montre que l’exercice de la contrainte légale peut aller jusqu’au recours à la peine de mort :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La loi me protège de l’assassin , mais pour jouir de cette protection , j’ai consenti à mourir si je le deviens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Livre I Chapitre VIII : De l&#039;état civil.==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau fait dans ce chapitre le bilan de ce que la vie en société apporte à l’homme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il fait le bilan d’un double passage :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un passage fictif de l’état de nature à l’état de société . ( Rappelons que l’état de nature est une fiction ) qui lui permet de montrer que l’homme n’est homme que lorsqu’il vit en société .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un passage plus précis à une société où existent des bonnes lois, celles du Contrat social . on découvre alors que l’homme accède à la liberté moral.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;Le début du texte reprend les thèses du deuxième discours&amp;lt;/&#039;&#039;font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt; : l’homme naturel est un animal robuste , ou encore dit le passage « un animal stupide et borné » qui vivant seul ne parle pas, ne pense pas , n’a pas de vie affective , et n’a pas encore actualisé sa perfectibilité .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour décrire l’homme naturel, Rousseau emploie le vocabulaire de l’animalité : il est conduit par ses instincts, son impulsion physique, est gouverné par ses appétits . Il va dans le sens de ses penchants , ou de ses inclinations naturelles . Kant dirait : il obéit au mécanisme de la nature . Son humanité n’est qu’en puissance : il est perfectible .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vie sociale seule permet à un homme de se réaliser . il se développe intellectuellement et s’élève à l’idée du droit et de la moralité . Il appréhende la justice, il connaît le bien et le mal . Sa raison s’est développée . (grâce au langage). La fin du paragraphe dit qu’il devient « un être intelligent et un homme »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau ne condamne pas la vie sociale , bien au contraire , la société n’est pas par essence corruptrice .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Seuls « les abus » de l’état social dégradent l’homme , et il faut entendre par là la violence et les inégalités sociales cautionnées par les mauvaises lois .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’homme perd en société sa liberté d’indépendance : «  il se prive de plusieurs avantages qu’il tient de la nature » .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il gagne beaucoup : facultés développées , sentiments ennoblis, âme élevée .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le bilan fait est positif «  il devrait bénir l’instant heureux »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Contrat Social permet justement de corriger les « abus » et de faire en sorte que la perfectibilité de l’homme s »accomplisse au mieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Rousseau fait maintenant le bilan de ce qu’apporte le Contrat Social. (son but : sécurité des personnes et des biens et liberté )&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la liberté naturelle succède une liberté civile, sous la loi ( la liberté du citoyen) . Mais la liberté naturelle est précaire, elle n’a de « bornes que les forces de l’individu » Chacun protège soi même sa liberté de la force des autres, les rapports de force risquent de lui faire perdre toute consistance . La liberté civile est une liberté sous la loi qui reçoit l’appui de toute la force de la communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il en en de même en ce qui concerne les biens . Sans loi, il n’y a qu’une « possession » précaire , garantie par la force de chacun . Le Contrat social assure une « propriété «  garantie par la loi . « fondée sur un titre positif » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On découvre que Rousseau donne encore au Contrat une troisième fin : il assure au citoyen l’accès à « la liberté morale ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etre soumis à une loi raisonnable qu’on a soi même votée (liberté d’autonomie ) éduque l’homme . Chaque fois qu’elle lui interdit le laisser aller «  à l’impulsion du seul appétit » elle l’aide à devenir raisonnable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La formule est déjà kantienne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Contre le sens commun qui définit la liberté comme «  faire ce qui nous plait » Rousseau définit un degré supérieur de liberté , la liberté raisonnable ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau rapproche donc morale et politique. Il ne s’agit pas ici d’une discussion sur les moyens de la politique, mais bien sur ses fins. Rousseau. donne à la politique une fin morale. Est- ce bien à l’état de rendre moral le citoyen ? La moralité n’est –elle pas une affaire privée ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Livre II Chapitre III - Si la volonté générale peut errer ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En complément du livre I chapitre VI . Du pacte social )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau y précise la définition de la volonté générale et énonce les conditions à réunir pour que la loi soit bien volonté générale .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On a posé par définition que la loi doit être volonté générale et viser le bien commun . Elle est « toujours droite et tend toujours à l’utilité publique ». La République suppose la foi dans la capacité politique du peuple ( à la différence des régimes fascistes par exemple) . Rousseau pense que le peuple dans son ensemble veut son bien , et ne peut être corrompu, c’est à dire que sa volonté ne peut être déviée de son objet nécessaire , mais il peut rester à distance de ce but s’il ne parvient pas à définir son bien . Rousseau exclut que la volonté gnérale se délègue , elle ne doit pas être transmise à des représentants , ce qui pourrait la corrompre .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Montesquieu écrivait que le peuple était tout juste bon à choisir des représentants ).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La volonté générale, c’est celle qui prend corps dans l’ensemble des citoyens, l’objet de cette volonté générale ne peut être que l’égalité en vue de la liberté . la volonté générale vise à « l’intérêt commun » .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La volonté générale est possible, si un intérêt commun unit les citoyens. Elle n’est pas sacrifice de soi, mais dérive de l’amour de soi . « Faire le bien pour le bien, c’est le faire pour soi, dans son propre intérêt »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est une règle de justice que le citoyen conscient des conditions de vie en société accepte pour son bien, sa sécurité personnelle et la sauvegarde de sa liberté. En obéissant à la volonté générale, je travaille au bien commun en même temps qu’à mon propre bien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais en chaque citoyen reste quelque chose de sa nature d’être particulier . C’est en ce sens d’ailleurs qu’il a promis d’obéir à la loi . La volonté de tous , par opposition à la volonté générale , c’est la somme des volontés particulières . Elle « regarde à l’intérêt privé » Si la loi ne représente qu’une somme d’intérêt particuliers, au lieu de viser le bien commun, des rapports de dépendance demeurent. On peut se retrouver soumis aux intérêts des autres : la loi n’exprimerait que la défense des intérêts de quelques uns .(par ex en termes modernes des intérêts économiques d’une minorité.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a pour Rousseau un intérêt commun , mais chacun obéit à deux mobiles : le recherche de l’intérêt commun et la poursuite de son intérêt particulier . Il faudrait que ceux qui confondent intérêt commun et interêt particulier soient éliminés pour obtenir la volonté générale dans sa pureté . Rousseau croit qu’elle sortira de la somme (algébrique) des différences Chez ceux qui suivent leur intérêt particulier , il n’y a pas de raison que le nombre des cas ou l’intérêt particulier s’oppose à l’intérêt commun soit plus grand que les cas où il va dans le même sens . Ces cas s’annuleront et il restera les cas où l’intérêt commun l’emporte sur l’intérêt particulier . Il faut que toutes les influences qui s’exercent sur le corps politique soient bien dégagées . En ce sens, Rousseau préfère qu’ils n’y ait pas dans le corps politique «  de brigues »   ou « d’associations  partielles », (nous dirions par exemple de partis politiques, le nombre d’opinions qui se confrontent diminue et la loi des grands nombres ne joue plus .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut espérer que chaque citoyen fasse abstraction de ses intérêts particuliers et statue en fonction de sa conception raisonnable du bien commun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Beaucoup de conditions sont à réunir pour que la volonté générale soit bien dégagée , et en particulier des conditions d’information du citoyen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Si le citoyen suffisamment informé délibère » Sous cette formule, se cache le renvoi à de multiples conditions Il faut de l’instruction, (Cf Condorcet) toute république instruit le peuple , une bonne circulation d’une information pluraliste, ce qui suppose la liberté d’opinions . Il faut qu’il ait de la vertu et du civisme , c’est à dire de la part de chacun un intérêt pour la chose publique : il faut savoir distraire du temps à sa vie privée .Il faut que les questions politiques ne soient pas trop complexes pour être à la portée de citoyens ordinaires . (On verra Tocqueville dénoncer dès 1835 les dérives de la démocratie américaine )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB : Il y a toujours un danger que des intérêts particuliers soient pris en compte. Rousseau écrit que le peuple veut toujours le bien, mais qu’il ne le voit pas toujours ; (D’où l’intervention du législateur : il faudrait un Dieu pour donner la loi aux hommes, formule qui est l’expression d’un constat d’impuissance : le peuple sera-t-il jamais capable de se donner de bonnes lois ? On sait très bien qu’on ne trouvera jamais de législateur divin, et les législateurs humains ont trop tendance à faire les lois à leur profit .) (Livre II chapitre VII )&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amb</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://philo.dyndns.info/index.php?title=Le_Contrat_Social_de_Rousseau&amp;diff=1182</id>
		<title>Le Contrat Social de Rousseau</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://philo.dyndns.info/index.php?title=Le_Contrat_Social_de_Rousseau&amp;diff=1182"/>
		<updated>2011-01-29T18:23:25Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amb : /* Livre I Chapitre VII - Du Souverain */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=Le Contrat Social. Jean Jacques Rousseau.=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Liste des Extraits étudiés:===&lt;br /&gt;
Chapitre 1 :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre III : Du droit du plus fort.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre IV : De l’esclavage. « Renoncer à sa liberté, c’est renoncer à sa qualité d’homme … n’a aucun sens. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre VI : Du pacte social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre VII : Fin du chapitre sur la nécessaire obéissance à la loi « Chaque individu&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
peut comme homme avoir une volonté particulière contraire …abus »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre VIII. De l’état civil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LIVRE II&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre III : Si la volonté générale peut errer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’à : « l’avis qui l’emporte n’est qu’un avis particulier »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LIVRE III&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre IV :   De la démocratie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LIVRE IV :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre VIII : De la religion civile.  Extrait : «  Il  y a donc une profession de foi purement civile … les cultes que nous avons exclus. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Contrat Social : Livre I Chapitre 1 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau annonce son projet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’homme est né libre et partout, il est dans les fers »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &#039;&#039;&#039;L’homme est né libre&#039;&#039;&#039; » reprend la thèse du 2ème discours. (Discours sur l’Origine et les Fondements de l’Inégalité parmi les hommes)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En développant la fiction de l’état de nature, Rousseau a montré que les hommes y jouissent d’une liberté d’indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’homme y est pensé sans relation avec Dieu (non soumis à l&#039;autorité de Dieu )et nul homme n’a par nature une autorité sur un autre homme. Nul ne naît pour être maître, nul ne naît pour être esclave. Chacun a seul par nature  autorité sur soi même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &#039;&#039;&#039;Partout il est dans les fers&#039;&#039;&#039; » : renvoie à l’analyse du fait, de la réalité historique. Dans son époque Rousseau découvre des lois inégalitaires instaurant la domination des uns sur les autres.Quand il écrit le Contrat Social, le régime politique en France est celui de la Monarchie de droit divin, et il existe des privilèges liés à la naissance ( privilèges aristocratiques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne faut pas imaginer que les « maîtres » sont libres. Quand des rapports de violence existent entre les hommes, le maître a besoin de son esclave pour sa subsistance, il a besoin aussi de s’assurer de la fidélité de ceux qui lui sont soumis. Moralement, il est prisonnier de ses propres passions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S’il n’y avait pas de droit, il n’y aurait entre les hommes que des rapports de force ; le problème politique serait simple : obéir quand on ne peut pas faire autrement et « secouer le joug » quand on peut renverser le rapport de force.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais Rousseau veut se placer dans l’ordre du droit : qu’est-ce qui fonde un pouvoir politique, qu’est ce qui le rend légitime et l’autorise à donner des ordres? Le but de l&#039;ouvrage, c&#039;est la recherche du pouvoir politique légitime.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Rousseau annonce le plan de sa démarche : &#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur quoi se fonde le droit ? (qu’est ce qui autorise un pouvoir politique à donner des ordres et à se faire obéir ? )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &#039;&#039;&#039;Ce droit ne vient pas de nature&#039;&#039;&#039; » puisque nous l’avons vu plus haut rien ne fonde dans la nature un homme à se faire obéir d’un autre homme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau examinera dans le texte les fondements naturels que certains auteurs prétendent donner au pouvoir politique. Ils les réfutera.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &#039;&#039;&#039;Il est donc fondé sur des conventions&#039;&#039;&#039; » Les hommes n’ayant à se plier à aucune puissance naturelle, leur obéissance ne peut résulter que de leurs propres engagements.Il faut qu&#039;ils consentent à obéir. Il faut que par un accord, un contrat, les hommes délèguent à un pouvoir politique l’autorité que chacun d’entre eux a par nature sur soi même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est ce qui explique le titre : &#039;&#039;&#039;Le Contrat Social&#039;&#039;&#039;.  Si les hommes vivent en société politique sous la loi qule but poursuivent-ils?&lt;br /&gt;
Que consentent-ils à abandonner ? Que souhaitent-ils recevoir en échange ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il s’agit de savoir quelles sont ces conventions » . Rousseau réfutera les conventions qui lui paraissent inacceptables. Son adversaire politique est Hobbes ainsi qu&#039;un juriste Hollandais Grotius ( Hugo De Groot)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faudra choisir entre les conventions possibles : tous les contrats ne sont pas acceptables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
______________________________________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Livre I Chapitre II Des premières sociétés ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Il n’y a pas d’autorité naturelle d’un homme sur son semblable : le pouvoir  ne peut se fonder en invoquant l&#039;autorité naturelle d&#039;un père sur ses enfants.&lt;br /&gt;
Il n&#039;y a pas d’esclavage naturel.&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau combat ainsi deux fondements possibles donnés parfois au pouvoir politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;&#039;&#039;&#039;La famille est si l&#039;on veut le premier modèle possible des sociétés politiques; le chef est l&#039;image du père, le peuple est l&#039;images des enfants.&#039;&#039;&#039;&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau  combat cette idée en soutenant que le lien qui unit la famille est en fait un lien contractuel. Tout se passe comme si , à partir du moment où les enfant n&#039;ont plus besoin du père pour les nourrir , ils acceptaient par contrat de continuer à se soumettre à  son autorité.&lt;br /&gt;
Dans une famille  le père donne ses soins aux enfants par amour  . Dans une société politique, seul existe chez le chef  le plaisir de commander.&lt;br /&gt;
Rousseau trouve que la comparaison est inadéquate et qu&#039;un chef politique n&#039;a pas à se comparer au père de famille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Affiches de propagande stalinienne: Staline, le petit Père des peuples.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;On prend aussi comme modèle du pouvoir politique , la relation entre le berger et son troupeau&#039;&#039;&#039;.Cette métaphore pastorale suppose une inégalité naturelle entre le berger et son troupeau , ce qui bien sûr est inacceptable pour Rousseau.On peut aussi se demander dans quel intérêt le berger conduit son troupeau. Ect-ce l&#039;intérêt du troupeau ou le sien propre?&lt;br /&gt;
Il mentionne Aristote qui admettait que certains hommes peuvent naître avec une volonté infirme et ont alors besoin d&#039;un maître qui les commande.&lt;br /&gt;
Il égratigne Hobbes au passage car il considère que celui -ci admet la soumission de certains hommes à d&#039;autres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La fin du paragraphe et ironique . Rousseau renvoie une ancienne conception du monde, issue de l&#039;Ancien Testament et en vigueur encore au Moyen Age.Le monde aurait été partage entre les trois fils de Noë.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Livre I chapitre III : Du droit du plus fort==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;La force ne peut être un fondement naturel de l&#039;autorité politique&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le texte distingue l’ordre de la force  de l’ordre du droit, les pouvoirs légitimes de ceux qui ne le sont pas . Deux sortes d’obéissance s’opposent , l ’une morale, l’autre non .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etre soumis à la force, c&#039;est être contraint physiquement .On obéit par prudence, pour rester en vie, sans se sentir moralement tenu d&#039;obéir.&amp;quot;La force est une puissance physique, quelle moralité pourrait résulter de ses effets?&amp;quot; L’exemple de la fin du texte explicite cela .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je donne ma bourse au brigand sous la menace de son arme, si je puis changer le rapport de force en ma faveur, je le fais, ma volonté n&#039;était pas moralement liée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand je reconnais qu&#039;un pouvoir est juste, fondé en droit, quand je le tiens pour légitime, alors au contraire, j&#039;en reconnais moralement la valeur, et j&#039;obéis par conscience, même si ce pouvoir n&#039;a pas la force de me contraindre. Je « dois vouloir » lui obéir . A la force , on obéit «  par nécessité »  , on n’a pas de choix , on obéit par « prudence », c’est à dire pour rester en vie .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;. Quel sens possible peut prendre l&#039;expression  droit du plus fort ?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
C’est une expression courante  Ce pourrait être celui de la dissimulation mentionnée en début de paragraphe. « Le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours le maître, s’il ne transforme sa force en droit et l’obéissance en devoir. » Un pouvoir politique veut régner sur les esprits, recueillir l&#039;adhésion des consciences, au lieu de se contenter d&#039;être le plus fort. Il lui est plus facile de dominer s’il recueille cette adhésion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On verra ainsi au 19ème siècle, Bonaparte arrivé au pouvoir par la force (général en chef de l’Armée d’Italie – coup d’Etat du 18 Brumaire  …..) se parer d’une légitimité de droit divin en se faisait sacrer à Paris.C’est un camouflage : la force ne peut pas vraiment se transformer en droit .Beaucoup de dictateurs  actuels  essaient de trouver dans les urnes, une apparnet légitimité démocratique.&lt;br /&gt;
Dire que la force fonde le droit ne peut avoir qu&#039;un sens ironique:c&#039;est le constat qu&#039;on fait quand les chars soviétiques entrent à Prague en 1968, mais justement pour dire qu&#039;ils sont là en violation de tout droit des peuples à disposer d&#039;eux mêmes, ils sont seulement les plus forts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au sens strict : c’est un « galimatias inexplicable »  L’expression est pour Rousseau, obscure embrouillée, dépourvue de sens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;« Si c’est la force qui fait le droit, l’effet change avec la&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039; &#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;cause » &amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
(le droit, c’est l’effet, la force la cause)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dire que la force fonde le droit revient à dire que chaque fois qu&#039;un plus fort émerge, le droit change .Le plus fort fonde un nouveau droit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est le reproche fait par Rousseau à Hobbes. Le Léviathan (l’état) est là pour assurer la sécurité à l&#039;intérieur et la paix à l&#039;extérieur. S&#039;il est défait sur le champ de bataille, on cesse de lui obéir et le plus fort qui a pris sa place dit le juste et l&#039;injuste. Il fonde un nouveau droit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau ne peut accepter une telle analyse parce qu&#039;à ses yeux, il n&#039;y a pas plusieurs légitimités. « Tout pouvoir légitime est républicain » Le seul pouvoir légitime est celui qui rétablit et assure dans la cité le respect des droits naturels de l&#039;homme et qui supprime les rapports de force entre les membres du corps politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Qu’est ce qu’un droit qui périt quand la force cesse ? » Comme on l’a dit plus haut : on se sent moralement tenu d’obéir à un pouvoir légitime, même si la force n’est plus de son côté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En France,pendant la dernière guerre mondiale, la résistance se met du côté de la légitimité républicaine, même si celle si a été déposée par une occupation militaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;quot;Obéissez aux puissances&amp;quot;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
St Paul écrivait :  « Obéissez aux puissances » (Epître aux Romains ) Le chrétien considère qu&#039;il faut obéir à tout pouvoir politique quelqu&#039;il soit , en y voyant l&#039;émanation de l&#039;autorité de Dieu (Dieu peut aussi envoyer un prince cruel, fléau de Dieu).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau répond à St Paul qu&#039;il faut distinguer entre les pouvoirs politiques, faire la différence entre ceux qui sont justes et ceux qui ne le sont pas, et remédier à l’injustice. « Tout pouvoir vient de Dieu, mais toute maladie en vient aussi, et il n&#039;est pas défendu d&#039;appeler le médecin. » écrit-il.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a donc pour Rousseau un remède à la violence en politique parce qu’on peut  trouver les principes fondant la légitimité d&#039;un pouvoir politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Le pouvoir politique légitime repose donc sur une convention :&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-Livre I Chapitre IV : de l’esclavage. (Il s’agit du pacte d’esclavage ) Il ne suffit pas qu’un pouvoir repose sur un pacte pour être légitime : il y a de mauvais pactes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Livre I chapitre VI : Du pacte social. Rousseau décrit le pacte républicain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Contrat Social Livre I - Chapitre IV De l&#039;esclavage. ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Il s’agit du pacte d’esclavage ).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si les hommes ne peuvent être liés à une autorité par la nature, ou bien par la force, seuls leurs propres engagements peuvent les lier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &#039;&#039;&#039;Puisqu’ aucun homme n’a une autorité naturelle sur son semblable, et puisque la force ne produit aucun droit, restent donc les conventions pour base de toute autorité légitime parmi les hommes&#039;&#039;&#039;. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce préambule résume ce qui précède et annonce le propos qui suit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau veut cependant montrer que certains pactes sont irrecevables, certains engagements sont nuls et non avenus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un homme ne peut se dépouiller de sa liberté. La liberté est inaliénable. Sinon cela n’aurait pas de sens de dire que l’homme naît libre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La critique s’adresse à Hobbes et à la conception du pacte social développé dans le Léviathan.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Grotius est un juriste hollandais qui admet le pacte d’esclavage. Il passe de l’esclavage privé admis à Rome et par la loi juive ( un homme peut se vendre à un autre pour sa subsistance ) à l’idée qu’un peuple peut se vendre. Quand un peuple n’a plus de quoi subsister, il peut se vendre à un chef. Le chef procure la nourriture par la guerre ou le pillage, ou parce qu’il est suffisamment riche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau conteste ce contrat parce qu’il n’y a pas de vraie réciprocité. Le peuple donne tout, mais il n’est pas sûr d’obtenir quelque chose en échange, c’est plutôt lui qui risque d’avoir à subvenir aux besoins du roi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Dire qu’un homme se donne gratuitement, c’est dire une chose absurde et inconcevable … »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le propre de la liberté c’est d’appartenir à celui qui la possède et à lui seul. Un père ne peut donc disposer de la liberté de ses enfants. Rousseau veut soustraire l’enfant aux servitudes familiales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Renoncer à sa liberté, c’est renoncer à sa qualité d’homme » La liberté comprend des droits et des devoirs (puisqu’elle a un sens moral). Renoncer à tout cela, c’est renoncer à ce qui fait le prix de l’humanité. il n’y a pas de compensation possible à ce qui est donné. Une convention suppose deux parties dont chacune apporte et reçoit quelque chose. Il n’y a pas de convention où tous les sacrifices sont d’un seul côté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le contrat proposé par Hobbes dans le Léviathan,  les hommes, pour sortir de l’état de nature qui est un état de guerre perpétuelle s’unissent et remettent tous leurs droits naturels entre les mains d’un pouvoir souverain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le contrat a lieu entre chacun des hommes et tout le reste. Tous s’engagent à se dépouiller de tous leurs droits naturels. Le souverain lui ne s’engage à rien. Son rôle est d’assurer la paix civile.C&#039;est le souverain qui fera la loi et définira le bien et le mal , le juste et l&#039;injuste.Hobbes considère que  tous ont accepté les règles du jeu. Ils ne perdent pas leur liberté, ils ont choisi de déléguer leur souveraineté pour rester en vie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau critique ce contrat en y voyant un pacte d&#039;esclavage; pour lui, même si l&#039;on semble consentir à se dépouiller de sa liberté, un tel contrat, dès qu&#039;il est mis en place est nul et non avenu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
____________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On fonde encore l’esclavage sur une autre sorte de pacte : l’esclavage est censé pouvoir naître du droit de la guerre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le vainqueur aurait un droit de vie ou de mort sur le vaincu et lui donnerait donc la vie contre son esclavage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau réfute cela en disant qu’il n’y a jamais de guerre d’homme à homme. La guerre est une relation d’état à état. Il s’oppose donc à Hobbes qui parle de guerre naturelle de chacun contre tous. La guerre n’a pu naître qu’avec la naissance des états. la guerre a pour seul objet de détruire l’état ennemi et non ses membres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand un combattant pose les armes, il redevient simplement un homme et nul n’a plus le droit de vie ou de mort sur lui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Contrat Social - Livre I - Chapitre VI - Du Pacte Social ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Résumé de ce qui précède&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt; .&lt;br /&gt;
Au chapitre V, Rousseau a évoqué la première convention par laquelle un peuple se constitue comme peuple.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il pense qu’avant tout choix d’une forme de gouvernement (monarchie, aristocratie), le souverain doit se constituer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant de se donner par exemple un roi, les membres d’un état doivent d’abord s’être constitués en état, il faut qu’ils créent une puissance publique que Rousseau appelle « le souverain »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour lui la cession de leurs libertés par des particuliers à un chef ( comme le conçoit Hobbes) ne fait pas encore un peuple. Il ne pense pas qu’un peuple puisse naître d’un rapport d’autorité entre un homme et une multitude.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On suppose donc la naissance fictive d’une société. Il n’y a jamais eu, dans l&#039;histoire, de passage entre un état de nature et une société.&lt;br /&gt;
Rousseau ne prétend pas faire de l&#039;histoire. Il définit une norme, un idéal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Quel but le pacte social légitime doit-il viser?&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &#039;&#039;&#039;Trouver une forme d’association qui défende et protège de toute la force commune, la personne et les biens de chaque associé, et par laquelle chacun s’unissant à tous n’obéisse pourtant qu’à lui même et reste aussi libre qu’auparavant.&#039;&#039;&#039; »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Qu’attend –on de l’état ou du pouvoir politique&amp;lt;/u&amp;gt; ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La sécurité des personnes et des biens &#039;&#039;&#039;et&#039;&#039;&#039; la liberté .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &#039;&#039;&#039;Défendre la personne et les biens&#039;&#039;&#039; »  (Remarque: Rousseau ne condamne pas  la propriété privée alors que dans le Deuxième Discours, il associe la dégradation des sociétés à la naissance de la propriété privée.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On pourrait obtenir la sécurité dans un état fort , en se soumettant à un rapport de force.C&#039;est ce que vise précisément Hobbes dans  Le Léviathan&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais peut- on légitimer l’abdication de sa liberté ? Peut-on légitimement consentir à se soumettre à un autre homme ? Rousseau affirme qu’on ne peut demander à un homme d’aliéner sa liberté : (&#039;&#039;rappel de ce qui précède&#039;&#039;)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Demander à un homme d’aliéner sa liberté, ce serait lui demander de faire une convention qui tourne toute à son désavantage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Je fais avec toi une convention toute à ta charge et toute à mon profit que j’observerai tant qu’il me plaira et que tu observeras tant qu’il me plaira » (‘Contrat Social Livre I chapitre IV)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’état doit être une association d’hommes libres et non une association d’esclaves soumis à un maître.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pacte social légitime ne peut être un pacte de soumission. Ici Rousseau s’oppose à Hobbes qui admet que pour trouver la sécurité et la paix civile les hommes peuvent se soumettre tous à un prince disposant de l’autorité absolue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;&#039;&#039;&#039;Que chacun s’unissant à tous n’obéisse pourtant qu’à lui même et reste aussi libre qu’auparavant&#039;&#039;&#039; »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pacte social doit garantir la liberté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pacte social doit empêcher qu’un associé puisse en soumettre un autre à sa volonté. Dans l’état de nature, la garantie de la liberté, c’est l’absence de relations sociales, dans la société, c’est l’autorité du souverain sur tous ses membres. Il faut libérer le citoyen d’une servitude particulière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pacte doit faire en sorte que chacun demeure « aussi libre qu’auparavant » c’est à dire jouisse d’une liberté sous la loi qui compense l’abandon de sa liberté naturelle. (le « auparavant » renvoie à un état de nature, à une situation – fictive - où la relation politique n’existe pas). Il faut que chaque membre du corps politique soit préservé d’une relation de dépendance personnelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
( que « chacun n’obéisse qu’à soi même »). C’est en obéissant à la loi qu’on sera préservé d’obéir à un autre homme, mais évidemment, il faut que la loi remplisse certaines conditions pour qu’il y ait liberté d’autonomie ..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les clauses d’un Contrat permettant de remplir ces conditions sont universelles et nécessaires, elle sont posées par la raison telle qu’elle est chez tous les hommes. Elles n’ont peut être jamais été « formellement énoncées ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On ne peut se référer à un événement historique. Il s’agit d’une réflexion sur ce que doit être le Contrat, base d’une société juste, non violente. C’est un Contrat « tacite », non exprimé réellement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Les clauses du Contrat&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une clause = c’est une disposition d’un acte juridique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«  &#039;&#039;&#039;L’aliénation totale de chaque associé avec tous ses droits à toute la communauté&#039;&#039;&#039; »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il peut être curieux de constater que le chemin de la liberté passe par l’aliénation de tous les droits .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la théorie de Hobbes l’aliénation est aussi totale. (Spinoza pense qu’on ne peut aliéner sa liberté de penser , sa liberté religieuse ) mais chez Hobbes chacun s’engage vis à vis de tous les autres à ne plus exercer son droit naturel ,( à se défendre soi même par exemple) ; chacun s’engage vis à vis de chacun , la communauté n’apparaît pas . Le souverain seul demeure libre et profite de l’abstention de tous les autres. La loi désormais, c’est la volonté du prince , il n’y a pas d’autre droit que celui dont il décide . Il dit le juste et l’injuste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chez Rousseau chacun abandonne ses « droits » , il faut plutôt dire sa liberté naturelle , à se conserver par exemple . Et cet abandon est fait en faveur de toute la communauté, pas d’un autre homme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun s’en dépouille également, pour qu’il n’y ait pas de privilèges, et pas de rapports de dépendance. « La condition est égale pour tous » l’égalité est une condition de la liberté. Si la condition n’était pas égale pour tous, les plus forts , les plus indépendants pourraient réduire les autres sous leur dépendance .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’union sera d’autant plus parfaite que personne n’aura rien gardé de ses droits naturels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun reçoit en échange des droits civils, c’est à dire des droits garantis par la loi : propriété de ses biens, liberté civile . C’est la loi qui lui confère ces droits là. Le juste et l’injuste sont maintenant définis par la loi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On se donne à une collectivité et non pas à un particulier. « Chacun se donnant à tous ne se donne à personne »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On obéit à un être impersonnel ; et cette collectivité va mieux garantir les droits qu’elle me donnera que je ne pouvais moi même garantir mes droit par ma simple force .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
«  Chacun de nous met en commun sa personne et toute sa puissance sous la suprême direction de la volonté générale&#039;&#039;&#039; »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun promet d’obéir à la loi. &amp;lt;u&amp;gt;On peut être libre en obéissant&amp;lt;/u&amp;gt;. Il faut donc comprendre comment l’obéissance à la loi, peut garantir à chacun une forme de liberté. L’obéissance à la loi préserve d’obéir à un autre homme . Le citoyen, libéré d’une servitude particulière n’est pas non plus écrasé par le joug de la communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette loi, garantie de la liberté n’est pas quelconque. Elle est &amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;volonté générale.&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt; « &#039;&#039;&#039;Sous la suprême direction de la volonté générale »&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu’est ce que la volonté générale ? Elle vise au bien commun. Elle va donc dans le sens de l’intérêt véritable de chacun à la différence de ce que Rousseau appelle la « volonté de tous » qui n’est qu’une somme d’intérêts particuliers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dégager la volonté générale est possible, si un intérêt commun unit les citoyens. Elle n’est pas sacrifice de soi, mais dérive de l’amour de soi . « Faire le bien pour le bien, c’est le faire pour soi, dans son propre intérêt »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est une règle de justice que le citoyen conscient des conditions de vie en société accepte pour son bien, sa sécurité personnelle et la sauvegarde de sa liberté. En obéissant à la volonté générale, je travaille au bien commun en même temps qu’à mon propre bien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la loi ne représente qu’une somme d’intérêts particuliers, au lieu de viser le bien commun, des rapports de dépendance demeurent. On peut se retrouver soumis aux intérêts des autres : la loi n’exprimerait que la défense des intérêts de quelques uns .(par ex en termes modernes des intérêts économiques d’une minorité)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Précisons ce qu’est une loi d&#039;après Rousseau : rappel&amp;lt;/u&amp;gt; .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« C’est une déclaration de la volonté générale sur un objet d’intérêt commun »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« C’est quand tout le peuple statue sur tout le peuple ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La loi doit émaner de tout le peuple et ne jamais statuer sur un cas particulier. ((Par exemple si la loi dit qu’il y aura des privilèges, elle ne dit pas quel particulier doit en jouir). Statuer sur un cas particulier c’est appliquer la loi, c’est un acte de magistrature.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’indépendance, au sens de « faire ce qui me plait » n’est pas pour Rousseau la vraie liberté. C’est une liberté précaire qui n’a pas de consistance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« On a beau vouloir confondre l&#039;indépendance et la liberté, ces deux choses sont si différentes que même elles s&#039;excluent mutuellement. Quand chacun fait ce qu&#039;il lui plaît, on fait souvent ce qui déplaît à d&#039;autres, et cela ne s&#039;appelle pas un état libre. La liberté consiste moins à faire sa volonté qu&#039;à n&#039;être pas soumis à celle d&#039;autrui; elle consiste encore à ne pas soumettre la volonté d&#039;autrui à la nôtre. Quiconque est maître ne peut être libre, et régner c&#039;est obéir. » &amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Lettres écrites de la Montagne&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Vocabulaire&#039;&#039;&#039;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’acte d’association produit une « République » . Le mot signifie «  chose publique » parce que l’intérêt commun y est préservé .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le souverain, dans l’usage courant, c’est une personne, le roi, l’empereur. Rousseau entend par là ceux qui ont le pouvoir de faire les lois et qui exercent ce pouvoir. Le souverain est actif. Ici, c&#039;est le peuple qui est souverain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’état, c’est le peuple, en tant qu’il observe les lois, c’est l’ensemble des hommes soumis aux mêmes lois, qui sont donc passifs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le citoyen, est le membre du corps politique en tant qu’il est actif, il fait la loi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chaque citoyen obéit aussi à la loi, en tant qu’il obéit, il est « &#039;&#039;&#039;sujet&#039;&#039;&#039; » soumis à la loi. Mais on n’est jamais seulement sujet dans une république, toujours en même temps &#039;&#039;&#039;citoyen et sujet&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Livre I Chapitre VII - Du Souverain==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Fin du chapitre: « En effet, chaque individu peut comme homme … énormes abus »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau y montre que le recours à la force est nécessaire et légitime pour garantir le droit. une communauté juridique suppose une limitation réciproque des libertés en présence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun des membres du corps politique ayant voté la loi perçoit sa nécessité et souhaite l’imposer aux autres tout en préférant s’en exempter soi même. « &#039;&#039;&#039;Chaque individu peut comme homme avoir une volonté particulière contraire ou dissemblable à la volonté générale qu’il a comme citoyen »&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le citoyen est soucieux du bien commun, le particulier ne voit que son intérêt propre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S’il s’agissait de moralité, la loi morale doit être respectée vis à vis des autres alors que les autres ne la respectent pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ici, il s’agit de droit, celui qui viole la loi me donne le droit de le forcer à respecter ma liberté, de m’affranchir du droit à son égard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est l’état qui exerce cette contrainte. L’état fait la synthèse de la loi et de la force.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Attention, il s’agit de mettre la force au service du droit ( et non pas de fonder le droit sur un rapport de force .)&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par le contrat social, nous nous engageons tacitement à accepter qu’on nous contraigne par la force à observer les lois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne s’agit pas de violence, la violence est un abus de la force pour plier les volontés, mais il s’agit d’une contrainte légale, contrainte exercée selon les formes de la loi. ( la loi définit les sanctions etc. )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau met la force au service du droit pour garantir à chaque citoyen qu’il ne sera pas dupe, et que, tandis qu’il obéira aux lois, les autres ne désobéiront pas. Chacun peut rester hors du pacte et renoncer aux avantages de la société: mais s’il en accepte les avantages, il accepte par là qu’on le contraigne à en supporter les obligations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’où l’expression : « &#039;&#039;&#039;on le forcera à être libre&#039;&#039;&#039; » La volonté générale soumet également tous les citoyens . Il n’y a plus de rapports «  de dépendance personnelle ». Si tout le monde obéit à la loi , personne n’est esclave d’un autre homme , mais encore faut –il que la loi soit respectée .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La lecture de ce passage peut –être complétée par la lecture du LIVRE II Chapitre 5 : Du droit de vie et de mort .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau y montre que l’exercice de la contrainte légale peut aller jusqu’au recours à la peine de mort :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La loi me protège de l’assassin , mais pour jouir de cette protection , j’ai consenti à mourir si je le deviens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Livre I Chapitre VIII : De l&#039;état civil.==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau fait dans ce chapitre le bilan de ce que la vie en société apporte à l’homme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il fait le bilan d’un double passage :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un passage fictif de l’état de nature à l’état de société . ( Rappelons que l’état de nature est une fiction ) qui lui permet de montrer que l’homme n’est homme que lorsqu’il vit en société .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un passage plus précis à une société où existent des bonnes lois, celles du Contrat social . on découvre alors que l’homme accède à la liberté moral.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;Le début du texte reprend les thèses du deuxième discours&amp;lt;/&#039;&#039;font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt; : l’homme naturel est un animal robuste , ou encore dit le passage « un animal stupide et borné » qui vivant seul ne parle pas, ne pense pas , n’a pas de vie affective , et n’a pas encore actualisé sa perfectibilité .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour décrire l’homme naturel, Rousseau emploie le vocabulaire de l’animalité : il est conduit par ses instincts, son impulsion physique, est gouverné par ses appétits . Il va dans le sens de ses penchants , ou de ses inclinations naturelles . Kant dirait : il obéit au mécanisme de la nature . Son humanité n’est qu’en puissance : il est perfectible .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vie sociale seule permet à un homme de se réaliser . il se développe intellectuellement et s’élève à l’idée du droit et de la moralité . Il appréhende la justice, il connaît le bien et le mal . Sa raison s’est développée . (grâce au langage). La fin du paragraphe dit qu’il devient « un être intelligent et un homme »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau ne condamne pas la vie sociale , bien au contraire , la société n’est pas par essence corruptrice .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Seuls « les abus » de l’état social dégradent l’homme , et il faut entendre par là la violence et les inégalités sociales cautionnées par les mauvaises lois .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’homme perd en société sa liberté d’indépendance : «  il se prive de plusieurs avantages qu’il tient de la nature » .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il gagne beaucoup : facultés développées , sentiments ennoblis, âme élevée .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le bilan fait est positif «  il devrait bénir l’instant heureux »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Contrat Social permet justement de corriger les « abus » et de faire en sorte que la perfectibilité de l’homme s »accomplisse au mieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Rousseau fait maintenant le bilan de ce qu’apporte le Contrat Social. (son but : sécurité des personnes et des biens et liberté )&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la liberté naturelle succède une liberté civile, sous la loi ( la liberté du citoyen) . Mais la liberté naturelle est précaire, elle n’a de « bornes que les forces de l’individu » Chacun protège soi même sa liberté de la force des autres, les rapports de force risquent de lui faire perdre toute consistance . La liberté civile est une liberté sous la loi qui reçoit l’appui de toute la force de la communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il en en de même en ce qui concerne les biens . Sans loi, il n’y a qu’une « possession » précaire , garantie par la force de chacun . Le Contrat social assure une « propriété «  garantie par la loi . « fondée sur un titre positif » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On découvre que Rousseau donne encore au Contrat une troisième fin : il assure au citoyen l’accès à « la liberté morale ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etre soumis à une loi raisonnable qu’on a soi même votée (liberté d’autonomie ) éduque l’homme . Chaque fois qu’elle lui interdit le laisser aller «  à l’impulsion du seul appétit » elle l’aide à devenir raisonnable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La formule est déjà kantienne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Contre le sens commun qui définit la liberté comme «  faire ce qui nous plait » Rousseau définit un degré supérieur de liberté , la liberté raisonnable ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau rapproche donc morale et politique. Il ne s’agit pas ici d’une discussion sur les moyens de la politique, mais bien sur ses fins. Rousseau. donne à la politique une fin morale. Est- ce bien à l’état de rendre moral le citoyen ? La moralité n’est –elle pas une affaire privée ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Livre II Chapitre III - Si la volonté générale peut errer ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En complément du livre I chapitre VI . Du pacte social )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau y précise la définition de la volonté générale et énonce les conditions à réunir pour que la loi soit bien volonté générale .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On a posé par définition que la loi doit être volonté générale et viser le bien commun . Elle est « toujours droite et tend toujours à l’utilité publique ». La République suppose la foi dans la capacité politique du peuple ( à la différence des régimes fascistes par exemple) . Rousseau pense que le peuple dans son ensemble veut son bien , et ne peut être corrompu, c’est à dire que sa volonté ne peut être déviée de son objet nécessaire , mais il peut rester à distance de ce but s’il ne parvient pas à définir son bien . Rousseau exclut que la volonté gnérale se délègue , elle ne doit pas être transmise à des représentants , ce qui pourrait la corrompre .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Montesquieu écrivait que le peuple était tout juste bon à choisir des représentants ).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La volonté générale, c’est celle qui prend corps dans l’ensemble des citoyens, l’objet de cette volonté générale ne peut être que l’égalité en vue de la liberté . la volonté générale vise à « l’intérêt commun » .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La volonté générale est possible, si un intérêt commun unit les citoyens. Elle n’est pas sacrifice de soi, mais dérive de l’amour de soi . « Faire le bien pour le bien, c’est le faire pour soi, dans son propre intérêt »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est une règle de justice que le citoyen conscient des conditions de vie en société accepte pour son bien, sa sécurité personnelle et la sauvegarde de sa liberté. En obéissant à la volonté générale, je travaille au bien commun en même temps qu’à mon propre bien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais en chaque citoyen reste quelque chose de sa nature d’être particulier . C’est en ce sens d’ailleurs qu’il a promis d’obéir à la loi . La volonté de tous , par opposition à la volonté générale , c’est la somme des volontés particulières . Elle « regarde à l’intérêt privé » Si la loi ne représente qu’une somme d’intérêt particuliers, au lieu de viser le bien commun, des rapports de dépendance demeurent. On peut se retrouver soumis aux intérêts des autres : la loi n’exprimerait que la défense des intérêts de quelques uns .(par ex en termes modernes des intérêts économiques d’une minorité.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a pour Rousseau un intérêt commun , mais chacun obéit à deux mobiles : le recherche de l’intérêt commun et la poursuite de son intérêt particulier . Il faudrait que ceux qui confondent intérêt commun et interêt particulier soient éliminés pour obtenir la volonté générale dans sa pureté . Rousseau croit qu’elle sortira de la somme (algébrique) des différences Chez ceux qui suivent leur intérêt particulier , il n’y a pas de raison que le nombre des cas ou l’intérêt particulier s’oppose à l’intérêt commun soit plus grand que les cas où il va dans le même sens . Ces cas s’annuleront et il restera les cas où l’intérêt commun l’emporte sur l’intérêt particulier . Il faut que toutes les influences qui s’exercent sur le corps politique soient bien dégagées . En ce sens, Rousseau préfère qu’ils n’y ait pas dans le corps politique «  de brigues »   ou « d’associations  partielles », (nous dirions par exemple de partis politiques, le nombre d’opinions qui se confrontent diminue et la loi des grands nombres ne joue plus .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut espérer que chaque citoyen fasse abstraction de ses intérêts particuliers et statue en fonction de sa conception raisonnable du bien commun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Beaucoup de conditions sont à réunir pour que la volonté générale soit bien dégagée , et en particulier des conditions d’information du citoyen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Si le citoyen suffisamment informé délibère » Sous cette formule, se cache le renvoi à de multiples conditions Il faut de l’instruction, (Cf Condorcet) toute république instruit le peuple , une bonne circulation d’une information pluraliste, ce qui suppose la liberté d’opinions . Il faut qu’il ait de la vertu et du civisme , c’est à dire de la part de chacun un intérêt pour la chose publique : il faut savoir distraire du temps à sa vie privée .Il faut que les questions politiques ne soient pas trop complexes pour être à la portée de citoyens ordinaires . (On verra Tocqueville dénoncer dès 1835 les dérives de la démocratie américaine )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB : Il y a toujours un danger que des intérêts particuliers soient pris en compte. Rousseau écrit que le peuple veut toujours le bien, mais qu’il ne le voit pas toujours ; (D’où l’intervention du législateur : il faudrait un Dieu pour donner la loi aux hommes, formule qui est l’expression d’un constat d’impuissance : le peuple sera-t-il jamais capable de se donner de bonnes lois ? On sait très bien qu’on ne trouvera jamais de législateur divin, et les législateurs humains ont trop tendance à faire les lois à leur profit .) (Livre II chapitre VII )&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amb</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://philo.dyndns.info/index.php?title=Le_Contrat_Social_de_Rousseau&amp;diff=1181</id>
		<title>Le Contrat Social de Rousseau</title>
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		<updated>2011-01-29T18:21:10Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amb : /* Contrat Social - Livre I - Chapitre VI - Du Pacte Social */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=Le Contrat Social. Jean Jacques Rousseau.=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Liste des Extraits étudiés:===&lt;br /&gt;
Chapitre 1 :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre III : Du droit du plus fort.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre IV : De l’esclavage. « Renoncer à sa liberté, c’est renoncer à sa qualité d’homme … n’a aucun sens. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre VI : Du pacte social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre VII : Fin du chapitre sur la nécessaire obéissance à la loi « Chaque individu&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
peut comme homme avoir une volonté particulière contraire …abus »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre VIII. De l’état civil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LIVRE II&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre III : Si la volonté générale peut errer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’à : « l’avis qui l’emporte n’est qu’un avis particulier »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LIVRE III&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre IV :   De la démocratie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LIVRE IV :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre VIII : De la religion civile.  Extrait : «  Il  y a donc une profession de foi purement civile … les cultes que nous avons exclus. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Contrat Social : Livre I Chapitre 1 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau annonce son projet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’homme est né libre et partout, il est dans les fers »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &#039;&#039;&#039;L’homme est né libre&#039;&#039;&#039; » reprend la thèse du 2ème discours. (Discours sur l’Origine et les Fondements de l’Inégalité parmi les hommes)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En développant la fiction de l’état de nature, Rousseau a montré que les hommes y jouissent d’une liberté d’indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’homme y est pensé sans relation avec Dieu (non soumis à l&#039;autorité de Dieu )et nul homme n’a par nature une autorité sur un autre homme. Nul ne naît pour être maître, nul ne naît pour être esclave. Chacun a seul par nature  autorité sur soi même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &#039;&#039;&#039;Partout il est dans les fers&#039;&#039;&#039; » : renvoie à l’analyse du fait, de la réalité historique. Dans son époque Rousseau découvre des lois inégalitaires instaurant la domination des uns sur les autres.Quand il écrit le Contrat Social, le régime politique en France est celui de la Monarchie de droit divin, et il existe des privilèges liés à la naissance ( privilèges aristocratiques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne faut pas imaginer que les « maîtres » sont libres. Quand des rapports de violence existent entre les hommes, le maître a besoin de son esclave pour sa subsistance, il a besoin aussi de s’assurer de la fidélité de ceux qui lui sont soumis. Moralement, il est prisonnier de ses propres passions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S’il n’y avait pas de droit, il n’y aurait entre les hommes que des rapports de force ; le problème politique serait simple : obéir quand on ne peut pas faire autrement et « secouer le joug » quand on peut renverser le rapport de force.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais Rousseau veut se placer dans l’ordre du droit : qu’est-ce qui fonde un pouvoir politique, qu’est ce qui le rend légitime et l’autorise à donner des ordres? Le but de l&#039;ouvrage, c&#039;est la recherche du pouvoir politique légitime.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Rousseau annonce le plan de sa démarche : &#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur quoi se fonde le droit ? (qu’est ce qui autorise un pouvoir politique à donner des ordres et à se faire obéir ? )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &#039;&#039;&#039;Ce droit ne vient pas de nature&#039;&#039;&#039; » puisque nous l’avons vu plus haut rien ne fonde dans la nature un homme à se faire obéir d’un autre homme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau examinera dans le texte les fondements naturels que certains auteurs prétendent donner au pouvoir politique. Ils les réfutera.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &#039;&#039;&#039;Il est donc fondé sur des conventions&#039;&#039;&#039; » Les hommes n’ayant à se plier à aucune puissance naturelle, leur obéissance ne peut résulter que de leurs propres engagements.Il faut qu&#039;ils consentent à obéir. Il faut que par un accord, un contrat, les hommes délèguent à un pouvoir politique l’autorité que chacun d’entre eux a par nature sur soi même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est ce qui explique le titre : &#039;&#039;&#039;Le Contrat Social&#039;&#039;&#039;.  Si les hommes vivent en société politique sous la loi qule but poursuivent-ils?&lt;br /&gt;
Que consentent-ils à abandonner ? Que souhaitent-ils recevoir en échange ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il s’agit de savoir quelles sont ces conventions » . Rousseau réfutera les conventions qui lui paraissent inacceptables. Son adversaire politique est Hobbes ainsi qu&#039;un juriste Hollandais Grotius ( Hugo De Groot)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faudra choisir entre les conventions possibles : tous les contrats ne sont pas acceptables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
______________________________________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Livre I Chapitre II Des premières sociétés ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Il n’y a pas d’autorité naturelle d’un homme sur son semblable : le pouvoir  ne peut se fonder en invoquant l&#039;autorité naturelle d&#039;un père sur ses enfants.&lt;br /&gt;
Il n&#039;y a pas d’esclavage naturel.&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau combat ainsi deux fondements possibles donnés parfois au pouvoir politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;&#039;&#039;&#039;La famille est si l&#039;on veut le premier modèle possible des sociétés politiques; le chef est l&#039;image du père, le peuple est l&#039;images des enfants.&#039;&#039;&#039;&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau  combat cette idée en soutenant que le lien qui unit la famille est en fait un lien contractuel. Tout se passe comme si , à partir du moment où les enfant n&#039;ont plus besoin du père pour les nourrir , ils acceptaient par contrat de continuer à se soumettre à  son autorité.&lt;br /&gt;
Dans une famille  le père donne ses soins aux enfants par amour  . Dans une société politique, seul existe chez le chef  le plaisir de commander.&lt;br /&gt;
Rousseau trouve que la comparaison est inadéquate et qu&#039;un chef politique n&#039;a pas à se comparer au père de famille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Affiches de propagande stalinienne: Staline, le petit Père des peuples.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;On prend aussi comme modèle du pouvoir politique , la relation entre le berger et son troupeau&#039;&#039;&#039;.Cette métaphore pastorale suppose une inégalité naturelle entre le berger et son troupeau , ce qui bien sûr est inacceptable pour Rousseau.On peut aussi se demander dans quel intérêt le berger conduit son troupeau. Ect-ce l&#039;intérêt du troupeau ou le sien propre?&lt;br /&gt;
Il mentionne Aristote qui admettait que certains hommes peuvent naître avec une volonté infirme et ont alors besoin d&#039;un maître qui les commande.&lt;br /&gt;
Il égratigne Hobbes au passage car il considère que celui -ci admet la soumission de certains hommes à d&#039;autres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La fin du paragraphe et ironique . Rousseau renvoie une ancienne conception du monde, issue de l&#039;Ancien Testament et en vigueur encore au Moyen Age.Le monde aurait été partage entre les trois fils de Noë.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Livre I chapitre III : Du droit du plus fort==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;La force ne peut être un fondement naturel de l&#039;autorité politique&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le texte distingue l’ordre de la force  de l’ordre du droit, les pouvoirs légitimes de ceux qui ne le sont pas . Deux sortes d’obéissance s’opposent , l ’une morale, l’autre non .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etre soumis à la force, c&#039;est être contraint physiquement .On obéit par prudence, pour rester en vie, sans se sentir moralement tenu d&#039;obéir.&amp;quot;La force est une puissance physique, quelle moralité pourrait résulter de ses effets?&amp;quot; L’exemple de la fin du texte explicite cela .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je donne ma bourse au brigand sous la menace de son arme, si je puis changer le rapport de force en ma faveur, je le fais, ma volonté n&#039;était pas moralement liée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand je reconnais qu&#039;un pouvoir est juste, fondé en droit, quand je le tiens pour légitime, alors au contraire, j&#039;en reconnais moralement la valeur, et j&#039;obéis par conscience, même si ce pouvoir n&#039;a pas la force de me contraindre. Je « dois vouloir » lui obéir . A la force , on obéit «  par nécessité »  , on n’a pas de choix , on obéit par « prudence », c’est à dire pour rester en vie .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;. Quel sens possible peut prendre l&#039;expression  droit du plus fort ?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
C’est une expression courante  Ce pourrait être celui de la dissimulation mentionnée en début de paragraphe. « Le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours le maître, s’il ne transforme sa force en droit et l’obéissance en devoir. » Un pouvoir politique veut régner sur les esprits, recueillir l&#039;adhésion des consciences, au lieu de se contenter d&#039;être le plus fort. Il lui est plus facile de dominer s’il recueille cette adhésion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On verra ainsi au 19ème siècle, Bonaparte arrivé au pouvoir par la force (général en chef de l’Armée d’Italie – coup d’Etat du 18 Brumaire  …..) se parer d’une légitimité de droit divin en se faisait sacrer à Paris.C’est un camouflage : la force ne peut pas vraiment se transformer en droit .Beaucoup de dictateurs  actuels  essaient de trouver dans les urnes, une apparnet légitimité démocratique.&lt;br /&gt;
Dire que la force fonde le droit ne peut avoir qu&#039;un sens ironique:c&#039;est le constat qu&#039;on fait quand les chars soviétiques entrent à Prague en 1968, mais justement pour dire qu&#039;ils sont là en violation de tout droit des peuples à disposer d&#039;eux mêmes, ils sont seulement les plus forts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au sens strict : c’est un « galimatias inexplicable »  L’expression est pour Rousseau, obscure embrouillée, dépourvue de sens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;« Si c’est la force qui fait le droit, l’effet change avec la&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039; &#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;cause » &amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
(le droit, c’est l’effet, la force la cause)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dire que la force fonde le droit revient à dire que chaque fois qu&#039;un plus fort émerge, le droit change .Le plus fort fonde un nouveau droit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est le reproche fait par Rousseau à Hobbes. Le Léviathan (l’état) est là pour assurer la sécurité à l&#039;intérieur et la paix à l&#039;extérieur. S&#039;il est défait sur le champ de bataille, on cesse de lui obéir et le plus fort qui a pris sa place dit le juste et l&#039;injuste. Il fonde un nouveau droit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau ne peut accepter une telle analyse parce qu&#039;à ses yeux, il n&#039;y a pas plusieurs légitimités. « Tout pouvoir légitime est républicain » Le seul pouvoir légitime est celui qui rétablit et assure dans la cité le respect des droits naturels de l&#039;homme et qui supprime les rapports de force entre les membres du corps politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Qu’est ce qu’un droit qui périt quand la force cesse ? » Comme on l’a dit plus haut : on se sent moralement tenu d’obéir à un pouvoir légitime, même si la force n’est plus de son côté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En France,pendant la dernière guerre mondiale, la résistance se met du côté de la légitimité républicaine, même si celle si a été déposée par une occupation militaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;quot;Obéissez aux puissances&amp;quot;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
St Paul écrivait :  « Obéissez aux puissances » (Epître aux Romains ) Le chrétien considère qu&#039;il faut obéir à tout pouvoir politique quelqu&#039;il soit , en y voyant l&#039;émanation de l&#039;autorité de Dieu (Dieu peut aussi envoyer un prince cruel, fléau de Dieu).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau répond à St Paul qu&#039;il faut distinguer entre les pouvoirs politiques, faire la différence entre ceux qui sont justes et ceux qui ne le sont pas, et remédier à l’injustice. « Tout pouvoir vient de Dieu, mais toute maladie en vient aussi, et il n&#039;est pas défendu d&#039;appeler le médecin. » écrit-il.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a donc pour Rousseau un remède à la violence en politique parce qu’on peut  trouver les principes fondant la légitimité d&#039;un pouvoir politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Le pouvoir politique légitime repose donc sur une convention :&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-Livre I Chapitre IV : de l’esclavage. (Il s’agit du pacte d’esclavage ) Il ne suffit pas qu’un pouvoir repose sur un pacte pour être légitime : il y a de mauvais pactes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Livre I chapitre VI : Du pacte social. Rousseau décrit le pacte républicain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Contrat Social Livre I - Chapitre IV De l&#039;esclavage. ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Il s’agit du pacte d’esclavage ).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si les hommes ne peuvent être liés à une autorité par la nature, ou bien par la force, seuls leurs propres engagements peuvent les lier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &#039;&#039;&#039;Puisqu’ aucun homme n’a une autorité naturelle sur son semblable, et puisque la force ne produit aucun droit, restent donc les conventions pour base de toute autorité légitime parmi les hommes&#039;&#039;&#039;. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce préambule résume ce qui précède et annonce le propos qui suit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau veut cependant montrer que certains pactes sont irrecevables, certains engagements sont nuls et non avenus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un homme ne peut se dépouiller de sa liberté. La liberté est inaliénable. Sinon cela n’aurait pas de sens de dire que l’homme naît libre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La critique s’adresse à Hobbes et à la conception du pacte social développé dans le Léviathan.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Grotius est un juriste hollandais qui admet le pacte d’esclavage. Il passe de l’esclavage privé admis à Rome et par la loi juive ( un homme peut se vendre à un autre pour sa subsistance ) à l’idée qu’un peuple peut se vendre. Quand un peuple n’a plus de quoi subsister, il peut se vendre à un chef. Le chef procure la nourriture par la guerre ou le pillage, ou parce qu’il est suffisamment riche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau conteste ce contrat parce qu’il n’y a pas de vraie réciprocité. Le peuple donne tout, mais il n’est pas sûr d’obtenir quelque chose en échange, c’est plutôt lui qui risque d’avoir à subvenir aux besoins du roi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Dire qu’un homme se donne gratuitement, c’est dire une chose absurde et inconcevable … »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le propre de la liberté c’est d’appartenir à celui qui la possède et à lui seul. Un père ne peut donc disposer de la liberté de ses enfants. Rousseau veut soustraire l’enfant aux servitudes familiales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Renoncer à sa liberté, c’est renoncer à sa qualité d’homme » La liberté comprend des droits et des devoirs (puisqu’elle a un sens moral). Renoncer à tout cela, c’est renoncer à ce qui fait le prix de l’humanité. il n’y a pas de compensation possible à ce qui est donné. Une convention suppose deux parties dont chacune apporte et reçoit quelque chose. Il n’y a pas de convention où tous les sacrifices sont d’un seul côté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le contrat proposé par Hobbes dans le Léviathan,  les hommes, pour sortir de l’état de nature qui est un état de guerre perpétuelle s’unissent et remettent tous leurs droits naturels entre les mains d’un pouvoir souverain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le contrat a lieu entre chacun des hommes et tout le reste. Tous s’engagent à se dépouiller de tous leurs droits naturels. Le souverain lui ne s’engage à rien. Son rôle est d’assurer la paix civile.C&#039;est le souverain qui fera la loi et définira le bien et le mal , le juste et l&#039;injuste.Hobbes considère que  tous ont accepté les règles du jeu. Ils ne perdent pas leur liberté, ils ont choisi de déléguer leur souveraineté pour rester en vie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau critique ce contrat en y voyant un pacte d&#039;esclavage; pour lui, même si l&#039;on semble consentir à se dépouiller de sa liberté, un tel contrat, dès qu&#039;il est mis en place est nul et non avenu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
____________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On fonde encore l’esclavage sur une autre sorte de pacte : l’esclavage est censé pouvoir naître du droit de la guerre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le vainqueur aurait un droit de vie ou de mort sur le vaincu et lui donnerait donc la vie contre son esclavage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau réfute cela en disant qu’il n’y a jamais de guerre d’homme à homme. La guerre est une relation d’état à état. Il s’oppose donc à Hobbes qui parle de guerre naturelle de chacun contre tous. La guerre n’a pu naître qu’avec la naissance des états. la guerre a pour seul objet de détruire l’état ennemi et non ses membres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand un combattant pose les armes, il redevient simplement un homme et nul n’a plus le droit de vie ou de mort sur lui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Contrat Social - Livre I - Chapitre VI - Du Pacte Social ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Résumé de ce qui précède&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt; .&lt;br /&gt;
Au chapitre V, Rousseau a évoqué la première convention par laquelle un peuple se constitue comme peuple.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il pense qu’avant tout choix d’une forme de gouvernement (monarchie, aristocratie), le souverain doit se constituer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant de se donner par exemple un roi, les membres d’un état doivent d’abord s’être constitués en état, il faut qu’ils créent une puissance publique que Rousseau appelle « le souverain »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour lui la cession de leurs libertés par des particuliers à un chef ( comme le conçoit Hobbes) ne fait pas encore un peuple. Il ne pense pas qu’un peuple puisse naître d’un rapport d’autorité entre un homme et une multitude.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On suppose donc la naissance fictive d’une société. Il n’y a jamais eu, dans l&#039;histoire, de passage entre un état de nature et une société.&lt;br /&gt;
Rousseau ne prétend pas faire de l&#039;histoire. Il définit une norme, un idéal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Quel but le pacte social légitime doit-il viser?&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &#039;&#039;&#039;Trouver une forme d’association qui défende et protège de toute la force commune, la personne et les biens de chaque associé, et par laquelle chacun s’unissant à tous n’obéisse pourtant qu’à lui même et reste aussi libre qu’auparavant.&#039;&#039;&#039; »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Qu’attend –on de l’état ou du pouvoir politique&amp;lt;/u&amp;gt; ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La sécurité des personnes et des biens &#039;&#039;&#039;et&#039;&#039;&#039; la liberté .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &#039;&#039;&#039;Défendre la personne et les biens&#039;&#039;&#039; »  (Remarque: Rousseau ne condamne pas  la propriété privée alors que dans le Deuxième Discours, il associe la dégradation des sociétés à la naissance de la propriété privée.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On pourrait obtenir la sécurité dans un état fort , en se soumettant à un rapport de force.C&#039;est ce que vise précisément Hobbes dans  Le Léviathan&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais peut- on légitimer l’abdication de sa liberté ? Peut-on légitimement consentir à se soumettre à un autre homme ? Rousseau affirme qu’on ne peut demander à un homme d’aliéner sa liberté : (&#039;&#039;rappel de ce qui précède&#039;&#039;)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Demander à un homme d’aliéner sa liberté, ce serait lui demander de faire une convention qui tourne toute à son désavantage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Je fais avec toi une convention toute à ta charge et toute à mon profit que j’observerai tant qu’il me plaira et que tu observeras tant qu’il me plaira » (‘Contrat Social Livre I chapitre IV)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’état doit être une association d’hommes libres et non une association d’esclaves soumis à un maître.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pacte social légitime ne peut être un pacte de soumission. Ici Rousseau s’oppose à Hobbes qui admet que pour trouver la sécurité et la paix civile les hommes peuvent se soumettre tous à un prince disposant de l’autorité absolue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;&#039;&#039;&#039;Que chacun s’unissant à tous n’obéisse pourtant qu’à lui même et reste aussi libre qu’auparavant&#039;&#039;&#039; »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pacte social doit garantir la liberté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pacte social doit empêcher qu’un associé puisse en soumettre un autre à sa volonté. Dans l’état de nature, la garantie de la liberté, c’est l’absence de relations sociales, dans la société, c’est l’autorité du souverain sur tous ses membres. Il faut libérer le citoyen d’une servitude particulière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pacte doit faire en sorte que chacun demeure « aussi libre qu’auparavant » c’est à dire jouisse d’une liberté sous la loi qui compense l’abandon de sa liberté naturelle. (le « auparavant » renvoie à un état de nature, à une situation – fictive - où la relation politique n’existe pas). Il faut que chaque membre du corps politique soit préservé d’une relation de dépendance personnelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
( que « chacun n’obéisse qu’à soi même »). C’est en obéissant à la loi qu’on sera préservé d’obéir à un autre homme, mais évidemment, il faut que la loi remplisse certaines conditions pour qu’il y ait liberté d’autonomie ..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les clauses d’un Contrat permettant de remplir ces conditions sont universelles et nécessaires, elle sont posées par la raison telle qu’elle est chez tous les hommes. Elles n’ont peut être jamais été « formellement énoncées ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On ne peut se référer à un événement historique. Il s’agit d’une réflexion sur ce que doit être le Contrat, base d’une société juste, non violente. C’est un Contrat « tacite », non exprimé réellement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Les clauses du Contrat&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une clause = c’est une disposition d’un acte juridique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«  &#039;&#039;&#039;L’aliénation totale de chaque associé avec tous ses droits à toute la communauté&#039;&#039;&#039; »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il peut être curieux de constater que le chemin de la liberté passe par l’aliénation de tous les droits .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la théorie de Hobbes l’aliénation est aussi totale. (Spinoza pense qu’on ne peut aliéner sa liberté de penser , sa liberté religieuse ) mais chez Hobbes chacun s’engage vis à vis de tous les autres à ne plus exercer son droit naturel ,( à se défendre soi même par exemple) ; chacun s’engage vis à vis de chacun , la communauté n’apparaît pas . Le souverain seul demeure libre et profite de l’abstention de tous les autres. La loi désormais, c’est la volonté du prince , il n’y a pas d’autre droit que celui dont il décide . Il dit le juste et l’injuste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chez Rousseau chacun abandonne ses « droits » , il faut plutôt dire sa liberté naturelle , à se conserver par exemple . Et cet abandon est fait en faveur de toute la communauté, pas d’un autre homme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun s’en dépouille également, pour qu’il n’y ait pas de privilèges, et pas de rapports de dépendance. « La condition est égale pour tous » l’égalité est une condition de la liberté. Si la condition n’était pas égale pour tous, les plus forts , les plus indépendants pourraient réduire les autres sous leur dépendance .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’union sera d’autant plus parfaite que personne n’aura rien gardé de ses droits naturels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun reçoit en échange des droits civils, c’est à dire des droits garantis par la loi : propriété de ses biens, liberté civile . C’est la loi qui lui confère ces droits là. Le juste et l’injuste sont maintenant définis par la loi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On se donne à une collectivité et non pas à un particulier. « Chacun se donnant à tous ne se donne à personne »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On obéit à un être impersonnel ; et cette collectivité va mieux garantir les droits qu’elle me donnera que je ne pouvais moi même garantir mes droit par ma simple force .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
«  Chacun de nous met en commun sa personne et toute sa puissance sous la suprême direction de la volonté générale&#039;&#039;&#039; »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun promet d’obéir à la loi. &amp;lt;u&amp;gt;On peut être libre en obéissant&amp;lt;/u&amp;gt;. Il faut donc comprendre comment l’obéissance à la loi, peut garantir à chacun une forme de liberté. L’obéissance à la loi préserve d’obéir à un autre homme . Le citoyen, libéré d’une servitude particulière n’est pas non plus écrasé par le joug de la communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette loi, garantie de la liberté n’est pas quelconque. Elle est &amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;volonté générale.&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt; « &#039;&#039;&#039;Sous la suprême direction de la volonté générale »&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu’est ce que la volonté générale ? Elle vise au bien commun. Elle va donc dans le sens de l’intérêt véritable de chacun à la différence de ce que Rousseau appelle la « volonté de tous » qui n’est qu’une somme d’intérêts particuliers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dégager la volonté générale est possible, si un intérêt commun unit les citoyens. Elle n’est pas sacrifice de soi, mais dérive de l’amour de soi . « Faire le bien pour le bien, c’est le faire pour soi, dans son propre intérêt »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est une règle de justice que le citoyen conscient des conditions de vie en société accepte pour son bien, sa sécurité personnelle et la sauvegarde de sa liberté. En obéissant à la volonté générale, je travaille au bien commun en même temps qu’à mon propre bien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la loi ne représente qu’une somme d’intérêts particuliers, au lieu de viser le bien commun, des rapports de dépendance demeurent. On peut se retrouver soumis aux intérêts des autres : la loi n’exprimerait que la défense des intérêts de quelques uns .(par ex en termes modernes des intérêts économiques d’une minorité)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Précisons ce qu’est une loi d&#039;après Rousseau : rappel&amp;lt;/u&amp;gt; .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« C’est une déclaration de la volonté générale sur un objet d’intérêt commun »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« C’est quand tout le peuple statue sur tout le peuple ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La loi doit émaner de tout le peuple et ne jamais statuer sur un cas particulier. ((Par exemple si la loi dit qu’il y aura des privilèges, elle ne dit pas quel particulier doit en jouir). Statuer sur un cas particulier c’est appliquer la loi, c’est un acte de magistrature.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’indépendance, au sens de « faire ce qui me plait » n’est pas pour Rousseau la vraie liberté. C’est une liberté précaire qui n’a pas de consistance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« On a beau vouloir confondre l&#039;indépendance et la liberté, ces deux choses sont si différentes que même elles s&#039;excluent mutuellement. Quand chacun fait ce qu&#039;il lui plaît, on fait souvent ce qui déplaît à d&#039;autres, et cela ne s&#039;appelle pas un état libre. La liberté consiste moins à faire sa volonté qu&#039;à n&#039;être pas soumis à celle d&#039;autrui; elle consiste encore à ne pas soumettre la volonté d&#039;autrui à la nôtre. Quiconque est maître ne peut être libre, et régner c&#039;est obéir. » &amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Lettres écrites de la Montagne&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Vocabulaire&#039;&#039;&#039;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’acte d’association produit une « République » . Le mot signifie «  chose publique » parce que l’intérêt commun y est préservé .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le souverain, dans l’usage courant, c’est une personne, le roi, l’empereur. Rousseau entend par là ceux qui ont le pouvoir de faire les lois et qui exercent ce pouvoir. Le souverain est actif. Ici, c&#039;est le peuple qui est souverain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’état, c’est le peuple, en tant qu’il observe les lois, c’est l’ensemble des hommes soumis aux mêmes lois, qui sont donc passifs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le citoyen, est le membre du corps politique en tant qu’il est actif, il fait la loi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chaque citoyen obéit aussi à la loi, en tant qu’il obéit, il est « &#039;&#039;&#039;sujet&#039;&#039;&#039; » soumis à la loi. Mais on n’est jamais seulement sujet dans une république, toujours en même temps &#039;&#039;&#039;citoyen et sujet&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Livre I Chapitre VII - Du Souverain==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Fin du chapitre : « En effet, chaque individu peut comme homme … énormes abus »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau y montre que le recours à la force est nécessaire et légitime pour garantir le droit . une communauté juridique suppose une limitation réciproque des libertés en présence .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun des membres du corps politique ayant voté la loi perçoit sa nécessité et souhaite l’imposer aux autres tout en préférant s’en exempter soi même. «  Chaque individu peut comme homme avoir une volonté particulière contraire ou dissemblable à la volonté générale qu’il a comme citoyen »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le citoyen est soucieux du bien commun, le particulier ne voit que son intérêt propre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S’il s’agissait de moralité, la loi morale doit être respectée vis à vis des autres alors que les autres ne la respectent pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ici, il s’agit de droit, celui qui viole la loi me donne le droit de le forcer  à respecter ma liberté, de m’affranchir du droit à son égard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est l’état qui exerce cette contrainte. L’état fait la synthèse de la loi et de la force.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Attention, il s’agit de mettre la force au service du droit ( et non pas de fonder le droit sur un rapport de force .)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par le contrat social, nous nous engageons tacitement à accepter qu’on nous contraigne par la force à observer les lois .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne s’agit pas de violence , la violence est un abus de la force pour plier les volontés, mais il s’agit d’une contrainte légale, contrainte exercée selon les formes de la loi. ( la loi définit les sanctions etc. )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau met la force au service du droit pour garantir à chaque citoyen qu’il ne sera pas dupe, et que,tandis qu’il obéira aux lois, les autres ne désobéiront pas . Chacun peut rester hors du pacte et renoncer aux avantages de la société : mais s’il en accepte les avantages, il accepte par là qu’on le contraigne à en supporter les obligations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’où l’expression : « on le forcera à être libre » La volonté générale soumet également tous les citoyens . Il n’y a plus de rapports «  de dépendance personnelle ». Si tout le monde obéit à la loi , personne n’est esclave d’un autre homme , mais encore faut –il que la loi soit respectée .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La lecture de ce passage peut –être complétée par la lecture du LIVRE II Chapitre 5 : Du droit de vie et de mort .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau y montre que l’exercice de la contrainte légale peut aller jusqu’au recours à la peine de mort :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La loi me protège de l’assassin , mais pour jouir de cette protection , j’ai consenti à mourir si je le deviens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Livre I Chapitre VIII : De l&#039;état civil.==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau fait dans ce chapitre le bilan de ce que la vie en société apporte à l’homme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il fait le bilan d’un double passage :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un passage fictif de l’état de nature à l’état de société . ( Rappelons que l’état de nature est une fiction ) qui lui permet de montrer que l’homme n’est homme que lorsqu’il vit en société .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un passage plus précis à une société où existent des bonnes lois, celles du Contrat social . on découvre alors que l’homme accède à la liberté moral.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;Le début du texte reprend les thèses du deuxième discours&amp;lt;/&#039;&#039;font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt; : l’homme naturel est un animal robuste , ou encore dit le passage « un animal stupide et borné » qui vivant seul ne parle pas, ne pense pas , n’a pas de vie affective , et n’a pas encore actualisé sa perfectibilité .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour décrire l’homme naturel, Rousseau emploie le vocabulaire de l’animalité : il est conduit par ses instincts, son impulsion physique, est gouverné par ses appétits . Il va dans le sens de ses penchants , ou de ses inclinations naturelles . Kant dirait : il obéit au mécanisme de la nature . Son humanité n’est qu’en puissance : il est perfectible .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vie sociale seule permet à un homme de se réaliser . il se développe intellectuellement et s’élève à l’idée du droit et de la moralité . Il appréhende la justice, il connaît le bien et le mal . Sa raison s’est développée . (grâce au langage). La fin du paragraphe dit qu’il devient « un être intelligent et un homme »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau ne condamne pas la vie sociale , bien au contraire , la société n’est pas par essence corruptrice .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Seuls « les abus » de l’état social dégradent l’homme , et il faut entendre par là la violence et les inégalités sociales cautionnées par les mauvaises lois .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’homme perd en société sa liberté d’indépendance : «  il se prive de plusieurs avantages qu’il tient de la nature » .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il gagne beaucoup : facultés développées , sentiments ennoblis, âme élevée .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le bilan fait est positif «  il devrait bénir l’instant heureux »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Contrat Social permet justement de corriger les « abus » et de faire en sorte que la perfectibilité de l’homme s »accomplisse au mieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Rousseau fait maintenant le bilan de ce qu’apporte le Contrat Social. (son but : sécurité des personnes et des biens et liberté )&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la liberté naturelle succède une liberté civile, sous la loi ( la liberté du citoyen) . Mais la liberté naturelle est précaire, elle n’a de « bornes que les forces de l’individu » Chacun protège soi même sa liberté de la force des autres, les rapports de force risquent de lui faire perdre toute consistance . La liberté civile est une liberté sous la loi qui reçoit l’appui de toute la force de la communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il en en de même en ce qui concerne les biens . Sans loi, il n’y a qu’une « possession » précaire , garantie par la force de chacun . Le Contrat social assure une « propriété «  garantie par la loi . « fondée sur un titre positif » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On découvre que Rousseau donne encore au Contrat une troisième fin : il assure au citoyen l’accès à « la liberté morale ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etre soumis à une loi raisonnable qu’on a soi même votée (liberté d’autonomie ) éduque l’homme . Chaque fois qu’elle lui interdit le laisser aller «  à l’impulsion du seul appétit » elle l’aide à devenir raisonnable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La formule est déjà kantienne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Contre le sens commun qui définit la liberté comme «  faire ce qui nous plait » Rousseau définit un degré supérieur de liberté , la liberté raisonnable ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau rapproche donc morale et politique. Il ne s’agit pas ici d’une discussion sur les moyens de la politique, mais bien sur ses fins. Rousseau. donne à la politique une fin morale. Est- ce bien à l’état de rendre moral le citoyen ? La moralité n’est –elle pas une affaire privée ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Livre II Chapitre III - Si la volonté générale peut errer ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En complément du livre I chapitre VI . Du pacte social )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau y précise la définition de la volonté générale et énonce les conditions à réunir pour que la loi soit bien volonté générale .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On a posé par définition que la loi doit être volonté générale et viser le bien commun . Elle est « toujours droite et tend toujours à l’utilité publique ». La République suppose la foi dans la capacité politique du peuple ( à la différence des régimes fascistes par exemple) . Rousseau pense que le peuple dans son ensemble veut son bien , et ne peut être corrompu, c’est à dire que sa volonté ne peut être déviée de son objet nécessaire , mais il peut rester à distance de ce but s’il ne parvient pas à définir son bien . Rousseau exclut que la volonté gnérale se délègue , elle ne doit pas être transmise à des représentants , ce qui pourrait la corrompre .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Montesquieu écrivait que le peuple était tout juste bon à choisir des représentants ).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La volonté générale, c’est celle qui prend corps dans l’ensemble des citoyens, l’objet de cette volonté générale ne peut être que l’égalité en vue de la liberté . la volonté générale vise à « l’intérêt commun » .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La volonté générale est possible, si un intérêt commun unit les citoyens. Elle n’est pas sacrifice de soi, mais dérive de l’amour de soi . « Faire le bien pour le bien, c’est le faire pour soi, dans son propre intérêt »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est une règle de justice que le citoyen conscient des conditions de vie en société accepte pour son bien, sa sécurité personnelle et la sauvegarde de sa liberté. En obéissant à la volonté générale, je travaille au bien commun en même temps qu’à mon propre bien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais en chaque citoyen reste quelque chose de sa nature d’être particulier . C’est en ce sens d’ailleurs qu’il a promis d’obéir à la loi . La volonté de tous , par opposition à la volonté générale , c’est la somme des volontés particulières . Elle « regarde à l’intérêt privé » Si la loi ne représente qu’une somme d’intérêt particuliers, au lieu de viser le bien commun, des rapports de dépendance demeurent. On peut se retrouver soumis aux intérêts des autres : la loi n’exprimerait que la défense des intérêts de quelques uns .(par ex en termes modernes des intérêts économiques d’une minorité.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a pour Rousseau un intérêt commun , mais chacun obéit à deux mobiles : le recherche de l’intérêt commun et la poursuite de son intérêt particulier . Il faudrait que ceux qui confondent intérêt commun et interêt particulier soient éliminés pour obtenir la volonté générale dans sa pureté . Rousseau croit qu’elle sortira de la somme (algébrique) des différences Chez ceux qui suivent leur intérêt particulier , il n’y a pas de raison que le nombre des cas ou l’intérêt particulier s’oppose à l’intérêt commun soit plus grand que les cas où il va dans le même sens . Ces cas s’annuleront et il restera les cas où l’intérêt commun l’emporte sur l’intérêt particulier . Il faut que toutes les influences qui s’exercent sur le corps politique soient bien dégagées . En ce sens, Rousseau préfère qu’ils n’y ait pas dans le corps politique «  de brigues »   ou « d’associations  partielles », (nous dirions par exemple de partis politiques, le nombre d’opinions qui se confrontent diminue et la loi des grands nombres ne joue plus .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut espérer que chaque citoyen fasse abstraction de ses intérêts particuliers et statue en fonction de sa conception raisonnable du bien commun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Beaucoup de conditions sont à réunir pour que la volonté générale soit bien dégagée , et en particulier des conditions d’information du citoyen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Si le citoyen suffisamment informé délibère » Sous cette formule, se cache le renvoi à de multiples conditions Il faut de l’instruction, (Cf Condorcet) toute république instruit le peuple , une bonne circulation d’une information pluraliste, ce qui suppose la liberté d’opinions . Il faut qu’il ait de la vertu et du civisme , c’est à dire de la part de chacun un intérêt pour la chose publique : il faut savoir distraire du temps à sa vie privée .Il faut que les questions politiques ne soient pas trop complexes pour être à la portée de citoyens ordinaires . (On verra Tocqueville dénoncer dès 1835 les dérives de la démocratie américaine )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB : Il y a toujours un danger que des intérêts particuliers soient pris en compte. Rousseau écrit que le peuple veut toujours le bien, mais qu’il ne le voit pas toujours ; (D’où l’intervention du législateur : il faudrait un Dieu pour donner la loi aux hommes, formule qui est l’expression d’un constat d’impuissance : le peuple sera-t-il jamais capable de se donner de bonnes lois ? On sait très bien qu’on ne trouvera jamais de législateur divin, et les législateurs humains ont trop tendance à faire les lois à leur profit .) (Livre II chapitre VII )&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amb</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://philo.dyndns.info/index.php?title=Le_Contrat_Social_de_Rousseau&amp;diff=1180</id>
		<title>Le Contrat Social de Rousseau</title>
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		<updated>2011-01-29T18:04:30Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amb : /* Contrat Social Livre I - Chapitre IV De l&amp;#039;esclavage. */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=Le Contrat Social. Jean Jacques Rousseau.=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Liste des Extraits étudiés:===&lt;br /&gt;
Chapitre 1 :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre III : Du droit du plus fort.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre IV : De l’esclavage. « Renoncer à sa liberté, c’est renoncer à sa qualité d’homme … n’a aucun sens. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre VI : Du pacte social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre VII : Fin du chapitre sur la nécessaire obéissance à la loi « Chaque individu&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
peut comme homme avoir une volonté particulière contraire …abus »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre VIII. De l’état civil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LIVRE II&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre III : Si la volonté générale peut errer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’à : « l’avis qui l’emporte n’est qu’un avis particulier »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LIVRE III&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre IV :   De la démocratie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LIVRE IV :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre VIII : De la religion civile.  Extrait : «  Il  y a donc une profession de foi purement civile … les cultes que nous avons exclus. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Contrat Social : Livre I Chapitre 1 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau annonce son projet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’homme est né libre et partout, il est dans les fers »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &#039;&#039;&#039;L’homme est né libre&#039;&#039;&#039; » reprend la thèse du 2ème discours. (Discours sur l’Origine et les Fondements de l’Inégalité parmi les hommes)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En développant la fiction de l’état de nature, Rousseau a montré que les hommes y jouissent d’une liberté d’indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’homme y est pensé sans relation avec Dieu (non soumis à l&#039;autorité de Dieu )et nul homme n’a par nature une autorité sur un autre homme. Nul ne naît pour être maître, nul ne naît pour être esclave. Chacun a seul par nature  autorité sur soi même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &#039;&#039;&#039;Partout il est dans les fers&#039;&#039;&#039; » : renvoie à l’analyse du fait, de la réalité historique. Dans son époque Rousseau découvre des lois inégalitaires instaurant la domination des uns sur les autres.Quand il écrit le Contrat Social, le régime politique en France est celui de la Monarchie de droit divin, et il existe des privilèges liés à la naissance ( privilèges aristocratiques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne faut pas imaginer que les « maîtres » sont libres. Quand des rapports de violence existent entre les hommes, le maître a besoin de son esclave pour sa subsistance, il a besoin aussi de s’assurer de la fidélité de ceux qui lui sont soumis. Moralement, il est prisonnier de ses propres passions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S’il n’y avait pas de droit, il n’y aurait entre les hommes que des rapports de force ; le problème politique serait simple : obéir quand on ne peut pas faire autrement et « secouer le joug » quand on peut renverser le rapport de force.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais Rousseau veut se placer dans l’ordre du droit : qu’est-ce qui fonde un pouvoir politique, qu’est ce qui le rend légitime et l’autorise à donner des ordres? Le but de l&#039;ouvrage, c&#039;est la recherche du pouvoir politique légitime.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Rousseau annonce le plan de sa démarche : &#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur quoi se fonde le droit ? (qu’est ce qui autorise un pouvoir politique à donner des ordres et à se faire obéir ? )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &#039;&#039;&#039;Ce droit ne vient pas de nature&#039;&#039;&#039; » puisque nous l’avons vu plus haut rien ne fonde dans la nature un homme à se faire obéir d’un autre homme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau examinera dans le texte les fondements naturels que certains auteurs prétendent donner au pouvoir politique. Ils les réfutera.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &#039;&#039;&#039;Il est donc fondé sur des conventions&#039;&#039;&#039; » Les hommes n’ayant à se plier à aucune puissance naturelle, leur obéissance ne peut résulter que de leurs propres engagements.Il faut qu&#039;ils consentent à obéir. Il faut que par un accord, un contrat, les hommes délèguent à un pouvoir politique l’autorité que chacun d’entre eux a par nature sur soi même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est ce qui explique le titre : &#039;&#039;&#039;Le Contrat Social&#039;&#039;&#039;.  Si les hommes vivent en société politique sous la loi qule but poursuivent-ils?&lt;br /&gt;
Que consentent-ils à abandonner ? Que souhaitent-ils recevoir en échange ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il s’agit de savoir quelles sont ces conventions » . Rousseau réfutera les conventions qui lui paraissent inacceptables. Son adversaire politique est Hobbes ainsi qu&#039;un juriste Hollandais Grotius ( Hugo De Groot)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faudra choisir entre les conventions possibles : tous les contrats ne sont pas acceptables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
______________________________________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Livre I Chapitre II Des premières sociétés ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Il n’y a pas d’autorité naturelle d’un homme sur son semblable : le pouvoir  ne peut se fonder en invoquant l&#039;autorité naturelle d&#039;un père sur ses enfants.&lt;br /&gt;
Il n&#039;y a pas d’esclavage naturel.&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau combat ainsi deux fondements possibles donnés parfois au pouvoir politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;&#039;&#039;&#039;La famille est si l&#039;on veut le premier modèle possible des sociétés politiques; le chef est l&#039;image du père, le peuple est l&#039;images des enfants.&#039;&#039;&#039;&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau  combat cette idée en soutenant que le lien qui unit la famille est en fait un lien contractuel. Tout se passe comme si , à partir du moment où les enfant n&#039;ont plus besoin du père pour les nourrir , ils acceptaient par contrat de continuer à se soumettre à  son autorité.&lt;br /&gt;
Dans une famille  le père donne ses soins aux enfants par amour  . Dans une société politique, seul existe chez le chef  le plaisir de commander.&lt;br /&gt;
Rousseau trouve que la comparaison est inadéquate et qu&#039;un chef politique n&#039;a pas à se comparer au père de famille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Affiches de propagande stalinienne: Staline, le petit Père des peuples.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;On prend aussi comme modèle du pouvoir politique , la relation entre le berger et son troupeau&#039;&#039;&#039;.Cette métaphore pastorale suppose une inégalité naturelle entre le berger et son troupeau , ce qui bien sûr est inacceptable pour Rousseau.On peut aussi se demander dans quel intérêt le berger conduit son troupeau. Ect-ce l&#039;intérêt du troupeau ou le sien propre?&lt;br /&gt;
Il mentionne Aristote qui admettait que certains hommes peuvent naître avec une volonté infirme et ont alors besoin d&#039;un maître qui les commande.&lt;br /&gt;
Il égratigne Hobbes au passage car il considère que celui -ci admet la soumission de certains hommes à d&#039;autres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La fin du paragraphe et ironique . Rousseau renvoie une ancienne conception du monde, issue de l&#039;Ancien Testament et en vigueur encore au Moyen Age.Le monde aurait été partage entre les trois fils de Noë.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Livre I chapitre III : Du droit du plus fort==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;La force ne peut être un fondement naturel de l&#039;autorité politique&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le texte distingue l’ordre de la force  de l’ordre du droit, les pouvoirs légitimes de ceux qui ne le sont pas . Deux sortes d’obéissance s’opposent , l ’une morale, l’autre non .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etre soumis à la force, c&#039;est être contraint physiquement .On obéit par prudence, pour rester en vie, sans se sentir moralement tenu d&#039;obéir.&amp;quot;La force est une puissance physique, quelle moralité pourrait résulter de ses effets?&amp;quot; L’exemple de la fin du texte explicite cela .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je donne ma bourse au brigand sous la menace de son arme, si je puis changer le rapport de force en ma faveur, je le fais, ma volonté n&#039;était pas moralement liée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand je reconnais qu&#039;un pouvoir est juste, fondé en droit, quand je le tiens pour légitime, alors au contraire, j&#039;en reconnais moralement la valeur, et j&#039;obéis par conscience, même si ce pouvoir n&#039;a pas la force de me contraindre. Je « dois vouloir » lui obéir . A la force , on obéit «  par nécessité »  , on n’a pas de choix , on obéit par « prudence », c’est à dire pour rester en vie .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;. Quel sens possible peut prendre l&#039;expression  droit du plus fort ?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
C’est une expression courante  Ce pourrait être celui de la dissimulation mentionnée en début de paragraphe. « Le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours le maître, s’il ne transforme sa force en droit et l’obéissance en devoir. » Un pouvoir politique veut régner sur les esprits, recueillir l&#039;adhésion des consciences, au lieu de se contenter d&#039;être le plus fort. Il lui est plus facile de dominer s’il recueille cette adhésion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On verra ainsi au 19ème siècle, Bonaparte arrivé au pouvoir par la force (général en chef de l’Armée d’Italie – coup d’Etat du 18 Brumaire  …..) se parer d’une légitimité de droit divin en se faisait sacrer à Paris.C’est un camouflage : la force ne peut pas vraiment se transformer en droit .Beaucoup de dictateurs  actuels  essaient de trouver dans les urnes, une apparnet légitimité démocratique.&lt;br /&gt;
Dire que la force fonde le droit ne peut avoir qu&#039;un sens ironique:c&#039;est le constat qu&#039;on fait quand les chars soviétiques entrent à Prague en 1968, mais justement pour dire qu&#039;ils sont là en violation de tout droit des peuples à disposer d&#039;eux mêmes, ils sont seulement les plus forts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au sens strict : c’est un « galimatias inexplicable »  L’expression est pour Rousseau, obscure embrouillée, dépourvue de sens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;« Si c’est la force qui fait le droit, l’effet change avec la&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039; &#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;cause » &amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
(le droit, c’est l’effet, la force la cause)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dire que la force fonde le droit revient à dire que chaque fois qu&#039;un plus fort émerge, le droit change .Le plus fort fonde un nouveau droit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est le reproche fait par Rousseau à Hobbes. Le Léviathan (l’état) est là pour assurer la sécurité à l&#039;intérieur et la paix à l&#039;extérieur. S&#039;il est défait sur le champ de bataille, on cesse de lui obéir et le plus fort qui a pris sa place dit le juste et l&#039;injuste. Il fonde un nouveau droit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau ne peut accepter une telle analyse parce qu&#039;à ses yeux, il n&#039;y a pas plusieurs légitimités. « Tout pouvoir légitime est républicain » Le seul pouvoir légitime est celui qui rétablit et assure dans la cité le respect des droits naturels de l&#039;homme et qui supprime les rapports de force entre les membres du corps politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Qu’est ce qu’un droit qui périt quand la force cesse ? » Comme on l’a dit plus haut : on se sent moralement tenu d’obéir à un pouvoir légitime, même si la force n’est plus de son côté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En France,pendant la dernière guerre mondiale, la résistance se met du côté de la légitimité républicaine, même si celle si a été déposée par une occupation militaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;quot;Obéissez aux puissances&amp;quot;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
St Paul écrivait :  « Obéissez aux puissances » (Epître aux Romains ) Le chrétien considère qu&#039;il faut obéir à tout pouvoir politique quelqu&#039;il soit , en y voyant l&#039;émanation de l&#039;autorité de Dieu (Dieu peut aussi envoyer un prince cruel, fléau de Dieu).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau répond à St Paul qu&#039;il faut distinguer entre les pouvoirs politiques, faire la différence entre ceux qui sont justes et ceux qui ne le sont pas, et remédier à l’injustice. « Tout pouvoir vient de Dieu, mais toute maladie en vient aussi, et il n&#039;est pas défendu d&#039;appeler le médecin. » écrit-il.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a donc pour Rousseau un remède à la violence en politique parce qu’on peut  trouver les principes fondant la légitimité d&#039;un pouvoir politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Le pouvoir politique légitime repose donc sur une convention :&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-Livre I Chapitre IV : de l’esclavage. (Il s’agit du pacte d’esclavage ) Il ne suffit pas qu’un pouvoir repose sur un pacte pour être légitime : il y a de mauvais pactes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Livre I chapitre VI : Du pacte social. Rousseau décrit le pacte républicain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Contrat Social Livre I - Chapitre IV De l&#039;esclavage. ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Il s’agit du pacte d’esclavage ).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si les hommes ne peuvent être liés à une autorité par la nature, ou bien par la force, seuls leurs propres engagements peuvent les lier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &#039;&#039;&#039;Puisqu’ aucun homme n’a une autorité naturelle sur son semblable, et puisque la force ne produit aucun droit, restent donc les conventions pour base de toute autorité légitime parmi les hommes&#039;&#039;&#039;. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce préambule résume ce qui précède et annonce le propos qui suit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau veut cependant montrer que certains pactes sont irrecevables, certains engagements sont nuls et non avenus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un homme ne peut se dépouiller de sa liberté. La liberté est inaliénable. Sinon cela n’aurait pas de sens de dire que l’homme naît libre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La critique s’adresse à Hobbes et à la conception du pacte social développé dans le Léviathan.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Grotius est un juriste hollandais qui admet le pacte d’esclavage. Il passe de l’esclavage privé admis à Rome et par la loi juive ( un homme peut se vendre à un autre pour sa subsistance ) à l’idée qu’un peuple peut se vendre. Quand un peuple n’a plus de quoi subsister, il peut se vendre à un chef. Le chef procure la nourriture par la guerre ou le pillage, ou parce qu’il est suffisamment riche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau conteste ce contrat parce qu’il n’y a pas de vraie réciprocité. Le peuple donne tout, mais il n’est pas sûr d’obtenir quelque chose en échange, c’est plutôt lui qui risque d’avoir à subvenir aux besoins du roi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Dire qu’un homme se donne gratuitement, c’est dire une chose absurde et inconcevable … »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le propre de la liberté c’est d’appartenir à celui qui la possède et à lui seul. Un père ne peut donc disposer de la liberté de ses enfants. Rousseau veut soustraire l’enfant aux servitudes familiales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Renoncer à sa liberté, c’est renoncer à sa qualité d’homme » La liberté comprend des droits et des devoirs (puisqu’elle a un sens moral). Renoncer à tout cela, c’est renoncer à ce qui fait le prix de l’humanité. il n’y a pas de compensation possible à ce qui est donné. Une convention suppose deux parties dont chacune apporte et reçoit quelque chose. Il n’y a pas de convention où tous les sacrifices sont d’un seul côté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le contrat proposé par Hobbes dans le Léviathan,  les hommes, pour sortir de l’état de nature qui est un état de guerre perpétuelle s’unissent et remettent tous leurs droits naturels entre les mains d’un pouvoir souverain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le contrat a lieu entre chacun des hommes et tout le reste. Tous s’engagent à se dépouiller de tous leurs droits naturels. Le souverain lui ne s’engage à rien. Son rôle est d’assurer la paix civile.C&#039;est le souverain qui fera la loi et définira le bien et le mal , le juste et l&#039;injuste.Hobbes considère que  tous ont accepté les règles du jeu. Ils ne perdent pas leur liberté, ils ont choisi de déléguer leur souveraineté pour rester en vie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau critique ce contrat en y voyant un pacte d&#039;esclavage; pour lui, même si l&#039;on semble consentir à se dépouiller de sa liberté, un tel contrat, dès qu&#039;il est mis en place est nul et non avenu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
____________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On fonde encore l’esclavage sur une autre sorte de pacte : l’esclavage est censé pouvoir naître du droit de la guerre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le vainqueur aurait un droit de vie ou de mort sur le vaincu et lui donnerait donc la vie contre son esclavage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau réfute cela en disant qu’il n’y a jamais de guerre d’homme à homme. La guerre est une relation d’état à état. Il s’oppose donc à Hobbes qui parle de guerre naturelle de chacun contre tous. La guerre n’a pu naître qu’avec la naissance des états. la guerre a pour seul objet de détruire l’état ennemi et non ses membres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand un combattant pose les armes, il redevient simplement un homme et nul n’a plus le droit de vie ou de mort sur lui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Contrat Social - Livre I - Chapitre VI - Du Pacte Social ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Résumé de ce qui précède&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt; .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au chapitre V, Rousseau a évoqué la première convention par laquelle un peuple se constitue comme peuple .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il pense qu’avant tout choix d’une forme de gouvernement (monarchie , aristocratie), le souverain doit se constituer .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant de se donner par exemple un roi, les membres d’un état doivent d’abord s’être constitués en état, il faut qu’ils créent une puissance publique que Rousseau appelle « le souverain »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour lui la cession de leurs libertés par des particuliers à un chef ( comme le conçoit Hobbes) ne fait pas encore un peuple . Il ne pense pas qu’un peuple puisse naître d’un rapport d’autorité entre un homme et une multitude .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On suppose donc la naissance fictive d’une société . Il n’y a jamais eu, dans l&#039;histoire, de passage entre un état de nature et une société .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Trouver une forme d’association qui défende et protège de toute la force commune, la personne et les biens de chaque associé, et par laquelle chacun s’unissant à tous n’obéisse pourtant qu’à lui même et reste aussi libre qu’auparavant. » (Contrat Social)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
;:;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;BUT&#039;&#039;&#039; : Qu’attend –on de l’état ou du pouvoir politique ? &lt;br /&gt;
La sécurité des personnes et des biens et liberté .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Défendre la personne et les biens »  (Remarque pas de condamnation de la propriété)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On pourrait obtenir la sécurité dans un état fort , en se soumettant à un rapport de force. Cf Hobbes Le Léviathan&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais peut- on légitimer l’abdication de sa liberté ? Peut-on légitimement consentir à se soumettre à un autre homme ? Rousseau affirme qu’on ne peut demander à un homme d’aliéner sa liberté : (rappel de ce qui précède)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Demander à un homme d’aliéner sa liberté, ce serait lui demander de faire une convention qui tourne toute à son désavantage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Je fais avec toi une convention toute à ta charge et toute à mon profit que j’observerai tant qu’il me plaira et que tu observeras tant qu’il me plaira » (‘Contrat Social Livre I chapitre IV)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’état doit être une association d’homme libres et non une association d’esclaves soumis à un maître.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pacte social légitime ne peut être un pacte de soumission. Ici Rousseau s’oppose à Hobbes qui admet que pour trouver la sécurité et la paix civile les hommes peuvent se soumettre tous à un prince disposant de l’autorité absolue.&lt;br /&gt;
&amp;quot;Que chacun s’unissant à tous n’obéisse pourtant qu’à lui même et reste aussi libre qu’auparavant »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pacte social doit garantir la liberté .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pacte social doit empêcher qu’un associé puisse en soumettre un autre à sa volonté. Dans l’état de nature, la garantie de la liberté, c’est l’absence de relations sociales, dans la société, c’est l’autorité du souverain sur tous ses membres. Il faut libérer le citoyen d’une servitude particulière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pacte doit faire en sorte que chacun demeure « aussi libre qu’auparavant » c’est à dire jouisse d’une liberté sous la loi qui compense l’abandon de sa liberté naturelle. (le « auparavant » renvoie à un état de nature , à une situation – fictive - où la relation politique n’existe pas) . Il faut que chaque membre du corps politique soit préservé d’une relation de dépendance personnelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
( que « chacun n’obéisse qu’à soi même ») . C’est en obéissant à la loi qu’on sera préservé d’obéir à un autre homme, mais évidemment, il faut que la loi remplisse certaines conditions  pour qu’il y ait liberté d’autonomie ..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les clauses d’un Contrat permettant de remplir ces conditions sont universelles et nécessaires , elle sont posées par la raison telle qu’elle est chez tous les hommes . Elles n’ont peut être jamais été «  formellement énoncées ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On ne peut se référer à un événement historique. Il s’agit d’une réflexion sur ce que doit être le Contrat à la base d’une société juste, non violente. C’est un Contrat « tacite », non exprimé réellement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;MOYENS&#039;&#039;&#039; : Les clauses du Contrat :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une clause = c’est une disposition d’un acte juridique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«  L’aliénation totale de chaque associé avec tous ses droits à toute la communauté »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il peut être curieux de constater que le chemin de la liberté passe par l’aliénation de tous les droits .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la théorie de Hobbes l’aliénation est aussi totale. (Spinoza pense qu’on ne peut aliéner sa liberté de penser , sa liberté religieuse ) mais chez Hobbes chacun s’engage vis à vis de tous les autres à ne plus exercer son droit naturel ,( à se défendre soi même par exemple) ; chacun s’engage vis à vis de chacun , la communauté n’apparaît pas . Le souverain seul demeure libre et profite de l’abstention de tous les autres. La loi désormais, c’est la volonté du prince , il n’y a pas d’autre droit que celui dont il décide . Il dit le juste et l’injuste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chez Rousseau chacun abandonne ses « droits » , il faut plutôt dire sa liberté naturelle , à se conserver par exemple . Et cet abandon est fait en faveur de toute la communauté, pas d’un autre homme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun s’en dépouille également, pour qu’il n’y ait pas de privilèges, et pas de rapports de dépendance. « La condition est égale pour tous » l’égalité est une condition de la liberté. Si la condition n’était pas égale pour tous, les plus forts , les )plus indépendants pourraient réduire les autres sous leur dépendance .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’union sera d’autant plus parfaite que personne n’aura rien gardé de ses droits naturels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun reçoit en échange des droits civils, c’est à dire des droits garantis par la loi : propriété de ses biens, liberté civile . C’est la loi qui lui confère ces droits là. Le juste et l’injuste sont maintenant définis par la loi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On se donne à une collectivité et non pas à un particulier. « Chacun se donnant à tous ne se donne à personne »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On obéit à un être impersonnel ; et cette collectivité va mieux garantir les droits qu’elle me donnera que je ne pouvais moi même garantir mes droit par ma simple force .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«  Chacun de nous met en commun sa personne et toute sa puissance sous la suprême direction de la volonté générale »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun promet d’obéir à la loi. On peut être libre en obéissant. Il faut donc comprendre comment l’obéissance à la loi, peut garantir à chacun une forme de liberté. L’obéissance à la loi préserve d’obéir à un autre homme . Le citoyen, libéré d’une servitude particulière n’est pas non plus écrasé par le joug de la communauté ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette loi garantie de la liberté n’est pas quelconque. Elle est volonté générale. « Sous la suprême direction de la volonté générale »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu’est ce que la volonté générale ? Elle vise au bien commun. Elle va donc dans le sens de l’intérêt véritable de chacun à la différence de ce que Rousseau appelle la « volonté de tous » qui n’est qu’une somme d’intérêts particuliers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dégager la volonté générale est possible, si un intérêt commun unit les citoyens. Elle n’est pas sacrifice de soi, mais dérive de l’amour de soi . « Faire le bien pour le bien, c’est le faire pour soi, dans son propre intérêt »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est une règle de justice que le citoyen conscient des conditions de vie en société accepte pour son bien, sa sécurité personnelle et la sauvegarde de sa liberté. En obéissant à la volonté générale, je travaille au bien commun en même temps qu’à mon propre bien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la loi ne représente qu’une somme d’intérêts particuliers, au lieu de viser le bien commun, des rapports de dépendance demeurent. On peut se retrouver soumis aux intérêts des autres : la loi n’exprimerait que la défense des intérêts de quelques uns .(par ex en termes modernes des intérêts économiques d’une minorité)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Précisons ce qu’est une loi : rappel&amp;lt;/u&amp;gt; .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« C’est une déclaration de la volonté générale sur un objet d’intérêt commun »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« C’est quand tout le peuple statue sur tout le peuple ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La loi doit émaner de tout le peuple et ne jamais statuer sur un cas particulier. ((Par exemple si la loi dit qu’il y aura des privilèges, elle ne dit pas quel particulier doit en jouir). Statuer sur un cas particulier c’est appliquer la loi, c’est un acte de magistrature.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’indépendance, au sens de « faire ce qui me plait » n’est pas pour Rousseau la vraie liberté. C’est une liberté précaire qui n’a pas de consistance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« On a beau vouloir confondre l&#039;indépendance et la liberté, ces deux choses sont si différentes que même elles s&#039;excluent mutuellement. Quand chacun fait ce qu&#039;il lui plaît, on fait souvent ce qui déplaît à d&#039;autres, et cela ne s&#039;appelle pas un état libre. La liberté consiste moins à faire sa volonté qu&#039;à n&#039;être pas soumis à celle d&#039;autrui; elle consiste encore à ne pas soumettre la volonté d&#039;autrui à la nôtre. Quiconque est maître ne peut être libre, et régner c&#039;est obéir. » Lettres écrites de la Montagne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’acte d’association produit une « République » . Le mot signifie «  chose publique » parce qu l’intérêt commun y est préservé .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le souverain, dans l’usage courant, c’est une personne, le roi, l’empereur. Rousseau entend par là ceux qui ont le pouvoir de faire les lois et qui exercent ce pouvoir. le souverain est actif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’état, c’est le peuple, en tant qu’il observe les lois, c’est l’ensemble des hommes soumis aux mêmes lois, qui sont donc passifs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le citoyen, est le membre du corps politique en tant qu’il est actif, il fait la loi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chaque citoyen obéit aussi à la loi, en tant qu’il obéit, il est « sujet » soumis à la loi. Mais on n’est jamais seulement sujet dans une république, toujours en même temps citoyen et sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Livre I Chapitre VII - Du Souverain==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Fin du chapitre : « En effet, chaque individu peut comme homme … énormes abus »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau y montre que le recours à la force est nécessaire et légitime pour garantir le droit . une communauté juridique suppose une limitation réciproque des libertés en présence .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun des membres du corps politique ayant voté la loi perçoit sa nécessité et souhaite l’imposer aux autres tout en préférant s’en exempter soi même. «  Chaque individu peut comme homme avoir une volonté particulière contraire ou dissemblable à la volonté générale qu’il a comme citoyen »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le citoyen est soucieux du bien commun, le particulier ne voit que son intérêt propre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S’il s’agissait de moralité, la loi morale doit être respectée vis à vis des autres alors que les autres ne la respectent pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ici, il s’agit de droit, celui qui viole la loi me donne le droit de le forcer  à respecter ma liberté, de m’affranchir du droit à son égard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est l’état qui exerce cette contrainte. L’état fait la synthèse de la loi et de la force.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Attention, il s’agit de mettre la force au service du droit ( et non pas de fonder le droit sur un rapport de force .)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par le contrat social, nous nous engageons tacitement à accepter qu’on nous contraigne par la force à observer les lois .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne s’agit pas de violence , la violence est un abus de la force pour plier les volontés, mais il s’agit d’une contrainte légale, contrainte exercée selon les formes de la loi. ( la loi définit les sanctions etc. )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau met la force au service du droit pour garantir à chaque citoyen qu’il ne sera pas dupe, et que,tandis qu’il obéira aux lois, les autres ne désobéiront pas . Chacun peut rester hors du pacte et renoncer aux avantages de la société : mais s’il en accepte les avantages, il accepte par là qu’on le contraigne à en supporter les obligations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’où l’expression : « on le forcera à être libre » La volonté générale soumet également tous les citoyens . Il n’y a plus de rapports «  de dépendance personnelle ». Si tout le monde obéit à la loi , personne n’est esclave d’un autre homme , mais encore faut –il que la loi soit respectée .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La lecture de ce passage peut –être complétée par la lecture du LIVRE II Chapitre 5 : Du droit de vie et de mort .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau y montre que l’exercice de la contrainte légale peut aller jusqu’au recours à la peine de mort :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La loi me protège de l’assassin , mais pour jouir de cette protection , j’ai consenti à mourir si je le deviens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Livre I Chapitre VIII : De l&#039;état civil.==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau fait dans ce chapitre le bilan de ce que la vie en société apporte à l’homme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il fait le bilan d’un double passage :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un passage fictif de l’état de nature à l’état de société . ( Rappelons que l’état de nature est une fiction ) qui lui permet de montrer que l’homme n’est homme que lorsqu’il vit en société .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un passage plus précis à une société où existent des bonnes lois, celles du Contrat social . on découvre alors que l’homme accède à la liberté moral.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;Le début du texte reprend les thèses du deuxième discours&amp;lt;/&#039;&#039;font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt; : l’homme naturel est un animal robuste , ou encore dit le passage « un animal stupide et borné » qui vivant seul ne parle pas, ne pense pas , n’a pas de vie affective , et n’a pas encore actualisé sa perfectibilité .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour décrire l’homme naturel, Rousseau emploie le vocabulaire de l’animalité : il est conduit par ses instincts, son impulsion physique, est gouverné par ses appétits . Il va dans le sens de ses penchants , ou de ses inclinations naturelles . Kant dirait : il obéit au mécanisme de la nature . Son humanité n’est qu’en puissance : il est perfectible .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vie sociale seule permet à un homme de se réaliser . il se développe intellectuellement et s’élève à l’idée du droit et de la moralité . Il appréhende la justice, il connaît le bien et le mal . Sa raison s’est développée . (grâce au langage). La fin du paragraphe dit qu’il devient « un être intelligent et un homme »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau ne condamne pas la vie sociale , bien au contraire , la société n’est pas par essence corruptrice .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Seuls « les abus » de l’état social dégradent l’homme , et il faut entendre par là la violence et les inégalités sociales cautionnées par les mauvaises lois .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’homme perd en société sa liberté d’indépendance : «  il se prive de plusieurs avantages qu’il tient de la nature » .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il gagne beaucoup : facultés développées , sentiments ennoblis, âme élevée .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le bilan fait est positif «  il devrait bénir l’instant heureux »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Contrat Social permet justement de corriger les « abus » et de faire en sorte que la perfectibilité de l’homme s »accomplisse au mieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Rousseau fait maintenant le bilan de ce qu’apporte le Contrat Social. (son but : sécurité des personnes et des biens et liberté )&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la liberté naturelle succède une liberté civile, sous la loi ( la liberté du citoyen) . Mais la liberté naturelle est précaire, elle n’a de « bornes que les forces de l’individu » Chacun protège soi même sa liberté de la force des autres, les rapports de force risquent de lui faire perdre toute consistance . La liberté civile est une liberté sous la loi qui reçoit l’appui de toute la force de la communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il en en de même en ce qui concerne les biens . Sans loi, il n’y a qu’une « possession » précaire , garantie par la force de chacun . Le Contrat social assure une « propriété «  garantie par la loi . « fondée sur un titre positif » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On découvre que Rousseau donne encore au Contrat une troisième fin : il assure au citoyen l’accès à « la liberté morale ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etre soumis à une loi raisonnable qu’on a soi même votée (liberté d’autonomie ) éduque l’homme . Chaque fois qu’elle lui interdit le laisser aller «  à l’impulsion du seul appétit » elle l’aide à devenir raisonnable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La formule est déjà kantienne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Contre le sens commun qui définit la liberté comme «  faire ce qui nous plait » Rousseau définit un degré supérieur de liberté , la liberté raisonnable ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau rapproche donc morale et politique. Il ne s’agit pas ici d’une discussion sur les moyens de la politique, mais bien sur ses fins. Rousseau. donne à la politique une fin morale. Est- ce bien à l’état de rendre moral le citoyen ? La moralité n’est –elle pas une affaire privée ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Livre II Chapitre III - Si la volonté générale peut errer ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En complément du livre I chapitre VI . Du pacte social )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau y précise la définition de la volonté générale et énonce les conditions à réunir pour que la loi soit bien volonté générale .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On a posé par définition que la loi doit être volonté générale et viser le bien commun . Elle est « toujours droite et tend toujours à l’utilité publique ». La République suppose la foi dans la capacité politique du peuple ( à la différence des régimes fascistes par exemple) . Rousseau pense que le peuple dans son ensemble veut son bien , et ne peut être corrompu, c’est à dire que sa volonté ne peut être déviée de son objet nécessaire , mais il peut rester à distance de ce but s’il ne parvient pas à définir son bien . Rousseau exclut que la volonté gnérale se délègue , elle ne doit pas être transmise à des représentants , ce qui pourrait la corrompre .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Montesquieu écrivait que le peuple était tout juste bon à choisir des représentants ).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La volonté générale, c’est celle qui prend corps dans l’ensemble des citoyens, l’objet de cette volonté générale ne peut être que l’égalité en vue de la liberté . la volonté générale vise à « l’intérêt commun » .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La volonté générale est possible, si un intérêt commun unit les citoyens. Elle n’est pas sacrifice de soi, mais dérive de l’amour de soi . « Faire le bien pour le bien, c’est le faire pour soi, dans son propre intérêt »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est une règle de justice que le citoyen conscient des conditions de vie en société accepte pour son bien, sa sécurité personnelle et la sauvegarde de sa liberté. En obéissant à la volonté générale, je travaille au bien commun en même temps qu’à mon propre bien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais en chaque citoyen reste quelque chose de sa nature d’être particulier . C’est en ce sens d’ailleurs qu’il a promis d’obéir à la loi . La volonté de tous , par opposition à la volonté générale , c’est la somme des volontés particulières . Elle « regarde à l’intérêt privé » Si la loi ne représente qu’une somme d’intérêt particuliers, au lieu de viser le bien commun, des rapports de dépendance demeurent. On peut se retrouver soumis aux intérêts des autres : la loi n’exprimerait que la défense des intérêts de quelques uns .(par ex en termes modernes des intérêts économiques d’une minorité.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a pour Rousseau un intérêt commun , mais chacun obéit à deux mobiles : le recherche de l’intérêt commun et la poursuite de son intérêt particulier . Il faudrait que ceux qui confondent intérêt commun et interêt particulier soient éliminés pour obtenir la volonté générale dans sa pureté . Rousseau croit qu’elle sortira de la somme (algébrique) des différences Chez ceux qui suivent leur intérêt particulier , il n’y a pas de raison que le nombre des cas ou l’intérêt particulier s’oppose à l’intérêt commun soit plus grand que les cas où il va dans le même sens . Ces cas s’annuleront et il restera les cas où l’intérêt commun l’emporte sur l’intérêt particulier . Il faut que toutes les influences qui s’exercent sur le corps politique soient bien dégagées . En ce sens, Rousseau préfère qu’ils n’y ait pas dans le corps politique «  de brigues »   ou « d’associations  partielles », (nous dirions par exemple de partis politiques, le nombre d’opinions qui se confrontent diminue et la loi des grands nombres ne joue plus .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut espérer que chaque citoyen fasse abstraction de ses intérêts particuliers et statue en fonction de sa conception raisonnable du bien commun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Beaucoup de conditions sont à réunir pour que la volonté générale soit bien dégagée , et en particulier des conditions d’information du citoyen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Si le citoyen suffisamment informé délibère » Sous cette formule, se cache le renvoi à de multiples conditions Il faut de l’instruction, (Cf Condorcet) toute république instruit le peuple , une bonne circulation d’une information pluraliste, ce qui suppose la liberté d’opinions . Il faut qu’il ait de la vertu et du civisme , c’est à dire de la part de chacun un intérêt pour la chose publique : il faut savoir distraire du temps à sa vie privée .Il faut que les questions politiques ne soient pas trop complexes pour être à la portée de citoyens ordinaires . (On verra Tocqueville dénoncer dès 1835 les dérives de la démocratie américaine )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB : Il y a toujours un danger que des intérêts particuliers soient pris en compte. Rousseau écrit que le peuple veut toujours le bien, mais qu’il ne le voit pas toujours ; (D’où l’intervention du législateur : il faudrait un Dieu pour donner la loi aux hommes, formule qui est l’expression d’un constat d’impuissance : le peuple sera-t-il jamais capable de se donner de bonnes lois ? On sait très bien qu’on ne trouvera jamais de législateur divin, et les législateurs humains ont trop tendance à faire les lois à leur profit .) (Livre II chapitre VII )&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amb</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://philo.dyndns.info/index.php?title=Le_Contrat_Social_de_Rousseau&amp;diff=1179</id>
		<title>Le Contrat Social de Rousseau</title>
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		<updated>2011-01-29T18:00:54Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amb : /* Contrat Social Livre I - Chapitre IV De l&amp;#039;esclavage. */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=Le Contrat Social. Jean Jacques Rousseau.=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Liste des Extraits étudiés:===&lt;br /&gt;
Chapitre 1 :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre III : Du droit du plus fort.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre IV : De l’esclavage. « Renoncer à sa liberté, c’est renoncer à sa qualité d’homme … n’a aucun sens. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre VI : Du pacte social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre VII : Fin du chapitre sur la nécessaire obéissance à la loi « Chaque individu&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
peut comme homme avoir une volonté particulière contraire …abus »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre VIII. De l’état civil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LIVRE II&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre III : Si la volonté générale peut errer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’à : « l’avis qui l’emporte n’est qu’un avis particulier »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LIVRE III&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre IV :   De la démocratie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LIVRE IV :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre VIII : De la religion civile.  Extrait : «  Il  y a donc une profession de foi purement civile … les cultes que nous avons exclus. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Contrat Social : Livre I Chapitre 1 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau annonce son projet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’homme est né libre et partout, il est dans les fers »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &#039;&#039;&#039;L’homme est né libre&#039;&#039;&#039; » reprend la thèse du 2ème discours. (Discours sur l’Origine et les Fondements de l’Inégalité parmi les hommes)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En développant la fiction de l’état de nature, Rousseau a montré que les hommes y jouissent d’une liberté d’indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’homme y est pensé sans relation avec Dieu (non soumis à l&#039;autorité de Dieu )et nul homme n’a par nature une autorité sur un autre homme. Nul ne naît pour être maître, nul ne naît pour être esclave. Chacun a seul par nature  autorité sur soi même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &#039;&#039;&#039;Partout il est dans les fers&#039;&#039;&#039; » : renvoie à l’analyse du fait, de la réalité historique. Dans son époque Rousseau découvre des lois inégalitaires instaurant la domination des uns sur les autres.Quand il écrit le Contrat Social, le régime politique en France est celui de la Monarchie de droit divin, et il existe des privilèges liés à la naissance ( privilèges aristocratiques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne faut pas imaginer que les « maîtres » sont libres. Quand des rapports de violence existent entre les hommes, le maître a besoin de son esclave pour sa subsistance, il a besoin aussi de s’assurer de la fidélité de ceux qui lui sont soumis. Moralement, il est prisonnier de ses propres passions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S’il n’y avait pas de droit, il n’y aurait entre les hommes que des rapports de force ; le problème politique serait simple : obéir quand on ne peut pas faire autrement et « secouer le joug » quand on peut renverser le rapport de force.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais Rousseau veut se placer dans l’ordre du droit : qu’est-ce qui fonde un pouvoir politique, qu’est ce qui le rend légitime et l’autorise à donner des ordres? Le but de l&#039;ouvrage, c&#039;est la recherche du pouvoir politique légitime.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Rousseau annonce le plan de sa démarche : &#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur quoi se fonde le droit ? (qu’est ce qui autorise un pouvoir politique à donner des ordres et à se faire obéir ? )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &#039;&#039;&#039;Ce droit ne vient pas de nature&#039;&#039;&#039; » puisque nous l’avons vu plus haut rien ne fonde dans la nature un homme à se faire obéir d’un autre homme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau examinera dans le texte les fondements naturels que certains auteurs prétendent donner au pouvoir politique. Ils les réfutera.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &#039;&#039;&#039;Il est donc fondé sur des conventions&#039;&#039;&#039; » Les hommes n’ayant à se plier à aucune puissance naturelle, leur obéissance ne peut résulter que de leurs propres engagements.Il faut qu&#039;ils consentent à obéir. Il faut que par un accord, un contrat, les hommes délèguent à un pouvoir politique l’autorité que chacun d’entre eux a par nature sur soi même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est ce qui explique le titre : &#039;&#039;&#039;Le Contrat Social&#039;&#039;&#039;.  Si les hommes vivent en société politique sous la loi qule but poursuivent-ils?&lt;br /&gt;
Que consentent-ils à abandonner ? Que souhaitent-ils recevoir en échange ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il s’agit de savoir quelles sont ces conventions » . Rousseau réfutera les conventions qui lui paraissent inacceptables. Son adversaire politique est Hobbes ainsi qu&#039;un juriste Hollandais Grotius ( Hugo De Groot)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faudra choisir entre les conventions possibles : tous les contrats ne sont pas acceptables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
______________________________________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Livre I Chapitre II Des premières sociétés ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Il n’y a pas d’autorité naturelle d’un homme sur son semblable : le pouvoir  ne peut se fonder en invoquant l&#039;autorité naturelle d&#039;un père sur ses enfants.&lt;br /&gt;
Il n&#039;y a pas d’esclavage naturel.&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau combat ainsi deux fondements possibles donnés parfois au pouvoir politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;&#039;&#039;&#039;La famille est si l&#039;on veut le premier modèle possible des sociétés politiques; le chef est l&#039;image du père, le peuple est l&#039;images des enfants.&#039;&#039;&#039;&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau  combat cette idée en soutenant que le lien qui unit la famille est en fait un lien contractuel. Tout se passe comme si , à partir du moment où les enfant n&#039;ont plus besoin du père pour les nourrir , ils acceptaient par contrat de continuer à se soumettre à  son autorité.&lt;br /&gt;
Dans une famille  le père donne ses soins aux enfants par amour  . Dans une société politique, seul existe chez le chef  le plaisir de commander.&lt;br /&gt;
Rousseau trouve que la comparaison est inadéquate et qu&#039;un chef politique n&#039;a pas à se comparer au père de famille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Affiches de propagande stalinienne: Staline, le petit Père des peuples.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;On prend aussi comme modèle du pouvoir politique , la relation entre le berger et son troupeau&#039;&#039;&#039;.Cette métaphore pastorale suppose une inégalité naturelle entre le berger et son troupeau , ce qui bien sûr est inacceptable pour Rousseau.On peut aussi se demander dans quel intérêt le berger conduit son troupeau. Ect-ce l&#039;intérêt du troupeau ou le sien propre?&lt;br /&gt;
Il mentionne Aristote qui admettait que certains hommes peuvent naître avec une volonté infirme et ont alors besoin d&#039;un maître qui les commande.&lt;br /&gt;
Il égratigne Hobbes au passage car il considère que celui -ci admet la soumission de certains hommes à d&#039;autres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La fin du paragraphe et ironique . Rousseau renvoie une ancienne conception du monde, issue de l&#039;Ancien Testament et en vigueur encore au Moyen Age.Le monde aurait été partage entre les trois fils de Noë.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Livre I chapitre III : Du droit du plus fort==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;La force ne peut être un fondement naturel de l&#039;autorité politique&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le texte distingue l’ordre de la force  de l’ordre du droit, les pouvoirs légitimes de ceux qui ne le sont pas . Deux sortes d’obéissance s’opposent , l ’une morale, l’autre non .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etre soumis à la force, c&#039;est être contraint physiquement .On obéit par prudence, pour rester en vie, sans se sentir moralement tenu d&#039;obéir.&amp;quot;La force est une puissance physique, quelle moralité pourrait résulter de ses effets?&amp;quot; L’exemple de la fin du texte explicite cela .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je donne ma bourse au brigand sous la menace de son arme, si je puis changer le rapport de force en ma faveur, je le fais, ma volonté n&#039;était pas moralement liée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand je reconnais qu&#039;un pouvoir est juste, fondé en droit, quand je le tiens pour légitime, alors au contraire, j&#039;en reconnais moralement la valeur, et j&#039;obéis par conscience, même si ce pouvoir n&#039;a pas la force de me contraindre. Je « dois vouloir » lui obéir . A la force , on obéit «  par nécessité »  , on n’a pas de choix , on obéit par « prudence », c’est à dire pour rester en vie .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;. Quel sens possible peut prendre l&#039;expression  droit du plus fort ?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
C’est une expression courante  Ce pourrait être celui de la dissimulation mentionnée en début de paragraphe. « Le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours le maître, s’il ne transforme sa force en droit et l’obéissance en devoir. » Un pouvoir politique veut régner sur les esprits, recueillir l&#039;adhésion des consciences, au lieu de se contenter d&#039;être le plus fort. Il lui est plus facile de dominer s’il recueille cette adhésion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On verra ainsi au 19ème siècle, Bonaparte arrivé au pouvoir par la force (général en chef de l’Armée d’Italie – coup d’Etat du 18 Brumaire  …..) se parer d’une légitimité de droit divin en se faisait sacrer à Paris.C’est un camouflage : la force ne peut pas vraiment se transformer en droit .Beaucoup de dictateurs  actuels  essaient de trouver dans les urnes, une apparnet légitimité démocratique.&lt;br /&gt;
Dire que la force fonde le droit ne peut avoir qu&#039;un sens ironique:c&#039;est le constat qu&#039;on fait quand les chars soviétiques entrent à Prague en 1968, mais justement pour dire qu&#039;ils sont là en violation de tout droit des peuples à disposer d&#039;eux mêmes, ils sont seulement les plus forts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au sens strict : c’est un « galimatias inexplicable »  L’expression est pour Rousseau, obscure embrouillée, dépourvue de sens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;« Si c’est la force qui fait le droit, l’effet change avec la&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039; &#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;cause » &amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
(le droit, c’est l’effet, la force la cause)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dire que la force fonde le droit revient à dire que chaque fois qu&#039;un plus fort émerge, le droit change .Le plus fort fonde un nouveau droit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est le reproche fait par Rousseau à Hobbes. Le Léviathan (l’état) est là pour assurer la sécurité à l&#039;intérieur et la paix à l&#039;extérieur. S&#039;il est défait sur le champ de bataille, on cesse de lui obéir et le plus fort qui a pris sa place dit le juste et l&#039;injuste. Il fonde un nouveau droit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau ne peut accepter une telle analyse parce qu&#039;à ses yeux, il n&#039;y a pas plusieurs légitimités. « Tout pouvoir légitime est républicain » Le seul pouvoir légitime est celui qui rétablit et assure dans la cité le respect des droits naturels de l&#039;homme et qui supprime les rapports de force entre les membres du corps politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Qu’est ce qu’un droit qui périt quand la force cesse ? » Comme on l’a dit plus haut : on se sent moralement tenu d’obéir à un pouvoir légitime, même si la force n’est plus de son côté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En France,pendant la dernière guerre mondiale, la résistance se met du côté de la légitimité républicaine, même si celle si a été déposée par une occupation militaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;quot;Obéissez aux puissances&amp;quot;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
St Paul écrivait :  « Obéissez aux puissances » (Epître aux Romains ) Le chrétien considère qu&#039;il faut obéir à tout pouvoir politique quelqu&#039;il soit , en y voyant l&#039;émanation de l&#039;autorité de Dieu (Dieu peut aussi envoyer un prince cruel, fléau de Dieu).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau répond à St Paul qu&#039;il faut distinguer entre les pouvoirs politiques, faire la différence entre ceux qui sont justes et ceux qui ne le sont pas, et remédier à l’injustice. « Tout pouvoir vient de Dieu, mais toute maladie en vient aussi, et il n&#039;est pas défendu d&#039;appeler le médecin. » écrit-il.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a donc pour Rousseau un remède à la violence en politique parce qu’on peut  trouver les principes fondant la légitimité d&#039;un pouvoir politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Le pouvoir politique légitime repose donc sur une convention :&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-Livre I Chapitre IV : de l’esclavage. (Il s’agit du pacte d’esclavage ) Il ne suffit pas qu’un pouvoir repose sur un pacte pour être légitime : il y a de mauvais pactes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Livre I chapitre VI : Du pacte social. Rousseau décrit le pacte républicain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Contrat Social Livre I - Chapitre IV De l&#039;esclavage. ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Il s’agit du pacte d’esclavage ).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si les hommes ne peuvent être liés à une autorité par la nature, ou bien par la force, seuls leurs propres engagements peuvent les lier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &#039;&#039;&#039;Puisqu’ aucun homme n’a une autorité naturelle sur son semblable, et puisque la force ne produit aucun droit, restent donc les conventions pour base de toute autorité légitime parmi les hommes&#039;&#039;&#039;. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce préambule résume ce qui précède et annonce le propos qui suit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau veut cependant montrer que certains pactes sont irrecevables, certains engagements sont nuls et non avenus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un homme ne peut se dépouiller de sa liberté. La liberté est inaliénable. Sinon cela n’aurait pas de sens de dire que l’homme naît libre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La critique s’adresse à Hobbes et à la conception du pacte social développé dans le Léviathan.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Grotius est un juriste hollandais qui admet le pacte d’esclavage. Il passe de l’esclavage privé admis à Rome et par la loi juive ( un homme peut se vendre à un autre pour sa subsistance ) à l’idée qu’un peuple peut se vendre. Quand un peuple n’a plus de quoi subsister, il peut se vendre à un chef. Le chef procure la nourriture par la guerre ou le pillage, ou parce qu’il est suffisamment riche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau conteste ce contrat parce qu’il n’y a pas de vraie réciprocité. Le peuple donne tout, mais il n’est pas sûr d’obtenir quelque chose en échange, c’est plutôt lui qui risque d’avoir à subvenir aux besoins du roi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Dire qu’un homme se donne gratuitement, c’est dire une chose absurde et inconcevable … »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le propre de la liberté c’est d’appartenir à celui qui la possède et à lui seul. Un père ne peut donc disposer de la liberté de ses enfants. Rousseau veut soustraire l’enfant aux servitudes familiales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Renoncer à sa liberté, c’est renoncer à sa qualité d’homme » La liberté comprend des droits et des devoirs (puisqu’elle a un sens moral). Renoncer à tout cela, c’est renoncer à ce qui fait le prix de l’humanité. il n’y a pas de compensation possible à ce qui est donné. Une convention suppose deux parties dont chacune apporte et reçoit quelque chose. Il n’y a pas de convention où tous les sacrifices sont d’un seul côté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le contrat proposé par Hobbes dans le Léviathan,  les hommes, pour sortir de l’état de nature qui est un état de guerre perpétuelle s’unissent et remettent tous leurs droits naturels entre les mains d’un pouvoir souverain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le contrat a lieu entre chacun des hommes et tout le reste. Tous s’engagent à se dépouiller de tous leurs droits naturels. Le souverain lui ne s’engage à rien. Son rôle est d’assurer la paix civile.C&#039;est le souverain qui fera la loi et définira le bien et le mal , le juste et l&#039;injuste.Hobbes considère que  tous ont accepté les règles du jeu. Ils ne perdent pas leur liberté, ils ont choisi de déléguer leur souveraineté pour rester en vie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
____________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On fonde encore l’esclavage sur une autre sorte de pacte : l’esclavage est censé pouvoir naître du droit de la guerre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le vainqueur aurait un droit de vie ou de mort sur le vaincu et lui donnerait donc la vie contre son esclavage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau réfute cela en disant qu’il n’y a jamais de guerre d’homme à homme. La guerre est une relation d’état à état. Il s’oppose donc à Hobbes qui parle de guerre naturelle de chacun contre tous. La guerre n’a pu naître qu’avec la naissance des états. la guerre a pour seul objet de détruire l’état ennemi et non ses membres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand un combattant pose les armes, il redevient simplement un homme et nul n’a plus le droit de vie ou de mort sur lui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Contrat Social - Livre I - Chapitre VI - Du Pacte Social ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Résumé de ce qui précède&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt; .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au chapitre V, Rousseau a évoqué la première convention par laquelle un peuple se constitue comme peuple .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il pense qu’avant tout choix d’une forme de gouvernement (monarchie , aristocratie), le souverain doit se constituer .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant de se donner par exemple un roi, les membres d’un état doivent d’abord s’être constitués en état, il faut qu’ils créent une puissance publique que Rousseau appelle « le souverain »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour lui la cession de leurs libertés par des particuliers à un chef ( comme le conçoit Hobbes) ne fait pas encore un peuple . Il ne pense pas qu’un peuple puisse naître d’un rapport d’autorité entre un homme et une multitude .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On suppose donc la naissance fictive d’une société . Il n’y a jamais eu, dans l&#039;histoire, de passage entre un état de nature et une société .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Trouver une forme d’association qui défende et protège de toute la force commune, la personne et les biens de chaque associé, et par laquelle chacun s’unissant à tous n’obéisse pourtant qu’à lui même et reste aussi libre qu’auparavant. » (Contrat Social)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
;:;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;BUT&#039;&#039;&#039; : Qu’attend –on de l’état ou du pouvoir politique ? &lt;br /&gt;
La sécurité des personnes et des biens et liberté .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Défendre la personne et les biens »  (Remarque pas de condamnation de la propriété)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On pourrait obtenir la sécurité dans un état fort , en se soumettant à un rapport de force. Cf Hobbes Le Léviathan&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais peut- on légitimer l’abdication de sa liberté ? Peut-on légitimement consentir à se soumettre à un autre homme ? Rousseau affirme qu’on ne peut demander à un homme d’aliéner sa liberté : (rappel de ce qui précède)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Demander à un homme d’aliéner sa liberté, ce serait lui demander de faire une convention qui tourne toute à son désavantage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Je fais avec toi une convention toute à ta charge et toute à mon profit que j’observerai tant qu’il me plaira et que tu observeras tant qu’il me plaira » (‘Contrat Social Livre I chapitre IV)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’état doit être une association d’homme libres et non une association d’esclaves soumis à un maître.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pacte social légitime ne peut être un pacte de soumission. Ici Rousseau s’oppose à Hobbes qui admet que pour trouver la sécurité et la paix civile les hommes peuvent se soumettre tous à un prince disposant de l’autorité absolue.&lt;br /&gt;
&amp;quot;Que chacun s’unissant à tous n’obéisse pourtant qu’à lui même et reste aussi libre qu’auparavant »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pacte social doit garantir la liberté .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pacte social doit empêcher qu’un associé puisse en soumettre un autre à sa volonté. Dans l’état de nature, la garantie de la liberté, c’est l’absence de relations sociales, dans la société, c’est l’autorité du souverain sur tous ses membres. Il faut libérer le citoyen d’une servitude particulière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pacte doit faire en sorte que chacun demeure « aussi libre qu’auparavant » c’est à dire jouisse d’une liberté sous la loi qui compense l’abandon de sa liberté naturelle. (le « auparavant » renvoie à un état de nature , à une situation – fictive - où la relation politique n’existe pas) . Il faut que chaque membre du corps politique soit préservé d’une relation de dépendance personnelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
( que « chacun n’obéisse qu’à soi même ») . C’est en obéissant à la loi qu’on sera préservé d’obéir à un autre homme, mais évidemment, il faut que la loi remplisse certaines conditions  pour qu’il y ait liberté d’autonomie ..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les clauses d’un Contrat permettant de remplir ces conditions sont universelles et nécessaires , elle sont posées par la raison telle qu’elle est chez tous les hommes . Elles n’ont peut être jamais été «  formellement énoncées ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On ne peut se référer à un événement historique. Il s’agit d’une réflexion sur ce que doit être le Contrat à la base d’une société juste, non violente. C’est un Contrat « tacite », non exprimé réellement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;MOYENS&#039;&#039;&#039; : Les clauses du Contrat :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une clause = c’est une disposition d’un acte juridique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«  L’aliénation totale de chaque associé avec tous ses droits à toute la communauté »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il peut être curieux de constater que le chemin de la liberté passe par l’aliénation de tous les droits .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la théorie de Hobbes l’aliénation est aussi totale. (Spinoza pense qu’on ne peut aliéner sa liberté de penser , sa liberté religieuse ) mais chez Hobbes chacun s’engage vis à vis de tous les autres à ne plus exercer son droit naturel ,( à se défendre soi même par exemple) ; chacun s’engage vis à vis de chacun , la communauté n’apparaît pas . Le souverain seul demeure libre et profite de l’abstention de tous les autres. La loi désormais, c’est la volonté du prince , il n’y a pas d’autre droit que celui dont il décide . Il dit le juste et l’injuste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chez Rousseau chacun abandonne ses « droits » , il faut plutôt dire sa liberté naturelle , à se conserver par exemple . Et cet abandon est fait en faveur de toute la communauté, pas d’un autre homme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun s’en dépouille également, pour qu’il n’y ait pas de privilèges, et pas de rapports de dépendance. « La condition est égale pour tous » l’égalité est une condition de la liberté. Si la condition n’était pas égale pour tous, les plus forts , les )plus indépendants pourraient réduire les autres sous leur dépendance .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’union sera d’autant plus parfaite que personne n’aura rien gardé de ses droits naturels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun reçoit en échange des droits civils, c’est à dire des droits garantis par la loi : propriété de ses biens, liberté civile . C’est la loi qui lui confère ces droits là. Le juste et l’injuste sont maintenant définis par la loi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On se donne à une collectivité et non pas à un particulier. « Chacun se donnant à tous ne se donne à personne »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On obéit à un être impersonnel ; et cette collectivité va mieux garantir les droits qu’elle me donnera que je ne pouvais moi même garantir mes droit par ma simple force .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«  Chacun de nous met en commun sa personne et toute sa puissance sous la suprême direction de la volonté générale »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun promet d’obéir à la loi. On peut être libre en obéissant. Il faut donc comprendre comment l’obéissance à la loi, peut garantir à chacun une forme de liberté. L’obéissance à la loi préserve d’obéir à un autre homme . Le citoyen, libéré d’une servitude particulière n’est pas non plus écrasé par le joug de la communauté ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette loi garantie de la liberté n’est pas quelconque. Elle est volonté générale. « Sous la suprême direction de la volonté générale »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu’est ce que la volonté générale ? Elle vise au bien commun. Elle va donc dans le sens de l’intérêt véritable de chacun à la différence de ce que Rousseau appelle la « volonté de tous » qui n’est qu’une somme d’intérêts particuliers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dégager la volonté générale est possible, si un intérêt commun unit les citoyens. Elle n’est pas sacrifice de soi, mais dérive de l’amour de soi . « Faire le bien pour le bien, c’est le faire pour soi, dans son propre intérêt »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est une règle de justice que le citoyen conscient des conditions de vie en société accepte pour son bien, sa sécurité personnelle et la sauvegarde de sa liberté. En obéissant à la volonté générale, je travaille au bien commun en même temps qu’à mon propre bien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la loi ne représente qu’une somme d’intérêts particuliers, au lieu de viser le bien commun, des rapports de dépendance demeurent. On peut se retrouver soumis aux intérêts des autres : la loi n’exprimerait que la défense des intérêts de quelques uns .(par ex en termes modernes des intérêts économiques d’une minorité)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Précisons ce qu’est une loi : rappel&amp;lt;/u&amp;gt; .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« C’est une déclaration de la volonté générale sur un objet d’intérêt commun »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« C’est quand tout le peuple statue sur tout le peuple ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La loi doit émaner de tout le peuple et ne jamais statuer sur un cas particulier. ((Par exemple si la loi dit qu’il y aura des privilèges, elle ne dit pas quel particulier doit en jouir). Statuer sur un cas particulier c’est appliquer la loi, c’est un acte de magistrature.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’indépendance, au sens de « faire ce qui me plait » n’est pas pour Rousseau la vraie liberté. C’est une liberté précaire qui n’a pas de consistance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« On a beau vouloir confondre l&#039;indépendance et la liberté, ces deux choses sont si différentes que même elles s&#039;excluent mutuellement. Quand chacun fait ce qu&#039;il lui plaît, on fait souvent ce qui déplaît à d&#039;autres, et cela ne s&#039;appelle pas un état libre. La liberté consiste moins à faire sa volonté qu&#039;à n&#039;être pas soumis à celle d&#039;autrui; elle consiste encore à ne pas soumettre la volonté d&#039;autrui à la nôtre. Quiconque est maître ne peut être libre, et régner c&#039;est obéir. » Lettres écrites de la Montagne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’acte d’association produit une « République » . Le mot signifie «  chose publique » parce qu l’intérêt commun y est préservé .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le souverain, dans l’usage courant, c’est une personne, le roi, l’empereur. Rousseau entend par là ceux qui ont le pouvoir de faire les lois et qui exercent ce pouvoir. le souverain est actif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’état, c’est le peuple, en tant qu’il observe les lois, c’est l’ensemble des hommes soumis aux mêmes lois, qui sont donc passifs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le citoyen, est le membre du corps politique en tant qu’il est actif, il fait la loi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chaque citoyen obéit aussi à la loi, en tant qu’il obéit, il est « sujet » soumis à la loi. Mais on n’est jamais seulement sujet dans une république, toujours en même temps citoyen et sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Livre I Chapitre VII - Du Souverain==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Fin du chapitre : « En effet, chaque individu peut comme homme … énormes abus »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau y montre que le recours à la force est nécessaire et légitime pour garantir le droit . une communauté juridique suppose une limitation réciproque des libertés en présence .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun des membres du corps politique ayant voté la loi perçoit sa nécessité et souhaite l’imposer aux autres tout en préférant s’en exempter soi même. «  Chaque individu peut comme homme avoir une volonté particulière contraire ou dissemblable à la volonté générale qu’il a comme citoyen »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le citoyen est soucieux du bien commun, le particulier ne voit que son intérêt propre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S’il s’agissait de moralité, la loi morale doit être respectée vis à vis des autres alors que les autres ne la respectent pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ici, il s’agit de droit, celui qui viole la loi me donne le droit de le forcer  à respecter ma liberté, de m’affranchir du droit à son égard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est l’état qui exerce cette contrainte. L’état fait la synthèse de la loi et de la force.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Attention, il s’agit de mettre la force au service du droit ( et non pas de fonder le droit sur un rapport de force .)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par le contrat social, nous nous engageons tacitement à accepter qu’on nous contraigne par la force à observer les lois .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne s’agit pas de violence , la violence est un abus de la force pour plier les volontés, mais il s’agit d’une contrainte légale, contrainte exercée selon les formes de la loi. ( la loi définit les sanctions etc. )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau met la force au service du droit pour garantir à chaque citoyen qu’il ne sera pas dupe, et que,tandis qu’il obéira aux lois, les autres ne désobéiront pas . Chacun peut rester hors du pacte et renoncer aux avantages de la société : mais s’il en accepte les avantages, il accepte par là qu’on le contraigne à en supporter les obligations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’où l’expression : « on le forcera à être libre » La volonté générale soumet également tous les citoyens . Il n’y a plus de rapports «  de dépendance personnelle ». Si tout le monde obéit à la loi , personne n’est esclave d’un autre homme , mais encore faut –il que la loi soit respectée .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La lecture de ce passage peut –être complétée par la lecture du LIVRE II Chapitre 5 : Du droit de vie et de mort .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau y montre que l’exercice de la contrainte légale peut aller jusqu’au recours à la peine de mort :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La loi me protège de l’assassin , mais pour jouir de cette protection , j’ai consenti à mourir si je le deviens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Livre I Chapitre VIII : De l&#039;état civil.==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau fait dans ce chapitre le bilan de ce que la vie en société apporte à l’homme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il fait le bilan d’un double passage :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un passage fictif de l’état de nature à l’état de société . ( Rappelons que l’état de nature est une fiction ) qui lui permet de montrer que l’homme n’est homme que lorsqu’il vit en société .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un passage plus précis à une société où existent des bonnes lois, celles du Contrat social . on découvre alors que l’homme accède à la liberté moral.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;Le début du texte reprend les thèses du deuxième discours&amp;lt;/&#039;&#039;font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt; : l’homme naturel est un animal robuste , ou encore dit le passage « un animal stupide et borné » qui vivant seul ne parle pas, ne pense pas , n’a pas de vie affective , et n’a pas encore actualisé sa perfectibilité .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour décrire l’homme naturel, Rousseau emploie le vocabulaire de l’animalité : il est conduit par ses instincts, son impulsion physique, est gouverné par ses appétits . Il va dans le sens de ses penchants , ou de ses inclinations naturelles . Kant dirait : il obéit au mécanisme de la nature . Son humanité n’est qu’en puissance : il est perfectible .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vie sociale seule permet à un homme de se réaliser . il se développe intellectuellement et s’élève à l’idée du droit et de la moralité . Il appréhende la justice, il connaît le bien et le mal . Sa raison s’est développée . (grâce au langage). La fin du paragraphe dit qu’il devient « un être intelligent et un homme »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau ne condamne pas la vie sociale , bien au contraire , la société n’est pas par essence corruptrice .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Seuls « les abus » de l’état social dégradent l’homme , et il faut entendre par là la violence et les inégalités sociales cautionnées par les mauvaises lois .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’homme perd en société sa liberté d’indépendance : «  il se prive de plusieurs avantages qu’il tient de la nature » .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il gagne beaucoup : facultés développées , sentiments ennoblis, âme élevée .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le bilan fait est positif «  il devrait bénir l’instant heureux »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Contrat Social permet justement de corriger les « abus » et de faire en sorte que la perfectibilité de l’homme s »accomplisse au mieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Rousseau fait maintenant le bilan de ce qu’apporte le Contrat Social. (son but : sécurité des personnes et des biens et liberté )&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la liberté naturelle succède une liberté civile, sous la loi ( la liberté du citoyen) . Mais la liberté naturelle est précaire, elle n’a de « bornes que les forces de l’individu » Chacun protège soi même sa liberté de la force des autres, les rapports de force risquent de lui faire perdre toute consistance . La liberté civile est une liberté sous la loi qui reçoit l’appui de toute la force de la communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il en en de même en ce qui concerne les biens . Sans loi, il n’y a qu’une « possession » précaire , garantie par la force de chacun . Le Contrat social assure une « propriété «  garantie par la loi . « fondée sur un titre positif » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On découvre que Rousseau donne encore au Contrat une troisième fin : il assure au citoyen l’accès à « la liberté morale ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etre soumis à une loi raisonnable qu’on a soi même votée (liberté d’autonomie ) éduque l’homme . Chaque fois qu’elle lui interdit le laisser aller «  à l’impulsion du seul appétit » elle l’aide à devenir raisonnable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La formule est déjà kantienne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Contre le sens commun qui définit la liberté comme «  faire ce qui nous plait » Rousseau définit un degré supérieur de liberté , la liberté raisonnable ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau rapproche donc morale et politique. Il ne s’agit pas ici d’une discussion sur les moyens de la politique, mais bien sur ses fins. Rousseau. donne à la politique une fin morale. Est- ce bien à l’état de rendre moral le citoyen ? La moralité n’est –elle pas une affaire privée ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Livre II Chapitre III - Si la volonté générale peut errer ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En complément du livre I chapitre VI . Du pacte social )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau y précise la définition de la volonté générale et énonce les conditions à réunir pour que la loi soit bien volonté générale .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On a posé par définition que la loi doit être volonté générale et viser le bien commun . Elle est « toujours droite et tend toujours à l’utilité publique ». La République suppose la foi dans la capacité politique du peuple ( à la différence des régimes fascistes par exemple) . Rousseau pense que le peuple dans son ensemble veut son bien , et ne peut être corrompu, c’est à dire que sa volonté ne peut être déviée de son objet nécessaire , mais il peut rester à distance de ce but s’il ne parvient pas à définir son bien . Rousseau exclut que la volonté gnérale se délègue , elle ne doit pas être transmise à des représentants , ce qui pourrait la corrompre .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Montesquieu écrivait que le peuple était tout juste bon à choisir des représentants ).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La volonté générale, c’est celle qui prend corps dans l’ensemble des citoyens, l’objet de cette volonté générale ne peut être que l’égalité en vue de la liberté . la volonté générale vise à « l’intérêt commun » .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La volonté générale est possible, si un intérêt commun unit les citoyens. Elle n’est pas sacrifice de soi, mais dérive de l’amour de soi . « Faire le bien pour le bien, c’est le faire pour soi, dans son propre intérêt »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est une règle de justice que le citoyen conscient des conditions de vie en société accepte pour son bien, sa sécurité personnelle et la sauvegarde de sa liberté. En obéissant à la volonté générale, je travaille au bien commun en même temps qu’à mon propre bien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais en chaque citoyen reste quelque chose de sa nature d’être particulier . C’est en ce sens d’ailleurs qu’il a promis d’obéir à la loi . La volonté de tous , par opposition à la volonté générale , c’est la somme des volontés particulières . Elle « regarde à l’intérêt privé » Si la loi ne représente qu’une somme d’intérêt particuliers, au lieu de viser le bien commun, des rapports de dépendance demeurent. On peut se retrouver soumis aux intérêts des autres : la loi n’exprimerait que la défense des intérêts de quelques uns .(par ex en termes modernes des intérêts économiques d’une minorité.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a pour Rousseau un intérêt commun , mais chacun obéit à deux mobiles : le recherche de l’intérêt commun et la poursuite de son intérêt particulier . Il faudrait que ceux qui confondent intérêt commun et interêt particulier soient éliminés pour obtenir la volonté générale dans sa pureté . Rousseau croit qu’elle sortira de la somme (algébrique) des différences Chez ceux qui suivent leur intérêt particulier , il n’y a pas de raison que le nombre des cas ou l’intérêt particulier s’oppose à l’intérêt commun soit plus grand que les cas où il va dans le même sens . Ces cas s’annuleront et il restera les cas où l’intérêt commun l’emporte sur l’intérêt particulier . Il faut que toutes les influences qui s’exercent sur le corps politique soient bien dégagées . En ce sens, Rousseau préfère qu’ils n’y ait pas dans le corps politique «  de brigues »   ou « d’associations  partielles », (nous dirions par exemple de partis politiques, le nombre d’opinions qui se confrontent diminue et la loi des grands nombres ne joue plus .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut espérer que chaque citoyen fasse abstraction de ses intérêts particuliers et statue en fonction de sa conception raisonnable du bien commun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Beaucoup de conditions sont à réunir pour que la volonté générale soit bien dégagée , et en particulier des conditions d’information du citoyen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Si le citoyen suffisamment informé délibère » Sous cette formule, se cache le renvoi à de multiples conditions Il faut de l’instruction, (Cf Condorcet) toute république instruit le peuple , une bonne circulation d’une information pluraliste, ce qui suppose la liberté d’opinions . Il faut qu’il ait de la vertu et du civisme , c’est à dire de la part de chacun un intérêt pour la chose publique : il faut savoir distraire du temps à sa vie privée .Il faut que les questions politiques ne soient pas trop complexes pour être à la portée de citoyens ordinaires . (On verra Tocqueville dénoncer dès 1835 les dérives de la démocratie américaine )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB : Il y a toujours un danger que des intérêts particuliers soient pris en compte. Rousseau écrit que le peuple veut toujours le bien, mais qu’il ne le voit pas toujours ; (D’où l’intervention du législateur : il faudrait un Dieu pour donner la loi aux hommes, formule qui est l’expression d’un constat d’impuissance : le peuple sera-t-il jamais capable de se donner de bonnes lois ? On sait très bien qu’on ne trouvera jamais de législateur divin, et les législateurs humains ont trop tendance à faire les lois à leur profit .) (Livre II chapitre VII )&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amb</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://philo.dyndns.info/index.php?title=Le_Contrat_Social_de_Rousseau&amp;diff=1178</id>
		<title>Le Contrat Social de Rousseau</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://philo.dyndns.info/index.php?title=Le_Contrat_Social_de_Rousseau&amp;diff=1178"/>
		<updated>2011-01-29T17:52:33Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amb : /* Livre I Chapitre II Des premières sociétés */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=Le Contrat Social. Jean Jacques Rousseau.=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Liste des Extraits étudiés:===&lt;br /&gt;
Chapitre 1 :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre III : Du droit du plus fort.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre IV : De l’esclavage. « Renoncer à sa liberté, c’est renoncer à sa qualité d’homme … n’a aucun sens. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre VI : Du pacte social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre VII : Fin du chapitre sur la nécessaire obéissance à la loi « Chaque individu&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
peut comme homme avoir une volonté particulière contraire …abus »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre VIII. De l’état civil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LIVRE II&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre III : Si la volonté générale peut errer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’à : « l’avis qui l’emporte n’est qu’un avis particulier »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LIVRE III&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre IV :   De la démocratie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LIVRE IV :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre VIII : De la religion civile.  Extrait : «  Il  y a donc une profession de foi purement civile … les cultes que nous avons exclus. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Contrat Social : Livre I Chapitre 1 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau annonce son projet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’homme est né libre et partout, il est dans les fers »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &#039;&#039;&#039;L’homme est né libre&#039;&#039;&#039; » reprend la thèse du 2ème discours. (Discours sur l’Origine et les Fondements de l’Inégalité parmi les hommes)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En développant la fiction de l’état de nature, Rousseau a montré que les hommes y jouissent d’une liberté d’indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’homme y est pensé sans relation avec Dieu (non soumis à l&#039;autorité de Dieu )et nul homme n’a par nature une autorité sur un autre homme. Nul ne naît pour être maître, nul ne naît pour être esclave. Chacun a seul par nature  autorité sur soi même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &#039;&#039;&#039;Partout il est dans les fers&#039;&#039;&#039; » : renvoie à l’analyse du fait, de la réalité historique. Dans son époque Rousseau découvre des lois inégalitaires instaurant la domination des uns sur les autres.Quand il écrit le Contrat Social, le régime politique en France est celui de la Monarchie de droit divin, et il existe des privilèges liés à la naissance ( privilèges aristocratiques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne faut pas imaginer que les « maîtres » sont libres. Quand des rapports de violence existent entre les hommes, le maître a besoin de son esclave pour sa subsistance, il a besoin aussi de s’assurer de la fidélité de ceux qui lui sont soumis. Moralement, il est prisonnier de ses propres passions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S’il n’y avait pas de droit, il n’y aurait entre les hommes que des rapports de force ; le problème politique serait simple : obéir quand on ne peut pas faire autrement et « secouer le joug » quand on peut renverser le rapport de force.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais Rousseau veut se placer dans l’ordre du droit : qu’est-ce qui fonde un pouvoir politique, qu’est ce qui le rend légitime et l’autorise à donner des ordres? Le but de l&#039;ouvrage, c&#039;est la recherche du pouvoir politique légitime.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Rousseau annonce le plan de sa démarche : &#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur quoi se fonde le droit ? (qu’est ce qui autorise un pouvoir politique à donner des ordres et à se faire obéir ? )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &#039;&#039;&#039;Ce droit ne vient pas de nature&#039;&#039;&#039; » puisque nous l’avons vu plus haut rien ne fonde dans la nature un homme à se faire obéir d’un autre homme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau examinera dans le texte les fondements naturels que certains auteurs prétendent donner au pouvoir politique. Ils les réfutera.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &#039;&#039;&#039;Il est donc fondé sur des conventions&#039;&#039;&#039; » Les hommes n’ayant à se plier à aucune puissance naturelle, leur obéissance ne peut résulter que de leurs propres engagements.Il faut qu&#039;ils consentent à obéir. Il faut que par un accord, un contrat, les hommes délèguent à un pouvoir politique l’autorité que chacun d’entre eux a par nature sur soi même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est ce qui explique le titre : &#039;&#039;&#039;Le Contrat Social&#039;&#039;&#039;.  Si les hommes vivent en société politique sous la loi qule but poursuivent-ils?&lt;br /&gt;
Que consentent-ils à abandonner ? Que souhaitent-ils recevoir en échange ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il s’agit de savoir quelles sont ces conventions » . Rousseau réfutera les conventions qui lui paraissent inacceptables. Son adversaire politique est Hobbes ainsi qu&#039;un juriste Hollandais Grotius ( Hugo De Groot)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faudra choisir entre les conventions possibles : tous les contrats ne sont pas acceptables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
______________________________________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Livre I Chapitre II Des premières sociétés ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Il n’y a pas d’autorité naturelle d’un homme sur son semblable : le pouvoir  ne peut se fonder en invoquant l&#039;autorité naturelle d&#039;un père sur ses enfants.&lt;br /&gt;
Il n&#039;y a pas d’esclavage naturel.&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau combat ainsi deux fondements possibles donnés parfois au pouvoir politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;&#039;&#039;&#039;La famille est si l&#039;on veut le premier modèle possible des sociétés politiques; le chef est l&#039;image du père, le peuple est l&#039;images des enfants.&#039;&#039;&#039;&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau  combat cette idée en soutenant que le lien qui unit la famille est en fait un lien contractuel. Tout se passe comme si , à partir du moment où les enfant n&#039;ont plus besoin du père pour les nourrir , ils acceptaient par contrat de continuer à se soumettre à  son autorité.&lt;br /&gt;
Dans une famille  le père donne ses soins aux enfants par amour  . Dans une société politique, seul existe chez le chef  le plaisir de commander.&lt;br /&gt;
Rousseau trouve que la comparaison est inadéquate et qu&#039;un chef politique n&#039;a pas à se comparer au père de famille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Affiches de propagande stalinienne: Staline, le petit Père des peuples.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;On prend aussi comme modèle du pouvoir politique , la relation entre le berger et son troupeau&#039;&#039;&#039;.Cette métaphore pastorale suppose une inégalité naturelle entre le berger et son troupeau , ce qui bien sûr est inacceptable pour Rousseau.On peut aussi se demander dans quel intérêt le berger conduit son troupeau. Ect-ce l&#039;intérêt du troupeau ou le sien propre?&lt;br /&gt;
Il mentionne Aristote qui admettait que certains hommes peuvent naître avec une volonté infirme et ont alors besoin d&#039;un maître qui les commande.&lt;br /&gt;
Il égratigne Hobbes au passage car il considère que celui -ci admet la soumission de certains hommes à d&#039;autres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La fin du paragraphe et ironique . Rousseau renvoie une ancienne conception du monde, issue de l&#039;Ancien Testament et en vigueur encore au Moyen Age.Le monde aurait été partage entre les trois fils de Noë.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Livre I chapitre III : Du droit du plus fort==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;La force ne peut être un fondement naturel de l&#039;autorité politique&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le texte distingue l’ordre de la force  de l’ordre du droit, les pouvoirs légitimes de ceux qui ne le sont pas . Deux sortes d’obéissance s’opposent , l ’une morale, l’autre non .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etre soumis à la force, c&#039;est être contraint physiquement .On obéit par prudence, pour rester en vie, sans se sentir moralement tenu d&#039;obéir.&amp;quot;La force est une puissance physique, quelle moralité pourrait résulter de ses effets?&amp;quot; L’exemple de la fin du texte explicite cela .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je donne ma bourse au brigand sous la menace de son arme, si je puis changer le rapport de force en ma faveur, je le fais, ma volonté n&#039;était pas moralement liée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand je reconnais qu&#039;un pouvoir est juste, fondé en droit, quand je le tiens pour légitime, alors au contraire, j&#039;en reconnais moralement la valeur, et j&#039;obéis par conscience, même si ce pouvoir n&#039;a pas la force de me contraindre. Je « dois vouloir » lui obéir . A la force , on obéit «  par nécessité »  , on n’a pas de choix , on obéit par « prudence », c’est à dire pour rester en vie .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;. Quel sens possible peut prendre l&#039;expression  droit du plus fort ?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
C’est une expression courante  Ce pourrait être celui de la dissimulation mentionnée en début de paragraphe. « Le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours le maître, s’il ne transforme sa force en droit et l’obéissance en devoir. » Un pouvoir politique veut régner sur les esprits, recueillir l&#039;adhésion des consciences, au lieu de se contenter d&#039;être le plus fort. Il lui est plus facile de dominer s’il recueille cette adhésion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On verra ainsi au 19ème siècle, Bonaparte arrivé au pouvoir par la force (général en chef de l’Armée d’Italie – coup d’Etat du 18 Brumaire  …..) se parer d’une légitimité de droit divin en se faisait sacrer à Paris.C’est un camouflage : la force ne peut pas vraiment se transformer en droit .Beaucoup de dictateurs  actuels  essaient de trouver dans les urnes, une apparnet légitimité démocratique.&lt;br /&gt;
Dire que la force fonde le droit ne peut avoir qu&#039;un sens ironique:c&#039;est le constat qu&#039;on fait quand les chars soviétiques entrent à Prague en 1968, mais justement pour dire qu&#039;ils sont là en violation de tout droit des peuples à disposer d&#039;eux mêmes, ils sont seulement les plus forts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au sens strict : c’est un « galimatias inexplicable »  L’expression est pour Rousseau, obscure embrouillée, dépourvue de sens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;« Si c’est la force qui fait le droit, l’effet change avec la&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039; &#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;cause » &amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
(le droit, c’est l’effet, la force la cause)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dire que la force fonde le droit revient à dire que chaque fois qu&#039;un plus fort émerge, le droit change .Le plus fort fonde un nouveau droit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est le reproche fait par Rousseau à Hobbes. Le Léviathan (l’état) est là pour assurer la sécurité à l&#039;intérieur et la paix à l&#039;extérieur. S&#039;il est défait sur le champ de bataille, on cesse de lui obéir et le plus fort qui a pris sa place dit le juste et l&#039;injuste. Il fonde un nouveau droit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau ne peut accepter une telle analyse parce qu&#039;à ses yeux, il n&#039;y a pas plusieurs légitimités. « Tout pouvoir légitime est républicain » Le seul pouvoir légitime est celui qui rétablit et assure dans la cité le respect des droits naturels de l&#039;homme et qui supprime les rapports de force entre les membres du corps politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Qu’est ce qu’un droit qui périt quand la force cesse ? » Comme on l’a dit plus haut : on se sent moralement tenu d’obéir à un pouvoir légitime, même si la force n’est plus de son côté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En France,pendant la dernière guerre mondiale, la résistance se met du côté de la légitimité républicaine, même si celle si a été déposée par une occupation militaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;quot;Obéissez aux puissances&amp;quot;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
St Paul écrivait :  « Obéissez aux puissances » (Epître aux Romains ) Le chrétien considère qu&#039;il faut obéir à tout pouvoir politique quelqu&#039;il soit , en y voyant l&#039;émanation de l&#039;autorité de Dieu (Dieu peut aussi envoyer un prince cruel, fléau de Dieu).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau répond à St Paul qu&#039;il faut distinguer entre les pouvoirs politiques, faire la différence entre ceux qui sont justes et ceux qui ne le sont pas, et remédier à l’injustice. « Tout pouvoir vient de Dieu, mais toute maladie en vient aussi, et il n&#039;est pas défendu d&#039;appeler le médecin. » écrit-il.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a donc pour Rousseau un remède à la violence en politique parce qu’on peut  trouver les principes fondant la légitimité d&#039;un pouvoir politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Le pouvoir politique légitime repose donc sur une convention :&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-Livre I Chapitre IV : de l’esclavage. (Il s’agit du pacte d’esclavage ) Il ne suffit pas qu’un pouvoir repose sur un pacte pour être légitime : il y a de mauvais pactes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Livre I chapitre VI : Du pacte social. Rousseau décrit le pacte républicain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Contrat Social Livre I - Chapitre IV De l&#039;esclavage. ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Il s’agit du pacte d’esclavage ).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si les hommes ne peuvent être liés à une autorité par la nature, ou bien par la force, seuls leurs propres engagements peuvent les lier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Puisqu’ aucun homme n’a une autorité naturelle ….parmi les hommes. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
¤ Rousseau veut cependant montrer que certains pactes sont irrecevables, certains engagements sont nuls et non avenus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un homme ne peut se dépouiller de sa liberté. La liberté est inaliénable. Sinon cela n’aurait pas de sens de dire que l’homme naît libre, cela signifie que sa liberté n’appartient qu’à lui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La critique s’adresse à Hobbes et à la conception du pacte social développé dans le Léviathan.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Grotius est un juriste hollandais qui admet le pacte d’esclavage. Il passe de l’esclavage privé admis à Rome et par la loi juive ( un homme peut se vendre à un autre pour sa subsistance ) à l’idée qu’un peuple peut se vendre. Quand un peuple n’a plus de quoi subsister, il peut se vendre à un chef. Le chef procure la nourriture par la guerre ou le pillage, ou parce qu’il est suffisamment riche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau conteste ce contrat parce qu’il n’y a pas de vraie réciprocité. Le peuple donne tout, mais il n’est pas sûr d’obtenir quelque chose en échange, c’est plutôt lui qui risque d’avoir à subvenir aux besoins du roi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Dire qu’un homme se donne gratuitement, c’est dire une chose absurde et inconcevable … »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le propre de la liberté c’est d’appartenir à celui qui la possède et à lui seul. Un père ne peut donc disposer de la liberté de ses enfants. Rousseau veut soustraire l’enfant aux servitudes familiales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Renoncer à sa liberté, c’est renoncer à sa qualité d’homme » La liberté comprend des droits et des devoirs (puisqu’elle a un sens moral). Renoncer à tout cela, c’est renoncer à ce qui fait le prix de l’humanité. il n’y a pas de compensation possible à ce qui est donné. Une convention suppose deux parties dont chacune apporte et reçoit quelque chose. Il n’y a pas de convention où tous les sacrifices sont d’un seul côté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chez Hobbes, les hommes, pour sortir de l’état de nature qui est un état de guerre perpétuelle s’unissent et remettent tous leurs droits naturels entre les mains d’un prince.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le contrat a lieu entre chacun des hommes et tout le reste. Tous s’engagent à se dépouiller de tous leurs droits. Le souverain lui ne s’engage à rien. Son rôle est d’assurer la paix civile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On fonde encore l’esclavage sur une autre sorte de pacte : l’esclavage est censé pouvoir naître du droit de la guerre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le vainqueur aurait un droit de vie ou de mort sur le vaincu et lui donnerait donc la vie contre son esclavage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau réfute cela en disant qu’il n’y a jamais de guerre d’homme à homme. La guerre est une relation d’état à état. Il s’oppose donc à Hobbes qui parle de guerre naturelle de chacun contre tous. La guerre n’a pu naître qu’avec la naissance des états. la guerre a pour seul objet de détruire l’état ennemi et non ses membres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand un combattant pose les armes, il redevient simplement un homme et nul n’a plus le droit de vie ou de mort sur lui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Contrat Social - Livre I - Chapitre VI - Du Pacte Social ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Résumé de ce qui précède&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt; .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au chapitre V, Rousseau a évoqué la première convention par laquelle un peuple se constitue comme peuple .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il pense qu’avant tout choix d’une forme de gouvernement (monarchie , aristocratie), le souverain doit se constituer .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant de se donner par exemple un roi, les membres d’un état doivent d’abord s’être constitués en état, il faut qu’ils créent une puissance publique que Rousseau appelle « le souverain »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour lui la cession de leurs libertés par des particuliers à un chef ( comme le conçoit Hobbes) ne fait pas encore un peuple . Il ne pense pas qu’un peuple puisse naître d’un rapport d’autorité entre un homme et une multitude .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On suppose donc la naissance fictive d’une société . Il n’y a jamais eu, dans l&#039;histoire, de passage entre un état de nature et une société .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Trouver une forme d’association qui défende et protège de toute la force commune, la personne et les biens de chaque associé, et par laquelle chacun s’unissant à tous n’obéisse pourtant qu’à lui même et reste aussi libre qu’auparavant. » (Contrat Social)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
;:;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;BUT&#039;&#039;&#039; : Qu’attend –on de l’état ou du pouvoir politique ? &lt;br /&gt;
La sécurité des personnes et des biens et liberté .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Défendre la personne et les biens »  (Remarque pas de condamnation de la propriété)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On pourrait obtenir la sécurité dans un état fort , en se soumettant à un rapport de force. Cf Hobbes Le Léviathan&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais peut- on légitimer l’abdication de sa liberté ? Peut-on légitimement consentir à se soumettre à un autre homme ? Rousseau affirme qu’on ne peut demander à un homme d’aliéner sa liberté : (rappel de ce qui précède)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Demander à un homme d’aliéner sa liberté, ce serait lui demander de faire une convention qui tourne toute à son désavantage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Je fais avec toi une convention toute à ta charge et toute à mon profit que j’observerai tant qu’il me plaira et que tu observeras tant qu’il me plaira » (‘Contrat Social Livre I chapitre IV)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’état doit être une association d’homme libres et non une association d’esclaves soumis à un maître.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pacte social légitime ne peut être un pacte de soumission. Ici Rousseau s’oppose à Hobbes qui admet que pour trouver la sécurité et la paix civile les hommes peuvent se soumettre tous à un prince disposant de l’autorité absolue.&lt;br /&gt;
&amp;quot;Que chacun s’unissant à tous n’obéisse pourtant qu’à lui même et reste aussi libre qu’auparavant »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pacte social doit garantir la liberté .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pacte social doit empêcher qu’un associé puisse en soumettre un autre à sa volonté. Dans l’état de nature, la garantie de la liberté, c’est l’absence de relations sociales, dans la société, c’est l’autorité du souverain sur tous ses membres. Il faut libérer le citoyen d’une servitude particulière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pacte doit faire en sorte que chacun demeure « aussi libre qu’auparavant » c’est à dire jouisse d’une liberté sous la loi qui compense l’abandon de sa liberté naturelle. (le « auparavant » renvoie à un état de nature , à une situation – fictive - où la relation politique n’existe pas) . Il faut que chaque membre du corps politique soit préservé d’une relation de dépendance personnelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
( que « chacun n’obéisse qu’à soi même ») . C’est en obéissant à la loi qu’on sera préservé d’obéir à un autre homme, mais évidemment, il faut que la loi remplisse certaines conditions  pour qu’il y ait liberté d’autonomie ..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les clauses d’un Contrat permettant de remplir ces conditions sont universelles et nécessaires , elle sont posées par la raison telle qu’elle est chez tous les hommes . Elles n’ont peut être jamais été «  formellement énoncées ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On ne peut se référer à un événement historique. Il s’agit d’une réflexion sur ce que doit être le Contrat à la base d’une société juste, non violente. C’est un Contrat « tacite », non exprimé réellement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;MOYENS&#039;&#039;&#039; : Les clauses du Contrat :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une clause = c’est une disposition d’un acte juridique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«  L’aliénation totale de chaque associé avec tous ses droits à toute la communauté »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il peut être curieux de constater que le chemin de la liberté passe par l’aliénation de tous les droits .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la théorie de Hobbes l’aliénation est aussi totale. (Spinoza pense qu’on ne peut aliéner sa liberté de penser , sa liberté religieuse ) mais chez Hobbes chacun s’engage vis à vis de tous les autres à ne plus exercer son droit naturel ,( à se défendre soi même par exemple) ; chacun s’engage vis à vis de chacun , la communauté n’apparaît pas . Le souverain seul demeure libre et profite de l’abstention de tous les autres. La loi désormais, c’est la volonté du prince , il n’y a pas d’autre droit que celui dont il décide . Il dit le juste et l’injuste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chez Rousseau chacun abandonne ses « droits » , il faut plutôt dire sa liberté naturelle , à se conserver par exemple . Et cet abandon est fait en faveur de toute la communauté, pas d’un autre homme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun s’en dépouille également, pour qu’il n’y ait pas de privilèges, et pas de rapports de dépendance. « La condition est égale pour tous » l’égalité est une condition de la liberté. Si la condition n’était pas égale pour tous, les plus forts , les )plus indépendants pourraient réduire les autres sous leur dépendance .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’union sera d’autant plus parfaite que personne n’aura rien gardé de ses droits naturels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun reçoit en échange des droits civils, c’est à dire des droits garantis par la loi : propriété de ses biens, liberté civile . C’est la loi qui lui confère ces droits là. Le juste et l’injuste sont maintenant définis par la loi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On se donne à une collectivité et non pas à un particulier. « Chacun se donnant à tous ne se donne à personne »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On obéit à un être impersonnel ; et cette collectivité va mieux garantir les droits qu’elle me donnera que je ne pouvais moi même garantir mes droit par ma simple force .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«  Chacun de nous met en commun sa personne et toute sa puissance sous la suprême direction de la volonté générale »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun promet d’obéir à la loi. On peut être libre en obéissant. Il faut donc comprendre comment l’obéissance à la loi, peut garantir à chacun une forme de liberté. L’obéissance à la loi préserve d’obéir à un autre homme . Le citoyen, libéré d’une servitude particulière n’est pas non plus écrasé par le joug de la communauté ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette loi garantie de la liberté n’est pas quelconque. Elle est volonté générale. « Sous la suprême direction de la volonté générale »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu’est ce que la volonté générale ? Elle vise au bien commun. Elle va donc dans le sens de l’intérêt véritable de chacun à la différence de ce que Rousseau appelle la « volonté de tous » qui n’est qu’une somme d’intérêts particuliers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dégager la volonté générale est possible, si un intérêt commun unit les citoyens. Elle n’est pas sacrifice de soi, mais dérive de l’amour de soi . « Faire le bien pour le bien, c’est le faire pour soi, dans son propre intérêt »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est une règle de justice que le citoyen conscient des conditions de vie en société accepte pour son bien, sa sécurité personnelle et la sauvegarde de sa liberté. En obéissant à la volonté générale, je travaille au bien commun en même temps qu’à mon propre bien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la loi ne représente qu’une somme d’intérêts particuliers, au lieu de viser le bien commun, des rapports de dépendance demeurent. On peut se retrouver soumis aux intérêts des autres : la loi n’exprimerait que la défense des intérêts de quelques uns .(par ex en termes modernes des intérêts économiques d’une minorité)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Précisons ce qu’est une loi : rappel&amp;lt;/u&amp;gt; .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« C’est une déclaration de la volonté générale sur un objet d’intérêt commun »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« C’est quand tout le peuple statue sur tout le peuple ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La loi doit émaner de tout le peuple et ne jamais statuer sur un cas particulier. ((Par exemple si la loi dit qu’il y aura des privilèges, elle ne dit pas quel particulier doit en jouir). Statuer sur un cas particulier c’est appliquer la loi, c’est un acte de magistrature.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’indépendance, au sens de « faire ce qui me plait » n’est pas pour Rousseau la vraie liberté. C’est une liberté précaire qui n’a pas de consistance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« On a beau vouloir confondre l&#039;indépendance et la liberté, ces deux choses sont si différentes que même elles s&#039;excluent mutuellement. Quand chacun fait ce qu&#039;il lui plaît, on fait souvent ce qui déplaît à d&#039;autres, et cela ne s&#039;appelle pas un état libre. La liberté consiste moins à faire sa volonté qu&#039;à n&#039;être pas soumis à celle d&#039;autrui; elle consiste encore à ne pas soumettre la volonté d&#039;autrui à la nôtre. Quiconque est maître ne peut être libre, et régner c&#039;est obéir. » Lettres écrites de la Montagne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’acte d’association produit une « République » . Le mot signifie «  chose publique » parce qu l’intérêt commun y est préservé .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le souverain, dans l’usage courant, c’est une personne, le roi, l’empereur. Rousseau entend par là ceux qui ont le pouvoir de faire les lois et qui exercent ce pouvoir. le souverain est actif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’état, c’est le peuple, en tant qu’il observe les lois, c’est l’ensemble des hommes soumis aux mêmes lois, qui sont donc passifs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le citoyen, est le membre du corps politique en tant qu’il est actif, il fait la loi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chaque citoyen obéit aussi à la loi, en tant qu’il obéit, il est « sujet » soumis à la loi. Mais on n’est jamais seulement sujet dans une république, toujours en même temps citoyen et sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Livre I Chapitre VII - Du Souverain==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Fin du chapitre : « En effet, chaque individu peut comme homme … énormes abus »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau y montre que le recours à la force est nécessaire et légitime pour garantir le droit . une communauté juridique suppose une limitation réciproque des libertés en présence .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun des membres du corps politique ayant voté la loi perçoit sa nécessité et souhaite l’imposer aux autres tout en préférant s’en exempter soi même. «  Chaque individu peut comme homme avoir une volonté particulière contraire ou dissemblable à la volonté générale qu’il a comme citoyen »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le citoyen est soucieux du bien commun, le particulier ne voit que son intérêt propre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S’il s’agissait de moralité, la loi morale doit être respectée vis à vis des autres alors que les autres ne la respectent pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ici, il s’agit de droit, celui qui viole la loi me donne le droit de le forcer  à respecter ma liberté, de m’affranchir du droit à son égard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est l’état qui exerce cette contrainte. L’état fait la synthèse de la loi et de la force.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Attention, il s’agit de mettre la force au service du droit ( et non pas de fonder le droit sur un rapport de force .)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par le contrat social, nous nous engageons tacitement à accepter qu’on nous contraigne par la force à observer les lois .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne s’agit pas de violence , la violence est un abus de la force pour plier les volontés, mais il s’agit d’une contrainte légale, contrainte exercée selon les formes de la loi. ( la loi définit les sanctions etc. )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau met la force au service du droit pour garantir à chaque citoyen qu’il ne sera pas dupe, et que,tandis qu’il obéira aux lois, les autres ne désobéiront pas . Chacun peut rester hors du pacte et renoncer aux avantages de la société : mais s’il en accepte les avantages, il accepte par là qu’on le contraigne à en supporter les obligations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’où l’expression : « on le forcera à être libre » La volonté générale soumet également tous les citoyens . Il n’y a plus de rapports «  de dépendance personnelle ». Si tout le monde obéit à la loi , personne n’est esclave d’un autre homme , mais encore faut –il que la loi soit respectée .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La lecture de ce passage peut –être complétée par la lecture du LIVRE II Chapitre 5 : Du droit de vie et de mort .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau y montre que l’exercice de la contrainte légale peut aller jusqu’au recours à la peine de mort :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La loi me protège de l’assassin , mais pour jouir de cette protection , j’ai consenti à mourir si je le deviens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Livre I Chapitre VIII : De l&#039;état civil.==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau fait dans ce chapitre le bilan de ce que la vie en société apporte à l’homme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il fait le bilan d’un double passage :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un passage fictif de l’état de nature à l’état de société . ( Rappelons que l’état de nature est une fiction ) qui lui permet de montrer que l’homme n’est homme que lorsqu’il vit en société .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un passage plus précis à une société où existent des bonnes lois, celles du Contrat social . on découvre alors que l’homme accède à la liberté moral.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;Le début du texte reprend les thèses du deuxième discours&amp;lt;/&#039;&#039;font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt; : l’homme naturel est un animal robuste , ou encore dit le passage « un animal stupide et borné » qui vivant seul ne parle pas, ne pense pas , n’a pas de vie affective , et n’a pas encore actualisé sa perfectibilité .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour décrire l’homme naturel, Rousseau emploie le vocabulaire de l’animalité : il est conduit par ses instincts, son impulsion physique, est gouverné par ses appétits . Il va dans le sens de ses penchants , ou de ses inclinations naturelles . Kant dirait : il obéit au mécanisme de la nature . Son humanité n’est qu’en puissance : il est perfectible .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vie sociale seule permet à un homme de se réaliser . il se développe intellectuellement et s’élève à l’idée du droit et de la moralité . Il appréhende la justice, il connaît le bien et le mal . Sa raison s’est développée . (grâce au langage). La fin du paragraphe dit qu’il devient « un être intelligent et un homme »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau ne condamne pas la vie sociale , bien au contraire , la société n’est pas par essence corruptrice .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Seuls « les abus » de l’état social dégradent l’homme , et il faut entendre par là la violence et les inégalités sociales cautionnées par les mauvaises lois .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’homme perd en société sa liberté d’indépendance : «  il se prive de plusieurs avantages qu’il tient de la nature » .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il gagne beaucoup : facultés développées , sentiments ennoblis, âme élevée .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le bilan fait est positif «  il devrait bénir l’instant heureux »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Contrat Social permet justement de corriger les « abus » et de faire en sorte que la perfectibilité de l’homme s »accomplisse au mieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Rousseau fait maintenant le bilan de ce qu’apporte le Contrat Social. (son but : sécurité des personnes et des biens et liberté )&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la liberté naturelle succède une liberté civile, sous la loi ( la liberté du citoyen) . Mais la liberté naturelle est précaire, elle n’a de « bornes que les forces de l’individu » Chacun protège soi même sa liberté de la force des autres, les rapports de force risquent de lui faire perdre toute consistance . La liberté civile est une liberté sous la loi qui reçoit l’appui de toute la force de la communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il en en de même en ce qui concerne les biens . Sans loi, il n’y a qu’une « possession » précaire , garantie par la force de chacun . Le Contrat social assure une « propriété «  garantie par la loi . « fondée sur un titre positif » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On découvre que Rousseau donne encore au Contrat une troisième fin : il assure au citoyen l’accès à « la liberté morale ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etre soumis à une loi raisonnable qu’on a soi même votée (liberté d’autonomie ) éduque l’homme . Chaque fois qu’elle lui interdit le laisser aller «  à l’impulsion du seul appétit » elle l’aide à devenir raisonnable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La formule est déjà kantienne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Contre le sens commun qui définit la liberté comme «  faire ce qui nous plait » Rousseau définit un degré supérieur de liberté , la liberté raisonnable ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau rapproche donc morale et politique. Il ne s’agit pas ici d’une discussion sur les moyens de la politique, mais bien sur ses fins. Rousseau. donne à la politique une fin morale. Est- ce bien à l’état de rendre moral le citoyen ? La moralité n’est –elle pas une affaire privée ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Livre II Chapitre III - Si la volonté générale peut errer ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En complément du livre I chapitre VI . Du pacte social )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau y précise la définition de la volonté générale et énonce les conditions à réunir pour que la loi soit bien volonté générale .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On a posé par définition que la loi doit être volonté générale et viser le bien commun . Elle est « toujours droite et tend toujours à l’utilité publique ». La République suppose la foi dans la capacité politique du peuple ( à la différence des régimes fascistes par exemple) . Rousseau pense que le peuple dans son ensemble veut son bien , et ne peut être corrompu, c’est à dire que sa volonté ne peut être déviée de son objet nécessaire , mais il peut rester à distance de ce but s’il ne parvient pas à définir son bien . Rousseau exclut que la volonté gnérale se délègue , elle ne doit pas être transmise à des représentants , ce qui pourrait la corrompre .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Montesquieu écrivait que le peuple était tout juste bon à choisir des représentants ).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La volonté générale, c’est celle qui prend corps dans l’ensemble des citoyens, l’objet de cette volonté générale ne peut être que l’égalité en vue de la liberté . la volonté générale vise à « l’intérêt commun » .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La volonté générale est possible, si un intérêt commun unit les citoyens. Elle n’est pas sacrifice de soi, mais dérive de l’amour de soi . « Faire le bien pour le bien, c’est le faire pour soi, dans son propre intérêt »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est une règle de justice que le citoyen conscient des conditions de vie en société accepte pour son bien, sa sécurité personnelle et la sauvegarde de sa liberté. En obéissant à la volonté générale, je travaille au bien commun en même temps qu’à mon propre bien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais en chaque citoyen reste quelque chose de sa nature d’être particulier . C’est en ce sens d’ailleurs qu’il a promis d’obéir à la loi . La volonté de tous , par opposition à la volonté générale , c’est la somme des volontés particulières . Elle « regarde à l’intérêt privé » Si la loi ne représente qu’une somme d’intérêt particuliers, au lieu de viser le bien commun, des rapports de dépendance demeurent. On peut se retrouver soumis aux intérêts des autres : la loi n’exprimerait que la défense des intérêts de quelques uns .(par ex en termes modernes des intérêts économiques d’une minorité.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a pour Rousseau un intérêt commun , mais chacun obéit à deux mobiles : le recherche de l’intérêt commun et la poursuite de son intérêt particulier . Il faudrait que ceux qui confondent intérêt commun et interêt particulier soient éliminés pour obtenir la volonté générale dans sa pureté . Rousseau croit qu’elle sortira de la somme (algébrique) des différences Chez ceux qui suivent leur intérêt particulier , il n’y a pas de raison que le nombre des cas ou l’intérêt particulier s’oppose à l’intérêt commun soit plus grand que les cas où il va dans le même sens . Ces cas s’annuleront et il restera les cas où l’intérêt commun l’emporte sur l’intérêt particulier . Il faut que toutes les influences qui s’exercent sur le corps politique soient bien dégagées . En ce sens, Rousseau préfère qu’ils n’y ait pas dans le corps politique «  de brigues »   ou « d’associations  partielles », (nous dirions par exemple de partis politiques, le nombre d’opinions qui se confrontent diminue et la loi des grands nombres ne joue plus .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut espérer que chaque citoyen fasse abstraction de ses intérêts particuliers et statue en fonction de sa conception raisonnable du bien commun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Beaucoup de conditions sont à réunir pour que la volonté générale soit bien dégagée , et en particulier des conditions d’information du citoyen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Si le citoyen suffisamment informé délibère » Sous cette formule, se cache le renvoi à de multiples conditions Il faut de l’instruction, (Cf Condorcet) toute république instruit le peuple , une bonne circulation d’une information pluraliste, ce qui suppose la liberté d’opinions . Il faut qu’il ait de la vertu et du civisme , c’est à dire de la part de chacun un intérêt pour la chose publique : il faut savoir distraire du temps à sa vie privée .Il faut que les questions politiques ne soient pas trop complexes pour être à la portée de citoyens ordinaires . (On verra Tocqueville dénoncer dès 1835 les dérives de la démocratie américaine )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB : Il y a toujours un danger que des intérêts particuliers soient pris en compte. Rousseau écrit que le peuple veut toujours le bien, mais qu’il ne le voit pas toujours ; (D’où l’intervention du législateur : il faudrait un Dieu pour donner la loi aux hommes, formule qui est l’expression d’un constat d’impuissance : le peuple sera-t-il jamais capable de se donner de bonnes lois ? On sait très bien qu’on ne trouvera jamais de législateur divin, et les législateurs humains ont trop tendance à faire les lois à leur profit .) (Livre II chapitre VII )&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amb</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://philo.dyndns.info/index.php?title=Le_Contrat_Social_de_Rousseau&amp;diff=1177</id>
		<title>Le Contrat Social de Rousseau</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://philo.dyndns.info/index.php?title=Le_Contrat_Social_de_Rousseau&amp;diff=1177"/>
		<updated>2011-01-29T17:50:55Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amb : /* Livre I Chapitre II Des premières sociétés */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=Le Contrat Social. Jean Jacques Rousseau.=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Liste des Extraits étudiés:===&lt;br /&gt;
Chapitre 1 :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre III : Du droit du plus fort.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre IV : De l’esclavage. « Renoncer à sa liberté, c’est renoncer à sa qualité d’homme … n’a aucun sens. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre VI : Du pacte social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre VII : Fin du chapitre sur la nécessaire obéissance à la loi « Chaque individu&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
peut comme homme avoir une volonté particulière contraire …abus »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre VIII. De l’état civil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LIVRE II&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre III : Si la volonté générale peut errer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’à : « l’avis qui l’emporte n’est qu’un avis particulier »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LIVRE III&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre IV :   De la démocratie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LIVRE IV :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre VIII : De la religion civile.  Extrait : «  Il  y a donc une profession de foi purement civile … les cultes que nous avons exclus. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Contrat Social : Livre I Chapitre 1 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau annonce son projet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’homme est né libre et partout, il est dans les fers »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &#039;&#039;&#039;L’homme est né libre&#039;&#039;&#039; » reprend la thèse du 2ème discours. (Discours sur l’Origine et les Fondements de l’Inégalité parmi les hommes)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En développant la fiction de l’état de nature, Rousseau a montré que les hommes y jouissent d’une liberté d’indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’homme y est pensé sans relation avec Dieu (non soumis à l&#039;autorité de Dieu )et nul homme n’a par nature une autorité sur un autre homme. Nul ne naît pour être maître, nul ne naît pour être esclave. Chacun a seul par nature  autorité sur soi même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &#039;&#039;&#039;Partout il est dans les fers&#039;&#039;&#039; » : renvoie à l’analyse du fait, de la réalité historique. Dans son époque Rousseau découvre des lois inégalitaires instaurant la domination des uns sur les autres.Quand il écrit le Contrat Social, le régime politique en France est celui de la Monarchie de droit divin, et il existe des privilèges liés à la naissance ( privilèges aristocratiques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne faut pas imaginer que les « maîtres » sont libres. Quand des rapports de violence existent entre les hommes, le maître a besoin de son esclave pour sa subsistance, il a besoin aussi de s’assurer de la fidélité de ceux qui lui sont soumis. Moralement, il est prisonnier de ses propres passions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S’il n’y avait pas de droit, il n’y aurait entre les hommes que des rapports de force ; le problème politique serait simple : obéir quand on ne peut pas faire autrement et « secouer le joug » quand on peut renverser le rapport de force.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais Rousseau veut se placer dans l’ordre du droit : qu’est-ce qui fonde un pouvoir politique, qu’est ce qui le rend légitime et l’autorise à donner des ordres? Le but de l&#039;ouvrage, c&#039;est la recherche du pouvoir politique légitime.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Rousseau annonce le plan de sa démarche : &#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur quoi se fonde le droit ? (qu’est ce qui autorise un pouvoir politique à donner des ordres et à se faire obéir ? )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &#039;&#039;&#039;Ce droit ne vient pas de nature&#039;&#039;&#039; » puisque nous l’avons vu plus haut rien ne fonde dans la nature un homme à se faire obéir d’un autre homme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau examinera dans le texte les fondements naturels que certains auteurs prétendent donner au pouvoir politique. Ils les réfutera.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &#039;&#039;&#039;Il est donc fondé sur des conventions&#039;&#039;&#039; » Les hommes n’ayant à se plier à aucune puissance naturelle, leur obéissance ne peut résulter que de leurs propres engagements.Il faut qu&#039;ils consentent à obéir. Il faut que par un accord, un contrat, les hommes délèguent à un pouvoir politique l’autorité que chacun d’entre eux a par nature sur soi même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est ce qui explique le titre : &#039;&#039;&#039;Le Contrat Social&#039;&#039;&#039;.  Si les hommes vivent en société politique sous la loi qule but poursuivent-ils?&lt;br /&gt;
Que consentent-ils à abandonner ? Que souhaitent-ils recevoir en échange ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il s’agit de savoir quelles sont ces conventions » . Rousseau réfutera les conventions qui lui paraissent inacceptables. Son adversaire politique est Hobbes ainsi qu&#039;un juriste Hollandais Grotius ( Hugo De Groot)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faudra choisir entre les conventions possibles : tous les contrats ne sont pas acceptables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
______________________________________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Livre I Chapitre II Des premières sociétés ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Il n’y a pas d’autorité naturelle d’un homme sur son semblable : le pouvoir  ne peut se fonder en invoquant l&#039;autorité naturelle d&#039;un père sur ses enfants.&lt;br /&gt;
Il n&#039;y a pas d’esclavage naturel.&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau combat ainsi deux fondements possibles donnés parfois au pouvoir politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;&#039;&#039;&#039;La famille est si l&#039;on veut le premier modèle possible des sociétés politiques; le chef est l&#039;image du père, le peuple est l&#039;images des enfants.&#039;&#039;&#039;&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau  combat cette idée en soutenant que le lien qui unit la famille est en fait un lien contractuel. Tout se passe comme si , à partir du moment où les enfant n&#039;ont plus besoin du père pour les nourrir , ils acceptaient par contrat de continuer à se soumettre à  son autorité.&lt;br /&gt;
Dans une famille  le père donne ses soins aux enfants par amour  . Dans une société politique, seul existe chez le chef  le plaisir de commander.&lt;br /&gt;
Rousseau trouve que la comparaison est inadéquate et qu&#039;un chef politique n&#039;a pas à se comparer au père de famille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Affiches de propagande stalinienne: Staline, le petit Père des peuples.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;On prend aussi comme modèle du pouvoir politique , la relation entre le berger et son troupeau&#039;&#039;&#039;.Cette métaphore pastorale suppose une inégalité naturelle entre le berger et son troupeau , ce qui bien sûr est inacceptable pour Rousseau.&lt;br /&gt;
Il mentionne Aristote qui admettait que certains hommes peuvent naître avec une volonté infirme et ont alors besoin d&#039;un maître qui les commande.&lt;br /&gt;
Il égratigne Hobbes au passage car il considère que celui -ci admet la soumission de certains hommes à d&#039;autres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La fin du paragraphe et ironique . Rousseau renvoie une ancienne conception du monde, issue de l&#039;Ancien Testament et en vigueur encore au Moyen Age.Le monde aurait été partage entre les trois fils de Noë.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Livre I chapitre III : Du droit du plus fort==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;La force ne peut être un fondement naturel de l&#039;autorité politique&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le texte distingue l’ordre de la force  de l’ordre du droit, les pouvoirs légitimes de ceux qui ne le sont pas . Deux sortes d’obéissance s’opposent , l ’une morale, l’autre non .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etre soumis à la force, c&#039;est être contraint physiquement .On obéit par prudence, pour rester en vie, sans se sentir moralement tenu d&#039;obéir.&amp;quot;La force est une puissance physique, quelle moralité pourrait résulter de ses effets?&amp;quot; L’exemple de la fin du texte explicite cela .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je donne ma bourse au brigand sous la menace de son arme, si je puis changer le rapport de force en ma faveur, je le fais, ma volonté n&#039;était pas moralement liée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand je reconnais qu&#039;un pouvoir est juste, fondé en droit, quand je le tiens pour légitime, alors au contraire, j&#039;en reconnais moralement la valeur, et j&#039;obéis par conscience, même si ce pouvoir n&#039;a pas la force de me contraindre. Je « dois vouloir » lui obéir . A la force , on obéit «  par nécessité »  , on n’a pas de choix , on obéit par « prudence », c’est à dire pour rester en vie .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;. Quel sens possible peut prendre l&#039;expression  droit du plus fort ?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
C’est une expression courante  Ce pourrait être celui de la dissimulation mentionnée en début de paragraphe. « Le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours le maître, s’il ne transforme sa force en droit et l’obéissance en devoir. » Un pouvoir politique veut régner sur les esprits, recueillir l&#039;adhésion des consciences, au lieu de se contenter d&#039;être le plus fort. Il lui est plus facile de dominer s’il recueille cette adhésion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On verra ainsi au 19ème siècle, Bonaparte arrivé au pouvoir par la force (général en chef de l’Armée d’Italie – coup d’Etat du 18 Brumaire  …..) se parer d’une légitimité de droit divin en se faisait sacrer à Paris.C’est un camouflage : la force ne peut pas vraiment se transformer en droit .Beaucoup de dictateurs  actuels  essaient de trouver dans les urnes, une apparnet légitimité démocratique.&lt;br /&gt;
Dire que la force fonde le droit ne peut avoir qu&#039;un sens ironique:c&#039;est le constat qu&#039;on fait quand les chars soviétiques entrent à Prague en 1968, mais justement pour dire qu&#039;ils sont là en violation de tout droit des peuples à disposer d&#039;eux mêmes, ils sont seulement les plus forts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au sens strict : c’est un « galimatias inexplicable »  L’expression est pour Rousseau, obscure embrouillée, dépourvue de sens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;« Si c’est la force qui fait le droit, l’effet change avec la&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039; &#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;cause » &amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
(le droit, c’est l’effet, la force la cause)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dire que la force fonde le droit revient à dire que chaque fois qu&#039;un plus fort émerge, le droit change .Le plus fort fonde un nouveau droit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est le reproche fait par Rousseau à Hobbes. Le Léviathan (l’état) est là pour assurer la sécurité à l&#039;intérieur et la paix à l&#039;extérieur. S&#039;il est défait sur le champ de bataille, on cesse de lui obéir et le plus fort qui a pris sa place dit le juste et l&#039;injuste. Il fonde un nouveau droit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau ne peut accepter une telle analyse parce qu&#039;à ses yeux, il n&#039;y a pas plusieurs légitimités. « Tout pouvoir légitime est républicain » Le seul pouvoir légitime est celui qui rétablit et assure dans la cité le respect des droits naturels de l&#039;homme et qui supprime les rapports de force entre les membres du corps politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Qu’est ce qu’un droit qui périt quand la force cesse ? » Comme on l’a dit plus haut : on se sent moralement tenu d’obéir à un pouvoir légitime, même si la force n’est plus de son côté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En France,pendant la dernière guerre mondiale, la résistance se met du côté de la légitimité républicaine, même si celle si a été déposée par une occupation militaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;quot;Obéissez aux puissances&amp;quot;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
St Paul écrivait :  « Obéissez aux puissances » (Epître aux Romains ) Le chrétien considère qu&#039;il faut obéir à tout pouvoir politique quelqu&#039;il soit , en y voyant l&#039;émanation de l&#039;autorité de Dieu (Dieu peut aussi envoyer un prince cruel, fléau de Dieu).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau répond à St Paul qu&#039;il faut distinguer entre les pouvoirs politiques, faire la différence entre ceux qui sont justes et ceux qui ne le sont pas, et remédier à l’injustice. « Tout pouvoir vient de Dieu, mais toute maladie en vient aussi, et il n&#039;est pas défendu d&#039;appeler le médecin. » écrit-il.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a donc pour Rousseau un remède à la violence en politique parce qu’on peut  trouver les principes fondant la légitimité d&#039;un pouvoir politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Le pouvoir politique légitime repose donc sur une convention :&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-Livre I Chapitre IV : de l’esclavage. (Il s’agit du pacte d’esclavage ) Il ne suffit pas qu’un pouvoir repose sur un pacte pour être légitime : il y a de mauvais pactes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Livre I chapitre VI : Du pacte social. Rousseau décrit le pacte républicain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Contrat Social Livre I - Chapitre IV De l&#039;esclavage. ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Il s’agit du pacte d’esclavage ).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si les hommes ne peuvent être liés à une autorité par la nature, ou bien par la force, seuls leurs propres engagements peuvent les lier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Puisqu’ aucun homme n’a une autorité naturelle ….parmi les hommes. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
¤ Rousseau veut cependant montrer que certains pactes sont irrecevables, certains engagements sont nuls et non avenus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un homme ne peut se dépouiller de sa liberté. La liberté est inaliénable. Sinon cela n’aurait pas de sens de dire que l’homme naît libre, cela signifie que sa liberté n’appartient qu’à lui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La critique s’adresse à Hobbes et à la conception du pacte social développé dans le Léviathan.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Grotius est un juriste hollandais qui admet le pacte d’esclavage. Il passe de l’esclavage privé admis à Rome et par la loi juive ( un homme peut se vendre à un autre pour sa subsistance ) à l’idée qu’un peuple peut se vendre. Quand un peuple n’a plus de quoi subsister, il peut se vendre à un chef. Le chef procure la nourriture par la guerre ou le pillage, ou parce qu’il est suffisamment riche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau conteste ce contrat parce qu’il n’y a pas de vraie réciprocité. Le peuple donne tout, mais il n’est pas sûr d’obtenir quelque chose en échange, c’est plutôt lui qui risque d’avoir à subvenir aux besoins du roi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Dire qu’un homme se donne gratuitement, c’est dire une chose absurde et inconcevable … »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le propre de la liberté c’est d’appartenir à celui qui la possède et à lui seul. Un père ne peut donc disposer de la liberté de ses enfants. Rousseau veut soustraire l’enfant aux servitudes familiales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Renoncer à sa liberté, c’est renoncer à sa qualité d’homme » La liberté comprend des droits et des devoirs (puisqu’elle a un sens moral). Renoncer à tout cela, c’est renoncer à ce qui fait le prix de l’humanité. il n’y a pas de compensation possible à ce qui est donné. Une convention suppose deux parties dont chacune apporte et reçoit quelque chose. Il n’y a pas de convention où tous les sacrifices sont d’un seul côté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chez Hobbes, les hommes, pour sortir de l’état de nature qui est un état de guerre perpétuelle s’unissent et remettent tous leurs droits naturels entre les mains d’un prince.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le contrat a lieu entre chacun des hommes et tout le reste. Tous s’engagent à se dépouiller de tous leurs droits. Le souverain lui ne s’engage à rien. Son rôle est d’assurer la paix civile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On fonde encore l’esclavage sur une autre sorte de pacte : l’esclavage est censé pouvoir naître du droit de la guerre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le vainqueur aurait un droit de vie ou de mort sur le vaincu et lui donnerait donc la vie contre son esclavage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau réfute cela en disant qu’il n’y a jamais de guerre d’homme à homme. La guerre est une relation d’état à état. Il s’oppose donc à Hobbes qui parle de guerre naturelle de chacun contre tous. La guerre n’a pu naître qu’avec la naissance des états. la guerre a pour seul objet de détruire l’état ennemi et non ses membres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand un combattant pose les armes, il redevient simplement un homme et nul n’a plus le droit de vie ou de mort sur lui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Contrat Social - Livre I - Chapitre VI - Du Pacte Social ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Résumé de ce qui précède&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt; .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au chapitre V, Rousseau a évoqué la première convention par laquelle un peuple se constitue comme peuple .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il pense qu’avant tout choix d’une forme de gouvernement (monarchie , aristocratie), le souverain doit se constituer .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant de se donner par exemple un roi, les membres d’un état doivent d’abord s’être constitués en état, il faut qu’ils créent une puissance publique que Rousseau appelle « le souverain »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour lui la cession de leurs libertés par des particuliers à un chef ( comme le conçoit Hobbes) ne fait pas encore un peuple . Il ne pense pas qu’un peuple puisse naître d’un rapport d’autorité entre un homme et une multitude .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On suppose donc la naissance fictive d’une société . Il n’y a jamais eu, dans l&#039;histoire, de passage entre un état de nature et une société .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Trouver une forme d’association qui défende et protège de toute la force commune, la personne et les biens de chaque associé, et par laquelle chacun s’unissant à tous n’obéisse pourtant qu’à lui même et reste aussi libre qu’auparavant. » (Contrat Social)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
;:;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;BUT&#039;&#039;&#039; : Qu’attend –on de l’état ou du pouvoir politique ? &lt;br /&gt;
La sécurité des personnes et des biens et liberté .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Défendre la personne et les biens »  (Remarque pas de condamnation de la propriété)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On pourrait obtenir la sécurité dans un état fort , en se soumettant à un rapport de force. Cf Hobbes Le Léviathan&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais peut- on légitimer l’abdication de sa liberté ? Peut-on légitimement consentir à se soumettre à un autre homme ? Rousseau affirme qu’on ne peut demander à un homme d’aliéner sa liberté : (rappel de ce qui précède)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Demander à un homme d’aliéner sa liberté, ce serait lui demander de faire une convention qui tourne toute à son désavantage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Je fais avec toi une convention toute à ta charge et toute à mon profit que j’observerai tant qu’il me plaira et que tu observeras tant qu’il me plaira » (‘Contrat Social Livre I chapitre IV)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’état doit être une association d’homme libres et non une association d’esclaves soumis à un maître.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pacte social légitime ne peut être un pacte de soumission. Ici Rousseau s’oppose à Hobbes qui admet que pour trouver la sécurité et la paix civile les hommes peuvent se soumettre tous à un prince disposant de l’autorité absolue.&lt;br /&gt;
&amp;quot;Que chacun s’unissant à tous n’obéisse pourtant qu’à lui même et reste aussi libre qu’auparavant »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pacte social doit garantir la liberté .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pacte social doit empêcher qu’un associé puisse en soumettre un autre à sa volonté. Dans l’état de nature, la garantie de la liberté, c’est l’absence de relations sociales, dans la société, c’est l’autorité du souverain sur tous ses membres. Il faut libérer le citoyen d’une servitude particulière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pacte doit faire en sorte que chacun demeure « aussi libre qu’auparavant » c’est à dire jouisse d’une liberté sous la loi qui compense l’abandon de sa liberté naturelle. (le « auparavant » renvoie à un état de nature , à une situation – fictive - où la relation politique n’existe pas) . Il faut que chaque membre du corps politique soit préservé d’une relation de dépendance personnelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
( que « chacun n’obéisse qu’à soi même ») . C’est en obéissant à la loi qu’on sera préservé d’obéir à un autre homme, mais évidemment, il faut que la loi remplisse certaines conditions  pour qu’il y ait liberté d’autonomie ..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les clauses d’un Contrat permettant de remplir ces conditions sont universelles et nécessaires , elle sont posées par la raison telle qu’elle est chez tous les hommes . Elles n’ont peut être jamais été «  formellement énoncées ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On ne peut se référer à un événement historique. Il s’agit d’une réflexion sur ce que doit être le Contrat à la base d’une société juste, non violente. C’est un Contrat « tacite », non exprimé réellement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;MOYENS&#039;&#039;&#039; : Les clauses du Contrat :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une clause = c’est une disposition d’un acte juridique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«  L’aliénation totale de chaque associé avec tous ses droits à toute la communauté »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il peut être curieux de constater que le chemin de la liberté passe par l’aliénation de tous les droits .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la théorie de Hobbes l’aliénation est aussi totale. (Spinoza pense qu’on ne peut aliéner sa liberté de penser , sa liberté religieuse ) mais chez Hobbes chacun s’engage vis à vis de tous les autres à ne plus exercer son droit naturel ,( à se défendre soi même par exemple) ; chacun s’engage vis à vis de chacun , la communauté n’apparaît pas . Le souverain seul demeure libre et profite de l’abstention de tous les autres. La loi désormais, c’est la volonté du prince , il n’y a pas d’autre droit que celui dont il décide . Il dit le juste et l’injuste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chez Rousseau chacun abandonne ses « droits » , il faut plutôt dire sa liberté naturelle , à se conserver par exemple . Et cet abandon est fait en faveur de toute la communauté, pas d’un autre homme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun s’en dépouille également, pour qu’il n’y ait pas de privilèges, et pas de rapports de dépendance. « La condition est égale pour tous » l’égalité est une condition de la liberté. Si la condition n’était pas égale pour tous, les plus forts , les )plus indépendants pourraient réduire les autres sous leur dépendance .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’union sera d’autant plus parfaite que personne n’aura rien gardé de ses droits naturels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun reçoit en échange des droits civils, c’est à dire des droits garantis par la loi : propriété de ses biens, liberté civile . C’est la loi qui lui confère ces droits là. Le juste et l’injuste sont maintenant définis par la loi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On se donne à une collectivité et non pas à un particulier. « Chacun se donnant à tous ne se donne à personne »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On obéit à un être impersonnel ; et cette collectivité va mieux garantir les droits qu’elle me donnera que je ne pouvais moi même garantir mes droit par ma simple force .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«  Chacun de nous met en commun sa personne et toute sa puissance sous la suprême direction de la volonté générale »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun promet d’obéir à la loi. On peut être libre en obéissant. Il faut donc comprendre comment l’obéissance à la loi, peut garantir à chacun une forme de liberté. L’obéissance à la loi préserve d’obéir à un autre homme . Le citoyen, libéré d’une servitude particulière n’est pas non plus écrasé par le joug de la communauté ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette loi garantie de la liberté n’est pas quelconque. Elle est volonté générale. « Sous la suprême direction de la volonté générale »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu’est ce que la volonté générale ? Elle vise au bien commun. Elle va donc dans le sens de l’intérêt véritable de chacun à la différence de ce que Rousseau appelle la « volonté de tous » qui n’est qu’une somme d’intérêts particuliers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dégager la volonté générale est possible, si un intérêt commun unit les citoyens. Elle n’est pas sacrifice de soi, mais dérive de l’amour de soi . « Faire le bien pour le bien, c’est le faire pour soi, dans son propre intérêt »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est une règle de justice que le citoyen conscient des conditions de vie en société accepte pour son bien, sa sécurité personnelle et la sauvegarde de sa liberté. En obéissant à la volonté générale, je travaille au bien commun en même temps qu’à mon propre bien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la loi ne représente qu’une somme d’intérêts particuliers, au lieu de viser le bien commun, des rapports de dépendance demeurent. On peut se retrouver soumis aux intérêts des autres : la loi n’exprimerait que la défense des intérêts de quelques uns .(par ex en termes modernes des intérêts économiques d’une minorité)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Précisons ce qu’est une loi : rappel&amp;lt;/u&amp;gt; .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« C’est une déclaration de la volonté générale sur un objet d’intérêt commun »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« C’est quand tout le peuple statue sur tout le peuple ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La loi doit émaner de tout le peuple et ne jamais statuer sur un cas particulier. ((Par exemple si la loi dit qu’il y aura des privilèges, elle ne dit pas quel particulier doit en jouir). Statuer sur un cas particulier c’est appliquer la loi, c’est un acte de magistrature.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’indépendance, au sens de « faire ce qui me plait » n’est pas pour Rousseau la vraie liberté. C’est une liberté précaire qui n’a pas de consistance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« On a beau vouloir confondre l&#039;indépendance et la liberté, ces deux choses sont si différentes que même elles s&#039;excluent mutuellement. Quand chacun fait ce qu&#039;il lui plaît, on fait souvent ce qui déplaît à d&#039;autres, et cela ne s&#039;appelle pas un état libre. La liberté consiste moins à faire sa volonté qu&#039;à n&#039;être pas soumis à celle d&#039;autrui; elle consiste encore à ne pas soumettre la volonté d&#039;autrui à la nôtre. Quiconque est maître ne peut être libre, et régner c&#039;est obéir. » Lettres écrites de la Montagne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’acte d’association produit une « République » . Le mot signifie «  chose publique » parce qu l’intérêt commun y est préservé .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le souverain, dans l’usage courant, c’est une personne, le roi, l’empereur. Rousseau entend par là ceux qui ont le pouvoir de faire les lois et qui exercent ce pouvoir. le souverain est actif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’état, c’est le peuple, en tant qu’il observe les lois, c’est l’ensemble des hommes soumis aux mêmes lois, qui sont donc passifs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le citoyen, est le membre du corps politique en tant qu’il est actif, il fait la loi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chaque citoyen obéit aussi à la loi, en tant qu’il obéit, il est « sujet » soumis à la loi. Mais on n’est jamais seulement sujet dans une république, toujours en même temps citoyen et sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Livre I Chapitre VII - Du Souverain==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Fin du chapitre : « En effet, chaque individu peut comme homme … énormes abus »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau y montre que le recours à la force est nécessaire et légitime pour garantir le droit . une communauté juridique suppose une limitation réciproque des libertés en présence .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun des membres du corps politique ayant voté la loi perçoit sa nécessité et souhaite l’imposer aux autres tout en préférant s’en exempter soi même. «  Chaque individu peut comme homme avoir une volonté particulière contraire ou dissemblable à la volonté générale qu’il a comme citoyen »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le citoyen est soucieux du bien commun, le particulier ne voit que son intérêt propre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S’il s’agissait de moralité, la loi morale doit être respectée vis à vis des autres alors que les autres ne la respectent pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ici, il s’agit de droit, celui qui viole la loi me donne le droit de le forcer  à respecter ma liberté, de m’affranchir du droit à son égard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est l’état qui exerce cette contrainte. L’état fait la synthèse de la loi et de la force.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Attention, il s’agit de mettre la force au service du droit ( et non pas de fonder le droit sur un rapport de force .)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par le contrat social, nous nous engageons tacitement à accepter qu’on nous contraigne par la force à observer les lois .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne s’agit pas de violence , la violence est un abus de la force pour plier les volontés, mais il s’agit d’une contrainte légale, contrainte exercée selon les formes de la loi. ( la loi définit les sanctions etc. )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau met la force au service du droit pour garantir à chaque citoyen qu’il ne sera pas dupe, et que,tandis qu’il obéira aux lois, les autres ne désobéiront pas . Chacun peut rester hors du pacte et renoncer aux avantages de la société : mais s’il en accepte les avantages, il accepte par là qu’on le contraigne à en supporter les obligations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’où l’expression : « on le forcera à être libre » La volonté générale soumet également tous les citoyens . Il n’y a plus de rapports «  de dépendance personnelle ». Si tout le monde obéit à la loi , personne n’est esclave d’un autre homme , mais encore faut –il que la loi soit respectée .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La lecture de ce passage peut –être complétée par la lecture du LIVRE II Chapitre 5 : Du droit de vie et de mort .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau y montre que l’exercice de la contrainte légale peut aller jusqu’au recours à la peine de mort :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La loi me protège de l’assassin , mais pour jouir de cette protection , j’ai consenti à mourir si je le deviens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Livre I Chapitre VIII : De l&#039;état civil.==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau fait dans ce chapitre le bilan de ce que la vie en société apporte à l’homme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il fait le bilan d’un double passage :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un passage fictif de l’état de nature à l’état de société . ( Rappelons que l’état de nature est une fiction ) qui lui permet de montrer que l’homme n’est homme que lorsqu’il vit en société .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un passage plus précis à une société où existent des bonnes lois, celles du Contrat social . on découvre alors que l’homme accède à la liberté moral.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;Le début du texte reprend les thèses du deuxième discours&amp;lt;/&#039;&#039;font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt; : l’homme naturel est un animal robuste , ou encore dit le passage « un animal stupide et borné » qui vivant seul ne parle pas, ne pense pas , n’a pas de vie affective , et n’a pas encore actualisé sa perfectibilité .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour décrire l’homme naturel, Rousseau emploie le vocabulaire de l’animalité : il est conduit par ses instincts, son impulsion physique, est gouverné par ses appétits . Il va dans le sens de ses penchants , ou de ses inclinations naturelles . Kant dirait : il obéit au mécanisme de la nature . Son humanité n’est qu’en puissance : il est perfectible .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vie sociale seule permet à un homme de se réaliser . il se développe intellectuellement et s’élève à l’idée du droit et de la moralité . Il appréhende la justice, il connaît le bien et le mal . Sa raison s’est développée . (grâce au langage). La fin du paragraphe dit qu’il devient « un être intelligent et un homme »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau ne condamne pas la vie sociale , bien au contraire , la société n’est pas par essence corruptrice .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Seuls « les abus » de l’état social dégradent l’homme , et il faut entendre par là la violence et les inégalités sociales cautionnées par les mauvaises lois .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’homme perd en société sa liberté d’indépendance : «  il se prive de plusieurs avantages qu’il tient de la nature » .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il gagne beaucoup : facultés développées , sentiments ennoblis, âme élevée .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le bilan fait est positif «  il devrait bénir l’instant heureux »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Contrat Social permet justement de corriger les « abus » et de faire en sorte que la perfectibilité de l’homme s »accomplisse au mieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Rousseau fait maintenant le bilan de ce qu’apporte le Contrat Social. (son but : sécurité des personnes et des biens et liberté )&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la liberté naturelle succède une liberté civile, sous la loi ( la liberté du citoyen) . Mais la liberté naturelle est précaire, elle n’a de « bornes que les forces de l’individu » Chacun protège soi même sa liberté de la force des autres, les rapports de force risquent de lui faire perdre toute consistance . La liberté civile est une liberté sous la loi qui reçoit l’appui de toute la force de la communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il en en de même en ce qui concerne les biens . Sans loi, il n’y a qu’une « possession » précaire , garantie par la force de chacun . Le Contrat social assure une « propriété «  garantie par la loi . « fondée sur un titre positif » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On découvre que Rousseau donne encore au Contrat une troisième fin : il assure au citoyen l’accès à « la liberté morale ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etre soumis à une loi raisonnable qu’on a soi même votée (liberté d’autonomie ) éduque l’homme . Chaque fois qu’elle lui interdit le laisser aller «  à l’impulsion du seul appétit » elle l’aide à devenir raisonnable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La formule est déjà kantienne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Contre le sens commun qui définit la liberté comme «  faire ce qui nous plait » Rousseau définit un degré supérieur de liberté , la liberté raisonnable ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau rapproche donc morale et politique. Il ne s’agit pas ici d’une discussion sur les moyens de la politique, mais bien sur ses fins. Rousseau. donne à la politique une fin morale. Est- ce bien à l’état de rendre moral le citoyen ? La moralité n’est –elle pas une affaire privée ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Livre II Chapitre III - Si la volonté générale peut errer ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En complément du livre I chapitre VI . Du pacte social )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau y précise la définition de la volonté générale et énonce les conditions à réunir pour que la loi soit bien volonté générale .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On a posé par définition que la loi doit être volonté générale et viser le bien commun . Elle est « toujours droite et tend toujours à l’utilité publique ». La République suppose la foi dans la capacité politique du peuple ( à la différence des régimes fascistes par exemple) . Rousseau pense que le peuple dans son ensemble veut son bien , et ne peut être corrompu, c’est à dire que sa volonté ne peut être déviée de son objet nécessaire , mais il peut rester à distance de ce but s’il ne parvient pas à définir son bien . Rousseau exclut que la volonté gnérale se délègue , elle ne doit pas être transmise à des représentants , ce qui pourrait la corrompre .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Montesquieu écrivait que le peuple était tout juste bon à choisir des représentants ).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La volonté générale, c’est celle qui prend corps dans l’ensemble des citoyens, l’objet de cette volonté générale ne peut être que l’égalité en vue de la liberté . la volonté générale vise à « l’intérêt commun » .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La volonté générale est possible, si un intérêt commun unit les citoyens. Elle n’est pas sacrifice de soi, mais dérive de l’amour de soi . « Faire le bien pour le bien, c’est le faire pour soi, dans son propre intérêt »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est une règle de justice que le citoyen conscient des conditions de vie en société accepte pour son bien, sa sécurité personnelle et la sauvegarde de sa liberté. En obéissant à la volonté générale, je travaille au bien commun en même temps qu’à mon propre bien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais en chaque citoyen reste quelque chose de sa nature d’être particulier . C’est en ce sens d’ailleurs qu’il a promis d’obéir à la loi . La volonté de tous , par opposition à la volonté générale , c’est la somme des volontés particulières . Elle « regarde à l’intérêt privé » Si la loi ne représente qu’une somme d’intérêt particuliers, au lieu de viser le bien commun, des rapports de dépendance demeurent. On peut se retrouver soumis aux intérêts des autres : la loi n’exprimerait que la défense des intérêts de quelques uns .(par ex en termes modernes des intérêts économiques d’une minorité.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a pour Rousseau un intérêt commun , mais chacun obéit à deux mobiles : le recherche de l’intérêt commun et la poursuite de son intérêt particulier . Il faudrait que ceux qui confondent intérêt commun et interêt particulier soient éliminés pour obtenir la volonté générale dans sa pureté . Rousseau croit qu’elle sortira de la somme (algébrique) des différences Chez ceux qui suivent leur intérêt particulier , il n’y a pas de raison que le nombre des cas ou l’intérêt particulier s’oppose à l’intérêt commun soit plus grand que les cas où il va dans le même sens . Ces cas s’annuleront et il restera les cas où l’intérêt commun l’emporte sur l’intérêt particulier . Il faut que toutes les influences qui s’exercent sur le corps politique soient bien dégagées . En ce sens, Rousseau préfère qu’ils n’y ait pas dans le corps politique «  de brigues »   ou « d’associations  partielles », (nous dirions par exemple de partis politiques, le nombre d’opinions qui se confrontent diminue et la loi des grands nombres ne joue plus .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut espérer que chaque citoyen fasse abstraction de ses intérêts particuliers et statue en fonction de sa conception raisonnable du bien commun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Beaucoup de conditions sont à réunir pour que la volonté générale soit bien dégagée , et en particulier des conditions d’information du citoyen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Si le citoyen suffisamment informé délibère » Sous cette formule, se cache le renvoi à de multiples conditions Il faut de l’instruction, (Cf Condorcet) toute république instruit le peuple , une bonne circulation d’une information pluraliste, ce qui suppose la liberté d’opinions . Il faut qu’il ait de la vertu et du civisme , c’est à dire de la part de chacun un intérêt pour la chose publique : il faut savoir distraire du temps à sa vie privée .Il faut que les questions politiques ne soient pas trop complexes pour être à la portée de citoyens ordinaires . (On verra Tocqueville dénoncer dès 1835 les dérives de la démocratie américaine )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB : Il y a toujours un danger que des intérêts particuliers soient pris en compte. Rousseau écrit que le peuple veut toujours le bien, mais qu’il ne le voit pas toujours ; (D’où l’intervention du législateur : il faudrait un Dieu pour donner la loi aux hommes, formule qui est l’expression d’un constat d’impuissance : le peuple sera-t-il jamais capable de se donner de bonnes lois ? On sait très bien qu’on ne trouvera jamais de législateur divin, et les législateurs humains ont trop tendance à faire les lois à leur profit .) (Livre II chapitre VII )&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amb</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://philo.dyndns.info/index.php?title=Le_Contrat_Social_de_Rousseau&amp;diff=1176</id>
		<title>Le Contrat Social de Rousseau</title>
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		<updated>2011-01-29T17:43:11Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amb : /* Livre I Chapitre II Des premières sociétés */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=Le Contrat Social. Jean Jacques Rousseau.=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Liste des Extraits étudiés:===&lt;br /&gt;
Chapitre 1 :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre III : Du droit du plus fort.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre IV : De l’esclavage. « Renoncer à sa liberté, c’est renoncer à sa qualité d’homme … n’a aucun sens. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre VI : Du pacte social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre VII : Fin du chapitre sur la nécessaire obéissance à la loi « Chaque individu&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
peut comme homme avoir une volonté particulière contraire …abus »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre VIII. De l’état civil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LIVRE II&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre III : Si la volonté générale peut errer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’à : « l’avis qui l’emporte n’est qu’un avis particulier »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LIVRE III&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre IV :   De la démocratie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LIVRE IV :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre VIII : De la religion civile.  Extrait : «  Il  y a donc une profession de foi purement civile … les cultes que nous avons exclus. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Contrat Social : Livre I Chapitre 1 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau annonce son projet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’homme est né libre et partout, il est dans les fers »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &#039;&#039;&#039;L’homme est né libre&#039;&#039;&#039; » reprend la thèse du 2ème discours. (Discours sur l’Origine et les Fondements de l’Inégalité parmi les hommes)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En développant la fiction de l’état de nature, Rousseau a montré que les hommes y jouissent d’une liberté d’indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’homme y est pensé sans relation avec Dieu (non soumis à l&#039;autorité de Dieu )et nul homme n’a par nature une autorité sur un autre homme. Nul ne naît pour être maître, nul ne naît pour être esclave. Chacun a seul par nature  autorité sur soi même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &#039;&#039;&#039;Partout il est dans les fers&#039;&#039;&#039; » : renvoie à l’analyse du fait, de la réalité historique. Dans son époque Rousseau découvre des lois inégalitaires instaurant la domination des uns sur les autres.Quand il écrit le Contrat Social, le régime politique en France est celui de la Monarchie de droit divin, et il existe des privilèges liés à la naissance ( privilèges aristocratiques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne faut pas imaginer que les « maîtres » sont libres. Quand des rapports de violence existent entre les hommes, le maître a besoin de son esclave pour sa subsistance, il a besoin aussi de s’assurer de la fidélité de ceux qui lui sont soumis. Moralement, il est prisonnier de ses propres passions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S’il n’y avait pas de droit, il n’y aurait entre les hommes que des rapports de force ; le problème politique serait simple : obéir quand on ne peut pas faire autrement et « secouer le joug » quand on peut renverser le rapport de force.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais Rousseau veut se placer dans l’ordre du droit : qu’est-ce qui fonde un pouvoir politique, qu’est ce qui le rend légitime et l’autorise à donner des ordres? Le but de l&#039;ouvrage, c&#039;est la recherche du pouvoir politique légitime.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Rousseau annonce le plan de sa démarche : &#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur quoi se fonde le droit ? (qu’est ce qui autorise un pouvoir politique à donner des ordres et à se faire obéir ? )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &#039;&#039;&#039;Ce droit ne vient pas de nature&#039;&#039;&#039; » puisque nous l’avons vu plus haut rien ne fonde dans la nature un homme à se faire obéir d’un autre homme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau examinera dans le texte les fondements naturels que certains auteurs prétendent donner au pouvoir politique. Ils les réfutera.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &#039;&#039;&#039;Il est donc fondé sur des conventions&#039;&#039;&#039; » Les hommes n’ayant à se plier à aucune puissance naturelle, leur obéissance ne peut résulter que de leurs propres engagements.Il faut qu&#039;ils consentent à obéir. Il faut que par un accord, un contrat, les hommes délèguent à un pouvoir politique l’autorité que chacun d’entre eux a par nature sur soi même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est ce qui explique le titre : &#039;&#039;&#039;Le Contrat Social&#039;&#039;&#039;.  Si les hommes vivent en société politique sous la loi qule but poursuivent-ils?&lt;br /&gt;
Que consentent-ils à abandonner ? Que souhaitent-ils recevoir en échange ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il s’agit de savoir quelles sont ces conventions » . Rousseau réfutera les conventions qui lui paraissent inacceptables. Son adversaire politique est Hobbes ainsi qu&#039;un juriste Hollandais Grotius ( Hugo De Groot)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faudra choisir entre les conventions possibles : tous les contrats ne sont pas acceptables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
______________________________________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Livre I Chapitre II Des premières sociétés ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Il n’y a pas d’autorité naturelle d’un homme sur son semblable : le pouvoir  ne peut se fonder en invoquant l&#039;autorité naturelle d&#039;un père sur ses enfants.&lt;br /&gt;
Il n&#039;y a pas d’esclavage naturel.&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau combat ainsi deux fondements possibles donnés parfois au pouvoir politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;&#039;&#039;&#039;La famille est si l&#039;on veut le premier modèle possible des sociétés politiques; le chef est l&#039;image du père, le peuple est l&#039;images des enfants.&#039;&#039;&#039;&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau  combat cette idée en soutenant que le lien qui unit la famille est en fait un lien contractuel. Tout se passe comme si , à partir du moment où les enfant n&#039;ont plus besoin du père pour les nourrir , ils acceptaient par contrat de continuer à se soumettre à  son autorité.&lt;br /&gt;
Dans une famille  le père donne ses soins aux enfants par amour  . Dans une société politique, seul existe chez le chef  le plaisir de commander.&lt;br /&gt;
Rousseau trouve que la comparaison est inadéquate et qu&#039;un chef politique n&#039;a pas à se comparer au père de famille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Affiches de propagande stalinienne: Staline, le petit Père des peuples.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On prend aussi comme modèle du pouvoir politique , la relation entre le berger et son troupeau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Livre I chapitre III : Du droit du plus fort==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;La force ne peut être un fondement naturel de l&#039;autorité politique&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le texte distingue l’ordre de la force  de l’ordre du droit, les pouvoirs légitimes de ceux qui ne le sont pas . Deux sortes d’obéissance s’opposent , l ’une morale, l’autre non .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etre soumis à la force, c&#039;est être contraint physiquement .On obéit par prudence, pour rester en vie, sans se sentir moralement tenu d&#039;obéir.&amp;quot;La force est une puissance physique, quelle moralité pourrait résulter de ses effets?&amp;quot; L’exemple de la fin du texte explicite cela .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je donne ma bourse au brigand sous la menace de son arme, si je puis changer le rapport de force en ma faveur, je le fais, ma volonté n&#039;était pas moralement liée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand je reconnais qu&#039;un pouvoir est juste, fondé en droit, quand je le tiens pour légitime, alors au contraire, j&#039;en reconnais moralement la valeur, et j&#039;obéis par conscience, même si ce pouvoir n&#039;a pas la force de me contraindre. Je « dois vouloir » lui obéir . A la force , on obéit «  par nécessité »  , on n’a pas de choix , on obéit par « prudence », c’est à dire pour rester en vie .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;. Quel sens possible peut prendre l&#039;expression  droit du plus fort ?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
C’est une expression courante  Ce pourrait être celui de la dissimulation mentionnée en début de paragraphe. « Le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours le maître, s’il ne transforme sa force en droit et l’obéissance en devoir. » Un pouvoir politique veut régner sur les esprits, recueillir l&#039;adhésion des consciences, au lieu de se contenter d&#039;être le plus fort. Il lui est plus facile de dominer s’il recueille cette adhésion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On verra ainsi au 19ème siècle, Bonaparte arrivé au pouvoir par la force (général en chef de l’Armée d’Italie – coup d’Etat du 18 Brumaire  …..) se parer d’une légitimité de droit divin en se faisait sacrer à Paris.C’est un camouflage : la force ne peut pas vraiment se transformer en droit .Beaucoup de dictateurs  actuels  essaient de trouver dans les urnes, une apparnet légitimité démocratique.&lt;br /&gt;
Dire que la force fonde le droit ne peut avoir qu&#039;un sens ironique:c&#039;est le constat qu&#039;on fait quand les chars soviétiques entrent à Prague en 1968, mais justement pour dire qu&#039;ils sont là en violation de tout droit des peuples à disposer d&#039;eux mêmes, ils sont seulement les plus forts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au sens strict : c’est un « galimatias inexplicable »  L’expression est pour Rousseau, obscure embrouillée, dépourvue de sens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;« Si c’est la force qui fait le droit, l’effet change avec la&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039; &#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;cause » &amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
(le droit, c’est l’effet, la force la cause)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dire que la force fonde le droit revient à dire que chaque fois qu&#039;un plus fort émerge, le droit change .Le plus fort fonde un nouveau droit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est le reproche fait par Rousseau à Hobbes. Le Léviathan (l’état) est là pour assurer la sécurité à l&#039;intérieur et la paix à l&#039;extérieur. S&#039;il est défait sur le champ de bataille, on cesse de lui obéir et le plus fort qui a pris sa place dit le juste et l&#039;injuste. Il fonde un nouveau droit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau ne peut accepter une telle analyse parce qu&#039;à ses yeux, il n&#039;y a pas plusieurs légitimités. « Tout pouvoir légitime est républicain » Le seul pouvoir légitime est celui qui rétablit et assure dans la cité le respect des droits naturels de l&#039;homme et qui supprime les rapports de force entre les membres du corps politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Qu’est ce qu’un droit qui périt quand la force cesse ? » Comme on l’a dit plus haut : on se sent moralement tenu d’obéir à un pouvoir légitime, même si la force n’est plus de son côté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En France,pendant la dernière guerre mondiale, la résistance se met du côté de la légitimité républicaine, même si celle si a été déposée par une occupation militaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;quot;Obéissez aux puissances&amp;quot;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
St Paul écrivait :  « Obéissez aux puissances » (Epître aux Romains ) Le chrétien considère qu&#039;il faut obéir à tout pouvoir politique quelqu&#039;il soit , en y voyant l&#039;émanation de l&#039;autorité de Dieu (Dieu peut aussi envoyer un prince cruel, fléau de Dieu).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau répond à St Paul qu&#039;il faut distinguer entre les pouvoirs politiques, faire la différence entre ceux qui sont justes et ceux qui ne le sont pas, et remédier à l’injustice. « Tout pouvoir vient de Dieu, mais toute maladie en vient aussi, et il n&#039;est pas défendu d&#039;appeler le médecin. » écrit-il.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a donc pour Rousseau un remède à la violence en politique parce qu’on peut  trouver les principes fondant la légitimité d&#039;un pouvoir politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Le pouvoir politique légitime repose donc sur une convention :&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-Livre I Chapitre IV : de l’esclavage. (Il s’agit du pacte d’esclavage ) Il ne suffit pas qu’un pouvoir repose sur un pacte pour être légitime : il y a de mauvais pactes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Livre I chapitre VI : Du pacte social. Rousseau décrit le pacte républicain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Contrat Social Livre I - Chapitre IV De l&#039;esclavage. ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Il s’agit du pacte d’esclavage ).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si les hommes ne peuvent être liés à une autorité par la nature, ou bien par la force, seuls leurs propres engagements peuvent les lier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Puisqu’ aucun homme n’a une autorité naturelle ….parmi les hommes. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
¤ Rousseau veut cependant montrer que certains pactes sont irrecevables, certains engagements sont nuls et non avenus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un homme ne peut se dépouiller de sa liberté. La liberté est inaliénable. Sinon cela n’aurait pas de sens de dire que l’homme naît libre, cela signifie que sa liberté n’appartient qu’à lui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La critique s’adresse à Hobbes et à la conception du pacte social développé dans le Léviathan.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Grotius est un juriste hollandais qui admet le pacte d’esclavage. Il passe de l’esclavage privé admis à Rome et par la loi juive ( un homme peut se vendre à un autre pour sa subsistance ) à l’idée qu’un peuple peut se vendre. Quand un peuple n’a plus de quoi subsister, il peut se vendre à un chef. Le chef procure la nourriture par la guerre ou le pillage, ou parce qu’il est suffisamment riche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau conteste ce contrat parce qu’il n’y a pas de vraie réciprocité. Le peuple donne tout, mais il n’est pas sûr d’obtenir quelque chose en échange, c’est plutôt lui qui risque d’avoir à subvenir aux besoins du roi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Dire qu’un homme se donne gratuitement, c’est dire une chose absurde et inconcevable … »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le propre de la liberté c’est d’appartenir à celui qui la possède et à lui seul. Un père ne peut donc disposer de la liberté de ses enfants. Rousseau veut soustraire l’enfant aux servitudes familiales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Renoncer à sa liberté, c’est renoncer à sa qualité d’homme » La liberté comprend des droits et des devoirs (puisqu’elle a un sens moral). Renoncer à tout cela, c’est renoncer à ce qui fait le prix de l’humanité. il n’y a pas de compensation possible à ce qui est donné. Une convention suppose deux parties dont chacune apporte et reçoit quelque chose. Il n’y a pas de convention où tous les sacrifices sont d’un seul côté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chez Hobbes, les hommes, pour sortir de l’état de nature qui est un état de guerre perpétuelle s’unissent et remettent tous leurs droits naturels entre les mains d’un prince.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le contrat a lieu entre chacun des hommes et tout le reste. Tous s’engagent à se dépouiller de tous leurs droits. Le souverain lui ne s’engage à rien. Son rôle est d’assurer la paix civile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On fonde encore l’esclavage sur une autre sorte de pacte : l’esclavage est censé pouvoir naître du droit de la guerre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le vainqueur aurait un droit de vie ou de mort sur le vaincu et lui donnerait donc la vie contre son esclavage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau réfute cela en disant qu’il n’y a jamais de guerre d’homme à homme. La guerre est une relation d’état à état. Il s’oppose donc à Hobbes qui parle de guerre naturelle de chacun contre tous. La guerre n’a pu naître qu’avec la naissance des états. la guerre a pour seul objet de détruire l’état ennemi et non ses membres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand un combattant pose les armes, il redevient simplement un homme et nul n’a plus le droit de vie ou de mort sur lui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Contrat Social - Livre I - Chapitre VI - Du Pacte Social ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Résumé de ce qui précède&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt; .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au chapitre V, Rousseau a évoqué la première convention par laquelle un peuple se constitue comme peuple .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il pense qu’avant tout choix d’une forme de gouvernement (monarchie , aristocratie), le souverain doit se constituer .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant de se donner par exemple un roi, les membres d’un état doivent d’abord s’être constitués en état, il faut qu’ils créent une puissance publique que Rousseau appelle « le souverain »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour lui la cession de leurs libertés par des particuliers à un chef ( comme le conçoit Hobbes) ne fait pas encore un peuple . Il ne pense pas qu’un peuple puisse naître d’un rapport d’autorité entre un homme et une multitude .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On suppose donc la naissance fictive d’une société . Il n’y a jamais eu, dans l&#039;histoire, de passage entre un état de nature et une société .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Trouver une forme d’association qui défende et protège de toute la force commune, la personne et les biens de chaque associé, et par laquelle chacun s’unissant à tous n’obéisse pourtant qu’à lui même et reste aussi libre qu’auparavant. » (Contrat Social)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
;:;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;BUT&#039;&#039;&#039; : Qu’attend –on de l’état ou du pouvoir politique ? &lt;br /&gt;
La sécurité des personnes et des biens et liberté .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Défendre la personne et les biens »  (Remarque pas de condamnation de la propriété)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On pourrait obtenir la sécurité dans un état fort , en se soumettant à un rapport de force. Cf Hobbes Le Léviathan&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais peut- on légitimer l’abdication de sa liberté ? Peut-on légitimement consentir à se soumettre à un autre homme ? Rousseau affirme qu’on ne peut demander à un homme d’aliéner sa liberté : (rappel de ce qui précède)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Demander à un homme d’aliéner sa liberté, ce serait lui demander de faire une convention qui tourne toute à son désavantage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Je fais avec toi une convention toute à ta charge et toute à mon profit que j’observerai tant qu’il me plaira et que tu observeras tant qu’il me plaira » (‘Contrat Social Livre I chapitre IV)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’état doit être une association d’homme libres et non une association d’esclaves soumis à un maître.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pacte social légitime ne peut être un pacte de soumission. Ici Rousseau s’oppose à Hobbes qui admet que pour trouver la sécurité et la paix civile les hommes peuvent se soumettre tous à un prince disposant de l’autorité absolue.&lt;br /&gt;
&amp;quot;Que chacun s’unissant à tous n’obéisse pourtant qu’à lui même et reste aussi libre qu’auparavant »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pacte social doit garantir la liberté .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pacte social doit empêcher qu’un associé puisse en soumettre un autre à sa volonté. Dans l’état de nature, la garantie de la liberté, c’est l’absence de relations sociales, dans la société, c’est l’autorité du souverain sur tous ses membres. Il faut libérer le citoyen d’une servitude particulière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pacte doit faire en sorte que chacun demeure « aussi libre qu’auparavant » c’est à dire jouisse d’une liberté sous la loi qui compense l’abandon de sa liberté naturelle. (le « auparavant » renvoie à un état de nature , à une situation – fictive - où la relation politique n’existe pas) . Il faut que chaque membre du corps politique soit préservé d’une relation de dépendance personnelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
( que « chacun n’obéisse qu’à soi même ») . C’est en obéissant à la loi qu’on sera préservé d’obéir à un autre homme, mais évidemment, il faut que la loi remplisse certaines conditions  pour qu’il y ait liberté d’autonomie ..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les clauses d’un Contrat permettant de remplir ces conditions sont universelles et nécessaires , elle sont posées par la raison telle qu’elle est chez tous les hommes . Elles n’ont peut être jamais été «  formellement énoncées ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On ne peut se référer à un événement historique. Il s’agit d’une réflexion sur ce que doit être le Contrat à la base d’une société juste, non violente. C’est un Contrat « tacite », non exprimé réellement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;MOYENS&#039;&#039;&#039; : Les clauses du Contrat :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une clause = c’est une disposition d’un acte juridique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«  L’aliénation totale de chaque associé avec tous ses droits à toute la communauté »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il peut être curieux de constater que le chemin de la liberté passe par l’aliénation de tous les droits .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la théorie de Hobbes l’aliénation est aussi totale. (Spinoza pense qu’on ne peut aliéner sa liberté de penser , sa liberté religieuse ) mais chez Hobbes chacun s’engage vis à vis de tous les autres à ne plus exercer son droit naturel ,( à se défendre soi même par exemple) ; chacun s’engage vis à vis de chacun , la communauté n’apparaît pas . Le souverain seul demeure libre et profite de l’abstention de tous les autres. La loi désormais, c’est la volonté du prince , il n’y a pas d’autre droit que celui dont il décide . Il dit le juste et l’injuste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chez Rousseau chacun abandonne ses « droits » , il faut plutôt dire sa liberté naturelle , à se conserver par exemple . Et cet abandon est fait en faveur de toute la communauté, pas d’un autre homme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun s’en dépouille également, pour qu’il n’y ait pas de privilèges, et pas de rapports de dépendance. « La condition est égale pour tous » l’égalité est une condition de la liberté. Si la condition n’était pas égale pour tous, les plus forts , les )plus indépendants pourraient réduire les autres sous leur dépendance .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’union sera d’autant plus parfaite que personne n’aura rien gardé de ses droits naturels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun reçoit en échange des droits civils, c’est à dire des droits garantis par la loi : propriété de ses biens, liberté civile . C’est la loi qui lui confère ces droits là. Le juste et l’injuste sont maintenant définis par la loi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On se donne à une collectivité et non pas à un particulier. « Chacun se donnant à tous ne se donne à personne »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On obéit à un être impersonnel ; et cette collectivité va mieux garantir les droits qu’elle me donnera que je ne pouvais moi même garantir mes droit par ma simple force .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«  Chacun de nous met en commun sa personne et toute sa puissance sous la suprême direction de la volonté générale »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun promet d’obéir à la loi. On peut être libre en obéissant. Il faut donc comprendre comment l’obéissance à la loi, peut garantir à chacun une forme de liberté. L’obéissance à la loi préserve d’obéir à un autre homme . Le citoyen, libéré d’une servitude particulière n’est pas non plus écrasé par le joug de la communauté ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette loi garantie de la liberté n’est pas quelconque. Elle est volonté générale. « Sous la suprême direction de la volonté générale »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu’est ce que la volonté générale ? Elle vise au bien commun. Elle va donc dans le sens de l’intérêt véritable de chacun à la différence de ce que Rousseau appelle la « volonté de tous » qui n’est qu’une somme d’intérêts particuliers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dégager la volonté générale est possible, si un intérêt commun unit les citoyens. Elle n’est pas sacrifice de soi, mais dérive de l’amour de soi . « Faire le bien pour le bien, c’est le faire pour soi, dans son propre intérêt »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est une règle de justice que le citoyen conscient des conditions de vie en société accepte pour son bien, sa sécurité personnelle et la sauvegarde de sa liberté. En obéissant à la volonté générale, je travaille au bien commun en même temps qu’à mon propre bien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la loi ne représente qu’une somme d’intérêts particuliers, au lieu de viser le bien commun, des rapports de dépendance demeurent. On peut se retrouver soumis aux intérêts des autres : la loi n’exprimerait que la défense des intérêts de quelques uns .(par ex en termes modernes des intérêts économiques d’une minorité)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Précisons ce qu’est une loi : rappel&amp;lt;/u&amp;gt; .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« C’est une déclaration de la volonté générale sur un objet d’intérêt commun »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« C’est quand tout le peuple statue sur tout le peuple ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La loi doit émaner de tout le peuple et ne jamais statuer sur un cas particulier. ((Par exemple si la loi dit qu’il y aura des privilèges, elle ne dit pas quel particulier doit en jouir). Statuer sur un cas particulier c’est appliquer la loi, c’est un acte de magistrature.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’indépendance, au sens de « faire ce qui me plait » n’est pas pour Rousseau la vraie liberté. C’est une liberté précaire qui n’a pas de consistance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« On a beau vouloir confondre l&#039;indépendance et la liberté, ces deux choses sont si différentes que même elles s&#039;excluent mutuellement. Quand chacun fait ce qu&#039;il lui plaît, on fait souvent ce qui déplaît à d&#039;autres, et cela ne s&#039;appelle pas un état libre. La liberté consiste moins à faire sa volonté qu&#039;à n&#039;être pas soumis à celle d&#039;autrui; elle consiste encore à ne pas soumettre la volonté d&#039;autrui à la nôtre. Quiconque est maître ne peut être libre, et régner c&#039;est obéir. » Lettres écrites de la Montagne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’acte d’association produit une « République » . Le mot signifie «  chose publique » parce qu l’intérêt commun y est préservé .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le souverain, dans l’usage courant, c’est une personne, le roi, l’empereur. Rousseau entend par là ceux qui ont le pouvoir de faire les lois et qui exercent ce pouvoir. le souverain est actif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’état, c’est le peuple, en tant qu’il observe les lois, c’est l’ensemble des hommes soumis aux mêmes lois, qui sont donc passifs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le citoyen, est le membre du corps politique en tant qu’il est actif, il fait la loi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chaque citoyen obéit aussi à la loi, en tant qu’il obéit, il est « sujet » soumis à la loi. Mais on n’est jamais seulement sujet dans une république, toujours en même temps citoyen et sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Livre I Chapitre VII - Du Souverain==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Fin du chapitre : « En effet, chaque individu peut comme homme … énormes abus »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau y montre que le recours à la force est nécessaire et légitime pour garantir le droit . une communauté juridique suppose une limitation réciproque des libertés en présence .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun des membres du corps politique ayant voté la loi perçoit sa nécessité et souhaite l’imposer aux autres tout en préférant s’en exempter soi même. «  Chaque individu peut comme homme avoir une volonté particulière contraire ou dissemblable à la volonté générale qu’il a comme citoyen »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le citoyen est soucieux du bien commun, le particulier ne voit que son intérêt propre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S’il s’agissait de moralité, la loi morale doit être respectée vis à vis des autres alors que les autres ne la respectent pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ici, il s’agit de droit, celui qui viole la loi me donne le droit de le forcer  à respecter ma liberté, de m’affranchir du droit à son égard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est l’état qui exerce cette contrainte. L’état fait la synthèse de la loi et de la force.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Attention, il s’agit de mettre la force au service du droit ( et non pas de fonder le droit sur un rapport de force .)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par le contrat social, nous nous engageons tacitement à accepter qu’on nous contraigne par la force à observer les lois .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne s’agit pas de violence , la violence est un abus de la force pour plier les volontés, mais il s’agit d’une contrainte légale, contrainte exercée selon les formes de la loi. ( la loi définit les sanctions etc. )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau met la force au service du droit pour garantir à chaque citoyen qu’il ne sera pas dupe, et que,tandis qu’il obéira aux lois, les autres ne désobéiront pas . Chacun peut rester hors du pacte et renoncer aux avantages de la société : mais s’il en accepte les avantages, il accepte par là qu’on le contraigne à en supporter les obligations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’où l’expression : « on le forcera à être libre » La volonté générale soumet également tous les citoyens . Il n’y a plus de rapports «  de dépendance personnelle ». Si tout le monde obéit à la loi , personne n’est esclave d’un autre homme , mais encore faut –il que la loi soit respectée .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La lecture de ce passage peut –être complétée par la lecture du LIVRE II Chapitre 5 : Du droit de vie et de mort .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau y montre que l’exercice de la contrainte légale peut aller jusqu’au recours à la peine de mort :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La loi me protège de l’assassin , mais pour jouir de cette protection , j’ai consenti à mourir si je le deviens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Livre I Chapitre VIII : De l&#039;état civil.==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau fait dans ce chapitre le bilan de ce que la vie en société apporte à l’homme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il fait le bilan d’un double passage :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un passage fictif de l’état de nature à l’état de société . ( Rappelons que l’état de nature est une fiction ) qui lui permet de montrer que l’homme n’est homme que lorsqu’il vit en société .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un passage plus précis à une société où existent des bonnes lois, celles du Contrat social . on découvre alors que l’homme accède à la liberté moral.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;Le début du texte reprend les thèses du deuxième discours&amp;lt;/&#039;&#039;font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt; : l’homme naturel est un animal robuste , ou encore dit le passage « un animal stupide et borné » qui vivant seul ne parle pas, ne pense pas , n’a pas de vie affective , et n’a pas encore actualisé sa perfectibilité .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour décrire l’homme naturel, Rousseau emploie le vocabulaire de l’animalité : il est conduit par ses instincts, son impulsion physique, est gouverné par ses appétits . Il va dans le sens de ses penchants , ou de ses inclinations naturelles . Kant dirait : il obéit au mécanisme de la nature . Son humanité n’est qu’en puissance : il est perfectible .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vie sociale seule permet à un homme de se réaliser . il se développe intellectuellement et s’élève à l’idée du droit et de la moralité . Il appréhende la justice, il connaît le bien et le mal . Sa raison s’est développée . (grâce au langage). La fin du paragraphe dit qu’il devient « un être intelligent et un homme »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau ne condamne pas la vie sociale , bien au contraire , la société n’est pas par essence corruptrice .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Seuls « les abus » de l’état social dégradent l’homme , et il faut entendre par là la violence et les inégalités sociales cautionnées par les mauvaises lois .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’homme perd en société sa liberté d’indépendance : «  il se prive de plusieurs avantages qu’il tient de la nature » .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il gagne beaucoup : facultés développées , sentiments ennoblis, âme élevée .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le bilan fait est positif «  il devrait bénir l’instant heureux »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Contrat Social permet justement de corriger les « abus » et de faire en sorte que la perfectibilité de l’homme s »accomplisse au mieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Rousseau fait maintenant le bilan de ce qu’apporte le Contrat Social. (son but : sécurité des personnes et des biens et liberté )&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la liberté naturelle succède une liberté civile, sous la loi ( la liberté du citoyen) . Mais la liberté naturelle est précaire, elle n’a de « bornes que les forces de l’individu » Chacun protège soi même sa liberté de la force des autres, les rapports de force risquent de lui faire perdre toute consistance . La liberté civile est une liberté sous la loi qui reçoit l’appui de toute la force de la communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il en en de même en ce qui concerne les biens . Sans loi, il n’y a qu’une « possession » précaire , garantie par la force de chacun . Le Contrat social assure une « propriété «  garantie par la loi . « fondée sur un titre positif » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On découvre que Rousseau donne encore au Contrat une troisième fin : il assure au citoyen l’accès à « la liberté morale ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etre soumis à une loi raisonnable qu’on a soi même votée (liberté d’autonomie ) éduque l’homme . Chaque fois qu’elle lui interdit le laisser aller «  à l’impulsion du seul appétit » elle l’aide à devenir raisonnable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La formule est déjà kantienne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Contre le sens commun qui définit la liberté comme «  faire ce qui nous plait » Rousseau définit un degré supérieur de liberté , la liberté raisonnable ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau rapproche donc morale et politique. Il ne s’agit pas ici d’une discussion sur les moyens de la politique, mais bien sur ses fins. Rousseau. donne à la politique une fin morale. Est- ce bien à l’état de rendre moral le citoyen ? La moralité n’est –elle pas une affaire privée ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Livre II Chapitre III - Si la volonté générale peut errer ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En complément du livre I chapitre VI . Du pacte social )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau y précise la définition de la volonté générale et énonce les conditions à réunir pour que la loi soit bien volonté générale .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On a posé par définition que la loi doit être volonté générale et viser le bien commun . Elle est « toujours droite et tend toujours à l’utilité publique ». La République suppose la foi dans la capacité politique du peuple ( à la différence des régimes fascistes par exemple) . Rousseau pense que le peuple dans son ensemble veut son bien , et ne peut être corrompu, c’est à dire que sa volonté ne peut être déviée de son objet nécessaire , mais il peut rester à distance de ce but s’il ne parvient pas à définir son bien . Rousseau exclut que la volonté gnérale se délègue , elle ne doit pas être transmise à des représentants , ce qui pourrait la corrompre .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Montesquieu écrivait que le peuple était tout juste bon à choisir des représentants ).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La volonté générale, c’est celle qui prend corps dans l’ensemble des citoyens, l’objet de cette volonté générale ne peut être que l’égalité en vue de la liberté . la volonté générale vise à « l’intérêt commun » .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La volonté générale est possible, si un intérêt commun unit les citoyens. Elle n’est pas sacrifice de soi, mais dérive de l’amour de soi . « Faire le bien pour le bien, c’est le faire pour soi, dans son propre intérêt »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est une règle de justice que le citoyen conscient des conditions de vie en société accepte pour son bien, sa sécurité personnelle et la sauvegarde de sa liberté. En obéissant à la volonté générale, je travaille au bien commun en même temps qu’à mon propre bien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais en chaque citoyen reste quelque chose de sa nature d’être particulier . C’est en ce sens d’ailleurs qu’il a promis d’obéir à la loi . La volonté de tous , par opposition à la volonté générale , c’est la somme des volontés particulières . Elle « regarde à l’intérêt privé » Si la loi ne représente qu’une somme d’intérêt particuliers, au lieu de viser le bien commun, des rapports de dépendance demeurent. On peut se retrouver soumis aux intérêts des autres : la loi n’exprimerait que la défense des intérêts de quelques uns .(par ex en termes modernes des intérêts économiques d’une minorité.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a pour Rousseau un intérêt commun , mais chacun obéit à deux mobiles : le recherche de l’intérêt commun et la poursuite de son intérêt particulier . Il faudrait que ceux qui confondent intérêt commun et interêt particulier soient éliminés pour obtenir la volonté générale dans sa pureté . Rousseau croit qu’elle sortira de la somme (algébrique) des différences Chez ceux qui suivent leur intérêt particulier , il n’y a pas de raison que le nombre des cas ou l’intérêt particulier s’oppose à l’intérêt commun soit plus grand que les cas où il va dans le même sens . Ces cas s’annuleront et il restera les cas où l’intérêt commun l’emporte sur l’intérêt particulier . Il faut que toutes les influences qui s’exercent sur le corps politique soient bien dégagées . En ce sens, Rousseau préfère qu’ils n’y ait pas dans le corps politique «  de brigues »   ou « d’associations  partielles », (nous dirions par exemple de partis politiques, le nombre d’opinions qui se confrontent diminue et la loi des grands nombres ne joue plus .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut espérer que chaque citoyen fasse abstraction de ses intérêts particuliers et statue en fonction de sa conception raisonnable du bien commun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Beaucoup de conditions sont à réunir pour que la volonté générale soit bien dégagée , et en particulier des conditions d’information du citoyen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Si le citoyen suffisamment informé délibère » Sous cette formule, se cache le renvoi à de multiples conditions Il faut de l’instruction, (Cf Condorcet) toute république instruit le peuple , une bonne circulation d’une information pluraliste, ce qui suppose la liberté d’opinions . Il faut qu’il ait de la vertu et du civisme , c’est à dire de la part de chacun un intérêt pour la chose publique : il faut savoir distraire du temps à sa vie privée .Il faut que les questions politiques ne soient pas trop complexes pour être à la portée de citoyens ordinaires . (On verra Tocqueville dénoncer dès 1835 les dérives de la démocratie américaine )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB : Il y a toujours un danger que des intérêts particuliers soient pris en compte. Rousseau écrit que le peuple veut toujours le bien, mais qu’il ne le voit pas toujours ; (D’où l’intervention du législateur : il faudrait un Dieu pour donner la loi aux hommes, formule qui est l’expression d’un constat d’impuissance : le peuple sera-t-il jamais capable de se donner de bonnes lois ? On sait très bien qu’on ne trouvera jamais de législateur divin, et les législateurs humains ont trop tendance à faire les lois à leur profit .) (Livre II chapitre VII )&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amb</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://philo.dyndns.info/index.php?title=Le_Contrat_Social_de_Rousseau&amp;diff=1175</id>
		<title>Le Contrat Social de Rousseau</title>
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		<updated>2011-01-29T17:37:34Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amb : /* Livre I Chapitre II */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=Le Contrat Social. Jean Jacques Rousseau.=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Liste des Extraits étudiés:===&lt;br /&gt;
Chapitre 1 :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre III : Du droit du plus fort.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre IV : De l’esclavage. « Renoncer à sa liberté, c’est renoncer à sa qualité d’homme … n’a aucun sens. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre VI : Du pacte social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre VII : Fin du chapitre sur la nécessaire obéissance à la loi « Chaque individu&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
peut comme homme avoir une volonté particulière contraire …abus »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre VIII. De l’état civil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LIVRE II&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre III : Si la volonté générale peut errer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’à : « l’avis qui l’emporte n’est qu’un avis particulier »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LIVRE III&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre IV :   De la démocratie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LIVRE IV :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre VIII : De la religion civile.  Extrait : «  Il  y a donc une profession de foi purement civile … les cultes que nous avons exclus. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Contrat Social : Livre I Chapitre 1 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau annonce son projet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’homme est né libre et partout, il est dans les fers »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &#039;&#039;&#039;L’homme est né libre&#039;&#039;&#039; » reprend la thèse du 2ème discours. (Discours sur l’Origine et les Fondements de l’Inégalité parmi les hommes)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En développant la fiction de l’état de nature, Rousseau a montré que les hommes y jouissent d’une liberté d’indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’homme y est pensé sans relation avec Dieu (non soumis à l&#039;autorité de Dieu )et nul homme n’a par nature une autorité sur un autre homme. Nul ne naît pour être maître, nul ne naît pour être esclave. Chacun a seul par nature  autorité sur soi même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &#039;&#039;&#039;Partout il est dans les fers&#039;&#039;&#039; » : renvoie à l’analyse du fait, de la réalité historique. Dans son époque Rousseau découvre des lois inégalitaires instaurant la domination des uns sur les autres.Quand il écrit le Contrat Social, le régime politique en France est celui de la Monarchie de droit divin, et il existe des privilèges liés à la naissance ( privilèges aristocratiques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne faut pas imaginer que les « maîtres » sont libres. Quand des rapports de violence existent entre les hommes, le maître a besoin de son esclave pour sa subsistance, il a besoin aussi de s’assurer de la fidélité de ceux qui lui sont soumis. Moralement, il est prisonnier de ses propres passions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S’il n’y avait pas de droit, il n’y aurait entre les hommes que des rapports de force ; le problème politique serait simple : obéir quand on ne peut pas faire autrement et « secouer le joug » quand on peut renverser le rapport de force.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais Rousseau veut se placer dans l’ordre du droit : qu’est-ce qui fonde un pouvoir politique, qu’est ce qui le rend légitime et l’autorise à donner des ordres? Le but de l&#039;ouvrage, c&#039;est la recherche du pouvoir politique légitime.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Rousseau annonce le plan de sa démarche : &#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur quoi se fonde le droit ? (qu’est ce qui autorise un pouvoir politique à donner des ordres et à se faire obéir ? )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &#039;&#039;&#039;Ce droit ne vient pas de nature&#039;&#039;&#039; » puisque nous l’avons vu plus haut rien ne fonde dans la nature un homme à se faire obéir d’un autre homme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau examinera dans le texte les fondements naturels que certains auteurs prétendent donner au pouvoir politique. Ils les réfutera.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &#039;&#039;&#039;Il est donc fondé sur des conventions&#039;&#039;&#039; » Les hommes n’ayant à se plier à aucune puissance naturelle, leur obéissance ne peut résulter que de leurs propres engagements.Il faut qu&#039;ils consentent à obéir. Il faut que par un accord, un contrat, les hommes délèguent à un pouvoir politique l’autorité que chacun d’entre eux a par nature sur soi même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est ce qui explique le titre : &#039;&#039;&#039;Le Contrat Social&#039;&#039;&#039;.  Si les hommes vivent en société politique sous la loi qule but poursuivent-ils?&lt;br /&gt;
Que consentent-ils à abandonner ? Que souhaitent-ils recevoir en échange ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il s’agit de savoir quelles sont ces conventions » . Rousseau réfutera les conventions qui lui paraissent inacceptables. Son adversaire politique est Hobbes ainsi qu&#039;un juriste Hollandais Grotius ( Hugo De Groot)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faudra choisir entre les conventions possibles : tous les contrats ne sont pas acceptables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
______________________________________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Livre I Chapitre II Des premières sociétés ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Il n’y a pas d’autorité naturelle d’un homme sur son semblable : le pouvoir  ne peut se fonder en invoquant l&#039;autorité naturelle d&#039;un père sur ses enfants.&lt;br /&gt;
Il n&#039;y a pas d’esclavage naturel.&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau combat ainsi deux fondements possibles donnés parfois au pouvoir politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;&#039;&#039;&#039;La famille est si l&#039;on veut le premier modèle possible des sociétés politiques; le chef est l&#039;image du père, le peuple est l&#039;images des enfants.&#039;&#039;&#039;&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau  combat cette idée en soutenant que le lien qui unit la famille est en fait un lmien contractuel. Tout se passe comme si , à partir du moment où les enfant n&#039;ont plus besoin du père pour les nourrir , ils acceptaient par contrat de continuer à se soumettre à  son autorité.&lt;br /&gt;
Dans une famille  le père donne ses soins aux enfants par amour  . Dans une société politique, seul existe chez le chef  le plaisir de commander.&lt;br /&gt;
Rousseau trouve que la comparaison est inadéquate et qu&#039;un chef politique n&#039;a pas à se comparer au père de famille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Affiches de propagande stalinienne: Staline, le petit Père des peuples.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On prend aussi comme modèle du pouvoir politique , la relation entre le berger et son troupeau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Livre I chapitre III : Du droit du plus fort==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;La force ne peut être un fondement naturel de l&#039;autorité politique&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le texte distingue l’ordre de la force  de l’ordre du droit, les pouvoirs légitimes de ceux qui ne le sont pas . Deux sortes d’obéissance s’opposent , l ’une morale, l’autre non .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etre soumis à la force, c&#039;est être contraint physiquement .On obéit par prudence, pour rester en vie, sans se sentir moralement tenu d&#039;obéir.&amp;quot;La force est une puissance physique, quelle moralité pourrait résulter de ses effets?&amp;quot; L’exemple de la fin du texte explicite cela .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je donne ma bourse au brigand sous la menace de son arme, si je puis changer le rapport de force en ma faveur, je le fais, ma volonté n&#039;était pas moralement liée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand je reconnais qu&#039;un pouvoir est juste, fondé en droit, quand je le tiens pour légitime, alors au contraire, j&#039;en reconnais moralement la valeur, et j&#039;obéis par conscience, même si ce pouvoir n&#039;a pas la force de me contraindre. Je « dois vouloir » lui obéir . A la force , on obéit «  par nécessité »  , on n’a pas de choix , on obéit par « prudence », c’est à dire pour rester en vie .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;. Quel sens possible peut prendre l&#039;expression  droit du plus fort ?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
C’est une expression courante  Ce pourrait être celui de la dissimulation mentionnée en début de paragraphe. « Le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours le maître, s’il ne transforme sa force en droit et l’obéissance en devoir. » Un pouvoir politique veut régner sur les esprits, recueillir l&#039;adhésion des consciences, au lieu de se contenter d&#039;être le plus fort. Il lui est plus facile de dominer s’il recueille cette adhésion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On verra ainsi au 19ème siècle, Bonaparte arrivé au pouvoir par la force (général en chef de l’Armée d’Italie – coup d’Etat du 18 Brumaire  …..) se parer d’une légitimité de droit divin en se faisait sacrer à Paris.C’est un camouflage : la force ne peut pas vraiment se transformer en droit .Beaucoup de dictateurs  actuels  essaient de trouver dans les urnes, une apparnet légitimité démocratique.&lt;br /&gt;
Dire que la force fonde le droit ne peut avoir qu&#039;un sens ironique:c&#039;est le constat qu&#039;on fait quand les chars soviétiques entrent à Prague en 1968, mais justement pour dire qu&#039;ils sont là en violation de tout droit des peuples à disposer d&#039;eux mêmes, ils sont seulement les plus forts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au sens strict : c’est un « galimatias inexplicable »  L’expression est pour Rousseau, obscure embrouillée, dépourvue de sens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;« Si c’est la force qui fait le droit, l’effet change avec la&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039; &#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;cause » &amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
(le droit, c’est l’effet, la force la cause)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dire que la force fonde le droit revient à dire que chaque fois qu&#039;un plus fort émerge, le droit change .Le plus fort fonde un nouveau droit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est le reproche fait par Rousseau à Hobbes. Le Léviathan (l’état) est là pour assurer la sécurité à l&#039;intérieur et la paix à l&#039;extérieur. S&#039;il est défait sur le champ de bataille, on cesse de lui obéir et le plus fort qui a pris sa place dit le juste et l&#039;injuste. Il fonde un nouveau droit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau ne peut accepter une telle analyse parce qu&#039;à ses yeux, il n&#039;y a pas plusieurs légitimités. « Tout pouvoir légitime est républicain » Le seul pouvoir légitime est celui qui rétablit et assure dans la cité le respect des droits naturels de l&#039;homme et qui supprime les rapports de force entre les membres du corps politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Qu’est ce qu’un droit qui périt quand la force cesse ? » Comme on l’a dit plus haut : on se sent moralement tenu d’obéir à un pouvoir légitime, même si la force n’est plus de son côté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En France,pendant la dernière guerre mondiale, la résistance se met du côté de la légitimité républicaine, même si celle si a été déposée par une occupation militaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;quot;Obéissez aux puissances&amp;quot;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
St Paul écrivait :  « Obéissez aux puissances » (Epître aux Romains ) Le chrétien considère qu&#039;il faut obéir à tout pouvoir politique quelqu&#039;il soit , en y voyant l&#039;émanation de l&#039;autorité de Dieu (Dieu peut aussi envoyer un prince cruel, fléau de Dieu).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau répond à St Paul qu&#039;il faut distinguer entre les pouvoirs politiques, faire la différence entre ceux qui sont justes et ceux qui ne le sont pas, et remédier à l’injustice. « Tout pouvoir vient de Dieu, mais toute maladie en vient aussi, et il n&#039;est pas défendu d&#039;appeler le médecin. » écrit-il.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a donc pour Rousseau un remède à la violence en politique parce qu’on peut  trouver les principes fondant la légitimité d&#039;un pouvoir politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Le pouvoir politique légitime repose donc sur une convention :&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-Livre I Chapitre IV : de l’esclavage. (Il s’agit du pacte d’esclavage ) Il ne suffit pas qu’un pouvoir repose sur un pacte pour être légitime : il y a de mauvais pactes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Livre I chapitre VI : Du pacte social. Rousseau décrit le pacte républicain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Contrat Social Livre I - Chapitre IV De l&#039;esclavage. ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Il s’agit du pacte d’esclavage ).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si les hommes ne peuvent être liés à une autorité par la nature, ou bien par la force, seuls leurs propres engagements peuvent les lier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Puisqu’ aucun homme n’a une autorité naturelle ….parmi les hommes. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
¤ Rousseau veut cependant montrer que certains pactes sont irrecevables, certains engagements sont nuls et non avenus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un homme ne peut se dépouiller de sa liberté. La liberté est inaliénable. Sinon cela n’aurait pas de sens de dire que l’homme naît libre, cela signifie que sa liberté n’appartient qu’à lui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La critique s’adresse à Hobbes et à la conception du pacte social développé dans le Léviathan.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Grotius est un juriste hollandais qui admet le pacte d’esclavage. Il passe de l’esclavage privé admis à Rome et par la loi juive ( un homme peut se vendre à un autre pour sa subsistance ) à l’idée qu’un peuple peut se vendre. Quand un peuple n’a plus de quoi subsister, il peut se vendre à un chef. Le chef procure la nourriture par la guerre ou le pillage, ou parce qu’il est suffisamment riche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau conteste ce contrat parce qu’il n’y a pas de vraie réciprocité. Le peuple donne tout, mais il n’est pas sûr d’obtenir quelque chose en échange, c’est plutôt lui qui risque d’avoir à subvenir aux besoins du roi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Dire qu’un homme se donne gratuitement, c’est dire une chose absurde et inconcevable … »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le propre de la liberté c’est d’appartenir à celui qui la possède et à lui seul. Un père ne peut donc disposer de la liberté de ses enfants. Rousseau veut soustraire l’enfant aux servitudes familiales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Renoncer à sa liberté, c’est renoncer à sa qualité d’homme » La liberté comprend des droits et des devoirs (puisqu’elle a un sens moral). Renoncer à tout cela, c’est renoncer à ce qui fait le prix de l’humanité. il n’y a pas de compensation possible à ce qui est donné. Une convention suppose deux parties dont chacune apporte et reçoit quelque chose. Il n’y a pas de convention où tous les sacrifices sont d’un seul côté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chez Hobbes, les hommes, pour sortir de l’état de nature qui est un état de guerre perpétuelle s’unissent et remettent tous leurs droits naturels entre les mains d’un prince.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le contrat a lieu entre chacun des hommes et tout le reste. Tous s’engagent à se dépouiller de tous leurs droits. Le souverain lui ne s’engage à rien. Son rôle est d’assurer la paix civile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On fonde encore l’esclavage sur une autre sorte de pacte : l’esclavage est censé pouvoir naître du droit de la guerre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le vainqueur aurait un droit de vie ou de mort sur le vaincu et lui donnerait donc la vie contre son esclavage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau réfute cela en disant qu’il n’y a jamais de guerre d’homme à homme. La guerre est une relation d’état à état. Il s’oppose donc à Hobbes qui parle de guerre naturelle de chacun contre tous. La guerre n’a pu naître qu’avec la naissance des états. la guerre a pour seul objet de détruire l’état ennemi et non ses membres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand un combattant pose les armes, il redevient simplement un homme et nul n’a plus le droit de vie ou de mort sur lui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Contrat Social - Livre I - Chapitre VI - Du Pacte Social ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Résumé de ce qui précède&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt; .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au chapitre V, Rousseau a évoqué la première convention par laquelle un peuple se constitue comme peuple .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il pense qu’avant tout choix d’une forme de gouvernement (monarchie , aristocratie), le souverain doit se constituer .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant de se donner par exemple un roi, les membres d’un état doivent d’abord s’être constitués en état, il faut qu’ils créent une puissance publique que Rousseau appelle « le souverain »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour lui la cession de leurs libertés par des particuliers à un chef ( comme le conçoit Hobbes) ne fait pas encore un peuple . Il ne pense pas qu’un peuple puisse naître d’un rapport d’autorité entre un homme et une multitude .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On suppose donc la naissance fictive d’une société . Il n’y a jamais eu, dans l&#039;histoire, de passage entre un état de nature et une société .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Trouver une forme d’association qui défende et protège de toute la force commune, la personne et les biens de chaque associé, et par laquelle chacun s’unissant à tous n’obéisse pourtant qu’à lui même et reste aussi libre qu’auparavant. » (Contrat Social)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
;:;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;BUT&#039;&#039;&#039; : Qu’attend –on de l’état ou du pouvoir politique ? &lt;br /&gt;
La sécurité des personnes et des biens et liberté .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Défendre la personne et les biens »  (Remarque pas de condamnation de la propriété)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On pourrait obtenir la sécurité dans un état fort , en se soumettant à un rapport de force. Cf Hobbes Le Léviathan&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais peut- on légitimer l’abdication de sa liberté ? Peut-on légitimement consentir à se soumettre à un autre homme ? Rousseau affirme qu’on ne peut demander à un homme d’aliéner sa liberté : (rappel de ce qui précède)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Demander à un homme d’aliéner sa liberté, ce serait lui demander de faire une convention qui tourne toute à son désavantage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Je fais avec toi une convention toute à ta charge et toute à mon profit que j’observerai tant qu’il me plaira et que tu observeras tant qu’il me plaira » (‘Contrat Social Livre I chapitre IV)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’état doit être une association d’homme libres et non une association d’esclaves soumis à un maître.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pacte social légitime ne peut être un pacte de soumission. Ici Rousseau s’oppose à Hobbes qui admet que pour trouver la sécurité et la paix civile les hommes peuvent se soumettre tous à un prince disposant de l’autorité absolue.&lt;br /&gt;
&amp;quot;Que chacun s’unissant à tous n’obéisse pourtant qu’à lui même et reste aussi libre qu’auparavant »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pacte social doit garantir la liberté .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pacte social doit empêcher qu’un associé puisse en soumettre un autre à sa volonté. Dans l’état de nature, la garantie de la liberté, c’est l’absence de relations sociales, dans la société, c’est l’autorité du souverain sur tous ses membres. Il faut libérer le citoyen d’une servitude particulière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pacte doit faire en sorte que chacun demeure « aussi libre qu’auparavant » c’est à dire jouisse d’une liberté sous la loi qui compense l’abandon de sa liberté naturelle. (le « auparavant » renvoie à un état de nature , à une situation – fictive - où la relation politique n’existe pas) . Il faut que chaque membre du corps politique soit préservé d’une relation de dépendance personnelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
( que « chacun n’obéisse qu’à soi même ») . C’est en obéissant à la loi qu’on sera préservé d’obéir à un autre homme, mais évidemment, il faut que la loi remplisse certaines conditions  pour qu’il y ait liberté d’autonomie ..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les clauses d’un Contrat permettant de remplir ces conditions sont universelles et nécessaires , elle sont posées par la raison telle qu’elle est chez tous les hommes . Elles n’ont peut être jamais été «  formellement énoncées ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On ne peut se référer à un événement historique. Il s’agit d’une réflexion sur ce que doit être le Contrat à la base d’une société juste, non violente. C’est un Contrat « tacite », non exprimé réellement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;MOYENS&#039;&#039;&#039; : Les clauses du Contrat :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une clause = c’est une disposition d’un acte juridique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«  L’aliénation totale de chaque associé avec tous ses droits à toute la communauté »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il peut être curieux de constater que le chemin de la liberté passe par l’aliénation de tous les droits .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la théorie de Hobbes l’aliénation est aussi totale. (Spinoza pense qu’on ne peut aliéner sa liberté de penser , sa liberté religieuse ) mais chez Hobbes chacun s’engage vis à vis de tous les autres à ne plus exercer son droit naturel ,( à se défendre soi même par exemple) ; chacun s’engage vis à vis de chacun , la communauté n’apparaît pas . Le souverain seul demeure libre et profite de l’abstention de tous les autres. La loi désormais, c’est la volonté du prince , il n’y a pas d’autre droit que celui dont il décide . Il dit le juste et l’injuste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chez Rousseau chacun abandonne ses « droits » , il faut plutôt dire sa liberté naturelle , à se conserver par exemple . Et cet abandon est fait en faveur de toute la communauté, pas d’un autre homme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun s’en dépouille également, pour qu’il n’y ait pas de privilèges, et pas de rapports de dépendance. « La condition est égale pour tous » l’égalité est une condition de la liberté. Si la condition n’était pas égale pour tous, les plus forts , les )plus indépendants pourraient réduire les autres sous leur dépendance .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’union sera d’autant plus parfaite que personne n’aura rien gardé de ses droits naturels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun reçoit en échange des droits civils, c’est à dire des droits garantis par la loi : propriété de ses biens, liberté civile . C’est la loi qui lui confère ces droits là. Le juste et l’injuste sont maintenant définis par la loi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On se donne à une collectivité et non pas à un particulier. « Chacun se donnant à tous ne se donne à personne »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On obéit à un être impersonnel ; et cette collectivité va mieux garantir les droits qu’elle me donnera que je ne pouvais moi même garantir mes droit par ma simple force .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«  Chacun de nous met en commun sa personne et toute sa puissance sous la suprême direction de la volonté générale »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun promet d’obéir à la loi. On peut être libre en obéissant. Il faut donc comprendre comment l’obéissance à la loi, peut garantir à chacun une forme de liberté. L’obéissance à la loi préserve d’obéir à un autre homme . Le citoyen, libéré d’une servitude particulière n’est pas non plus écrasé par le joug de la communauté ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette loi garantie de la liberté n’est pas quelconque. Elle est volonté générale. « Sous la suprême direction de la volonté générale »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu’est ce que la volonté générale ? Elle vise au bien commun. Elle va donc dans le sens de l’intérêt véritable de chacun à la différence de ce que Rousseau appelle la « volonté de tous » qui n’est qu’une somme d’intérêts particuliers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dégager la volonté générale est possible, si un intérêt commun unit les citoyens. Elle n’est pas sacrifice de soi, mais dérive de l’amour de soi . « Faire le bien pour le bien, c’est le faire pour soi, dans son propre intérêt »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est une règle de justice que le citoyen conscient des conditions de vie en société accepte pour son bien, sa sécurité personnelle et la sauvegarde de sa liberté. En obéissant à la volonté générale, je travaille au bien commun en même temps qu’à mon propre bien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la loi ne représente qu’une somme d’intérêts particuliers, au lieu de viser le bien commun, des rapports de dépendance demeurent. On peut se retrouver soumis aux intérêts des autres : la loi n’exprimerait que la défense des intérêts de quelques uns .(par ex en termes modernes des intérêts économiques d’une minorité)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Précisons ce qu’est une loi : rappel&amp;lt;/u&amp;gt; .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« C’est une déclaration de la volonté générale sur un objet d’intérêt commun »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« C’est quand tout le peuple statue sur tout le peuple ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La loi doit émaner de tout le peuple et ne jamais statuer sur un cas particulier. ((Par exemple si la loi dit qu’il y aura des privilèges, elle ne dit pas quel particulier doit en jouir). Statuer sur un cas particulier c’est appliquer la loi, c’est un acte de magistrature.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’indépendance, au sens de « faire ce qui me plait » n’est pas pour Rousseau la vraie liberté. C’est une liberté précaire qui n’a pas de consistance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« On a beau vouloir confondre l&#039;indépendance et la liberté, ces deux choses sont si différentes que même elles s&#039;excluent mutuellement. Quand chacun fait ce qu&#039;il lui plaît, on fait souvent ce qui déplaît à d&#039;autres, et cela ne s&#039;appelle pas un état libre. La liberté consiste moins à faire sa volonté qu&#039;à n&#039;être pas soumis à celle d&#039;autrui; elle consiste encore à ne pas soumettre la volonté d&#039;autrui à la nôtre. Quiconque est maître ne peut être libre, et régner c&#039;est obéir. » Lettres écrites de la Montagne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’acte d’association produit une « République » . Le mot signifie «  chose publique » parce qu l’intérêt commun y est préservé .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le souverain, dans l’usage courant, c’est une personne, le roi, l’empereur. Rousseau entend par là ceux qui ont le pouvoir de faire les lois et qui exercent ce pouvoir. le souverain est actif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’état, c’est le peuple, en tant qu’il observe les lois, c’est l’ensemble des hommes soumis aux mêmes lois, qui sont donc passifs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le citoyen, est le membre du corps politique en tant qu’il est actif, il fait la loi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chaque citoyen obéit aussi à la loi, en tant qu’il obéit, il est « sujet » soumis à la loi. Mais on n’est jamais seulement sujet dans une république, toujours en même temps citoyen et sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Livre I Chapitre VII - Du Souverain==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Fin du chapitre : « En effet, chaque individu peut comme homme … énormes abus »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau y montre que le recours à la force est nécessaire et légitime pour garantir le droit . une communauté juridique suppose une limitation réciproque des libertés en présence .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun des membres du corps politique ayant voté la loi perçoit sa nécessité et souhaite l’imposer aux autres tout en préférant s’en exempter soi même. «  Chaque individu peut comme homme avoir une volonté particulière contraire ou dissemblable à la volonté générale qu’il a comme citoyen »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le citoyen est soucieux du bien commun, le particulier ne voit que son intérêt propre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S’il s’agissait de moralité, la loi morale doit être respectée vis à vis des autres alors que les autres ne la respectent pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ici, il s’agit de droit, celui qui viole la loi me donne le droit de le forcer  à respecter ma liberté, de m’affranchir du droit à son égard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est l’état qui exerce cette contrainte. L’état fait la synthèse de la loi et de la force.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Attention, il s’agit de mettre la force au service du droit ( et non pas de fonder le droit sur un rapport de force .)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par le contrat social, nous nous engageons tacitement à accepter qu’on nous contraigne par la force à observer les lois .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne s’agit pas de violence , la violence est un abus de la force pour plier les volontés, mais il s’agit d’une contrainte légale, contrainte exercée selon les formes de la loi. ( la loi définit les sanctions etc. )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau met la force au service du droit pour garantir à chaque citoyen qu’il ne sera pas dupe, et que,tandis qu’il obéira aux lois, les autres ne désobéiront pas . Chacun peut rester hors du pacte et renoncer aux avantages de la société : mais s’il en accepte les avantages, il accepte par là qu’on le contraigne à en supporter les obligations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’où l’expression : « on le forcera à être libre » La volonté générale soumet également tous les citoyens . Il n’y a plus de rapports «  de dépendance personnelle ». Si tout le monde obéit à la loi , personne n’est esclave d’un autre homme , mais encore faut –il que la loi soit respectée .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La lecture de ce passage peut –être complétée par la lecture du LIVRE II Chapitre 5 : Du droit de vie et de mort .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau y montre que l’exercice de la contrainte légale peut aller jusqu’au recours à la peine de mort :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La loi me protège de l’assassin , mais pour jouir de cette protection , j’ai consenti à mourir si je le deviens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Livre I Chapitre VIII : De l&#039;état civil.==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau fait dans ce chapitre le bilan de ce que la vie en société apporte à l’homme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il fait le bilan d’un double passage :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un passage fictif de l’état de nature à l’état de société . ( Rappelons que l’état de nature est une fiction ) qui lui permet de montrer que l’homme n’est homme que lorsqu’il vit en société .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un passage plus précis à une société où existent des bonnes lois, celles du Contrat social . on découvre alors que l’homme accède à la liberté moral.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;Le début du texte reprend les thèses du deuxième discours&amp;lt;/&#039;&#039;font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt; : l’homme naturel est un animal robuste , ou encore dit le passage « un animal stupide et borné » qui vivant seul ne parle pas, ne pense pas , n’a pas de vie affective , et n’a pas encore actualisé sa perfectibilité .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour décrire l’homme naturel, Rousseau emploie le vocabulaire de l’animalité : il est conduit par ses instincts, son impulsion physique, est gouverné par ses appétits . Il va dans le sens de ses penchants , ou de ses inclinations naturelles . Kant dirait : il obéit au mécanisme de la nature . Son humanité n’est qu’en puissance : il est perfectible .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vie sociale seule permet à un homme de se réaliser . il se développe intellectuellement et s’élève à l’idée du droit et de la moralité . Il appréhende la justice, il connaît le bien et le mal . Sa raison s’est développée . (grâce au langage). La fin du paragraphe dit qu’il devient « un être intelligent et un homme »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau ne condamne pas la vie sociale , bien au contraire , la société n’est pas par essence corruptrice .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Seuls « les abus » de l’état social dégradent l’homme , et il faut entendre par là la violence et les inégalités sociales cautionnées par les mauvaises lois .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’homme perd en société sa liberté d’indépendance : «  il se prive de plusieurs avantages qu’il tient de la nature » .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il gagne beaucoup : facultés développées , sentiments ennoblis, âme élevée .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le bilan fait est positif «  il devrait bénir l’instant heureux »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Contrat Social permet justement de corriger les « abus » et de faire en sorte que la perfectibilité de l’homme s »accomplisse au mieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Rousseau fait maintenant le bilan de ce qu’apporte le Contrat Social. (son but : sécurité des personnes et des biens et liberté )&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la liberté naturelle succède une liberté civile, sous la loi ( la liberté du citoyen) . Mais la liberté naturelle est précaire, elle n’a de « bornes que les forces de l’individu » Chacun protège soi même sa liberté de la force des autres, les rapports de force risquent de lui faire perdre toute consistance . La liberté civile est une liberté sous la loi qui reçoit l’appui de toute la force de la communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il en en de même en ce qui concerne les biens . Sans loi, il n’y a qu’une « possession » précaire , garantie par la force de chacun . Le Contrat social assure une « propriété «  garantie par la loi . « fondée sur un titre positif » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On découvre que Rousseau donne encore au Contrat une troisième fin : il assure au citoyen l’accès à « la liberté morale ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etre soumis à une loi raisonnable qu’on a soi même votée (liberté d’autonomie ) éduque l’homme . Chaque fois qu’elle lui interdit le laisser aller «  à l’impulsion du seul appétit » elle l’aide à devenir raisonnable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La formule est déjà kantienne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Contre le sens commun qui définit la liberté comme «  faire ce qui nous plait » Rousseau définit un degré supérieur de liberté , la liberté raisonnable ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau rapproche donc morale et politique. Il ne s’agit pas ici d’une discussion sur les moyens de la politique, mais bien sur ses fins. Rousseau. donne à la politique une fin morale. Est- ce bien à l’état de rendre moral le citoyen ? La moralité n’est –elle pas une affaire privée ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Livre II Chapitre III - Si la volonté générale peut errer ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En complément du livre I chapitre VI . Du pacte social )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau y précise la définition de la volonté générale et énonce les conditions à réunir pour que la loi soit bien volonté générale .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On a posé par définition que la loi doit être volonté générale et viser le bien commun . Elle est « toujours droite et tend toujours à l’utilité publique ». La République suppose la foi dans la capacité politique du peuple ( à la différence des régimes fascistes par exemple) . Rousseau pense que le peuple dans son ensemble veut son bien , et ne peut être corrompu, c’est à dire que sa volonté ne peut être déviée de son objet nécessaire , mais il peut rester à distance de ce but s’il ne parvient pas à définir son bien . Rousseau exclut que la volonté gnérale se délègue , elle ne doit pas être transmise à des représentants , ce qui pourrait la corrompre .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Montesquieu écrivait que le peuple était tout juste bon à choisir des représentants ).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La volonté générale, c’est celle qui prend corps dans l’ensemble des citoyens, l’objet de cette volonté générale ne peut être que l’égalité en vue de la liberté . la volonté générale vise à « l’intérêt commun » .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La volonté générale est possible, si un intérêt commun unit les citoyens. Elle n’est pas sacrifice de soi, mais dérive de l’amour de soi . « Faire le bien pour le bien, c’est le faire pour soi, dans son propre intérêt »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est une règle de justice que le citoyen conscient des conditions de vie en société accepte pour son bien, sa sécurité personnelle et la sauvegarde de sa liberté. En obéissant à la volonté générale, je travaille au bien commun en même temps qu’à mon propre bien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais en chaque citoyen reste quelque chose de sa nature d’être particulier . C’est en ce sens d’ailleurs qu’il a promis d’obéir à la loi . La volonté de tous , par opposition à la volonté générale , c’est la somme des volontés particulières . Elle « regarde à l’intérêt privé » Si la loi ne représente qu’une somme d’intérêt particuliers, au lieu de viser le bien commun, des rapports de dépendance demeurent. On peut se retrouver soumis aux intérêts des autres : la loi n’exprimerait que la défense des intérêts de quelques uns .(par ex en termes modernes des intérêts économiques d’une minorité.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a pour Rousseau un intérêt commun , mais chacun obéit à deux mobiles : le recherche de l’intérêt commun et la poursuite de son intérêt particulier . Il faudrait que ceux qui confondent intérêt commun et interêt particulier soient éliminés pour obtenir la volonté générale dans sa pureté . Rousseau croit qu’elle sortira de la somme (algébrique) des différences Chez ceux qui suivent leur intérêt particulier , il n’y a pas de raison que le nombre des cas ou l’intérêt particulier s’oppose à l’intérêt commun soit plus grand que les cas où il va dans le même sens . Ces cas s’annuleront et il restera les cas où l’intérêt commun l’emporte sur l’intérêt particulier . Il faut que toutes les influences qui s’exercent sur le corps politique soient bien dégagées . En ce sens, Rousseau préfère qu’ils n’y ait pas dans le corps politique «  de brigues »   ou « d’associations  partielles », (nous dirions par exemple de partis politiques, le nombre d’opinions qui se confrontent diminue et la loi des grands nombres ne joue plus .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut espérer que chaque citoyen fasse abstraction de ses intérêts particuliers et statue en fonction de sa conception raisonnable du bien commun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Beaucoup de conditions sont à réunir pour que la volonté générale soit bien dégagée , et en particulier des conditions d’information du citoyen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Si le citoyen suffisamment informé délibère » Sous cette formule, se cache le renvoi à de multiples conditions Il faut de l’instruction, (Cf Condorcet) toute république instruit le peuple , une bonne circulation d’une information pluraliste, ce qui suppose la liberté d’opinions . Il faut qu’il ait de la vertu et du civisme , c’est à dire de la part de chacun un intérêt pour la chose publique : il faut savoir distraire du temps à sa vie privée .Il faut que les questions politiques ne soient pas trop complexes pour être à la portée de citoyens ordinaires . (On verra Tocqueville dénoncer dès 1835 les dérives de la démocratie américaine )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB : Il y a toujours un danger que des intérêts particuliers soient pris en compte. Rousseau écrit que le peuple veut toujours le bien, mais qu’il ne le voit pas toujours ; (D’où l’intervention du législateur : il faudrait un Dieu pour donner la loi aux hommes, formule qui est l’expression d’un constat d’impuissance : le peuple sera-t-il jamais capable de se donner de bonnes lois ? On sait très bien qu’on ne trouvera jamais de législateur divin, et les législateurs humains ont trop tendance à faire les lois à leur profit .) (Livre II chapitre VII )&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amb</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://philo.dyndns.info/index.php?title=Le_Contrat_Social_de_Rousseau&amp;diff=1174</id>
		<title>Le Contrat Social de Rousseau</title>
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		<updated>2011-01-29T17:18:14Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amb : /* Contrat Social Livre I - Chapitre IV De l&amp;#039;esclavage. */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=Le Contrat Social. Jean Jacques Rousseau.=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Liste des Extraits étudiés:===&lt;br /&gt;
Chapitre 1 :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre III : Du droit du plus fort.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre IV : De l’esclavage. « Renoncer à sa liberté, c’est renoncer à sa qualité d’homme … n’a aucun sens. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre VI : Du pacte social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre VII : Fin du chapitre sur la nécessaire obéissance à la loi « Chaque individu&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
peut comme homme avoir une volonté particulière contraire …abus »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre VIII. De l’état civil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LIVRE II&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre III : Si la volonté générale peut errer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’à : « l’avis qui l’emporte n’est qu’un avis particulier »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LIVRE III&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre IV :   De la démocratie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LIVRE IV :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre VIII : De la religion civile.  Extrait : «  Il  y a donc une profession de foi purement civile … les cultes que nous avons exclus. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Contrat Social : Livre I Chapitre 1 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau annonce son projet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’homme est né libre et partout, il est dans les fers »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &#039;&#039;&#039;L’homme est né libre&#039;&#039;&#039; » reprend la thèse du 2ème discours. (Discours sur l’Origine et les Fondements de l’Inégalité parmi les hommes)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En développant la fiction de l’état de nature, Rousseau a montré que les hommes y jouissent d’une liberté d’indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’homme y est pensé sans relation avec Dieu (non soumis à l&#039;autorité de Dieu )et nul homme n’a par nature une autorité sur un autre homme. Nul ne naît pour être maître, nul ne naît pour être esclave. Chacun a seul par nature  autorité sur soi même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &#039;&#039;&#039;Partout il est dans les fers&#039;&#039;&#039; » : renvoie à l’analyse du fait, de la réalité historique. Dans son époque Rousseau découvre des lois inégalitaires instaurant la domination des uns sur les autres.Quand il écrit le Contrat Social, le régime politique en France est celui de la Monarchie de droit divin, et il existe des privilèges liés à la naissance ( privilèges aristocratiques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne faut pas imaginer que les « maîtres » sont libres. Quand des rapports de violence existent entre les hommes, le maître a besoin de son esclave pour sa subsistance, il a besoin aussi de s’assurer de la fidélité de ceux qui lui sont soumis. Moralement, il est prisonnier de ses propres passions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S’il n’y avait pas de droit, il n’y aurait entre les hommes que des rapports de force ; le problème politique serait simple : obéir quand on ne peut pas faire autrement et « secouer le joug » quand on peut renverser le rapport de force.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais Rousseau veut se placer dans l’ordre du droit : qu’est-ce qui fonde un pouvoir politique, qu’est ce qui le rend légitime et l’autorise à donner des ordres? Le but de l&#039;ouvrage, c&#039;est la recherche du pouvoir politique légitime.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Rousseau annonce le plan de sa démarche : &#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur quoi se fonde le droit ? (qu’est ce qui autorise un pouvoir politique à donner des ordres et à se faire obéir ? )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &#039;&#039;&#039;Ce droit ne vient pas de nature&#039;&#039;&#039; » puisque nous l’avons vu plus haut rien ne fonde dans la nature un homme à se faire obéir d’un autre homme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau examinera dans le texte les fondements naturels que certains auteurs prétendent donner au pouvoir politique. Ils les réfutera.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &#039;&#039;&#039;Il est donc fondé sur des conventions&#039;&#039;&#039; » Les hommes n’ayant à se plier à aucune puissance naturelle, leur obéissance ne peut résulter que de leurs propres engagements.Il faut qu&#039;ils consentent à obéir. Il faut que par un accord, un contrat, les hommes délèguent à un pouvoir politique l’autorité que chacun d’entre eux a par nature sur soi même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est ce qui explique le titre : &#039;&#039;&#039;Le Contrat Social&#039;&#039;&#039;.  Si les hommes vivent en société politique sous la loi qule but poursuivent-ils?&lt;br /&gt;
Que consentent-ils à abandonner ? Que souhaitent-ils recevoir en échange ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il s’agit de savoir quelles sont ces conventions » . Rousseau réfutera les conventions qui lui paraissent inacceptables. Son adversaire politique est Hobbes ainsi qu&#039;un juriste Hollandais Grotius ( Hugo De Groot)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faudra choisir entre les conventions possibles : tous les contrats ne sont pas acceptables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
______________________________________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Livre I Chapitre II ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Il n’y a pas d’autorité naturelle d’un homme sur son semblable : le pouvoir  ne peut se fonder en invoquant l&#039;autorité naturelle d&#039;un père sur ses enfants.&lt;br /&gt;
Il n&#039;y a pas d’esclavage naturel.&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;A développer&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Livre I chapitre III : Du droit du plus fort==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;La force ne peut être un fondement naturel de l&#039;autorité politique&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le texte distingue l’ordre de la force  de l’ordre du droit, les pouvoirs légitimes de ceux qui ne le sont pas . Deux sortes d’obéissance s’opposent , l ’une morale, l’autre non .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etre soumis à la force, c&#039;est être contraint physiquement .On obéit par prudence, pour rester en vie, sans se sentir moralement tenu d&#039;obéir.&amp;quot;La force est une puissance physique, quelle moralité pourrait résulter de ses effets?&amp;quot; L’exemple de la fin du texte explicite cela .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je donne ma bourse au brigand sous la menace de son arme, si je puis changer le rapport de force en ma faveur, je le fais, ma volonté n&#039;était pas moralement liée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand je reconnais qu&#039;un pouvoir est juste, fondé en droit, quand je le tiens pour légitime, alors au contraire, j&#039;en reconnais moralement la valeur, et j&#039;obéis par conscience, même si ce pouvoir n&#039;a pas la force de me contraindre. Je « dois vouloir » lui obéir . A la force , on obéit «  par nécessité »  , on n’a pas de choix , on obéit par « prudence », c’est à dire pour rester en vie .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;. Quel sens possible peut prendre l&#039;expression  droit du plus fort ?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
C’est une expression courante  Ce pourrait être celui de la dissimulation mentionnée en début de paragraphe. « Le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours le maître, s’il ne transforme sa force en droit et l’obéissance en devoir. » Un pouvoir politique veut régner sur les esprits, recueillir l&#039;adhésion des consciences, au lieu de se contenter d&#039;être le plus fort. Il lui est plus facile de dominer s’il recueille cette adhésion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On verra ainsi au 19ème siècle, Bonaparte arrivé au pouvoir par la force (général en chef de l’Armée d’Italie – coup d’Etat du 18 Brumaire  …..) se parer d’une légitimité de droit divin en se faisait sacrer à Paris.C’est un camouflage : la force ne peut pas vraiment se transformer en droit .Beaucoup de dictateurs  actuels  essaient de trouver dans les urnes, une apparnet légitimité démocratique.&lt;br /&gt;
Dire que la force fonde le droit ne peut avoir qu&#039;un sens ironique:c&#039;est le constat qu&#039;on fait quand les chars soviétiques entrent à Prague en 1968, mais justement pour dire qu&#039;ils sont là en violation de tout droit des peuples à disposer d&#039;eux mêmes, ils sont seulement les plus forts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au sens strict : c’est un « galimatias inexplicable »  L’expression est pour Rousseau, obscure embrouillée, dépourvue de sens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;« Si c’est la force qui fait le droit, l’effet change avec la&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039; &#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;cause » &amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
(le droit, c’est l’effet, la force la cause)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dire que la force fonde le droit revient à dire que chaque fois qu&#039;un plus fort émerge, le droit change .Le plus fort fonde un nouveau droit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est le reproche fait par Rousseau à Hobbes. Le Léviathan (l’état) est là pour assurer la sécurité à l&#039;intérieur et la paix à l&#039;extérieur. S&#039;il est défait sur le champ de bataille, on cesse de lui obéir et le plus fort qui a pris sa place dit le juste et l&#039;injuste. Il fonde un nouveau droit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau ne peut accepter une telle analyse parce qu&#039;à ses yeux, il n&#039;y a pas plusieurs légitimités. « Tout pouvoir légitime est républicain » Le seul pouvoir légitime est celui qui rétablit et assure dans la cité le respect des droits naturels de l&#039;homme et qui supprime les rapports de force entre les membres du corps politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Qu’est ce qu’un droit qui périt quand la force cesse ? » Comme on l’a dit plus haut : on se sent moralement tenu d’obéir à un pouvoir légitime, même si la force n’est plus de son côté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En France,pendant la dernière guerre mondiale, la résistance se met du côté de la légitimité républicaine, même si celle si a été déposée par une occupation militaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;quot;Obéissez aux puissances&amp;quot;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
St Paul écrivait :  « Obéissez aux puissances » (Epître aux Romains ) Le chrétien considère qu&#039;il faut obéir à tout pouvoir politique quelqu&#039;il soit , en y voyant l&#039;émanation de l&#039;autorité de Dieu (Dieu peut aussi envoyer un prince cruel, fléau de Dieu).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau répond à St Paul qu&#039;il faut distinguer entre les pouvoirs politiques, faire la différence entre ceux qui sont justes et ceux qui ne le sont pas, et remédier à l’injustice. « Tout pouvoir vient de Dieu, mais toute maladie en vient aussi, et il n&#039;est pas défendu d&#039;appeler le médecin. » écrit-il.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a donc pour Rousseau un remède à la violence en politique parce qu’on peut  trouver les principes fondant la légitimité d&#039;un pouvoir politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Le pouvoir politique légitime repose donc sur une convention :&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-Livre I Chapitre IV : de l’esclavage. (Il s’agit du pacte d’esclavage ) Il ne suffit pas qu’un pouvoir repose sur un pacte pour être légitime : il y a de mauvais pactes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Livre I chapitre VI : Du pacte social. Rousseau décrit le pacte républicain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Contrat Social Livre I - Chapitre IV De l&#039;esclavage. ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Il s’agit du pacte d’esclavage ).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si les hommes ne peuvent être liés à une autorité par la nature, ou bien par la force, seuls leurs propres engagements peuvent les lier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Puisqu’ aucun homme n’a une autorité naturelle ….parmi les hommes. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
¤ Rousseau veut cependant montrer que certains pactes sont irrecevables, certains engagements sont nuls et non avenus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un homme ne peut se dépouiller de sa liberté. La liberté est inaliénable. Sinon cela n’aurait pas de sens de dire que l’homme naît libre, cela signifie que sa liberté n’appartient qu’à lui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La critique s’adresse à Hobbes et à la conception du pacte social développé dans le Léviathan.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Grotius est un juriste hollandais qui admet le pacte d’esclavage. Il passe de l’esclavage privé admis à Rome et par la loi juive ( un homme peut se vendre à un autre pour sa subsistance ) à l’idée qu’un peuple peut se vendre. Quand un peuple n’a plus de quoi subsister, il peut se vendre à un chef. Le chef procure la nourriture par la guerre ou le pillage, ou parce qu’il est suffisamment riche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau conteste ce contrat parce qu’il n’y a pas de vraie réciprocité. Le peuple donne tout, mais il n’est pas sûr d’obtenir quelque chose en échange, c’est plutôt lui qui risque d’avoir à subvenir aux besoins du roi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Dire qu’un homme se donne gratuitement, c’est dire une chose absurde et inconcevable … »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le propre de la liberté c’est d’appartenir à celui qui la possède et à lui seul. Un père ne peut donc disposer de la liberté de ses enfants. Rousseau veut soustraire l’enfant aux servitudes familiales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Renoncer à sa liberté, c’est renoncer à sa qualité d’homme » La liberté comprend des droits et des devoirs (puisqu’elle a un sens moral). Renoncer à tout cela, c’est renoncer à ce qui fait le prix de l’humanité. il n’y a pas de compensation possible à ce qui est donné. Une convention suppose deux parties dont chacune apporte et reçoit quelque chose. Il n’y a pas de convention où tous les sacrifices sont d’un seul côté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chez Hobbes, les hommes, pour sortir de l’état de nature qui est un état de guerre perpétuelle s’unissent et remettent tous leurs droits naturels entre les mains d’un prince.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le contrat a lieu entre chacun des hommes et tout le reste. Tous s’engagent à se dépouiller de tous leurs droits. Le souverain lui ne s’engage à rien. Son rôle est d’assurer la paix civile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On fonde encore l’esclavage sur une autre sorte de pacte : l’esclavage est censé pouvoir naître du droit de la guerre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le vainqueur aurait un droit de vie ou de mort sur le vaincu et lui donnerait donc la vie contre son esclavage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau réfute cela en disant qu’il n’y a jamais de guerre d’homme à homme. La guerre est une relation d’état à état. Il s’oppose donc à Hobbes qui parle de guerre naturelle de chacun contre tous. La guerre n’a pu naître qu’avec la naissance des états. la guerre a pour seul objet de détruire l’état ennemi et non ses membres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand un combattant pose les armes, il redevient simplement un homme et nul n’a plus le droit de vie ou de mort sur lui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Contrat Social - Livre I - Chapitre VI - Du Pacte Social ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Résumé de ce qui précède&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt; .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au chapitre V, Rousseau a évoqué la première convention par laquelle un peuple se constitue comme peuple .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il pense qu’avant tout choix d’une forme de gouvernement (monarchie , aristocratie), le souverain doit se constituer .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant de se donner par exemple un roi, les membres d’un état doivent d’abord s’être constitués en état, il faut qu’ils créent une puissance publique que Rousseau appelle « le souverain »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour lui la cession de leurs libertés par des particuliers à un chef ( comme le conçoit Hobbes) ne fait pas encore un peuple . Il ne pense pas qu’un peuple puisse naître d’un rapport d’autorité entre un homme et une multitude .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On suppose donc la naissance fictive d’une société . Il n’y a jamais eu, dans l&#039;histoire, de passage entre un état de nature et une société .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Trouver une forme d’association qui défende et protège de toute la force commune, la personne et les biens de chaque associé, et par laquelle chacun s’unissant à tous n’obéisse pourtant qu’à lui même et reste aussi libre qu’auparavant. » (Contrat Social)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
;:;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;BUT&#039;&#039;&#039; : Qu’attend –on de l’état ou du pouvoir politique ? &lt;br /&gt;
La sécurité des personnes et des biens et liberté .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Défendre la personne et les biens »  (Remarque pas de condamnation de la propriété)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On pourrait obtenir la sécurité dans un état fort , en se soumettant à un rapport de force. Cf Hobbes Le Léviathan&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais peut- on légitimer l’abdication de sa liberté ? Peut-on légitimement consentir à se soumettre à un autre homme ? Rousseau affirme qu’on ne peut demander à un homme d’aliéner sa liberté : (rappel de ce qui précède)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Demander à un homme d’aliéner sa liberté, ce serait lui demander de faire une convention qui tourne toute à son désavantage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Je fais avec toi une convention toute à ta charge et toute à mon profit que j’observerai tant qu’il me plaira et que tu observeras tant qu’il me plaira » (‘Contrat Social Livre I chapitre IV)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’état doit être une association d’homme libres et non une association d’esclaves soumis à un maître.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pacte social légitime ne peut être un pacte de soumission. Ici Rousseau s’oppose à Hobbes qui admet que pour trouver la sécurité et la paix civile les hommes peuvent se soumettre tous à un prince disposant de l’autorité absolue.&lt;br /&gt;
&amp;quot;Que chacun s’unissant à tous n’obéisse pourtant qu’à lui même et reste aussi libre qu’auparavant »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pacte social doit garantir la liberté .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pacte social doit empêcher qu’un associé puisse en soumettre un autre à sa volonté. Dans l’état de nature, la garantie de la liberté, c’est l’absence de relations sociales, dans la société, c’est l’autorité du souverain sur tous ses membres. Il faut libérer le citoyen d’une servitude particulière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pacte doit faire en sorte que chacun demeure « aussi libre qu’auparavant » c’est à dire jouisse d’une liberté sous la loi qui compense l’abandon de sa liberté naturelle. (le « auparavant » renvoie à un état de nature , à une situation – fictive - où la relation politique n’existe pas) . Il faut que chaque membre du corps politique soit préservé d’une relation de dépendance personnelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
( que « chacun n’obéisse qu’à soi même ») . C’est en obéissant à la loi qu’on sera préservé d’obéir à un autre homme, mais évidemment, il faut que la loi remplisse certaines conditions  pour qu’il y ait liberté d’autonomie ..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les clauses d’un Contrat permettant de remplir ces conditions sont universelles et nécessaires , elle sont posées par la raison telle qu’elle est chez tous les hommes . Elles n’ont peut être jamais été «  formellement énoncées ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On ne peut se référer à un événement historique. Il s’agit d’une réflexion sur ce que doit être le Contrat à la base d’une société juste, non violente. C’est un Contrat « tacite », non exprimé réellement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;MOYENS&#039;&#039;&#039; : Les clauses du Contrat :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une clause = c’est une disposition d’un acte juridique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«  L’aliénation totale de chaque associé avec tous ses droits à toute la communauté »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il peut être curieux de constater que le chemin de la liberté passe par l’aliénation de tous les droits .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la théorie de Hobbes l’aliénation est aussi totale. (Spinoza pense qu’on ne peut aliéner sa liberté de penser , sa liberté religieuse ) mais chez Hobbes chacun s’engage vis à vis de tous les autres à ne plus exercer son droit naturel ,( à se défendre soi même par exemple) ; chacun s’engage vis à vis de chacun , la communauté n’apparaît pas . Le souverain seul demeure libre et profite de l’abstention de tous les autres. La loi désormais, c’est la volonté du prince , il n’y a pas d’autre droit que celui dont il décide . Il dit le juste et l’injuste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chez Rousseau chacun abandonne ses « droits » , il faut plutôt dire sa liberté naturelle , à se conserver par exemple . Et cet abandon est fait en faveur de toute la communauté, pas d’un autre homme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun s’en dépouille également, pour qu’il n’y ait pas de privilèges, et pas de rapports de dépendance. « La condition est égale pour tous » l’égalité est une condition de la liberté. Si la condition n’était pas égale pour tous, les plus forts , les )plus indépendants pourraient réduire les autres sous leur dépendance .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’union sera d’autant plus parfaite que personne n’aura rien gardé de ses droits naturels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun reçoit en échange des droits civils, c’est à dire des droits garantis par la loi : propriété de ses biens, liberté civile . C’est la loi qui lui confère ces droits là. Le juste et l’injuste sont maintenant définis par la loi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On se donne à une collectivité et non pas à un particulier. « Chacun se donnant à tous ne se donne à personne »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On obéit à un être impersonnel ; et cette collectivité va mieux garantir les droits qu’elle me donnera que je ne pouvais moi même garantir mes droit par ma simple force .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«  Chacun de nous met en commun sa personne et toute sa puissance sous la suprême direction de la volonté générale »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun promet d’obéir à la loi. On peut être libre en obéissant. Il faut donc comprendre comment l’obéissance à la loi, peut garantir à chacun une forme de liberté. L’obéissance à la loi préserve d’obéir à un autre homme . Le citoyen, libéré d’une servitude particulière n’est pas non plus écrasé par le joug de la communauté ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette loi garantie de la liberté n’est pas quelconque. Elle est volonté générale. « Sous la suprême direction de la volonté générale »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu’est ce que la volonté générale ? Elle vise au bien commun. Elle va donc dans le sens de l’intérêt véritable de chacun à la différence de ce que Rousseau appelle la « volonté de tous » qui n’est qu’une somme d’intérêts particuliers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dégager la volonté générale est possible, si un intérêt commun unit les citoyens. Elle n’est pas sacrifice de soi, mais dérive de l’amour de soi . « Faire le bien pour le bien, c’est le faire pour soi, dans son propre intérêt »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est une règle de justice que le citoyen conscient des conditions de vie en société accepte pour son bien, sa sécurité personnelle et la sauvegarde de sa liberté. En obéissant à la volonté générale, je travaille au bien commun en même temps qu’à mon propre bien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la loi ne représente qu’une somme d’intérêts particuliers, au lieu de viser le bien commun, des rapports de dépendance demeurent. On peut se retrouver soumis aux intérêts des autres : la loi n’exprimerait que la défense des intérêts de quelques uns .(par ex en termes modernes des intérêts économiques d’une minorité)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Précisons ce qu’est une loi : rappel&amp;lt;/u&amp;gt; .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« C’est une déclaration de la volonté générale sur un objet d’intérêt commun »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« C’est quand tout le peuple statue sur tout le peuple ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La loi doit émaner de tout le peuple et ne jamais statuer sur un cas particulier. ((Par exemple si la loi dit qu’il y aura des privilèges, elle ne dit pas quel particulier doit en jouir). Statuer sur un cas particulier c’est appliquer la loi, c’est un acte de magistrature.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’indépendance, au sens de « faire ce qui me plait » n’est pas pour Rousseau la vraie liberté. C’est une liberté précaire qui n’a pas de consistance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« On a beau vouloir confondre l&#039;indépendance et la liberté, ces deux choses sont si différentes que même elles s&#039;excluent mutuellement. Quand chacun fait ce qu&#039;il lui plaît, on fait souvent ce qui déplaît à d&#039;autres, et cela ne s&#039;appelle pas un état libre. La liberté consiste moins à faire sa volonté qu&#039;à n&#039;être pas soumis à celle d&#039;autrui; elle consiste encore à ne pas soumettre la volonté d&#039;autrui à la nôtre. Quiconque est maître ne peut être libre, et régner c&#039;est obéir. » Lettres écrites de la Montagne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’acte d’association produit une « République » . Le mot signifie «  chose publique » parce qu l’intérêt commun y est préservé .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le souverain, dans l’usage courant, c’est une personne, le roi, l’empereur. Rousseau entend par là ceux qui ont le pouvoir de faire les lois et qui exercent ce pouvoir. le souverain est actif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’état, c’est le peuple, en tant qu’il observe les lois, c’est l’ensemble des hommes soumis aux mêmes lois, qui sont donc passifs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le citoyen, est le membre du corps politique en tant qu’il est actif, il fait la loi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chaque citoyen obéit aussi à la loi, en tant qu’il obéit, il est « sujet » soumis à la loi. Mais on n’est jamais seulement sujet dans une république, toujours en même temps citoyen et sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Livre I Chapitre VII - Du Souverain==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Fin du chapitre : « En effet, chaque individu peut comme homme … énormes abus »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau y montre que le recours à la force est nécessaire et légitime pour garantir le droit . une communauté juridique suppose une limitation réciproque des libertés en présence .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun des membres du corps politique ayant voté la loi perçoit sa nécessité et souhaite l’imposer aux autres tout en préférant s’en exempter soi même. «  Chaque individu peut comme homme avoir une volonté particulière contraire ou dissemblable à la volonté générale qu’il a comme citoyen »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le citoyen est soucieux du bien commun, le particulier ne voit que son intérêt propre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S’il s’agissait de moralité, la loi morale doit être respectée vis à vis des autres alors que les autres ne la respectent pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ici, il s’agit de droit, celui qui viole la loi me donne le droit de le forcer  à respecter ma liberté, de m’affranchir du droit à son égard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est l’état qui exerce cette contrainte. L’état fait la synthèse de la loi et de la force.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Attention, il s’agit de mettre la force au service du droit ( et non pas de fonder le droit sur un rapport de force .)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par le contrat social, nous nous engageons tacitement à accepter qu’on nous contraigne par la force à observer les lois .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne s’agit pas de violence , la violence est un abus de la force pour plier les volontés, mais il s’agit d’une contrainte légale, contrainte exercée selon les formes de la loi. ( la loi définit les sanctions etc. )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau met la force au service du droit pour garantir à chaque citoyen qu’il ne sera pas dupe, et que,tandis qu’il obéira aux lois, les autres ne désobéiront pas . Chacun peut rester hors du pacte et renoncer aux avantages de la société : mais s’il en accepte les avantages, il accepte par là qu’on le contraigne à en supporter les obligations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’où l’expression : « on le forcera à être libre » La volonté générale soumet également tous les citoyens . Il n’y a plus de rapports «  de dépendance personnelle ». Si tout le monde obéit à la loi , personne n’est esclave d’un autre homme , mais encore faut –il que la loi soit respectée .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La lecture de ce passage peut –être complétée par la lecture du LIVRE II Chapitre 5 : Du droit de vie et de mort .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau y montre que l’exercice de la contrainte légale peut aller jusqu’au recours à la peine de mort :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La loi me protège de l’assassin , mais pour jouir de cette protection , j’ai consenti à mourir si je le deviens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Livre I Chapitre VIII : De l&#039;état civil.==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau fait dans ce chapitre le bilan de ce que la vie en société apporte à l’homme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il fait le bilan d’un double passage :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un passage fictif de l’état de nature à l’état de société . ( Rappelons que l’état de nature est une fiction ) qui lui permet de montrer que l’homme n’est homme que lorsqu’il vit en société .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un passage plus précis à une société où existent des bonnes lois, celles du Contrat social . on découvre alors que l’homme accède à la liberté moral.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;Le début du texte reprend les thèses du deuxième discours&amp;lt;/&#039;&#039;font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt; : l’homme naturel est un animal robuste , ou encore dit le passage « un animal stupide et borné » qui vivant seul ne parle pas, ne pense pas , n’a pas de vie affective , et n’a pas encore actualisé sa perfectibilité .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour décrire l’homme naturel, Rousseau emploie le vocabulaire de l’animalité : il est conduit par ses instincts, son impulsion physique, est gouverné par ses appétits . Il va dans le sens de ses penchants , ou de ses inclinations naturelles . Kant dirait : il obéit au mécanisme de la nature . Son humanité n’est qu’en puissance : il est perfectible .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vie sociale seule permet à un homme de se réaliser . il se développe intellectuellement et s’élève à l’idée du droit et de la moralité . Il appréhende la justice, il connaît le bien et le mal . Sa raison s’est développée . (grâce au langage). La fin du paragraphe dit qu’il devient « un être intelligent et un homme »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau ne condamne pas la vie sociale , bien au contraire , la société n’est pas par essence corruptrice .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Seuls « les abus » de l’état social dégradent l’homme , et il faut entendre par là la violence et les inégalités sociales cautionnées par les mauvaises lois .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’homme perd en société sa liberté d’indépendance : «  il se prive de plusieurs avantages qu’il tient de la nature » .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il gagne beaucoup : facultés développées , sentiments ennoblis, âme élevée .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le bilan fait est positif «  il devrait bénir l’instant heureux »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Contrat Social permet justement de corriger les « abus » et de faire en sorte que la perfectibilité de l’homme s »accomplisse au mieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Rousseau fait maintenant le bilan de ce qu’apporte le Contrat Social. (son but : sécurité des personnes et des biens et liberté )&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la liberté naturelle succède une liberté civile, sous la loi ( la liberté du citoyen) . Mais la liberté naturelle est précaire, elle n’a de « bornes que les forces de l’individu » Chacun protège soi même sa liberté de la force des autres, les rapports de force risquent de lui faire perdre toute consistance . La liberté civile est une liberté sous la loi qui reçoit l’appui de toute la force de la communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il en en de même en ce qui concerne les biens . Sans loi, il n’y a qu’une « possession » précaire , garantie par la force de chacun . Le Contrat social assure une « propriété «  garantie par la loi . « fondée sur un titre positif » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On découvre que Rousseau donne encore au Contrat une troisième fin : il assure au citoyen l’accès à « la liberté morale ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etre soumis à une loi raisonnable qu’on a soi même votée (liberté d’autonomie ) éduque l’homme . Chaque fois qu’elle lui interdit le laisser aller «  à l’impulsion du seul appétit » elle l’aide à devenir raisonnable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La formule est déjà kantienne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Contre le sens commun qui définit la liberté comme «  faire ce qui nous plait » Rousseau définit un degré supérieur de liberté , la liberté raisonnable ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau rapproche donc morale et politique. Il ne s’agit pas ici d’une discussion sur les moyens de la politique, mais bien sur ses fins. Rousseau. donne à la politique une fin morale. Est- ce bien à l’état de rendre moral le citoyen ? La moralité n’est –elle pas une affaire privée ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Livre II Chapitre III - Si la volonté générale peut errer ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En complément du livre I chapitre VI . Du pacte social )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau y précise la définition de la volonté générale et énonce les conditions à réunir pour que la loi soit bien volonté générale .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On a posé par définition que la loi doit être volonté générale et viser le bien commun . Elle est « toujours droite et tend toujours à l’utilité publique ». La République suppose la foi dans la capacité politique du peuple ( à la différence des régimes fascistes par exemple) . Rousseau pense que le peuple dans son ensemble veut son bien , et ne peut être corrompu, c’est à dire que sa volonté ne peut être déviée de son objet nécessaire , mais il peut rester à distance de ce but s’il ne parvient pas à définir son bien . Rousseau exclut que la volonté gnérale se délègue , elle ne doit pas être transmise à des représentants , ce qui pourrait la corrompre .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Montesquieu écrivait que le peuple était tout juste bon à choisir des représentants ).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La volonté générale, c’est celle qui prend corps dans l’ensemble des citoyens, l’objet de cette volonté générale ne peut être que l’égalité en vue de la liberté . la volonté générale vise à « l’intérêt commun » .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La volonté générale est possible, si un intérêt commun unit les citoyens. Elle n’est pas sacrifice de soi, mais dérive de l’amour de soi . « Faire le bien pour le bien, c’est le faire pour soi, dans son propre intérêt »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est une règle de justice que le citoyen conscient des conditions de vie en société accepte pour son bien, sa sécurité personnelle et la sauvegarde de sa liberté. En obéissant à la volonté générale, je travaille au bien commun en même temps qu’à mon propre bien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais en chaque citoyen reste quelque chose de sa nature d’être particulier . C’est en ce sens d’ailleurs qu’il a promis d’obéir à la loi . La volonté de tous , par opposition à la volonté générale , c’est la somme des volontés particulières . Elle « regarde à l’intérêt privé » Si la loi ne représente qu’une somme d’intérêt particuliers, au lieu de viser le bien commun, des rapports de dépendance demeurent. On peut se retrouver soumis aux intérêts des autres : la loi n’exprimerait que la défense des intérêts de quelques uns .(par ex en termes modernes des intérêts économiques d’une minorité.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a pour Rousseau un intérêt commun , mais chacun obéit à deux mobiles : le recherche de l’intérêt commun et la poursuite de son intérêt particulier . Il faudrait que ceux qui confondent intérêt commun et interêt particulier soient éliminés pour obtenir la volonté générale dans sa pureté . Rousseau croit qu’elle sortira de la somme (algébrique) des différences Chez ceux qui suivent leur intérêt particulier , il n’y a pas de raison que le nombre des cas ou l’intérêt particulier s’oppose à l’intérêt commun soit plus grand que les cas où il va dans le même sens . Ces cas s’annuleront et il restera les cas où l’intérêt commun l’emporte sur l’intérêt particulier . Il faut que toutes les influences qui s’exercent sur le corps politique soient bien dégagées . En ce sens, Rousseau préfère qu’ils n’y ait pas dans le corps politique «  de brigues »   ou « d’associations  partielles », (nous dirions par exemple de partis politiques, le nombre d’opinions qui se confrontent diminue et la loi des grands nombres ne joue plus .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut espérer que chaque citoyen fasse abstraction de ses intérêts particuliers et statue en fonction de sa conception raisonnable du bien commun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Beaucoup de conditions sont à réunir pour que la volonté générale soit bien dégagée , et en particulier des conditions d’information du citoyen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Si le citoyen suffisamment informé délibère » Sous cette formule, se cache le renvoi à de multiples conditions Il faut de l’instruction, (Cf Condorcet) toute république instruit le peuple , une bonne circulation d’une information pluraliste, ce qui suppose la liberté d’opinions . Il faut qu’il ait de la vertu et du civisme , c’est à dire de la part de chacun un intérêt pour la chose publique : il faut savoir distraire du temps à sa vie privée .Il faut que les questions politiques ne soient pas trop complexes pour être à la portée de citoyens ordinaires . (On verra Tocqueville dénoncer dès 1835 les dérives de la démocratie américaine )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB : Il y a toujours un danger que des intérêts particuliers soient pris en compte. Rousseau écrit que le peuple veut toujours le bien, mais qu’il ne le voit pas toujours ; (D’où l’intervention du législateur : il faudrait un Dieu pour donner la loi aux hommes, formule qui est l’expression d’un constat d’impuissance : le peuple sera-t-il jamais capable de se donner de bonnes lois ? On sait très bien qu’on ne trouvera jamais de législateur divin, et les législateurs humains ont trop tendance à faire les lois à leur profit .) (Livre II chapitre VII )&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amb</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://philo.dyndns.info/index.php?title=Le_Contrat_Social_de_Rousseau&amp;diff=1173</id>
		<title>Le Contrat Social de Rousseau</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://philo.dyndns.info/index.php?title=Le_Contrat_Social_de_Rousseau&amp;diff=1173"/>
		<updated>2011-01-29T17:17:38Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amb : /* Livre I chapitre III : Du droit du plus fort */ ctuels&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=Le Contrat Social. Jean Jacques Rousseau.=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Liste des Extraits étudiés:===&lt;br /&gt;
Chapitre 1 :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre III : Du droit du plus fort.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre IV : De l’esclavage. « Renoncer à sa liberté, c’est renoncer à sa qualité d’homme … n’a aucun sens. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre VI : Du pacte social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre VII : Fin du chapitre sur la nécessaire obéissance à la loi « Chaque individu&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
peut comme homme avoir une volonté particulière contraire …abus »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre VIII. De l’état civil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LIVRE II&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre III : Si la volonté générale peut errer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’à : « l’avis qui l’emporte n’est qu’un avis particulier »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LIVRE III&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre IV :   De la démocratie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LIVRE IV :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre VIII : De la religion civile.  Extrait : «  Il  y a donc une profession de foi purement civile … les cultes que nous avons exclus. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Contrat Social : Livre I Chapitre 1 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau annonce son projet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’homme est né libre et partout, il est dans les fers »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &#039;&#039;&#039;L’homme est né libre&#039;&#039;&#039; » reprend la thèse du 2ème discours. (Discours sur l’Origine et les Fondements de l’Inégalité parmi les hommes)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En développant la fiction de l’état de nature, Rousseau a montré que les hommes y jouissent d’une liberté d’indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’homme y est pensé sans relation avec Dieu (non soumis à l&#039;autorité de Dieu )et nul homme n’a par nature une autorité sur un autre homme. Nul ne naît pour être maître, nul ne naît pour être esclave. Chacun a seul par nature  autorité sur soi même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &#039;&#039;&#039;Partout il est dans les fers&#039;&#039;&#039; » : renvoie à l’analyse du fait, de la réalité historique. Dans son époque Rousseau découvre des lois inégalitaires instaurant la domination des uns sur les autres.Quand il écrit le Contrat Social, le régime politique en France est celui de la Monarchie de droit divin, et il existe des privilèges liés à la naissance ( privilèges aristocratiques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne faut pas imaginer que les « maîtres » sont libres. Quand des rapports de violence existent entre les hommes, le maître a besoin de son esclave pour sa subsistance, il a besoin aussi de s’assurer de la fidélité de ceux qui lui sont soumis. Moralement, il est prisonnier de ses propres passions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S’il n’y avait pas de droit, il n’y aurait entre les hommes que des rapports de force ; le problème politique serait simple : obéir quand on ne peut pas faire autrement et « secouer le joug » quand on peut renverser le rapport de force.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais Rousseau veut se placer dans l’ordre du droit : qu’est-ce qui fonde un pouvoir politique, qu’est ce qui le rend légitime et l’autorise à donner des ordres? Le but de l&#039;ouvrage, c&#039;est la recherche du pouvoir politique légitime.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Rousseau annonce le plan de sa démarche : &#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur quoi se fonde le droit ? (qu’est ce qui autorise un pouvoir politique à donner des ordres et à se faire obéir ? )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &#039;&#039;&#039;Ce droit ne vient pas de nature&#039;&#039;&#039; » puisque nous l’avons vu plus haut rien ne fonde dans la nature un homme à se faire obéir d’un autre homme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau examinera dans le texte les fondements naturels que certains auteurs prétendent donner au pouvoir politique. Ils les réfutera.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &#039;&#039;&#039;Il est donc fondé sur des conventions&#039;&#039;&#039; » Les hommes n’ayant à se plier à aucune puissance naturelle, leur obéissance ne peut résulter que de leurs propres engagements.Il faut qu&#039;ils consentent à obéir. Il faut que par un accord, un contrat, les hommes délèguent à un pouvoir politique l’autorité que chacun d’entre eux a par nature sur soi même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est ce qui explique le titre : &#039;&#039;&#039;Le Contrat Social&#039;&#039;&#039;.  Si les hommes vivent en société politique sous la loi qule but poursuivent-ils?&lt;br /&gt;
Que consentent-ils à abandonner ? Que souhaitent-ils recevoir en échange ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il s’agit de savoir quelles sont ces conventions » . Rousseau réfutera les conventions qui lui paraissent inacceptables. Son adversaire politique est Hobbes ainsi qu&#039;un juriste Hollandais Grotius ( Hugo De Groot)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faudra choisir entre les conventions possibles : tous les contrats ne sont pas acceptables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
______________________________________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Livre I Chapitre II ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Il n’y a pas d’autorité naturelle d’un homme sur son semblable : le pouvoir  ne peut se fonder en invoquant l&#039;autorité naturelle d&#039;un père sur ses enfants.&lt;br /&gt;
Il n&#039;y a pas d’esclavage naturel.&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;A développer&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Livre I chapitre III : Du droit du plus fort==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;La force ne peut être un fondement naturel de l&#039;autorité politique&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le texte distingue l’ordre de la force  de l’ordre du droit, les pouvoirs légitimes de ceux qui ne le sont pas . Deux sortes d’obéissance s’opposent , l ’une morale, l’autre non .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etre soumis à la force, c&#039;est être contraint physiquement .On obéit par prudence, pour rester en vie, sans se sentir moralement tenu d&#039;obéir.&amp;quot;La force est une puissance physique, quelle moralité pourrait résulter de ses effets?&amp;quot; L’exemple de la fin du texte explicite cela .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je donne ma bourse au brigand sous la menace de son arme, si je puis changer le rapport de force en ma faveur, je le fais, ma volonté n&#039;était pas moralement liée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand je reconnais qu&#039;un pouvoir est juste, fondé en droit, quand je le tiens pour légitime, alors au contraire, j&#039;en reconnais moralement la valeur, et j&#039;obéis par conscience, même si ce pouvoir n&#039;a pas la force de me contraindre. Je « dois vouloir » lui obéir . A la force , on obéit «  par nécessité »  , on n’a pas de choix , on obéit par « prudence », c’est à dire pour rester en vie .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;. Quel sens possible peut prendre l&#039;expression  droit du plus fort ?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
C’est une expression courante  Ce pourrait être celui de la dissimulation mentionnée en début de paragraphe. « Le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours le maître, s’il ne transforme sa force en droit et l’obéissance en devoir. » Un pouvoir politique veut régner sur les esprits, recueillir l&#039;adhésion des consciences, au lieu de se contenter d&#039;être le plus fort. Il lui est plus facile de dominer s’il recueille cette adhésion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On verra ainsi au 19ème siècle, Bonaparte arrivé au pouvoir par la force (général en chef de l’Armée d’Italie – coup d’Etat du 18 Brumaire  …..) se parer d’une légitimité de droit divin en se faisait sacrer à Paris.C’est un camouflage : la force ne peut pas vraiment se transformer en droit .Beaucoup de dictateurs  actuels  essaient de trouver dans les urnes, une apparnet légitimité démocratique.&lt;br /&gt;
Dire que la force fonde le droit ne peut avoir qu&#039;un sens ironique:c&#039;est le constat qu&#039;on fait quand les chars soviétiques entrent à Prague en 1968, mais justement pour dire qu&#039;ils sont là en violation de tout droit des peuples à disposer d&#039;eux mêmes, ils sont seulement les plus forts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au sens strict : c’est un « galimatias inexplicable »  L’expression est pour Rousseau, obscure embrouillée, dépourvue de sens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;« Si c’est la force qui fait le droit, l’effet change avec la&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039; &#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;cause » &amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
(le droit, c’est l’effet, la force la cause)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dire que la force fonde le droit revient à dire que chaque fois qu&#039;un plus fort émerge, le droit change .Le plus fort fonde un nouveau droit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est le reproche fait par Rousseau à Hobbes. Le Léviathan (l’état) est là pour assurer la sécurité à l&#039;intérieur et la paix à l&#039;extérieur. S&#039;il est défait sur le champ de bataille, on cesse de lui obéir et le plus fort qui a pris sa place dit le juste et l&#039;injuste. Il fonde un nouveau droit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau ne peut accepter une telle analyse parce qu&#039;à ses yeux, il n&#039;y a pas plusieurs légitimités. « Tout pouvoir légitime est républicain » Le seul pouvoir légitime est celui qui rétablit et assure dans la cité le respect des droits naturels de l&#039;homme et qui supprime les rapports de force entre les membres du corps politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Qu’est ce qu’un droit qui périt quand la force cesse ? » Comme on l’a dit plus haut : on se sent moralement tenu d’obéir à un pouvoir légitime, même si la force n’est plus de son côté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En France,pendant la dernière guerre mondiale, la résistance se met du côté de la légitimité républicaine, même si celle si a été déposée par une occupation militaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;quot;Obéissez aux puissances&amp;quot;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
St Paul écrivait :  « Obéissez aux puissances » (Epître aux Romains ) Le chrétien considère qu&#039;il faut obéir à tout pouvoir politique quelqu&#039;il soit , en y voyant l&#039;émanation de l&#039;autorité de Dieu (Dieu peut aussi envoyer un prince cruel, fléau de Dieu).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau répond à St Paul qu&#039;il faut distinguer entre les pouvoirs politiques, faire la différence entre ceux qui sont justes et ceux qui ne le sont pas, et remédier à l’injustice. « Tout pouvoir vient de Dieu, mais toute maladie en vient aussi, et il n&#039;est pas défendu d&#039;appeler le médecin. » écrit-il.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a donc pour Rousseau un remède à la violence en politique parce qu’on peut  trouver les principes fondant la légitimité d&#039;un pouvoir politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Le pouvoir politique légitime repose donc sur une convention :&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-Livre I Chapitre IV : de l’esclavage. (Il s’agit du pacte d’esclavage ) Il ne suffit pas qu’un pouvoir repose sur un pacte pour être légitime : il y a de mauvais pactes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Livre I chapitre VI : Du pacte social. Rousseau décrit le pacte républicain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Contrat Social Livre I - Chapitre IV De l&#039;esclavage. ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Il s’agit du pacte d’esclavage ).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si les hommes ne peuvent être liés à une autorité par la nature, ou bien par la force, seuls leurs propres engagements peuvent les lier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Puisqu’ aucun homme n’a une autorité naturelle ….parmi les hommes. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
¤ Rousseau veut cependant montrer que certains pactes sont irrecevables, certains engagements sont nuls et non avenus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un homme ne peut se dépouiller de sa liberté. La liberté est inaliénable. Sinon cela n’aurait pas de sens de dire que l’homme naît libre, cela signifie que sa liberté n’appartient qu’à lui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La critique s’adresse à Hobbes et à la conception du pacte social développé dans le Léviathan.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Grotius est un juriste hollandais qui admet le pacte d’esclavage. Il passe de l’esclavage privé admis à Rome et par la loi juive ( un homme peut se vendre à un autre pour sa subsistance ) à l’idée qu’un peuple peut se vendre. Quand un peuple n’a plus de quoi subsister, il peut se vendre à un chef. Le chef procure la nourriture par la guerre ou le pillage, ou parce qu’il est suffisamment riche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau conteste ce contrat parce qu’il n’y a pas de vraie réciprocité. Le peuple donne tout, mais il n’est pas sûr d’obtenir quelque chose en échange, c’est plutôt lui qui risque d’avoir à subvenir aux besoins du roi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Dire qu’un homme se donne gratuitement, c’est dire une chose absurde et inconcevable … »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le propre de la liberté c’est d’appartenir à celui qui la possède et à lui seul. Un père ne peut donc disposer de la liberté de ses enfants. Rousseau veut soustraire l’enfant aux servitudes familiales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Renoncer à sa liberté, c’est renoncer à sa qualité d’homme » La liberté comprend des droits et des devoirs (puisqu’elle a un sens moral). Renoncer à tout cela, c’est renoncer à ce qui fait le prix de l’humanité. il n’y a pas de compensation possible à ce qui est donné. Une convention suppose deux parties dont chacune apporte et reçoit quelque chose. Il n’y a pas de convention où tous les sacrifices sont d’un seul côté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chez Hobbes, les hommes, pour sortir de l’état de nature qui est un état de guerre perpétuelle s’unissent et remettent tous leurs droits naturels entre les mains d’un prince.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le contrat a lieu entre chacun des hommes et tout le reste. Tous s’engagent à se dépouiller de tous leurs droits. Le souverain lui ne s’engage à rien. Son rôle est d’assurer la paix civile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On fonde encore l’esclavage sur une autre sorte de pacte : l’esclavage est censé pouvoir naître du droit de la guerre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le vainqueur aurait un droit de vie ou de mort sur le vaincu et lui donnerait donc la vie contre son esclavage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau réfute cela en disant qu’il n’y a jamais de guerre d’homme à homme. La guerre est une relation d’état à état. Il s’oppose donc à Hobbes qui parle de guerre naturelle de chacun contre tous. La guerre n’a pu naître qu’avec la naissance des états. la guerre a pour seul objet de détruire l’état ennemi et non ses membres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand un combattant pose les armes, il redevient simplement un homme et nul n’a plus le droit de vie ou de mort sur lui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Contrat Social - Livre I - Chapitre VI - Du Pacte Social ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Résumé de ce qui précède&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt; .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au chapitre V, Rousseau a évoqué la première convention par laquelle un peuple se constitue comme peuple .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il pense qu’avant tout choix d’une forme de gouvernement (monarchie , aristocratie), le souverain doit se constituer .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant de se donner par exemple un roi, les membres d’un état doivent d’abord s’être constitués en état, il faut qu’ils créent une puissance publique que Rousseau appelle « le souverain »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour lui la cession de leurs libertés par des particuliers à un chef ( comme le conçoit Hobbes) ne fait pas encore un peuple . Il ne pense pas qu’un peuple puisse naître d’un rapport d’autorité entre un homme et une multitude .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On suppose donc la naissance fictive d’une société . Il n’y a jamais eu, dans l&#039;histoire, de passage entre un état de nature et une société .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Trouver une forme d’association qui défende et protège de toute la force commune, la personne et les biens de chaque associé, et par laquelle chacun s’unissant à tous n’obéisse pourtant qu’à lui même et reste aussi libre qu’auparavant. » (Contrat Social)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
;:;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;BUT&#039;&#039;&#039; : Qu’attend –on de l’état ou du pouvoir politique ? &lt;br /&gt;
La sécurité des personnes et des biens et liberté .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Défendre la personne et les biens »  (Remarque pas de condamnation de la propriété)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On pourrait obtenir la sécurité dans un état fort , en se soumettant à un rapport de force. Cf Hobbes Le Léviathan&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais peut- on légitimer l’abdication de sa liberté ? Peut-on légitimement consentir à se soumettre à un autre homme ? Rousseau affirme qu’on ne peut demander à un homme d’aliéner sa liberté : (rappel de ce qui précède)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Demander à un homme d’aliéner sa liberté, ce serait lui demander de faire une convention qui tourne toute à son désavantage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Je fais avec toi une convention toute à ta charge et toute à mon profit que j’observerai tant qu’il me plaira et que tu observeras tant qu’il me plaira » (‘Contrat Social Livre I chapitre IV)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’état doit être une association d’homme libres et non une association d’esclaves soumis à un maître.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pacte social légitime ne peut être un pacte de soumission. Ici Rousseau s’oppose à Hobbes qui admet que pour trouver la sécurité et la paix civile les hommes peuvent se soumettre tous à un prince disposant de l’autorité absolue.&lt;br /&gt;
&amp;quot;Que chacun s’unissant à tous n’obéisse pourtant qu’à lui même et reste aussi libre qu’auparavant »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pacte social doit garantir la liberté .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pacte social doit empêcher qu’un associé puisse en soumettre un autre à sa volonté. Dans l’état de nature, la garantie de la liberté, c’est l’absence de relations sociales, dans la société, c’est l’autorité du souverain sur tous ses membres. Il faut libérer le citoyen d’une servitude particulière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pacte doit faire en sorte que chacun demeure « aussi libre qu’auparavant » c’est à dire jouisse d’une liberté sous la loi qui compense l’abandon de sa liberté naturelle. (le « auparavant » renvoie à un état de nature , à une situation – fictive - où la relation politique n’existe pas) . Il faut que chaque membre du corps politique soit préservé d’une relation de dépendance personnelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
( que « chacun n’obéisse qu’à soi même ») . C’est en obéissant à la loi qu’on sera préservé d’obéir à un autre homme, mais évidemment, il faut que la loi remplisse certaines conditions  pour qu’il y ait liberté d’autonomie ..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les clauses d’un Contrat permettant de remplir ces conditions sont universelles et nécessaires , elle sont posées par la raison telle qu’elle est chez tous les hommes . Elles n’ont peut être jamais été «  formellement énoncées ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On ne peut se référer à un événement historique. Il s’agit d’une réflexion sur ce que doit être le Contrat à la base d’une société juste, non violente. C’est un Contrat « tacite », non exprimé réellement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;MOYENS&#039;&#039;&#039; : Les clauses du Contrat :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une clause = c’est une disposition d’un acte juridique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«  L’aliénation totale de chaque associé avec tous ses droits à toute la communauté »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il peut être curieux de constater que le chemin de la liberté passe par l’aliénation de tous les droits .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la théorie de Hobbes l’aliénation est aussi totale. (Spinoza pense qu’on ne peut aliéner sa liberté de penser , sa liberté religieuse ) mais chez Hobbes chacun s’engage vis à vis de tous les autres à ne plus exercer son droit naturel ,( à se défendre soi même par exemple) ; chacun s’engage vis à vis de chacun , la communauté n’apparaît pas . Le souverain seul demeure libre et profite de l’abstention de tous les autres. La loi désormais, c’est la volonté du prince , il n’y a pas d’autre droit que celui dont il décide . Il dit le juste et l’injuste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chez Rousseau chacun abandonne ses « droits » , il faut plutôt dire sa liberté naturelle , à se conserver par exemple . Et cet abandon est fait en faveur de toute la communauté, pas d’un autre homme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun s’en dépouille également, pour qu’il n’y ait pas de privilèges, et pas de rapports de dépendance. « La condition est égale pour tous » l’égalité est une condition de la liberté. Si la condition n’était pas égale pour tous, les plus forts , les )plus indépendants pourraient réduire les autres sous leur dépendance .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’union sera d’autant plus parfaite que personne n’aura rien gardé de ses droits naturels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun reçoit en échange des droits civils, c’est à dire des droits garantis par la loi : propriété de ses biens, liberté civile . C’est la loi qui lui confère ces droits là. Le juste et l’injuste sont maintenant définis par la loi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On se donne à une collectivité et non pas à un particulier. « Chacun se donnant à tous ne se donne à personne »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On obéit à un être impersonnel ; et cette collectivité va mieux garantir les droits qu’elle me donnera que je ne pouvais moi même garantir mes droit par ma simple force .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«  Chacun de nous met en commun sa personne et toute sa puissance sous la suprême direction de la volonté générale »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun promet d’obéir à la loi. On peut être libre en obéissant. Il faut donc comprendre comment l’obéissance à la loi, peut garantir à chacun une forme de liberté. L’obéissance à la loi préserve d’obéir à un autre homme . Le citoyen, libéré d’une servitude particulière n’est pas non plus écrasé par le joug de la communauté ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette loi garantie de la liberté n’est pas quelconque. Elle est volonté générale. « Sous la suprême direction de la volonté générale »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu’est ce que la volonté générale ? Elle vise au bien commun. Elle va donc dans le sens de l’intérêt véritable de chacun à la différence de ce que Rousseau appelle la « volonté de tous » qui n’est qu’une somme d’intérêts particuliers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dégager la volonté générale est possible, si un intérêt commun unit les citoyens. Elle n’est pas sacrifice de soi, mais dérive de l’amour de soi . « Faire le bien pour le bien, c’est le faire pour soi, dans son propre intérêt »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est une règle de justice que le citoyen conscient des conditions de vie en société accepte pour son bien, sa sécurité personnelle et la sauvegarde de sa liberté. En obéissant à la volonté générale, je travaille au bien commun en même temps qu’à mon propre bien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la loi ne représente qu’une somme d’intérêts particuliers, au lieu de viser le bien commun, des rapports de dépendance demeurent. On peut se retrouver soumis aux intérêts des autres : la loi n’exprimerait que la défense des intérêts de quelques uns .(par ex en termes modernes des intérêts économiques d’une minorité)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Précisons ce qu’est une loi : rappel&amp;lt;/u&amp;gt; .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« C’est une déclaration de la volonté générale sur un objet d’intérêt commun »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« C’est quand tout le peuple statue sur tout le peuple ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La loi doit émaner de tout le peuple et ne jamais statuer sur un cas particulier. ((Par exemple si la loi dit qu’il y aura des privilèges, elle ne dit pas quel particulier doit en jouir). Statuer sur un cas particulier c’est appliquer la loi, c’est un acte de magistrature.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’indépendance, au sens de « faire ce qui me plait » n’est pas pour Rousseau la vraie liberté. C’est une liberté précaire qui n’a pas de consistance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« On a beau vouloir confondre l&#039;indépendance et la liberté, ces deux choses sont si différentes que même elles s&#039;excluent mutuellement. Quand chacun fait ce qu&#039;il lui plaît, on fait souvent ce qui déplaît à d&#039;autres, et cela ne s&#039;appelle pas un état libre. La liberté consiste moins à faire sa volonté qu&#039;à n&#039;être pas soumis à celle d&#039;autrui; elle consiste encore à ne pas soumettre la volonté d&#039;autrui à la nôtre. Quiconque est maître ne peut être libre, et régner c&#039;est obéir. » Lettres écrites de la Montagne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’acte d’association produit une « République » . Le mot signifie «  chose publique » parce qu l’intérêt commun y est préservé .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le souverain, dans l’usage courant, c’est une personne, le roi, l’empereur. Rousseau entend par là ceux qui ont le pouvoir de faire les lois et qui exercent ce pouvoir. le souverain est actif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’état, c’est le peuple, en tant qu’il observe les lois, c’est l’ensemble des hommes soumis aux mêmes lois, qui sont donc passifs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le citoyen, est le membre du corps politique en tant qu’il est actif, il fait la loi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chaque citoyen obéit aussi à la loi, en tant qu’il obéit, il est « sujet » soumis à la loi. Mais on n’est jamais seulement sujet dans une république, toujours en même temps citoyen et sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Livre I Chapitre VII - Du Souverain==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Fin du chapitre : « En effet, chaque individu peut comme homme … énormes abus »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau y montre que le recours à la force est nécessaire et légitime pour garantir le droit . une communauté juridique suppose une limitation réciproque des libertés en présence .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun des membres du corps politique ayant voté la loi perçoit sa nécessité et souhaite l’imposer aux autres tout en préférant s’en exempter soi même. «  Chaque individu peut comme homme avoir une volonté particulière contraire ou dissemblable à la volonté générale qu’il a comme citoyen »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le citoyen est soucieux du bien commun, le particulier ne voit que son intérêt propre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S’il s’agissait de moralité, la loi morale doit être respectée vis à vis des autres alors que les autres ne la respectent pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ici, il s’agit de droit, celui qui viole la loi me donne le droit de le forcer  à respecter ma liberté, de m’affranchir du droit à son égard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est l’état qui exerce cette contrainte. L’état fait la synthèse de la loi et de la force.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Attention, il s’agit de mettre la force au service du droit ( et non pas de fonder le droit sur un rapport de force .)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par le contrat social, nous nous engageons tacitement à accepter qu’on nous contraigne par la force à observer les lois .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne s’agit pas de violence , la violence est un abus de la force pour plier les volontés, mais il s’agit d’une contrainte légale, contrainte exercée selon les formes de la loi. ( la loi définit les sanctions etc. )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau met la force au service du droit pour garantir à chaque citoyen qu’il ne sera pas dupe, et que,tandis qu’il obéira aux lois, les autres ne désobéiront pas . Chacun peut rester hors du pacte et renoncer aux avantages de la société : mais s’il en accepte les avantages, il accepte par là qu’on le contraigne à en supporter les obligations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’où l’expression : « on le forcera à être libre » La volonté générale soumet également tous les citoyens . Il n’y a plus de rapports «  de dépendance personnelle ». Si tout le monde obéit à la loi , personne n’est esclave d’un autre homme , mais encore faut –il que la loi soit respectée .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La lecture de ce passage peut –être complétée par la lecture du LIVRE II Chapitre 5 : Du droit de vie et de mort .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau y montre que l’exercice de la contrainte légale peut aller jusqu’au recours à la peine de mort :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La loi me protège de l’assassin , mais pour jouir de cette protection , j’ai consenti à mourir si je le deviens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Livre I Chapitre VIII : De l&#039;état civil.==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau fait dans ce chapitre le bilan de ce que la vie en société apporte à l’homme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il fait le bilan d’un double passage :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un passage fictif de l’état de nature à l’état de société . ( Rappelons que l’état de nature est une fiction ) qui lui permet de montrer que l’homme n’est homme que lorsqu’il vit en société .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un passage plus précis à une société où existent des bonnes lois, celles du Contrat social . on découvre alors que l’homme accède à la liberté moral.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;Le début du texte reprend les thèses du deuxième discours&amp;lt;/&#039;&#039;font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt; : l’homme naturel est un animal robuste , ou encore dit le passage « un animal stupide et borné » qui vivant seul ne parle pas, ne pense pas , n’a pas de vie affective , et n’a pas encore actualisé sa perfectibilité .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour décrire l’homme naturel, Rousseau emploie le vocabulaire de l’animalité : il est conduit par ses instincts, son impulsion physique, est gouverné par ses appétits . Il va dans le sens de ses penchants , ou de ses inclinations naturelles . Kant dirait : il obéit au mécanisme de la nature . Son humanité n’est qu’en puissance : il est perfectible .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vie sociale seule permet à un homme de se réaliser . il se développe intellectuellement et s’élève à l’idée du droit et de la moralité . Il appréhende la justice, il connaît le bien et le mal . Sa raison s’est développée . (grâce au langage). La fin du paragraphe dit qu’il devient « un être intelligent et un homme »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau ne condamne pas la vie sociale , bien au contraire , la société n’est pas par essence corruptrice .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Seuls « les abus » de l’état social dégradent l’homme , et il faut entendre par là la violence et les inégalités sociales cautionnées par les mauvaises lois .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’homme perd en société sa liberté d’indépendance : «  il se prive de plusieurs avantages qu’il tient de la nature » .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il gagne beaucoup : facultés développées , sentiments ennoblis, âme élevée .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le bilan fait est positif «  il devrait bénir l’instant heureux »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Contrat Social permet justement de corriger les « abus » et de faire en sorte que la perfectibilité de l’homme s »accomplisse au mieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Rousseau fait maintenant le bilan de ce qu’apporte le Contrat Social. (son but : sécurité des personnes et des biens et liberté )&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la liberté naturelle succède une liberté civile, sous la loi ( la liberté du citoyen) . Mais la liberté naturelle est précaire, elle n’a de « bornes que les forces de l’individu » Chacun protège soi même sa liberté de la force des autres, les rapports de force risquent de lui faire perdre toute consistance . La liberté civile est une liberté sous la loi qui reçoit l’appui de toute la force de la communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il en en de même en ce qui concerne les biens . Sans loi, il n’y a qu’une « possession » précaire , garantie par la force de chacun . Le Contrat social assure une « propriété «  garantie par la loi . « fondée sur un titre positif » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On découvre que Rousseau donne encore au Contrat une troisième fin : il assure au citoyen l’accès à « la liberté morale ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etre soumis à une loi raisonnable qu’on a soi même votée (liberté d’autonomie ) éduque l’homme . Chaque fois qu’elle lui interdit le laisser aller «  à l’impulsion du seul appétit » elle l’aide à devenir raisonnable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La formule est déjà kantienne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Contre le sens commun qui définit la liberté comme «  faire ce qui nous plait » Rousseau définit un degré supérieur de liberté , la liberté raisonnable ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau rapproche donc morale et politique. Il ne s’agit pas ici d’une discussion sur les moyens de la politique, mais bien sur ses fins. Rousseau. donne à la politique une fin morale. Est- ce bien à l’état de rendre moral le citoyen ? La moralité n’est –elle pas une affaire privée ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Livre II Chapitre III - Si la volonté générale peut errer ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En complément du livre I chapitre VI . Du pacte social )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau y précise la définition de la volonté générale et énonce les conditions à réunir pour que la loi soit bien volonté générale .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On a posé par définition que la loi doit être volonté générale et viser le bien commun . Elle est « toujours droite et tend toujours à l’utilité publique ». La République suppose la foi dans la capacité politique du peuple ( à la différence des régimes fascistes par exemple) . Rousseau pense que le peuple dans son ensemble veut son bien , et ne peut être corrompu, c’est à dire que sa volonté ne peut être déviée de son objet nécessaire , mais il peut rester à distance de ce but s’il ne parvient pas à définir son bien . Rousseau exclut que la volonté gnérale se délègue , elle ne doit pas être transmise à des représentants , ce qui pourrait la corrompre .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Montesquieu écrivait que le peuple était tout juste bon à choisir des représentants ).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La volonté générale, c’est celle qui prend corps dans l’ensemble des citoyens, l’objet de cette volonté générale ne peut être que l’égalité en vue de la liberté . la volonté générale vise à « l’intérêt commun » .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La volonté générale est possible, si un intérêt commun unit les citoyens. Elle n’est pas sacrifice de soi, mais dérive de l’amour de soi . « Faire le bien pour le bien, c’est le faire pour soi, dans son propre intérêt »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est une règle de justice que le citoyen conscient des conditions de vie en société accepte pour son bien, sa sécurité personnelle et la sauvegarde de sa liberté. En obéissant à la volonté générale, je travaille au bien commun en même temps qu’à mon propre bien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais en chaque citoyen reste quelque chose de sa nature d’être particulier . C’est en ce sens d’ailleurs qu’il a promis d’obéir à la loi . La volonté de tous , par opposition à la volonté générale , c’est la somme des volontés particulières . Elle « regarde à l’intérêt privé » Si la loi ne représente qu’une somme d’intérêt particuliers, au lieu de viser le bien commun, des rapports de dépendance demeurent. On peut se retrouver soumis aux intérêts des autres : la loi n’exprimerait que la défense des intérêts de quelques uns .(par ex en termes modernes des intérêts économiques d’une minorité.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a pour Rousseau un intérêt commun , mais chacun obéit à deux mobiles : le recherche de l’intérêt commun et la poursuite de son intérêt particulier . Il faudrait que ceux qui confondent intérêt commun et interêt particulier soient éliminés pour obtenir la volonté générale dans sa pureté . Rousseau croit qu’elle sortira de la somme (algébrique) des différences Chez ceux qui suivent leur intérêt particulier , il n’y a pas de raison que le nombre des cas ou l’intérêt particulier s’oppose à l’intérêt commun soit plus grand que les cas où il va dans le même sens . Ces cas s’annuleront et il restera les cas où l’intérêt commun l’emporte sur l’intérêt particulier . Il faut que toutes les influences qui s’exercent sur le corps politique soient bien dégagées . En ce sens, Rousseau préfère qu’ils n’y ait pas dans le corps politique «  de brigues »   ou « d’associations  partielles », (nous dirions par exemple de partis politiques, le nombre d’opinions qui se confrontent diminue et la loi des grands nombres ne joue plus .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut espérer que chaque citoyen fasse abstraction de ses intérêts particuliers et statue en fonction de sa conception raisonnable du bien commun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Beaucoup de conditions sont à réunir pour que la volonté générale soit bien dégagée , et en particulier des conditions d’information du citoyen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Si le citoyen suffisamment informé délibère » Sous cette formule, se cache le renvoi à de multiples conditions Il faut de l’instruction, (Cf Condorcet) toute république instruit le peuple , une bonne circulation d’une information pluraliste, ce qui suppose la liberté d’opinions . Il faut qu’il ait de la vertu et du civisme , c’est à dire de la part de chacun un intérêt pour la chose publique : il faut savoir distraire du temps à sa vie privée .Il faut que les questions politiques ne soient pas trop complexes pour être à la portée de citoyens ordinaires . (On verra Tocqueville dénoncer dès 1835 les dérives de la démocratie américaine )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB : Il y a toujours un danger que des intérêts particuliers soient pris en compte. Rousseau écrit que le peuple veut toujours le bien, mais qu’il ne le voit pas toujours ; (D’où l’intervention du législateur : il faudrait un Dieu pour donner la loi aux hommes, formule qui est l’expression d’un constat d’impuissance : le peuple sera-t-il jamais capable de se donner de bonnes lois ? On sait très bien qu’on ne trouvera jamais de législateur divin, et les législateurs humains ont trop tendance à faire les lois à leur profit .) (Livre II chapitre VII )&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amb</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://philo.dyndns.info/index.php?title=Le_Contrat_Social_de_Rousseau&amp;diff=1172</id>
		<title>Le Contrat Social de Rousseau</title>
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		<updated>2011-01-29T17:03:13Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amb : /* Contrat Social : Livre I Chapitre 1 */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=Le Contrat Social. Jean Jacques Rousseau.=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Liste des Extraits étudiés:===&lt;br /&gt;
Chapitre 1 :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre III : Du droit du plus fort.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre IV : De l’esclavage. « Renoncer à sa liberté, c’est renoncer à sa qualité d’homme … n’a aucun sens. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre VI : Du pacte social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre VII : Fin du chapitre sur la nécessaire obéissance à la loi « Chaque individu&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
peut comme homme avoir une volonté particulière contraire …abus »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre VIII. De l’état civil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LIVRE II&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre III : Si la volonté générale peut errer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’à : « l’avis qui l’emporte n’est qu’un avis particulier »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LIVRE III&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre IV :   De la démocratie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LIVRE IV :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre VIII : De la religion civile.  Extrait : «  Il  y a donc une profession de foi purement civile … les cultes que nous avons exclus. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Contrat Social : Livre I Chapitre 1 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau annonce son projet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’homme est né libre et partout, il est dans les fers »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &#039;&#039;&#039;L’homme est né libre&#039;&#039;&#039; » reprend la thèse du 2ème discours. (Discours sur l’Origine et les Fondements de l’Inégalité parmi les hommes)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En développant la fiction de l’état de nature, Rousseau a montré que les hommes y jouissent d’une liberté d’indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’homme y est pensé sans relation avec Dieu (non soumis à l&#039;autorité de Dieu )et nul homme n’a par nature une autorité sur un autre homme. Nul ne naît pour être maître, nul ne naît pour être esclave. Chacun a seul par nature  autorité sur soi même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &#039;&#039;&#039;Partout il est dans les fers&#039;&#039;&#039; » : renvoie à l’analyse du fait, de la réalité historique. Dans son époque Rousseau découvre des lois inégalitaires instaurant la domination des uns sur les autres.Quand il écrit le Contrat Social, le régime politique en France est celui de la Monarchie de droit divin, et il existe des privilèges liés à la naissance ( privilèges aristocratiques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne faut pas imaginer que les « maîtres » sont libres. Quand des rapports de violence existent entre les hommes, le maître a besoin de son esclave pour sa subsistance, il a besoin aussi de s’assurer de la fidélité de ceux qui lui sont soumis. Moralement, il est prisonnier de ses propres passions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S’il n’y avait pas de droit, il n’y aurait entre les hommes que des rapports de force ; le problème politique serait simple : obéir quand on ne peut pas faire autrement et « secouer le joug » quand on peut renverser le rapport de force.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais Rousseau veut se placer dans l’ordre du droit : qu’est-ce qui fonde un pouvoir politique, qu’est ce qui le rend légitime et l’autorise à donner des ordres? Le but de l&#039;ouvrage, c&#039;est la recherche du pouvoir politique légitime.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Rousseau annonce le plan de sa démarche : &#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur quoi se fonde le droit ? (qu’est ce qui autorise un pouvoir politique à donner des ordres et à se faire obéir ? )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &#039;&#039;&#039;Ce droit ne vient pas de nature&#039;&#039;&#039; » puisque nous l’avons vu plus haut rien ne fonde dans la nature un homme à se faire obéir d’un autre homme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau examinera dans le texte les fondements naturels que certains auteurs prétendent donner au pouvoir politique. Ils les réfutera.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &#039;&#039;&#039;Il est donc fondé sur des conventions&#039;&#039;&#039; » Les hommes n’ayant à se plier à aucune puissance naturelle, leur obéissance ne peut résulter que de leurs propres engagements.Il faut qu&#039;ils consentent à obéir. Il faut que par un accord, un contrat, les hommes délèguent à un pouvoir politique l’autorité que chacun d’entre eux a par nature sur soi même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est ce qui explique le titre : &#039;&#039;&#039;Le Contrat Social&#039;&#039;&#039;.  Si les hommes vivent en société politique sous la loi qule but poursuivent-ils?&lt;br /&gt;
Que consentent-ils à abandonner ? Que souhaitent-ils recevoir en échange ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il s’agit de savoir quelles sont ces conventions » . Rousseau réfutera les conventions qui lui paraissent inacceptables. Son adversaire politique est Hobbes ainsi qu&#039;un juriste Hollandais Grotius ( Hugo De Groot)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faudra choisir entre les conventions possibles : tous les contrats ne sont pas acceptables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
______________________________________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Livre I Chapitre II ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Il n’y a pas d’autorité naturelle d’un homme sur son semblable : le pouvoir  ne peut se fonder en invoquant l&#039;autorité naturelle d&#039;un père sur ses enfants.&lt;br /&gt;
Il n&#039;y a pas d’esclavage naturel.&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;A développer&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Livre I chapitre III : Du droit du plus fort==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;La force ne peut être un fondement naturel de l&#039;autorité politique&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(à développer .)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pouvoir politique légitime repose donc sur une convention :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-Livre I Chapitre IV : de l’esclavage. (Il s’agit du pacte d’esclavage ) Il ne suffit pas qu’un pouvoir repose sur un pacte pour être légitime : il y a de mauvais pactes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Livre I chapitre VI : du pacte social. Rousseau décrit le pacte républicain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Contrat Social Livre I - Chapitre IV De l&#039;esclavage. ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Il s’agit du pacte d’esclavage ).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si les hommes ne peuvent être liés à une autorité par la nature, ou bien par la force, seuls leurs propres engagements peuvent les lier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Puisqu’ aucun homme n’a une autorité naturelle ….parmi les hommes. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
¤ Rousseau veut cependant montrer que certains pactes sont irrecevables, certains engagements sont nuls et non avenus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un homme ne peut se dépouiller de sa liberté. La liberté est inaliénable. Sinon cela n’aurait pas de sens de dire que l’homme naît libre, cela signifie que sa liberté n’appartient qu’à lui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La critique s’adresse à Hobbes et à la conception du pacte social développé dans le Léviathan.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Grotius est un juriste hollandais qui admet le pacte d’esclavage. Il passe de l’esclavage privé admis à Rome et par la loi juive ( un homme peut se vendre à un autre pour sa subsistance ) à l’idée qu’un peuple peut se vendre. Quand un peuple n’a plus de quoi subsister, il peut se vendre à un chef. Le chef procure la nourriture par la guerre ou le pillage, ou parce qu’il est suffisamment riche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau conteste ce contrat parce qu’il n’y a pas de vraie réciprocité. Le peuple donne tout, mais il n’est pas sûr d’obtenir quelque chose en échange, c’est plutôt lui qui risque d’avoir à subvenir aux besoins du roi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Dire qu’un homme se donne gratuitement, c’est dire une chose absurde et inconcevable … »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le propre de la liberté c’est d’appartenir à celui qui la possède et à lui seul. Un père ne peut donc disposer de la liberté de ses enfants. Rousseau veut soustraire l’enfant aux servitudes familiales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Renoncer à sa liberté, c’est renoncer à sa qualité d’homme » La liberté comprend des droits et des devoirs (puisqu’elle a un sens moral). Renoncer à tout cela, c’est renoncer à ce qui fait le prix de l’humanité. il n’y a pas de compensation possible à ce qui est donné. Une convention suppose deux parties dont chacune apporte et reçoit quelque chose. Il n’y a pas de convention où tous les sacrifices sont d’un seul côté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chez Hobbes, les hommes, pour sortir de l’état de nature qui est un état de guerre perpétuelle s’unissent et remettent tous leurs droits naturels entre les mains d’un prince.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le contrat a lieu entre chacun des hommes et tout le reste. Tous s’engagent à se dépouiller de tous leurs droits. Le souverain lui ne s’engage à rien. Son rôle est d’assurer la paix civile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On fonde encore l’esclavage sur une autre sorte de pacte : l’esclavage est censé pouvoir naître du droit de la guerre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le vainqueur aurait un droit de vie ou de mort sur le vaincu et lui donnerait donc la vie contre son esclavage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau réfute cela en disant qu’il n’y a jamais de guerre d’homme à homme. La guerre est une relation d’état à état. Il s’oppose donc à Hobbes qui parle de guerre naturelle de chacun contre tous. La guerre n’a pu naître qu’avec la naissance des états. la guerre a pour seul objet de détruire l’état ennemi et non ses membres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand un combattant pose les armes, il redevient simplement un homme et nul n’a plus le droit de vie ou de mort sur lui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Contrat Social - Livre I - Chapitre VI - Du Pacte Social ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Résumé de ce qui précède&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt; .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au chapitre V, Rousseau a évoqué la première convention par laquelle un peuple se constitue comme peuple .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il pense qu’avant tout choix d’une forme de gouvernement (monarchie , aristocratie), le souverain doit se constituer .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant de se donner par exemple un roi, les membres d’un état doivent d’abord s’être constitués en état, il faut qu’ils créent une puissance publique que Rousseau appelle « le souverain »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour lui la cession de leurs libertés par des particuliers à un chef ( comme le conçoit Hobbes) ne fait pas encore un peuple . Il ne pense pas qu’un peuple puisse naître d’un rapport d’autorité entre un homme et une multitude .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On suppose donc la naissance fictive d’une société . Il n’y a jamais eu, dans l&#039;histoire, de passage entre un état de nature et une société .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Trouver une forme d’association qui défende et protège de toute la force commune, la personne et les biens de chaque associé, et par laquelle chacun s’unissant à tous n’obéisse pourtant qu’à lui même et reste aussi libre qu’auparavant. » (Contrat Social)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
;:;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;BUT&#039;&#039;&#039; : Qu’attend –on de l’état ou du pouvoir politique ? &lt;br /&gt;
La sécurité des personnes et des biens et liberté .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Défendre la personne et les biens »  (Remarque pas de condamnation de la propriété)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On pourrait obtenir la sécurité dans un état fort , en se soumettant à un rapport de force. Cf Hobbes Le Léviathan&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais peut- on légitimer l’abdication de sa liberté ? Peut-on légitimement consentir à se soumettre à un autre homme ? Rousseau affirme qu’on ne peut demander à un homme d’aliéner sa liberté : (rappel de ce qui précède)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Demander à un homme d’aliéner sa liberté, ce serait lui demander de faire une convention qui tourne toute à son désavantage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Je fais avec toi une convention toute à ta charge et toute à mon profit que j’observerai tant qu’il me plaira et que tu observeras tant qu’il me plaira » (‘Contrat Social Livre I chapitre IV)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’état doit être une association d’homme libres et non une association d’esclaves soumis à un maître.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pacte social légitime ne peut être un pacte de soumission. Ici Rousseau s’oppose à Hobbes qui admet que pour trouver la sécurité et la paix civile les hommes peuvent se soumettre tous à un prince disposant de l’autorité absolue.&lt;br /&gt;
&amp;quot;Que chacun s’unissant à tous n’obéisse pourtant qu’à lui même et reste aussi libre qu’auparavant »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pacte social doit garantir la liberté .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pacte social doit empêcher qu’un associé puisse en soumettre un autre à sa volonté. Dans l’état de nature, la garantie de la liberté, c’est l’absence de relations sociales, dans la société, c’est l’autorité du souverain sur tous ses membres. Il faut libérer le citoyen d’une servitude particulière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pacte doit faire en sorte que chacun demeure « aussi libre qu’auparavant » c’est à dire jouisse d’une liberté sous la loi qui compense l’abandon de sa liberté naturelle. (le « auparavant » renvoie à un état de nature , à une situation – fictive - où la relation politique n’existe pas) . Il faut que chaque membre du corps politique soit préservé d’une relation de dépendance personnelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
( que « chacun n’obéisse qu’à soi même ») . C’est en obéissant à la loi qu’on sera préservé d’obéir à un autre homme, mais évidemment, il faut que la loi remplisse certaines conditions  pour qu’il y ait liberté d’autonomie ..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les clauses d’un Contrat permettant de remplir ces conditions sont universelles et nécessaires , elle sont posées par la raison telle qu’elle est chez tous les hommes . Elles n’ont peut être jamais été «  formellement énoncées ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On ne peut se référer à un événement historique. Il s’agit d’une réflexion sur ce que doit être le Contrat à la base d’une société juste, non violente. C’est un Contrat « tacite », non exprimé réellement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;MOYENS&#039;&#039;&#039; : Les clauses du Contrat :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une clause = c’est une disposition d’un acte juridique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«  L’aliénation totale de chaque associé avec tous ses droits à toute la communauté »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il peut être curieux de constater que le chemin de la liberté passe par l’aliénation de tous les droits .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la théorie de Hobbes l’aliénation est aussi totale. (Spinoza pense qu’on ne peut aliéner sa liberté de penser , sa liberté religieuse ) mais chez Hobbes chacun s’engage vis à vis de tous les autres à ne plus exercer son droit naturel ,( à se défendre soi même par exemple) ; chacun s’engage vis à vis de chacun , la communauté n’apparaît pas . Le souverain seul demeure libre et profite de l’abstention de tous les autres. La loi désormais, c’est la volonté du prince , il n’y a pas d’autre droit que celui dont il décide . Il dit le juste et l’injuste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chez Rousseau chacun abandonne ses « droits » , il faut plutôt dire sa liberté naturelle , à se conserver par exemple . Et cet abandon est fait en faveur de toute la communauté, pas d’un autre homme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun s’en dépouille également, pour qu’il n’y ait pas de privilèges, et pas de rapports de dépendance. « La condition est égale pour tous » l’égalité est une condition de la liberté. Si la condition n’était pas égale pour tous, les plus forts , les )plus indépendants pourraient réduire les autres sous leur dépendance .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’union sera d’autant plus parfaite que personne n’aura rien gardé de ses droits naturels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun reçoit en échange des droits civils, c’est à dire des droits garantis par la loi : propriété de ses biens, liberté civile . C’est la loi qui lui confère ces droits là. Le juste et l’injuste sont maintenant définis par la loi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On se donne à une collectivité et non pas à un particulier. « Chacun se donnant à tous ne se donne à personne »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On obéit à un être impersonnel ; et cette collectivité va mieux garantir les droits qu’elle me donnera que je ne pouvais moi même garantir mes droit par ma simple force .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«  Chacun de nous met en commun sa personne et toute sa puissance sous la suprême direction de la volonté générale »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun promet d’obéir à la loi. On peut être libre en obéissant. Il faut donc comprendre comment l’obéissance à la loi, peut garantir à chacun une forme de liberté. L’obéissance à la loi préserve d’obéir à un autre homme . Le citoyen, libéré d’une servitude particulière n’est pas non plus écrasé par le joug de la communauté ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette loi garantie de la liberté n’est pas quelconque. Elle est volonté générale. « Sous la suprême direction de la volonté générale »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu’est ce que la volonté générale ? Elle vise au bien commun. Elle va donc dans le sens de l’intérêt véritable de chacun à la différence de ce que Rousseau appelle la « volonté de tous » qui n’est qu’une somme d’intérêts particuliers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dégager la volonté générale est possible, si un intérêt commun unit les citoyens. Elle n’est pas sacrifice de soi, mais dérive de l’amour de soi . « Faire le bien pour le bien, c’est le faire pour soi, dans son propre intérêt »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est une règle de justice que le citoyen conscient des conditions de vie en société accepte pour son bien, sa sécurité personnelle et la sauvegarde de sa liberté. En obéissant à la volonté générale, je travaille au bien commun en même temps qu’à mon propre bien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la loi ne représente qu’une somme d’intérêts particuliers, au lieu de viser le bien commun, des rapports de dépendance demeurent. On peut se retrouver soumis aux intérêts des autres : la loi n’exprimerait que la défense des intérêts de quelques uns .(par ex en termes modernes des intérêts économiques d’une minorité)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Précisons ce qu’est une loi : rappel&amp;lt;/u&amp;gt; .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« C’est une déclaration de la volonté générale sur un objet d’intérêt commun »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« C’est quand tout le peuple statue sur tout le peuple ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La loi doit émaner de tout le peuple et ne jamais statuer sur un cas particulier. ((Par exemple si la loi dit qu’il y aura des privilèges, elle ne dit pas quel particulier doit en jouir). Statuer sur un cas particulier c’est appliquer la loi, c’est un acte de magistrature.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’indépendance, au sens de « faire ce qui me plait » n’est pas pour Rousseau la vraie liberté. C’est une liberté précaire qui n’a pas de consistance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« On a beau vouloir confondre l&#039;indépendance et la liberté, ces deux choses sont si différentes que même elles s&#039;excluent mutuellement. Quand chacun fait ce qu&#039;il lui plaît, on fait souvent ce qui déplaît à d&#039;autres, et cela ne s&#039;appelle pas un état libre. La liberté consiste moins à faire sa volonté qu&#039;à n&#039;être pas soumis à celle d&#039;autrui; elle consiste encore à ne pas soumettre la volonté d&#039;autrui à la nôtre. Quiconque est maître ne peut être libre, et régner c&#039;est obéir. » Lettres écrites de la Montagne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’acte d’association produit une « République » . Le mot signifie «  chose publique » parce qu l’intérêt commun y est préservé .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le souverain, dans l’usage courant, c’est une personne, le roi, l’empereur. Rousseau entend par là ceux qui ont le pouvoir de faire les lois et qui exercent ce pouvoir. le souverain est actif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’état, c’est le peuple, en tant qu’il observe les lois, c’est l’ensemble des hommes soumis aux mêmes lois, qui sont donc passifs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le citoyen, est le membre du corps politique en tant qu’il est actif, il fait la loi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chaque citoyen obéit aussi à la loi, en tant qu’il obéit, il est « sujet » soumis à la loi. Mais on n’est jamais seulement sujet dans une république, toujours en même temps citoyen et sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Livre I Chapitre VII - Du Souverain==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Fin du chapitre : « En effet, chaque individu peut comme homme … énormes abus »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau y montre que le recours à la force est nécessaire et légitime pour garantir le droit . une communauté juridique suppose une limitation réciproque des libertés en présence .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun des membres du corps politique ayant voté la loi perçoit sa nécessité et souhaite l’imposer aux autres tout en préférant s’en exempter soi même. «  Chaque individu peut comme homme avoir une volonté particulière contraire ou dissemblable à la volonté générale qu’il a comme citoyen »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le citoyen est soucieux du bien commun, le particulier ne voit que son intérêt propre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S’il s’agissait de moralité, la loi morale doit être respectée vis à vis des autres alors que les autres ne la respectent pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ici, il s’agit de droit, celui qui viole la loi me donne le droit de le forcer  à respecter ma liberté, de m’affranchir du droit à son égard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est l’état qui exerce cette contrainte. L’état fait la synthèse de la loi et de la force.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Attention, il s’agit de mettre la force au service du droit ( et non pas de fonder le droit sur un rapport de force .)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par le contrat social, nous nous engageons tacitement à accepter qu’on nous contraigne par la force à observer les lois .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne s’agit pas de violence , la violence est un abus de la force pour plier les volontés, mais il s’agit d’une contrainte légale, contrainte exercée selon les formes de la loi. ( la loi définit les sanctions etc. )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau met la force au service du droit pour garantir à chaque citoyen qu’il ne sera pas dupe, et que,tandis qu’il obéira aux lois, les autres ne désobéiront pas . Chacun peut rester hors du pacte et renoncer aux avantages de la société : mais s’il en accepte les avantages, il accepte par là qu’on le contraigne à en supporter les obligations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’où l’expression : « on le forcera à être libre » La volonté générale soumet également tous les citoyens . Il n’y a plus de rapports «  de dépendance personnelle ». Si tout le monde obéit à la loi , personne n’est esclave d’un autre homme , mais encore faut –il que la loi soit respectée .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La lecture de ce passage peut –être complétée par la lecture du LIVRE II Chapitre 5 : Du droit de vie et de mort .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau y montre que l’exercice de la contrainte légale peut aller jusqu’au recours à la peine de mort :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La loi me protège de l’assassin , mais pour jouir de cette protection , j’ai consenti à mourir si je le deviens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Livre I Chapitre VIII : De l&#039;état civil.==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau fait dans ce chapitre le bilan de ce que la vie en société apporte à l’homme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il fait le bilan d’un double passage :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un passage fictif de l’état de nature à l’état de société . ( Rappelons que l’état de nature est une fiction ) qui lui permet de montrer que l’homme n’est homme que lorsqu’il vit en société .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un passage plus précis à une société où existent des bonnes lois, celles du Contrat social . on découvre alors que l’homme accède à la liberté moral.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;Le début du texte reprend les thèses du deuxième discours&amp;lt;/&#039;&#039;font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt; : l’homme naturel est un animal robuste , ou encore dit le passage « un animal stupide et borné » qui vivant seul ne parle pas, ne pense pas , n’a pas de vie affective , et n’a pas encore actualisé sa perfectibilité .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour décrire l’homme naturel, Rousseau emploie le vocabulaire de l’animalité : il est conduit par ses instincts, son impulsion physique, est gouverné par ses appétits . Il va dans le sens de ses penchants , ou de ses inclinations naturelles . Kant dirait : il obéit au mécanisme de la nature . Son humanité n’est qu’en puissance : il est perfectible .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vie sociale seule permet à un homme de se réaliser . il se développe intellectuellement et s’élève à l’idée du droit et de la moralité . Il appréhende la justice, il connaît le bien et le mal . Sa raison s’est développée . (grâce au langage). La fin du paragraphe dit qu’il devient « un être intelligent et un homme »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau ne condamne pas la vie sociale , bien au contraire , la société n’est pas par essence corruptrice .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Seuls « les abus » de l’état social dégradent l’homme , et il faut entendre par là la violence et les inégalités sociales cautionnées par les mauvaises lois .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’homme perd en société sa liberté d’indépendance : «  il se prive de plusieurs avantages qu’il tient de la nature » .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il gagne beaucoup : facultés développées , sentiments ennoblis, âme élevée .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le bilan fait est positif «  il devrait bénir l’instant heureux »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Contrat Social permet justement de corriger les « abus » et de faire en sorte que la perfectibilité de l’homme s »accomplisse au mieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Rousseau fait maintenant le bilan de ce qu’apporte le Contrat Social. (son but : sécurité des personnes et des biens et liberté )&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la liberté naturelle succède une liberté civile, sous la loi ( la liberté du citoyen) . Mais la liberté naturelle est précaire, elle n’a de « bornes que les forces de l’individu » Chacun protège soi même sa liberté de la force des autres, les rapports de force risquent de lui faire perdre toute consistance . La liberté civile est une liberté sous la loi qui reçoit l’appui de toute la force de la communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il en en de même en ce qui concerne les biens . Sans loi, il n’y a qu’une « possession » précaire , garantie par la force de chacun . Le Contrat social assure une « propriété «  garantie par la loi . « fondée sur un titre positif » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On découvre que Rousseau donne encore au Contrat une troisième fin : il assure au citoyen l’accès à « la liberté morale ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etre soumis à une loi raisonnable qu’on a soi même votée (liberté d’autonomie ) éduque l’homme . Chaque fois qu’elle lui interdit le laisser aller «  à l’impulsion du seul appétit » elle l’aide à devenir raisonnable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La formule est déjà kantienne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Contre le sens commun qui définit la liberté comme «  faire ce qui nous plait » Rousseau définit un degré supérieur de liberté , la liberté raisonnable ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau rapproche donc morale et politique. Il ne s’agit pas ici d’une discussion sur les moyens de la politique, mais bien sur ses fins. Rousseau. donne à la politique une fin morale. Est- ce bien à l’état de rendre moral le citoyen ? La moralité n’est –elle pas une affaire privée ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Livre II Chapitre III - Si la volonté générale peut errer ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En complément du livre I chapitre VI . Du pacte social )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau y précise la définition de la volonté générale et énonce les conditions à réunir pour que la loi soit bien volonté générale .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On a posé par définition que la loi doit être volonté générale et viser le bien commun . Elle est « toujours droite et tend toujours à l’utilité publique ». La République suppose la foi dans la capacité politique du peuple ( à la différence des régimes fascistes par exemple) . Rousseau pense que le peuple dans son ensemble veut son bien , et ne peut être corrompu, c’est à dire que sa volonté ne peut être déviée de son objet nécessaire , mais il peut rester à distance de ce but s’il ne parvient pas à définir son bien . Rousseau exclut que la volonté gnérale se délègue , elle ne doit pas être transmise à des représentants , ce qui pourrait la corrompre .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Montesquieu écrivait que le peuple était tout juste bon à choisir des représentants ).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La volonté générale, c’est celle qui prend corps dans l’ensemble des citoyens, l’objet de cette volonté générale ne peut être que l’égalité en vue de la liberté . la volonté générale vise à « l’intérêt commun » .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La volonté générale est possible, si un intérêt commun unit les citoyens. Elle n’est pas sacrifice de soi, mais dérive de l’amour de soi . « Faire le bien pour le bien, c’est le faire pour soi, dans son propre intérêt »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est une règle de justice que le citoyen conscient des conditions de vie en société accepte pour son bien, sa sécurité personnelle et la sauvegarde de sa liberté. En obéissant à la volonté générale, je travaille au bien commun en même temps qu’à mon propre bien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais en chaque citoyen reste quelque chose de sa nature d’être particulier . C’est en ce sens d’ailleurs qu’il a promis d’obéir à la loi . La volonté de tous , par opposition à la volonté générale , c’est la somme des volontés particulières . Elle « regarde à l’intérêt privé » Si la loi ne représente qu’une somme d’intérêt particuliers, au lieu de viser le bien commun, des rapports de dépendance demeurent. On peut se retrouver soumis aux intérêts des autres : la loi n’exprimerait que la défense des intérêts de quelques uns .(par ex en termes modernes des intérêts économiques d’une minorité.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a pour Rousseau un intérêt commun , mais chacun obéit à deux mobiles : le recherche de l’intérêt commun et la poursuite de son intérêt particulier . Il faudrait que ceux qui confondent intérêt commun et interêt particulier soient éliminés pour obtenir la volonté générale dans sa pureté . Rousseau croit qu’elle sortira de la somme (algébrique) des différences Chez ceux qui suivent leur intérêt particulier , il n’y a pas de raison que le nombre des cas ou l’intérêt particulier s’oppose à l’intérêt commun soit plus grand que les cas où il va dans le même sens . Ces cas s’annuleront et il restera les cas où l’intérêt commun l’emporte sur l’intérêt particulier . Il faut que toutes les influences qui s’exercent sur le corps politique soient bien dégagées . En ce sens, Rousseau préfère qu’ils n’y ait pas dans le corps politique «  de brigues »   ou « d’associations  partielles », (nous dirions par exemple de partis politiques, le nombre d’opinions qui se confrontent diminue et la loi des grands nombres ne joue plus .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut espérer que chaque citoyen fasse abstraction de ses intérêts particuliers et statue en fonction de sa conception raisonnable du bien commun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Beaucoup de conditions sont à réunir pour que la volonté générale soit bien dégagée , et en particulier des conditions d’information du citoyen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Si le citoyen suffisamment informé délibère » Sous cette formule, se cache le renvoi à de multiples conditions Il faut de l’instruction, (Cf Condorcet) toute république instruit le peuple , une bonne circulation d’une information pluraliste, ce qui suppose la liberté d’opinions . Il faut qu’il ait de la vertu et du civisme , c’est à dire de la part de chacun un intérêt pour la chose publique : il faut savoir distraire du temps à sa vie privée .Il faut que les questions politiques ne soient pas trop complexes pour être à la portée de citoyens ordinaires . (On verra Tocqueville dénoncer dès 1835 les dérives de la démocratie américaine )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB : Il y a toujours un danger que des intérêts particuliers soient pris en compte. Rousseau écrit que le peuple veut toujours le bien, mais qu’il ne le voit pas toujours ; (D’où l’intervention du législateur : il faudrait un Dieu pour donner la loi aux hommes, formule qui est l’expression d’un constat d’impuissance : le peuple sera-t-il jamais capable de se donner de bonnes lois ? On sait très bien qu’on ne trouvera jamais de législateur divin, et les législateurs humains ont trop tendance à faire les lois à leur profit .) (Livre II chapitre VII )&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amb</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://philo.dyndns.info/index.php?title=Le_Contrat_Social_de_Rousseau&amp;diff=1171</id>
		<title>Le Contrat Social de Rousseau</title>
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		<updated>2011-01-25T17:05:53Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amb : /* Livre I chapitre III : Du droit du plus fort */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=Le Contrat Social. Jean Jacques Rousseau.=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Liste des Extraits étudiés:===&lt;br /&gt;
Chapitre 1 :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre III : Du droit du plus fort.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre IV : De l’esclavage. « Renoncer à sa liberté, c’est renoncer à sa qualité d’homme … n’a aucun sens. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre VI : Du pacte social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre VII : Fin du chapitre sur la nécessaire obéissance à la loi « Chaque individu&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
peut comme homme avoir une volonté particulière contraire …abus »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre VIII. De l’état civil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LIVRE II&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre III : Si la volonté générale peut errer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’à : « l’avis qui l’emporte n’est qu’un avis particulier »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LIVRE III&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre IV :   De la démocratie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LIVRE IV :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre VIII : De la religion civile.  Extrait : «  Il  y a donc une profession de foi purement civile … les cultes que nous avons exclus. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Contrat Social : Livre I Chapitre 1 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau annonce son projet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’homme est né libre et partout, il est dans les fers »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’homme est né libre » reprend la thèse du 2ème discours. (D. sur l’Origine et les Fondements de l’Inégalité entre les hommes)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En décrivant l’état de nature, Rousseau a montré que les hommes y jouissent d’une liberté d’indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’homme y est pensé sans relation avec Dieu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et nul homme n’a par nature une autorité sur un autre homme. Nul ne naît pour être maître, nul ne naît pour être esclave. Chacun a seul autorité sur soi même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Partout il est dans les fers » : renvoie à l’analyse du fait, de la réalité historique. Dans son époque Rousseau découvre des lois inégalitaires instaurant la domination des uns sur les autres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne faut pas imaginer que les « maîtres » sont libres. Quand des rapports de violence existent entre les hommes, le maître a besoin de son esclave pour sa subsistance, il a besoin aussi de s’assurer de la fidélité de ceux qui lui sont soumis. Moralement, il est prisonnier de ses propres passions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S’il n’y avait pas de droit, il n’y aurait entre les hommes que des rapports de force ; le problème politique serait simple : obéir quand on ne peut pas faire autrement et « secouer le joug » quand on peut renverser le rapport de force.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais Rousseau veut se placer dans l’ordre du droit : qu’est-ce qui fonde un pouvoir politique, qu’est ce qui le rend légitime et l’autorise à donner des ordres ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Rousseau annonce le plan de sa démarche : &#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur quoi se fonde le droit ? (qu’est ce qui autorise un pouvoir politique à donner des ordres et à se faire obéir ? )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Ce droit ne vient pas de nature » puisque nous l’avons vu plus haut rien ne fonde dans la nature un homme à se faire obéir d’un autre homme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il est donc fondé sur des conventions » Les hommes n’ayant à se plier à aucune puissance naturelle, leur obéissance ne peut résulter que de leurs propres engagements. Il faut que par un accord, un contrat, les hommes délèguent à un pouvoir politique l’autorité que chacun d’entre eux a par nature sur soi même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il s’agit de savoir quelles sont ces conventions »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faudra choisir entre les conventions possibles : tous les contrats ne sont pas acceptables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
______________________________________________________________________________&lt;br /&gt;
== Livre I Chapitre II ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Il n’y a pas d’autorité naturelle d’un homme sur son semblable : le pouvoir  ne peut se fonder en invoquant l&#039;autorité naturelle d&#039;un père sur ses enfants.&lt;br /&gt;
Il n&#039;y a pas d’esclavage naturel.&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;A développer&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Livre I chapitre III : Du droit du plus fort==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;La force ne peut être un fondement naturel de l&#039;autorité politique&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(à développer .)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pouvoir politique légitime repose donc sur une convention :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-Livre I Chapitre IV : de l’esclavage. (Il s’agit du pacte d’esclavage ) Il ne suffit pas qu’un pouvoir repose sur un pacte pour être légitime : il y a de mauvais pactes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Livre I chapitre VI : du pacte social. Rousseau décrit le pacte républicain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Contrat Social Livre I - Chapitre IV De l&#039;esclavage. ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Il s’agit du pacte d’esclavage ).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si les hommes ne peuvent être liés à une autorité par la nature, ou bien par la force, seuls leurs propres engagements peuvent les lier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Puisqu’ aucun homme n’a une autorité naturelle ….parmi les hommes. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
¤ Rousseau veut cependant montrer que certains pactes sont irrecevables, certains engagements sont nuls et non avenus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un homme ne peut se dépouiller de sa liberté. La liberté est inaliénable. Sinon cela n’aurait pas de sens de dire que l’homme naît libre, cela signifie que sa liberté n’appartient qu’à lui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La critique s’adresse à Hobbes et à la conception du pacte social développé dans le Léviathan.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Grotius est un juriste hollandais qui admet le pacte d’esclavage. Il passe de l’esclavage privé admis à Rome et par la loi juive ( un homme peut se vendre à un autre pour sa subsistance ) à l’idée qu’un peuple peut se vendre. Quand un peuple n’a plus de quoi subsister, il peut se vendre à un chef. Le chef procure la nourriture par la guerre ou le pillage, ou parce qu’il est suffisamment riche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau conteste ce contrat parce qu’il n’y a pas de vraie réciprocité. Le peuple donne tout, mais il n’est pas sûr d’obtenir quelque chose en échange, c’est plutôt lui qui risque d’avoir à subvenir aux besoins du roi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Dire qu’un homme se donne gratuitement, c’est dire une chose absurde et inconcevable … »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le propre de la liberté c’est d’appartenir à celui qui la possède et à lui seul. Un père ne peut donc disposer de la liberté de ses enfants. Rousseau veut soustraire l’enfant aux servitudes familiales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Renoncer à sa liberté, c’est renoncer à sa qualité d’homme » La liberté comprend des droits et des devoirs (puisqu’elle a un sens moral). Renoncer à tout cela, c’est renoncer à ce qui fait le prix de l’humanité. il n’y a pas de compensation possible à ce qui est donné. Une convention suppose deux parties dont chacune apporte et reçoit quelque chose. Il n’y a pas de convention où tous les sacrifices sont d’un seul côté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chez Hobbes, les hommes, pour sortir de l’état de nature qui est un état de guerre perpétuelle s’unissent et remettent tous leurs droits naturels entre les mains d’un prince.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le contrat a lieu entre chacun des hommes et tout le reste. Tous s’engagent à se dépouiller de tous leurs droits. Le souverain lui ne s’engage à rien. Son rôle est d’assurer la paix civile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On fonde encore l’esclavage sur une autre sorte de pacte : l’esclavage est censé pouvoir naître du droit de la guerre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le vainqueur aurait un droit de vie ou de mort sur le vaincu et lui donnerait donc la vie contre son esclavage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau réfute cela en disant qu’il n’y a jamais de guerre d’homme à homme. La guerre est une relation d’état à état. Il s’oppose donc à Hobbes qui parle de guerre naturelle de chacun contre tous. La guerre n’a pu naître qu’avec la naissance des états. la guerre a pour seul objet de détruire l’état ennemi et non ses membres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand un combattant pose les armes, il redevient simplement un homme et nul n’a plus le droit de vie ou de mort sur lui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Contrat Social - Livre I - Chapitre VI - Du Pacte Social ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Résumé de ce qui précède&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt; .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au chapitre V, Rousseau a évoqué la première convention par laquelle un peuple se constitue comme peuple .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il pense qu’avant tout choix d’une forme de gouvernement (monarchie , aristocratie), le souverain doit se constituer .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant de se donner par exemple un roi, les membres d’un état doivent d’abord s’être constitués en état, il faut qu’ils créent une puissance publique que Rousseau appelle « le souverain »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour lui la cession de leurs libertés par des particuliers à un chef ( comme le conçoit Hobbes) ne fait pas encore un peuple . Il ne pense pas qu’un peuple puisse naître d’un rapport d’autorité entre un homme et une multitude .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On suppose donc la naissance fictive d’une société . Il n’y a jamais eu, dans l&#039;histoire, de passage entre un état de nature et une société .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Trouver une forme d’association qui défende et protège de toute la force commune, la personne et les biens de chaque associé, et par laquelle chacun s’unissant à tous n’obéisse pourtant qu’à lui même et reste aussi libre qu’auparavant. » (Contrat Social)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
;:;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;BUT&#039;&#039;&#039; : Qu’attend –on de l’état ou du pouvoir politique ? &lt;br /&gt;
La sécurité des personnes et des biens et liberté .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Défendre la personne et les biens »  (Remarque pas de condamnation de la propriété)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On pourrait obtenir la sécurité dans un état fort , en se soumettant à un rapport de force. Cf Hobbes Le Léviathan&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais peut- on légitimer l’abdication de sa liberté ? Peut-on légitimement consentir à se soumettre à un autre homme ? Rousseau affirme qu’on ne peut demander à un homme d’aliéner sa liberté : (rappel de ce qui précède)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Demander à un homme d’aliéner sa liberté, ce serait lui demander de faire une convention qui tourne toute à son désavantage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Je fais avec toi une convention toute à ta charge et toute à mon profit que j’observerai tant qu’il me plaira et que tu observeras tant qu’il me plaira » (‘Contrat Social Livre I chapitre IV)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’état doit être une association d’homme libres et non une association d’esclaves soumis à un maître.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pacte social légitime ne peut être un pacte de soumission. Ici Rousseau s’oppose à Hobbes qui admet que pour trouver la sécurité et la paix civile les hommes peuvent se soumettre tous à un prince disposant de l’autorité absolue.&lt;br /&gt;
&amp;quot;Que chacun s’unissant à tous n’obéisse pourtant qu’à lui même et reste aussi libre qu’auparavant »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pacte social doit garantir la liberté .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pacte social doit empêcher qu’un associé puisse en soumettre un autre à sa volonté. Dans l’état de nature, la garantie de la liberté, c’est l’absence de relations sociales, dans la société, c’est l’autorité du souverain sur tous ses membres. Il faut libérer le citoyen d’une servitude particulière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pacte doit faire en sorte que chacun demeure « aussi libre qu’auparavant » c’est à dire jouisse d’une liberté sous la loi qui compense l’abandon de sa liberté naturelle. (le « auparavant » renvoie à un état de nature , à une situation – fictive - où la relation politique n’existe pas) . Il faut que chaque membre du corps politique soit préservé d’une relation de dépendance personnelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
( que « chacun n’obéisse qu’à soi même ») . C’est en obéissant à la loi qu’on sera préservé d’obéir à un autre homme, mais évidemment, il faut que la loi remplisse certaines conditions  pour qu’il y ait liberté d’autonomie ..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les clauses d’un Contrat permettant de remplir ces conditions sont universelles et nécessaires , elle sont posées par la raison telle qu’elle est chez tous les hommes . Elles n’ont peut être jamais été «  formellement énoncées ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On ne peut se référer à un événement historique. Il s’agit d’une réflexion sur ce que doit être le Contrat à la base d’une société juste, non violente. C’est un Contrat « tacite », non exprimé réellement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;MOYENS&#039;&#039;&#039; : Les clauses du Contrat :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une clause = c’est une disposition d’un acte juridique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«  L’aliénation totale de chaque associé avec tous ses droits à toute la communauté »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il peut être curieux de constater que le chemin de la liberté passe par l’aliénation de tous les droits .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la théorie de Hobbes l’aliénation est aussi totale. (Spinoza pense qu’on ne peut aliéner sa liberté de penser , sa liberté religieuse ) mais chez Hobbes chacun s’engage vis à vis de tous les autres à ne plus exercer son droit naturel ,( à se défendre soi même par exemple) ; chacun s’engage vis à vis de chacun , la communauté n’apparaît pas . Le souverain seul demeure libre et profite de l’abstention de tous les autres. La loi désormais, c’est la volonté du prince , il n’y a pas d’autre droit que celui dont il décide . Il dit le juste et l’injuste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chez Rousseau chacun abandonne ses « droits » , il faut plutôt dire sa liberté naturelle , à se conserver par exemple . Et cet abandon est fait en faveur de toute la communauté, pas d’un autre homme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun s’en dépouille également, pour qu’il n’y ait pas de privilèges, et pas de rapports de dépendance. « La condition est égale pour tous » l’égalité est une condition de la liberté. Si la condition n’était pas égale pour tous, les plus forts , les )plus indépendants pourraient réduire les autres sous leur dépendance .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’union sera d’autant plus parfaite que personne n’aura rien gardé de ses droits naturels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun reçoit en échange des droits civils, c’est à dire des droits garantis par la loi : propriété de ses biens, liberté civile . C’est la loi qui lui confère ces droits là. Le juste et l’injuste sont maintenant définis par la loi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On se donne à une collectivité et non pas à un particulier. « Chacun se donnant à tous ne se donne à personne »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On obéit à un être impersonnel ; et cette collectivité va mieux garantir les droits qu’elle me donnera que je ne pouvais moi même garantir mes droit par ma simple force .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«  Chacun de nous met en commun sa personne et toute sa puissance sous la suprême direction de la volonté générale »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun promet d’obéir à la loi. On peut être libre en obéissant. Il faut donc comprendre comment l’obéissance à la loi, peut garantir à chacun une forme de liberté. L’obéissance à la loi préserve d’obéir à un autre homme . Le citoyen, libéré d’une servitude particulière n’est pas non plus écrasé par le joug de la communauté ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette loi garantie de la liberté n’est pas quelconque. Elle est volonté générale. « Sous la suprême direction de la volonté générale »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu’est ce que la volonté générale ? Elle vise au bien commun. Elle va donc dans le sens de l’intérêt véritable de chacun à la différence de ce que Rousseau appelle la « volonté de tous » qui n’est qu’une somme d’intérêts particuliers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dégager la volonté générale est possible, si un intérêt commun unit les citoyens. Elle n’est pas sacrifice de soi, mais dérive de l’amour de soi . « Faire le bien pour le bien, c’est le faire pour soi, dans son propre intérêt »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est une règle de justice que le citoyen conscient des conditions de vie en société accepte pour son bien, sa sécurité personnelle et la sauvegarde de sa liberté. En obéissant à la volonté générale, je travaille au bien commun en même temps qu’à mon propre bien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la loi ne représente qu’une somme d’intérêts particuliers, au lieu de viser le bien commun, des rapports de dépendance demeurent. On peut se retrouver soumis aux intérêts des autres : la loi n’exprimerait que la défense des intérêts de quelques uns .(par ex en termes modernes des intérêts économiques d’une minorité)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Précisons ce qu’est une loi : rappel&amp;lt;/u&amp;gt; .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« C’est une déclaration de la volonté générale sur un objet d’intérêt commun »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« C’est quand tout le peuple statue sur tout le peuple ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La loi doit émaner de tout le peuple et ne jamais statuer sur un cas particulier. ((Par exemple si la loi dit qu’il y aura des privilèges, elle ne dit pas quel particulier doit en jouir). Statuer sur un cas particulier c’est appliquer la loi, c’est un acte de magistrature.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’indépendance, au sens de « faire ce qui me plait » n’est pas pour Rousseau la vraie liberté. C’est une liberté précaire qui n’a pas de consistance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« On a beau vouloir confondre l&#039;indépendance et la liberté, ces deux choses sont si différentes que même elles s&#039;excluent mutuellement. Quand chacun fait ce qu&#039;il lui plaît, on fait souvent ce qui déplaît à d&#039;autres, et cela ne s&#039;appelle pas un état libre. La liberté consiste moins à faire sa volonté qu&#039;à n&#039;être pas soumis à celle d&#039;autrui; elle consiste encore à ne pas soumettre la volonté d&#039;autrui à la nôtre. Quiconque est maître ne peut être libre, et régner c&#039;est obéir. » Lettres écrites de la Montagne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’acte d’association produit une « République » . Le mot signifie «  chose publique » parce qu l’intérêt commun y est préservé .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le souverain, dans l’usage courant, c’est une personne, le roi, l’empereur. Rousseau entend par là ceux qui ont le pouvoir de faire les lois et qui exercent ce pouvoir. le souverain est actif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’état, c’est le peuple, en tant qu’il observe les lois, c’est l’ensemble des hommes soumis aux mêmes lois, qui sont donc passifs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le citoyen, est le membre du corps politique en tant qu’il est actif, il fait la loi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chaque citoyen obéit aussi à la loi, en tant qu’il obéit, il est « sujet » soumis à la loi. Mais on n’est jamais seulement sujet dans une république, toujours en même temps citoyen et sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Livre I Chapitre VII - Du Souverain==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Fin du chapitre : « En effet, chaque individu peut comme homme … énormes abus »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau y montre que le recours à la force est nécessaire et légitime pour garantir le droit . une communauté juridique suppose une limitation réciproque des libertés en présence .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun des membres du corps politique ayant voté la loi perçoit sa nécessité et souhaite l’imposer aux autres tout en préférant s’en exempter soi même. «  Chaque individu peut comme homme avoir une volonté particulière contraire ou dissemblable à la volonté générale qu’il a comme citoyen »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le citoyen est soucieux du bien commun, le particulier ne voit que son intérêt propre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S’il s’agissait de moralité, la loi morale doit être respectée vis à vis des autres alors que les autres ne la respectent pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ici, il s’agit de droit, celui qui viole la loi me donne le droit de le forcer  à respecter ma liberté, de m’affranchir du droit à son égard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est l’état qui exerce cette contrainte. L’état fait la synthèse de la loi et de la force.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Attention, il s’agit de mettre la force au service du droit ( et non pas de fonder le droit sur un rapport de force .)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par le contrat social, nous nous engageons tacitement à accepter qu’on nous contraigne par la force à observer les lois .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne s’agit pas de violence , la violence est un abus de la force pour plier les volontés, mais il s’agit d’une contrainte légale, contrainte exercée selon les formes de la loi. ( la loi définit les sanctions etc. )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau met la force au service du droit pour garantir à chaque citoyen qu’il ne sera pas dupe, et que,tandis qu’il obéira aux lois, les autres ne désobéiront pas . Chacun peut rester hors du pacte et renoncer aux avantages de la société : mais s’il en accepte les avantages, il accepte par là qu’on le contraigne à en supporter les obligations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’où l’expression : « on le forcera à être libre » La volonté générale soumet également tous les citoyens . Il n’y a plus de rapports «  de dépendance personnelle ». Si tout le monde obéit à la loi , personne n’est esclave d’un autre homme , mais encore faut –il que la loi soit respectée .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La lecture de ce passage peut –être complétée par la lecture du LIVRE II Chapitre 5 : Du droit de vie et de mort .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau y montre que l’exercice de la contrainte légale peut aller jusqu’au recours à la peine de mort :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La loi me protège de l’assassin , mais pour jouir de cette protection , j’ai consenti à mourir si je le deviens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Livre I Chapitre VIII : De l&#039;état civil.==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau fait dans ce chapitre le bilan de ce que la vie en société apporte à l’homme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il fait le bilan d’un double passage :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un passage fictif de l’état de nature à l’état de société . ( Rappelons que l’état de nature est une fiction ) qui lui permet de montrer que l’homme n’est homme que lorsqu’il vit en société .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un passage plus précis à une société où existent des bonnes lois, celles du Contrat social . on découvre alors que l’homme accède à la liberté moral.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;Le début du texte reprend les thèses du deuxième discours&amp;lt;/&#039;&#039;font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt; : l’homme naturel est un animal robuste , ou encore dit le passage « un animal stupide et borné » qui vivant seul ne parle pas, ne pense pas , n’a pas de vie affective , et n’a pas encore actualisé sa perfectibilité .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour décrire l’homme naturel, Rousseau emploie le vocabulaire de l’animalité : il est conduit par ses instincts, son impulsion physique, est gouverné par ses appétits . Il va dans le sens de ses penchants , ou de ses inclinations naturelles . Kant dirait : il obéit au mécanisme de la nature . Son humanité n’est qu’en puissance : il est perfectible .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vie sociale seule permet à un homme de se réaliser . il se développe intellectuellement et s’élève à l’idée du droit et de la moralité . Il appréhende la justice, il connaît le bien et le mal . Sa raison s’est développée . (grâce au langage). La fin du paragraphe dit qu’il devient « un être intelligent et un homme »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau ne condamne pas la vie sociale , bien au contraire , la société n’est pas par essence corruptrice .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Seuls « les abus » de l’état social dégradent l’homme , et il faut entendre par là la violence et les inégalités sociales cautionnées par les mauvaises lois .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’homme perd en société sa liberté d’indépendance : «  il se prive de plusieurs avantages qu’il tient de la nature » .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il gagne beaucoup : facultés développées , sentiments ennoblis, âme élevée .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le bilan fait est positif «  il devrait bénir l’instant heureux »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Contrat Social permet justement de corriger les « abus » et de faire en sorte que la perfectibilité de l’homme s »accomplisse au mieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Rousseau fait maintenant le bilan de ce qu’apporte le Contrat Social. (son but : sécurité des personnes et des biens et liberté )&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la liberté naturelle succède une liberté civile, sous la loi ( la liberté du citoyen) . Mais la liberté naturelle est précaire, elle n’a de « bornes que les forces de l’individu » Chacun protège soi même sa liberté de la force des autres, les rapports de force risquent de lui faire perdre toute consistance . La liberté civile est une liberté sous la loi qui reçoit l’appui de toute la force de la communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il en en de même en ce qui concerne les biens . Sans loi, il n’y a qu’une « possession » précaire , garantie par la force de chacun . Le Contrat social assure une « propriété «  garantie par la loi . « fondée sur un titre positif » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On découvre que Rousseau donne encore au Contrat une troisième fin : il assure au citoyen l’accès à « la liberté morale ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etre soumis à une loi raisonnable qu’on a soi même votée (liberté d’autonomie ) éduque l’homme . Chaque fois qu’elle lui interdit le laisser aller «  à l’impulsion du seul appétit » elle l’aide à devenir raisonnable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La formule est déjà kantienne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Contre le sens commun qui définit la liberté comme «  faire ce qui nous plait » Rousseau définit un degré supérieur de liberté , la liberté raisonnable ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau rapproche donc morale et politique. Il ne s’agit pas ici d’une discussion sur les moyens de la politique, mais bien sur ses fins. Rousseau. donne à la politique une fin morale. Est- ce bien à l’état de rendre moral le citoyen ? La moralité n’est –elle pas une affaire privée ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Livre II Chapitre III - Si la volonté générale peut errer ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En complément du livre I chapitre VI . Du pacte social )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau y précise la définition de la volonté générale et énonce les conditions à réunir pour que la loi soit bien volonté générale .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On a posé par définition que la loi doit être volonté générale et viser le bien commun . Elle est « toujours droite et tend toujours à l’utilité publique ». La République suppose la foi dans la capacité politique du peuple ( à la différence des régimes fascistes par exemple) . Rousseau pense que le peuple dans son ensemble veut son bien , et ne peut être corrompu, c’est à dire que sa volonté ne peut être déviée de son objet nécessaire , mais il peut rester à distance de ce but s’il ne parvient pas à définir son bien . Rousseau exclut que la volonté gnérale se délègue , elle ne doit pas être transmise à des représentants , ce qui pourrait la corrompre .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Montesquieu écrivait que le peuple était tout juste bon à choisir des représentants ).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La volonté générale, c’est celle qui prend corps dans l’ensemble des citoyens, l’objet de cette volonté générale ne peut être que l’égalité en vue de la liberté . la volonté générale vise à « l’intérêt commun » .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La volonté générale est possible, si un intérêt commun unit les citoyens. Elle n’est pas sacrifice de soi, mais dérive de l’amour de soi . « Faire le bien pour le bien, c’est le faire pour soi, dans son propre intérêt »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est une règle de justice que le citoyen conscient des conditions de vie en société accepte pour son bien, sa sécurité personnelle et la sauvegarde de sa liberté. En obéissant à la volonté générale, je travaille au bien commun en même temps qu’à mon propre bien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais en chaque citoyen reste quelque chose de sa nature d’être particulier . C’est en ce sens d’ailleurs qu’il a promis d’obéir à la loi . La volonté de tous , par opposition à la volonté générale , c’est la somme des volontés particulières . Elle « regarde à l’intérêt privé » Si la loi ne représente qu’une somme d’intérêt particuliers, au lieu de viser le bien commun, des rapports de dépendance demeurent. On peut se retrouver soumis aux intérêts des autres : la loi n’exprimerait que la défense des intérêts de quelques uns .(par ex en termes modernes des intérêts économiques d’une minorité.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a pour Rousseau un intérêt commun , mais chacun obéit à deux mobiles : le recherche de l’intérêt commun et la poursuite de son intérêt particulier . Il faudrait que ceux qui confondent intérêt commun et interêt particulier soient éliminés pour obtenir la volonté générale dans sa pureté . Rousseau croit qu’elle sortira de la somme (algébrique) des différences Chez ceux qui suivent leur intérêt particulier , il n’y a pas de raison que le nombre des cas ou l’intérêt particulier s’oppose à l’intérêt commun soit plus grand que les cas où il va dans le même sens . Ces cas s’annuleront et il restera les cas où l’intérêt commun l’emporte sur l’intérêt particulier . Il faut que toutes les influences qui s’exercent sur le corps politique soient bien dégagées . En ce sens, Rousseau préfère qu’ils n’y ait pas dans le corps politique «  de brigues »   ou « d’associations  partielles », (nous dirions par exemple de partis politiques, le nombre d’opinions qui se confrontent diminue et la loi des grands nombres ne joue plus .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut espérer que chaque citoyen fasse abstraction de ses intérêts particuliers et statue en fonction de sa conception raisonnable du bien commun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Beaucoup de conditions sont à réunir pour que la volonté générale soit bien dégagée , et en particulier des conditions d’information du citoyen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Si le citoyen suffisamment informé délibère » Sous cette formule, se cache le renvoi à de multiples conditions Il faut de l’instruction, (Cf Condorcet) toute république instruit le peuple , une bonne circulation d’une information pluraliste, ce qui suppose la liberté d’opinions . Il faut qu’il ait de la vertu et du civisme , c’est à dire de la part de chacun un intérêt pour la chose publique : il faut savoir distraire du temps à sa vie privée .Il faut que les questions politiques ne soient pas trop complexes pour être à la portée de citoyens ordinaires . (On verra Tocqueville dénoncer dès 1835 les dérives de la démocratie américaine )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB : Il y a toujours un danger que des intérêts particuliers soient pris en compte. Rousseau écrit que le peuple veut toujours le bien, mais qu’il ne le voit pas toujours ; (D’où l’intervention du législateur : il faudrait un Dieu pour donner la loi aux hommes, formule qui est l’expression d’un constat d’impuissance : le peuple sera-t-il jamais capable de se donner de bonnes lois ? On sait très bien qu’on ne trouvera jamais de législateur divin, et les législateurs humains ont trop tendance à faire les lois à leur profit .) (Livre II chapitre VII )&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amb</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://philo.dyndns.info/index.php?title=Le_Contrat_Social_de_Rousseau&amp;diff=1170</id>
		<title>Le Contrat Social de Rousseau</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://philo.dyndns.info/index.php?title=Le_Contrat_Social_de_Rousseau&amp;diff=1170"/>
		<updated>2011-01-25T17:04:33Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amb : /* Livre I Chapitre II */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=Le Contrat Social. Jean Jacques Rousseau.=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Liste des Extraits étudiés:===&lt;br /&gt;
Chapitre 1 :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre III : Du droit du plus fort.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre IV : De l’esclavage. « Renoncer à sa liberté, c’est renoncer à sa qualité d’homme … n’a aucun sens. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre VI : Du pacte social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre VII : Fin du chapitre sur la nécessaire obéissance à la loi « Chaque individu&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
peut comme homme avoir une volonté particulière contraire …abus »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre VIII. De l’état civil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LIVRE II&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre III : Si la volonté générale peut errer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’à : « l’avis qui l’emporte n’est qu’un avis particulier »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LIVRE III&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre IV :   De la démocratie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LIVRE IV :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre VIII : De la religion civile.  Extrait : «  Il  y a donc une profession de foi purement civile … les cultes que nous avons exclus. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Contrat Social : Livre I Chapitre 1 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau annonce son projet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’homme est né libre et partout, il est dans les fers »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’homme est né libre » reprend la thèse du 2ème discours. (D. sur l’Origine et les Fondements de l’Inégalité entre les hommes)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En décrivant l’état de nature, Rousseau a montré que les hommes y jouissent d’une liberté d’indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’homme y est pensé sans relation avec Dieu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et nul homme n’a par nature une autorité sur un autre homme. Nul ne naît pour être maître, nul ne naît pour être esclave. Chacun a seul autorité sur soi même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Partout il est dans les fers » : renvoie à l’analyse du fait, de la réalité historique. Dans son époque Rousseau découvre des lois inégalitaires instaurant la domination des uns sur les autres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne faut pas imaginer que les « maîtres » sont libres. Quand des rapports de violence existent entre les hommes, le maître a besoin de son esclave pour sa subsistance, il a besoin aussi de s’assurer de la fidélité de ceux qui lui sont soumis. Moralement, il est prisonnier de ses propres passions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S’il n’y avait pas de droit, il n’y aurait entre les hommes que des rapports de force ; le problème politique serait simple : obéir quand on ne peut pas faire autrement et « secouer le joug » quand on peut renverser le rapport de force.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais Rousseau veut se placer dans l’ordre du droit : qu’est-ce qui fonde un pouvoir politique, qu’est ce qui le rend légitime et l’autorise à donner des ordres ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Rousseau annonce le plan de sa démarche : &#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur quoi se fonde le droit ? (qu’est ce qui autorise un pouvoir politique à donner des ordres et à se faire obéir ? )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Ce droit ne vient pas de nature » puisque nous l’avons vu plus haut rien ne fonde dans la nature un homme à se faire obéir d’un autre homme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il est donc fondé sur des conventions » Les hommes n’ayant à se plier à aucune puissance naturelle, leur obéissance ne peut résulter que de leurs propres engagements. Il faut que par un accord, un contrat, les hommes délèguent à un pouvoir politique l’autorité que chacun d’entre eux a par nature sur soi même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il s’agit de savoir quelles sont ces conventions »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faudra choisir entre les conventions possibles : tous les contrats ne sont pas acceptables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
______________________________________________________________________________&lt;br /&gt;
== Livre I Chapitre II ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Il n’y a pas d’autorité naturelle d’un homme sur son semblable : le pouvoir  ne peut se fonder en invoquant l&#039;autorité naturelle d&#039;un père sur ses enfants.&lt;br /&gt;
Il n&#039;y a pas d’esclavage naturel.&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;A développer&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Livre I chapitre III : Du droit du plus fort==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;La force ne peut être un fondement naturel de l&#039;autorité politique&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(à développer .)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Le pouvoir politique légitime repose donc sur une convention :&lt;br /&gt;
&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
-Livre I Chapitre IV : de l’esclavage. (Il s’agit du pacte d’esclavage ) Il ne suffit pas qu’un pouvoir repose sur un pacte pour être légitime : il y a de mauvais pactes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Livre I chapitre VI : du pacte social. Rousseau décrit le pacte républicain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Contrat Social Livre I - Chapitre IV De l&#039;esclavage. ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Il s’agit du pacte d’esclavage ).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si les hommes ne peuvent être liés à une autorité par la nature, ou bien par la force, seuls leurs propres engagements peuvent les lier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Puisqu’ aucun homme n’a une autorité naturelle ….parmi les hommes. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
¤ Rousseau veut cependant montrer que certains pactes sont irrecevables, certains engagements sont nuls et non avenus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un homme ne peut se dépouiller de sa liberté. La liberté est inaliénable. Sinon cela n’aurait pas de sens de dire que l’homme naît libre, cela signifie que sa liberté n’appartient qu’à lui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La critique s’adresse à Hobbes et à la conception du pacte social développé dans le Léviathan.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Grotius est un juriste hollandais qui admet le pacte d’esclavage. Il passe de l’esclavage privé admis à Rome et par la loi juive ( un homme peut se vendre à un autre pour sa subsistance ) à l’idée qu’un peuple peut se vendre. Quand un peuple n’a plus de quoi subsister, il peut se vendre à un chef. Le chef procure la nourriture par la guerre ou le pillage, ou parce qu’il est suffisamment riche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau conteste ce contrat parce qu’il n’y a pas de vraie réciprocité. Le peuple donne tout, mais il n’est pas sûr d’obtenir quelque chose en échange, c’est plutôt lui qui risque d’avoir à subvenir aux besoins du roi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Dire qu’un homme se donne gratuitement, c’est dire une chose absurde et inconcevable … »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le propre de la liberté c’est d’appartenir à celui qui la possède et à lui seul. Un père ne peut donc disposer de la liberté de ses enfants. Rousseau veut soustraire l’enfant aux servitudes familiales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Renoncer à sa liberté, c’est renoncer à sa qualité d’homme » La liberté comprend des droits et des devoirs (puisqu’elle a un sens moral). Renoncer à tout cela, c’est renoncer à ce qui fait le prix de l’humanité. il n’y a pas de compensation possible à ce qui est donné. Une convention suppose deux parties dont chacune apporte et reçoit quelque chose. Il n’y a pas de convention où tous les sacrifices sont d’un seul côté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chez Hobbes, les hommes, pour sortir de l’état de nature qui est un état de guerre perpétuelle s’unissent et remettent tous leurs droits naturels entre les mains d’un prince.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le contrat a lieu entre chacun des hommes et tout le reste. Tous s’engagent à se dépouiller de tous leurs droits. Le souverain lui ne s’engage à rien. Son rôle est d’assurer la paix civile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On fonde encore l’esclavage sur une autre sorte de pacte : l’esclavage est censé pouvoir naître du droit de la guerre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le vainqueur aurait un droit de vie ou de mort sur le vaincu et lui donnerait donc la vie contre son esclavage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau réfute cela en disant qu’il n’y a jamais de guerre d’homme à homme. La guerre est une relation d’état à état. Il s’oppose donc à Hobbes qui parle de guerre naturelle de chacun contre tous. La guerre n’a pu naître qu’avec la naissance des états. la guerre a pour seul objet de détruire l’état ennemi et non ses membres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand un combattant pose les armes, il redevient simplement un homme et nul n’a plus le droit de vie ou de mort sur lui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Contrat Social - Livre I - Chapitre VI - Du Pacte Social ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Résumé de ce qui précède&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt; .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au chapitre V, Rousseau a évoqué la première convention par laquelle un peuple se constitue comme peuple .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il pense qu’avant tout choix d’une forme de gouvernement (monarchie , aristocratie), le souverain doit se constituer .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant de se donner par exemple un roi, les membres d’un état doivent d’abord s’être constitués en état, il faut qu’ils créent une puissance publique que Rousseau appelle « le souverain »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour lui la cession de leurs libertés par des particuliers à un chef ( comme le conçoit Hobbes) ne fait pas encore un peuple . Il ne pense pas qu’un peuple puisse naître d’un rapport d’autorité entre un homme et une multitude .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On suppose donc la naissance fictive d’une société . Il n’y a jamais eu, dans l&#039;histoire, de passage entre un état de nature et une société .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Trouver une forme d’association qui défende et protège de toute la force commune, la personne et les biens de chaque associé, et par laquelle chacun s’unissant à tous n’obéisse pourtant qu’à lui même et reste aussi libre qu’auparavant. » (Contrat Social)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
;:;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;BUT&#039;&#039;&#039; : Qu’attend –on de l’état ou du pouvoir politique ? &lt;br /&gt;
La sécurité des personnes et des biens et liberté .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Défendre la personne et les biens »  (Remarque pas de condamnation de la propriété)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On pourrait obtenir la sécurité dans un état fort , en se soumettant à un rapport de force. Cf Hobbes Le Léviathan&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais peut- on légitimer l’abdication de sa liberté ? Peut-on légitimement consentir à se soumettre à un autre homme ? Rousseau affirme qu’on ne peut demander à un homme d’aliéner sa liberté : (rappel de ce qui précède)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Demander à un homme d’aliéner sa liberté, ce serait lui demander de faire une convention qui tourne toute à son désavantage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Je fais avec toi une convention toute à ta charge et toute à mon profit que j’observerai tant qu’il me plaira et que tu observeras tant qu’il me plaira » (‘Contrat Social Livre I chapitre IV)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’état doit être une association d’homme libres et non une association d’esclaves soumis à un maître.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pacte social légitime ne peut être un pacte de soumission. Ici Rousseau s’oppose à Hobbes qui admet que pour trouver la sécurité et la paix civile les hommes peuvent se soumettre tous à un prince disposant de l’autorité absolue.&lt;br /&gt;
&amp;quot;Que chacun s’unissant à tous n’obéisse pourtant qu’à lui même et reste aussi libre qu’auparavant »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pacte social doit garantir la liberté .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pacte social doit empêcher qu’un associé puisse en soumettre un autre à sa volonté. Dans l’état de nature, la garantie de la liberté, c’est l’absence de relations sociales, dans la société, c’est l’autorité du souverain sur tous ses membres. Il faut libérer le citoyen d’une servitude particulière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pacte doit faire en sorte que chacun demeure « aussi libre qu’auparavant » c’est à dire jouisse d’une liberté sous la loi qui compense l’abandon de sa liberté naturelle. (le « auparavant » renvoie à un état de nature , à une situation – fictive - où la relation politique n’existe pas) . Il faut que chaque membre du corps politique soit préservé d’une relation de dépendance personnelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
( que « chacun n’obéisse qu’à soi même ») . C’est en obéissant à la loi qu’on sera préservé d’obéir à un autre homme, mais évidemment, il faut que la loi remplisse certaines conditions  pour qu’il y ait liberté d’autonomie ..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les clauses d’un Contrat permettant de remplir ces conditions sont universelles et nécessaires , elle sont posées par la raison telle qu’elle est chez tous les hommes . Elles n’ont peut être jamais été «  formellement énoncées ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On ne peut se référer à un événement historique. Il s’agit d’une réflexion sur ce que doit être le Contrat à la base d’une société juste, non violente. C’est un Contrat « tacite », non exprimé réellement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;MOYENS&#039;&#039;&#039; : Les clauses du Contrat :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une clause = c’est une disposition d’un acte juridique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«  L’aliénation totale de chaque associé avec tous ses droits à toute la communauté »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il peut être curieux de constater que le chemin de la liberté passe par l’aliénation de tous les droits .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la théorie de Hobbes l’aliénation est aussi totale. (Spinoza pense qu’on ne peut aliéner sa liberté de penser , sa liberté religieuse ) mais chez Hobbes chacun s’engage vis à vis de tous les autres à ne plus exercer son droit naturel ,( à se défendre soi même par exemple) ; chacun s’engage vis à vis de chacun , la communauté n’apparaît pas . Le souverain seul demeure libre et profite de l’abstention de tous les autres. La loi désormais, c’est la volonté du prince , il n’y a pas d’autre droit que celui dont il décide . Il dit le juste et l’injuste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chez Rousseau chacun abandonne ses « droits » , il faut plutôt dire sa liberté naturelle , à se conserver par exemple . Et cet abandon est fait en faveur de toute la communauté, pas d’un autre homme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun s’en dépouille également, pour qu’il n’y ait pas de privilèges, et pas de rapports de dépendance. « La condition est égale pour tous » l’égalité est une condition de la liberté. Si la condition n’était pas égale pour tous, les plus forts , les )plus indépendants pourraient réduire les autres sous leur dépendance .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’union sera d’autant plus parfaite que personne n’aura rien gardé de ses droits naturels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun reçoit en échange des droits civils, c’est à dire des droits garantis par la loi : propriété de ses biens, liberté civile . C’est la loi qui lui confère ces droits là. Le juste et l’injuste sont maintenant définis par la loi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On se donne à une collectivité et non pas à un particulier. « Chacun se donnant à tous ne se donne à personne »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On obéit à un être impersonnel ; et cette collectivité va mieux garantir les droits qu’elle me donnera que je ne pouvais moi même garantir mes droit par ma simple force .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«  Chacun de nous met en commun sa personne et toute sa puissance sous la suprême direction de la volonté générale »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun promet d’obéir à la loi. On peut être libre en obéissant. Il faut donc comprendre comment l’obéissance à la loi, peut garantir à chacun une forme de liberté. L’obéissance à la loi préserve d’obéir à un autre homme . Le citoyen, libéré d’une servitude particulière n’est pas non plus écrasé par le joug de la communauté ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette loi garantie de la liberté n’est pas quelconque. Elle est volonté générale. « Sous la suprême direction de la volonté générale »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu’est ce que la volonté générale ? Elle vise au bien commun. Elle va donc dans le sens de l’intérêt véritable de chacun à la différence de ce que Rousseau appelle la « volonté de tous » qui n’est qu’une somme d’intérêts particuliers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dégager la volonté générale est possible, si un intérêt commun unit les citoyens. Elle n’est pas sacrifice de soi, mais dérive de l’amour de soi . « Faire le bien pour le bien, c’est le faire pour soi, dans son propre intérêt »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est une règle de justice que le citoyen conscient des conditions de vie en société accepte pour son bien, sa sécurité personnelle et la sauvegarde de sa liberté. En obéissant à la volonté générale, je travaille au bien commun en même temps qu’à mon propre bien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la loi ne représente qu’une somme d’intérêts particuliers, au lieu de viser le bien commun, des rapports de dépendance demeurent. On peut se retrouver soumis aux intérêts des autres : la loi n’exprimerait que la défense des intérêts de quelques uns .(par ex en termes modernes des intérêts économiques d’une minorité)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Précisons ce qu’est une loi : rappel&amp;lt;/u&amp;gt; .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« C’est une déclaration de la volonté générale sur un objet d’intérêt commun »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« C’est quand tout le peuple statue sur tout le peuple ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La loi doit émaner de tout le peuple et ne jamais statuer sur un cas particulier. ((Par exemple si la loi dit qu’il y aura des privilèges, elle ne dit pas quel particulier doit en jouir). Statuer sur un cas particulier c’est appliquer la loi, c’est un acte de magistrature.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’indépendance, au sens de « faire ce qui me plait » n’est pas pour Rousseau la vraie liberté. C’est une liberté précaire qui n’a pas de consistance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« On a beau vouloir confondre l&#039;indépendance et la liberté, ces deux choses sont si différentes que même elles s&#039;excluent mutuellement. Quand chacun fait ce qu&#039;il lui plaît, on fait souvent ce qui déplaît à d&#039;autres, et cela ne s&#039;appelle pas un état libre. La liberté consiste moins à faire sa volonté qu&#039;à n&#039;être pas soumis à celle d&#039;autrui; elle consiste encore à ne pas soumettre la volonté d&#039;autrui à la nôtre. Quiconque est maître ne peut être libre, et régner c&#039;est obéir. » Lettres écrites de la Montagne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’acte d’association produit une « République » . Le mot signifie «  chose publique » parce qu l’intérêt commun y est préservé .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le souverain, dans l’usage courant, c’est une personne, le roi, l’empereur. Rousseau entend par là ceux qui ont le pouvoir de faire les lois et qui exercent ce pouvoir. le souverain est actif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’état, c’est le peuple, en tant qu’il observe les lois, c’est l’ensemble des hommes soumis aux mêmes lois, qui sont donc passifs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le citoyen, est le membre du corps politique en tant qu’il est actif, il fait la loi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chaque citoyen obéit aussi à la loi, en tant qu’il obéit, il est « sujet » soumis à la loi. Mais on n’est jamais seulement sujet dans une république, toujours en même temps citoyen et sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Livre I Chapitre VII - Du Souverain==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Fin du chapitre : « En effet, chaque individu peut comme homme … énormes abus »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau y montre que le recours à la force est nécessaire et légitime pour garantir le droit . une communauté juridique suppose une limitation réciproque des libertés en présence .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun des membres du corps politique ayant voté la loi perçoit sa nécessité et souhaite l’imposer aux autres tout en préférant s’en exempter soi même. «  Chaque individu peut comme homme avoir une volonté particulière contraire ou dissemblable à la volonté générale qu’il a comme citoyen »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le citoyen est soucieux du bien commun, le particulier ne voit que son intérêt propre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S’il s’agissait de moralité, la loi morale doit être respectée vis à vis des autres alors que les autres ne la respectent pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ici, il s’agit de droit, celui qui viole la loi me donne le droit de le forcer  à respecter ma liberté, de m’affranchir du droit à son égard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est l’état qui exerce cette contrainte. L’état fait la synthèse de la loi et de la force.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Attention, il s’agit de mettre la force au service du droit ( et non pas de fonder le droit sur un rapport de force .)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par le contrat social, nous nous engageons tacitement à accepter qu’on nous contraigne par la force à observer les lois .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne s’agit pas de violence , la violence est un abus de la force pour plier les volontés, mais il s’agit d’une contrainte légale, contrainte exercée selon les formes de la loi. ( la loi définit les sanctions etc. )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau met la force au service du droit pour garantir à chaque citoyen qu’il ne sera pas dupe, et que,tandis qu’il obéira aux lois, les autres ne désobéiront pas . Chacun peut rester hors du pacte et renoncer aux avantages de la société : mais s’il en accepte les avantages, il accepte par là qu’on le contraigne à en supporter les obligations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’où l’expression : « on le forcera à être libre » La volonté générale soumet également tous les citoyens . Il n’y a plus de rapports «  de dépendance personnelle ». Si tout le monde obéit à la loi , personne n’est esclave d’un autre homme , mais encore faut –il que la loi soit respectée .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La lecture de ce passage peut –être complétée par la lecture du LIVRE II Chapitre 5 : Du droit de vie et de mort .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau y montre que l’exercice de la contrainte légale peut aller jusqu’au recours à la peine de mort :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La loi me protège de l’assassin , mais pour jouir de cette protection , j’ai consenti à mourir si je le deviens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Livre I Chapitre VIII : De l&#039;état civil.==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau fait dans ce chapitre le bilan de ce que la vie en société apporte à l’homme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il fait le bilan d’un double passage :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un passage fictif de l’état de nature à l’état de société . ( Rappelons que l’état de nature est une fiction ) qui lui permet de montrer que l’homme n’est homme que lorsqu’il vit en société .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un passage plus précis à une société où existent des bonnes lois, celles du Contrat social . on découvre alors que l’homme accède à la liberté moral.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;Le début du texte reprend les thèses du deuxième discours&amp;lt;/&#039;&#039;font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt; : l’homme naturel est un animal robuste , ou encore dit le passage « un animal stupide et borné » qui vivant seul ne parle pas, ne pense pas , n’a pas de vie affective , et n’a pas encore actualisé sa perfectibilité .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour décrire l’homme naturel, Rousseau emploie le vocabulaire de l’animalité : il est conduit par ses instincts, son impulsion physique, est gouverné par ses appétits . Il va dans le sens de ses penchants , ou de ses inclinations naturelles . Kant dirait : il obéit au mécanisme de la nature . Son humanité n’est qu’en puissance : il est perfectible .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vie sociale seule permet à un homme de se réaliser . il se développe intellectuellement et s’élève à l’idée du droit et de la moralité . Il appréhende la justice, il connaît le bien et le mal . Sa raison s’est développée . (grâce au langage). La fin du paragraphe dit qu’il devient « un être intelligent et un homme »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau ne condamne pas la vie sociale , bien au contraire , la société n’est pas par essence corruptrice .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Seuls « les abus » de l’état social dégradent l’homme , et il faut entendre par là la violence et les inégalités sociales cautionnées par les mauvaises lois .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’homme perd en société sa liberté d’indépendance : «  il se prive de plusieurs avantages qu’il tient de la nature » .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il gagne beaucoup : facultés développées , sentiments ennoblis, âme élevée .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le bilan fait est positif «  il devrait bénir l’instant heureux »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Contrat Social permet justement de corriger les « abus » et de faire en sorte que la perfectibilité de l’homme s »accomplisse au mieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Rousseau fait maintenant le bilan de ce qu’apporte le Contrat Social. (son but : sécurité des personnes et des biens et liberté )&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la liberté naturelle succède une liberté civile, sous la loi ( la liberté du citoyen) . Mais la liberté naturelle est précaire, elle n’a de « bornes que les forces de l’individu » Chacun protège soi même sa liberté de la force des autres, les rapports de force risquent de lui faire perdre toute consistance . La liberté civile est une liberté sous la loi qui reçoit l’appui de toute la force de la communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il en en de même en ce qui concerne les biens . Sans loi, il n’y a qu’une « possession » précaire , garantie par la force de chacun . Le Contrat social assure une « propriété «  garantie par la loi . « fondée sur un titre positif » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On découvre que Rousseau donne encore au Contrat une troisième fin : il assure au citoyen l’accès à « la liberté morale ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etre soumis à une loi raisonnable qu’on a soi même votée (liberté d’autonomie ) éduque l’homme . Chaque fois qu’elle lui interdit le laisser aller «  à l’impulsion du seul appétit » elle l’aide à devenir raisonnable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La formule est déjà kantienne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Contre le sens commun qui définit la liberté comme «  faire ce qui nous plait » Rousseau définit un degré supérieur de liberté , la liberté raisonnable ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau rapproche donc morale et politique. Il ne s’agit pas ici d’une discussion sur les moyens de la politique, mais bien sur ses fins. Rousseau. donne à la politique une fin morale. Est- ce bien à l’état de rendre moral le citoyen ? La moralité n’est –elle pas une affaire privée ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Livre II Chapitre III - Si la volonté générale peut errer ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En complément du livre I chapitre VI . Du pacte social )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau y précise la définition de la volonté générale et énonce les conditions à réunir pour que la loi soit bien volonté générale .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On a posé par définition que la loi doit être volonté générale et viser le bien commun . Elle est « toujours droite et tend toujours à l’utilité publique ». La République suppose la foi dans la capacité politique du peuple ( à la différence des régimes fascistes par exemple) . Rousseau pense que le peuple dans son ensemble veut son bien , et ne peut être corrompu, c’est à dire que sa volonté ne peut être déviée de son objet nécessaire , mais il peut rester à distance de ce but s’il ne parvient pas à définir son bien . Rousseau exclut que la volonté gnérale se délègue , elle ne doit pas être transmise à des représentants , ce qui pourrait la corrompre .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Montesquieu écrivait que le peuple était tout juste bon à choisir des représentants ).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La volonté générale, c’est celle qui prend corps dans l’ensemble des citoyens, l’objet de cette volonté générale ne peut être que l’égalité en vue de la liberté . la volonté générale vise à « l’intérêt commun » .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La volonté générale est possible, si un intérêt commun unit les citoyens. Elle n’est pas sacrifice de soi, mais dérive de l’amour de soi . « Faire le bien pour le bien, c’est le faire pour soi, dans son propre intérêt »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est une règle de justice que le citoyen conscient des conditions de vie en société accepte pour son bien, sa sécurité personnelle et la sauvegarde de sa liberté. En obéissant à la volonté générale, je travaille au bien commun en même temps qu’à mon propre bien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais en chaque citoyen reste quelque chose de sa nature d’être particulier . C’est en ce sens d’ailleurs qu’il a promis d’obéir à la loi . La volonté de tous , par opposition à la volonté générale , c’est la somme des volontés particulières . Elle « regarde à l’intérêt privé » Si la loi ne représente qu’une somme d’intérêt particuliers, au lieu de viser le bien commun, des rapports de dépendance demeurent. On peut se retrouver soumis aux intérêts des autres : la loi n’exprimerait que la défense des intérêts de quelques uns .(par ex en termes modernes des intérêts économiques d’une minorité.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a pour Rousseau un intérêt commun , mais chacun obéit à deux mobiles : le recherche de l’intérêt commun et la poursuite de son intérêt particulier . Il faudrait que ceux qui confondent intérêt commun et interêt particulier soient éliminés pour obtenir la volonté générale dans sa pureté . Rousseau croit qu’elle sortira de la somme (algébrique) des différences Chez ceux qui suivent leur intérêt particulier , il n’y a pas de raison que le nombre des cas ou l’intérêt particulier s’oppose à l’intérêt commun soit plus grand que les cas où il va dans le même sens . Ces cas s’annuleront et il restera les cas où l’intérêt commun l’emporte sur l’intérêt particulier . Il faut que toutes les influences qui s’exercent sur le corps politique soient bien dégagées . En ce sens, Rousseau préfère qu’ils n’y ait pas dans le corps politique «  de brigues »   ou « d’associations  partielles », (nous dirions par exemple de partis politiques, le nombre d’opinions qui se confrontent diminue et la loi des grands nombres ne joue plus .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut espérer que chaque citoyen fasse abstraction de ses intérêts particuliers et statue en fonction de sa conception raisonnable du bien commun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Beaucoup de conditions sont à réunir pour que la volonté générale soit bien dégagée , et en particulier des conditions d’information du citoyen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Si le citoyen suffisamment informé délibère » Sous cette formule, se cache le renvoi à de multiples conditions Il faut de l’instruction, (Cf Condorcet) toute république instruit le peuple , une bonne circulation d’une information pluraliste, ce qui suppose la liberté d’opinions . Il faut qu’il ait de la vertu et du civisme , c’est à dire de la part de chacun un intérêt pour la chose publique : il faut savoir distraire du temps à sa vie privée .Il faut que les questions politiques ne soient pas trop complexes pour être à la portée de citoyens ordinaires . (On verra Tocqueville dénoncer dès 1835 les dérives de la démocratie américaine )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB : Il y a toujours un danger que des intérêts particuliers soient pris en compte. Rousseau écrit que le peuple veut toujours le bien, mais qu’il ne le voit pas toujours ; (D’où l’intervention du législateur : il faudrait un Dieu pour donner la loi aux hommes, formule qui est l’expression d’un constat d’impuissance : le peuple sera-t-il jamais capable de se donner de bonnes lois ? On sait très bien qu’on ne trouvera jamais de législateur divin, et les législateurs humains ont trop tendance à faire les lois à leur profit .) (Livre II chapitre VII )&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amb</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://philo.dyndns.info/index.php?title=Le_Contrat_Social_de_Rousseau&amp;diff=1169</id>
		<title>Le Contrat Social de Rousseau</title>
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		<updated>2011-01-25T17:02:55Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amb : /* Contrat Social : Livre I Chapitre 1 */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=Le Contrat Social. Jean Jacques Rousseau.=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Liste des Extraits étudiés:===&lt;br /&gt;
Chapitre 1 :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre III : Du droit du plus fort.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre IV : De l’esclavage. « Renoncer à sa liberté, c’est renoncer à sa qualité d’homme … n’a aucun sens. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre VI : Du pacte social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre VII : Fin du chapitre sur la nécessaire obéissance à la loi « Chaque individu&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
peut comme homme avoir une volonté particulière contraire …abus »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre VIII. De l’état civil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LIVRE II&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre III : Si la volonté générale peut errer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’à : « l’avis qui l’emporte n’est qu’un avis particulier »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LIVRE III&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre IV :   De la démocratie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LIVRE IV :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre VIII : De la religion civile.  Extrait : «  Il  y a donc une profession de foi purement civile … les cultes que nous avons exclus. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Contrat Social : Livre I Chapitre 1 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau annonce son projet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’homme est né libre et partout, il est dans les fers »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’homme est né libre » reprend la thèse du 2ème discours. (D. sur l’Origine et les Fondements de l’Inégalité entre les hommes)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En décrivant l’état de nature, Rousseau a montré que les hommes y jouissent d’une liberté d’indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’homme y est pensé sans relation avec Dieu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et nul homme n’a par nature une autorité sur un autre homme. Nul ne naît pour être maître, nul ne naît pour être esclave. Chacun a seul autorité sur soi même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Partout il est dans les fers » : renvoie à l’analyse du fait, de la réalité historique. Dans son époque Rousseau découvre des lois inégalitaires instaurant la domination des uns sur les autres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne faut pas imaginer que les « maîtres » sont libres. Quand des rapports de violence existent entre les hommes, le maître a besoin de son esclave pour sa subsistance, il a besoin aussi de s’assurer de la fidélité de ceux qui lui sont soumis. Moralement, il est prisonnier de ses propres passions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S’il n’y avait pas de droit, il n’y aurait entre les hommes que des rapports de force ; le problème politique serait simple : obéir quand on ne peut pas faire autrement et « secouer le joug » quand on peut renverser le rapport de force.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais Rousseau veut se placer dans l’ordre du droit : qu’est-ce qui fonde un pouvoir politique, qu’est ce qui le rend légitime et l’autorise à donner des ordres ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Rousseau annonce le plan de sa démarche : &#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur quoi se fonde le droit ? (qu’est ce qui autorise un pouvoir politique à donner des ordres et à se faire obéir ? )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Ce droit ne vient pas de nature » puisque nous l’avons vu plus haut rien ne fonde dans la nature un homme à se faire obéir d’un autre homme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il est donc fondé sur des conventions » Les hommes n’ayant à se plier à aucune puissance naturelle, leur obéissance ne peut résulter que de leurs propres engagements. Il faut que par un accord, un contrat, les hommes délèguent à un pouvoir politique l’autorité que chacun d’entre eux a par nature sur soi même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il s’agit de savoir quelles sont ces conventions »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faudra choisir entre les conventions possibles : tous les contrats ne sont pas acceptables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
______________________________________________________________________________&lt;br /&gt;
== Livre I Chapitre II ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &#039;&#039;&#039;Il n’y a pas d’autorité naturelle d’un homme sur son semblable : le pouvoir  ne peut se fonder en invoquant l&#039;autorité naturelle d&#039;un père sur ses enfants.&lt;br /&gt;
Il n&#039;y a pas d’esclavage naturel.&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Texte italique&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;A développer&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Livre I chapitre III : Du droit du plus fort==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;La force ne peut être un fondement naturel de l&#039;autorité politique&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(à développer .)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Le pouvoir politique légitime repose donc sur une convention :&lt;br /&gt;
&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
-Livre I Chapitre IV : de l’esclavage. (Il s’agit du pacte d’esclavage ) Il ne suffit pas qu’un pouvoir repose sur un pacte pour être légitime : il y a de mauvais pactes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Livre I chapitre VI : du pacte social. Rousseau décrit le pacte républicain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Contrat Social Livre I - Chapitre IV De l&#039;esclavage. ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Il s’agit du pacte d’esclavage ).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si les hommes ne peuvent être liés à une autorité par la nature, ou bien par la force, seuls leurs propres engagements peuvent les lier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Puisqu’ aucun homme n’a une autorité naturelle ….parmi les hommes. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
¤ Rousseau veut cependant montrer que certains pactes sont irrecevables, certains engagements sont nuls et non avenus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un homme ne peut se dépouiller de sa liberté. La liberté est inaliénable. Sinon cela n’aurait pas de sens de dire que l’homme naît libre, cela signifie que sa liberté n’appartient qu’à lui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La critique s’adresse à Hobbes et à la conception du pacte social développé dans le Léviathan.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Grotius est un juriste hollandais qui admet le pacte d’esclavage. Il passe de l’esclavage privé admis à Rome et par la loi juive ( un homme peut se vendre à un autre pour sa subsistance ) à l’idée qu’un peuple peut se vendre. Quand un peuple n’a plus de quoi subsister, il peut se vendre à un chef. Le chef procure la nourriture par la guerre ou le pillage, ou parce qu’il est suffisamment riche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau conteste ce contrat parce qu’il n’y a pas de vraie réciprocité. Le peuple donne tout, mais il n’est pas sûr d’obtenir quelque chose en échange, c’est plutôt lui qui risque d’avoir à subvenir aux besoins du roi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Dire qu’un homme se donne gratuitement, c’est dire une chose absurde et inconcevable … »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le propre de la liberté c’est d’appartenir à celui qui la possède et à lui seul. Un père ne peut donc disposer de la liberté de ses enfants. Rousseau veut soustraire l’enfant aux servitudes familiales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Renoncer à sa liberté, c’est renoncer à sa qualité d’homme » La liberté comprend des droits et des devoirs (puisqu’elle a un sens moral). Renoncer à tout cela, c’est renoncer à ce qui fait le prix de l’humanité. il n’y a pas de compensation possible à ce qui est donné. Une convention suppose deux parties dont chacune apporte et reçoit quelque chose. Il n’y a pas de convention où tous les sacrifices sont d’un seul côté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chez Hobbes, les hommes, pour sortir de l’état de nature qui est un état de guerre perpétuelle s’unissent et remettent tous leurs droits naturels entre les mains d’un prince.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le contrat a lieu entre chacun des hommes et tout le reste. Tous s’engagent à se dépouiller de tous leurs droits. Le souverain lui ne s’engage à rien. Son rôle est d’assurer la paix civile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On fonde encore l’esclavage sur une autre sorte de pacte : l’esclavage est censé pouvoir naître du droit de la guerre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le vainqueur aurait un droit de vie ou de mort sur le vaincu et lui donnerait donc la vie contre son esclavage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau réfute cela en disant qu’il n’y a jamais de guerre d’homme à homme. La guerre est une relation d’état à état. Il s’oppose donc à Hobbes qui parle de guerre naturelle de chacun contre tous. La guerre n’a pu naître qu’avec la naissance des états. la guerre a pour seul objet de détruire l’état ennemi et non ses membres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand un combattant pose les armes, il redevient simplement un homme et nul n’a plus le droit de vie ou de mort sur lui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Contrat Social - Livre I - Chapitre VI - Du Pacte Social ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Résumé de ce qui précède&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt; .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au chapitre V, Rousseau a évoqué la première convention par laquelle un peuple se constitue comme peuple .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il pense qu’avant tout choix d’une forme de gouvernement (monarchie , aristocratie), le souverain doit se constituer .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant de se donner par exemple un roi, les membres d’un état doivent d’abord s’être constitués en état, il faut qu’ils créent une puissance publique que Rousseau appelle « le souverain »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour lui la cession de leurs libertés par des particuliers à un chef ( comme le conçoit Hobbes) ne fait pas encore un peuple . Il ne pense pas qu’un peuple puisse naître d’un rapport d’autorité entre un homme et une multitude .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On suppose donc la naissance fictive d’une société . Il n’y a jamais eu, dans l&#039;histoire, de passage entre un état de nature et une société .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Trouver une forme d’association qui défende et protège de toute la force commune, la personne et les biens de chaque associé, et par laquelle chacun s’unissant à tous n’obéisse pourtant qu’à lui même et reste aussi libre qu’auparavant. » (Contrat Social)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
;:;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;BUT&#039;&#039;&#039; : Qu’attend –on de l’état ou du pouvoir politique ? &lt;br /&gt;
La sécurité des personnes et des biens et liberté .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Défendre la personne et les biens »  (Remarque pas de condamnation de la propriété)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On pourrait obtenir la sécurité dans un état fort , en se soumettant à un rapport de force. Cf Hobbes Le Léviathan&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais peut- on légitimer l’abdication de sa liberté ? Peut-on légitimement consentir à se soumettre à un autre homme ? Rousseau affirme qu’on ne peut demander à un homme d’aliéner sa liberté : (rappel de ce qui précède)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Demander à un homme d’aliéner sa liberté, ce serait lui demander de faire une convention qui tourne toute à son désavantage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Je fais avec toi une convention toute à ta charge et toute à mon profit que j’observerai tant qu’il me plaira et que tu observeras tant qu’il me plaira » (‘Contrat Social Livre I chapitre IV)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’état doit être une association d’homme libres et non une association d’esclaves soumis à un maître.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pacte social légitime ne peut être un pacte de soumission. Ici Rousseau s’oppose à Hobbes qui admet que pour trouver la sécurité et la paix civile les hommes peuvent se soumettre tous à un prince disposant de l’autorité absolue.&lt;br /&gt;
&amp;quot;Que chacun s’unissant à tous n’obéisse pourtant qu’à lui même et reste aussi libre qu’auparavant »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pacte social doit garantir la liberté .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pacte social doit empêcher qu’un associé puisse en soumettre un autre à sa volonté. Dans l’état de nature, la garantie de la liberté, c’est l’absence de relations sociales, dans la société, c’est l’autorité du souverain sur tous ses membres. Il faut libérer le citoyen d’une servitude particulière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pacte doit faire en sorte que chacun demeure « aussi libre qu’auparavant » c’est à dire jouisse d’une liberté sous la loi qui compense l’abandon de sa liberté naturelle. (le « auparavant » renvoie à un état de nature , à une situation – fictive - où la relation politique n’existe pas) . Il faut que chaque membre du corps politique soit préservé d’une relation de dépendance personnelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
( que « chacun n’obéisse qu’à soi même ») . C’est en obéissant à la loi qu’on sera préservé d’obéir à un autre homme, mais évidemment, il faut que la loi remplisse certaines conditions  pour qu’il y ait liberté d’autonomie ..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les clauses d’un Contrat permettant de remplir ces conditions sont universelles et nécessaires , elle sont posées par la raison telle qu’elle est chez tous les hommes . Elles n’ont peut être jamais été «  formellement énoncées ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On ne peut se référer à un événement historique. Il s’agit d’une réflexion sur ce que doit être le Contrat à la base d’une société juste, non violente. C’est un Contrat « tacite », non exprimé réellement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;MOYENS&#039;&#039;&#039; : Les clauses du Contrat :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une clause = c’est une disposition d’un acte juridique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«  L’aliénation totale de chaque associé avec tous ses droits à toute la communauté »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il peut être curieux de constater que le chemin de la liberté passe par l’aliénation de tous les droits .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la théorie de Hobbes l’aliénation est aussi totale. (Spinoza pense qu’on ne peut aliéner sa liberté de penser , sa liberté religieuse ) mais chez Hobbes chacun s’engage vis à vis de tous les autres à ne plus exercer son droit naturel ,( à se défendre soi même par exemple) ; chacun s’engage vis à vis de chacun , la communauté n’apparaît pas . Le souverain seul demeure libre et profite de l’abstention de tous les autres. La loi désormais, c’est la volonté du prince , il n’y a pas d’autre droit que celui dont il décide . Il dit le juste et l’injuste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chez Rousseau chacun abandonne ses « droits » , il faut plutôt dire sa liberté naturelle , à se conserver par exemple . Et cet abandon est fait en faveur de toute la communauté, pas d’un autre homme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun s’en dépouille également, pour qu’il n’y ait pas de privilèges, et pas de rapports de dépendance. « La condition est égale pour tous » l’égalité est une condition de la liberté. Si la condition n’était pas égale pour tous, les plus forts , les )plus indépendants pourraient réduire les autres sous leur dépendance .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’union sera d’autant plus parfaite que personne n’aura rien gardé de ses droits naturels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun reçoit en échange des droits civils, c’est à dire des droits garantis par la loi : propriété de ses biens, liberté civile . C’est la loi qui lui confère ces droits là. Le juste et l’injuste sont maintenant définis par la loi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On se donne à une collectivité et non pas à un particulier. « Chacun se donnant à tous ne se donne à personne »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On obéit à un être impersonnel ; et cette collectivité va mieux garantir les droits qu’elle me donnera que je ne pouvais moi même garantir mes droit par ma simple force .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«  Chacun de nous met en commun sa personne et toute sa puissance sous la suprême direction de la volonté générale »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun promet d’obéir à la loi. On peut être libre en obéissant. Il faut donc comprendre comment l’obéissance à la loi, peut garantir à chacun une forme de liberté. L’obéissance à la loi préserve d’obéir à un autre homme . Le citoyen, libéré d’une servitude particulière n’est pas non plus écrasé par le joug de la communauté ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette loi garantie de la liberté n’est pas quelconque. Elle est volonté générale. « Sous la suprême direction de la volonté générale »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu’est ce que la volonté générale ? Elle vise au bien commun. Elle va donc dans le sens de l’intérêt véritable de chacun à la différence de ce que Rousseau appelle la « volonté de tous » qui n’est qu’une somme d’intérêts particuliers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dégager la volonté générale est possible, si un intérêt commun unit les citoyens. Elle n’est pas sacrifice de soi, mais dérive de l’amour de soi . « Faire le bien pour le bien, c’est le faire pour soi, dans son propre intérêt »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est une règle de justice que le citoyen conscient des conditions de vie en société accepte pour son bien, sa sécurité personnelle et la sauvegarde de sa liberté. En obéissant à la volonté générale, je travaille au bien commun en même temps qu’à mon propre bien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la loi ne représente qu’une somme d’intérêts particuliers, au lieu de viser le bien commun, des rapports de dépendance demeurent. On peut se retrouver soumis aux intérêts des autres : la loi n’exprimerait que la défense des intérêts de quelques uns .(par ex en termes modernes des intérêts économiques d’une minorité)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Précisons ce qu’est une loi : rappel&amp;lt;/u&amp;gt; .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« C’est une déclaration de la volonté générale sur un objet d’intérêt commun »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« C’est quand tout le peuple statue sur tout le peuple ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La loi doit émaner de tout le peuple et ne jamais statuer sur un cas particulier. ((Par exemple si la loi dit qu’il y aura des privilèges, elle ne dit pas quel particulier doit en jouir). Statuer sur un cas particulier c’est appliquer la loi, c’est un acte de magistrature.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’indépendance, au sens de « faire ce qui me plait » n’est pas pour Rousseau la vraie liberté. C’est une liberté précaire qui n’a pas de consistance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« On a beau vouloir confondre l&#039;indépendance et la liberté, ces deux choses sont si différentes que même elles s&#039;excluent mutuellement. Quand chacun fait ce qu&#039;il lui plaît, on fait souvent ce qui déplaît à d&#039;autres, et cela ne s&#039;appelle pas un état libre. La liberté consiste moins à faire sa volonté qu&#039;à n&#039;être pas soumis à celle d&#039;autrui; elle consiste encore à ne pas soumettre la volonté d&#039;autrui à la nôtre. Quiconque est maître ne peut être libre, et régner c&#039;est obéir. » Lettres écrites de la Montagne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’acte d’association produit une « République » . Le mot signifie «  chose publique » parce qu l’intérêt commun y est préservé .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le souverain, dans l’usage courant, c’est une personne, le roi, l’empereur. Rousseau entend par là ceux qui ont le pouvoir de faire les lois et qui exercent ce pouvoir. le souverain est actif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’état, c’est le peuple, en tant qu’il observe les lois, c’est l’ensemble des hommes soumis aux mêmes lois, qui sont donc passifs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le citoyen, est le membre du corps politique en tant qu’il est actif, il fait la loi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chaque citoyen obéit aussi à la loi, en tant qu’il obéit, il est « sujet » soumis à la loi. Mais on n’est jamais seulement sujet dans une république, toujours en même temps citoyen et sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Livre I Chapitre VII - Du Souverain==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Fin du chapitre : « En effet, chaque individu peut comme homme … énormes abus »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau y montre que le recours à la force est nécessaire et légitime pour garantir le droit . une communauté juridique suppose une limitation réciproque des libertés en présence .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun des membres du corps politique ayant voté la loi perçoit sa nécessité et souhaite l’imposer aux autres tout en préférant s’en exempter soi même. «  Chaque individu peut comme homme avoir une volonté particulière contraire ou dissemblable à la volonté générale qu’il a comme citoyen »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le citoyen est soucieux du bien commun, le particulier ne voit que son intérêt propre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S’il s’agissait de moralité, la loi morale doit être respectée vis à vis des autres alors que les autres ne la respectent pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ici, il s’agit de droit, celui qui viole la loi me donne le droit de le forcer  à respecter ma liberté, de m’affranchir du droit à son égard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est l’état qui exerce cette contrainte. L’état fait la synthèse de la loi et de la force.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Attention, il s’agit de mettre la force au service du droit ( et non pas de fonder le droit sur un rapport de force .)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par le contrat social, nous nous engageons tacitement à accepter qu’on nous contraigne par la force à observer les lois .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne s’agit pas de violence , la violence est un abus de la force pour plier les volontés, mais il s’agit d’une contrainte légale, contrainte exercée selon les formes de la loi. ( la loi définit les sanctions etc. )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau met la force au service du droit pour garantir à chaque citoyen qu’il ne sera pas dupe, et que,tandis qu’il obéira aux lois, les autres ne désobéiront pas . Chacun peut rester hors du pacte et renoncer aux avantages de la société : mais s’il en accepte les avantages, il accepte par là qu’on le contraigne à en supporter les obligations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’où l’expression : « on le forcera à être libre » La volonté générale soumet également tous les citoyens . Il n’y a plus de rapports «  de dépendance personnelle ». Si tout le monde obéit à la loi , personne n’est esclave d’un autre homme , mais encore faut –il que la loi soit respectée .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La lecture de ce passage peut –être complétée par la lecture du LIVRE II Chapitre 5 : Du droit de vie et de mort .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau y montre que l’exercice de la contrainte légale peut aller jusqu’au recours à la peine de mort :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La loi me protège de l’assassin , mais pour jouir de cette protection , j’ai consenti à mourir si je le deviens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Livre I Chapitre VIII : De l&#039;état civil.==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau fait dans ce chapitre le bilan de ce que la vie en société apporte à l’homme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il fait le bilan d’un double passage :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un passage fictif de l’état de nature à l’état de société . ( Rappelons que l’état de nature est une fiction ) qui lui permet de montrer que l’homme n’est homme que lorsqu’il vit en société .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un passage plus précis à une société où existent des bonnes lois, celles du Contrat social . on découvre alors que l’homme accède à la liberté moral.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;Le début du texte reprend les thèses du deuxième discours&amp;lt;/&#039;&#039;font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt; : l’homme naturel est un animal robuste , ou encore dit le passage « un animal stupide et borné » qui vivant seul ne parle pas, ne pense pas , n’a pas de vie affective , et n’a pas encore actualisé sa perfectibilité .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour décrire l’homme naturel, Rousseau emploie le vocabulaire de l’animalité : il est conduit par ses instincts, son impulsion physique, est gouverné par ses appétits . Il va dans le sens de ses penchants , ou de ses inclinations naturelles . Kant dirait : il obéit au mécanisme de la nature . Son humanité n’est qu’en puissance : il est perfectible .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vie sociale seule permet à un homme de se réaliser . il se développe intellectuellement et s’élève à l’idée du droit et de la moralité . Il appréhende la justice, il connaît le bien et le mal . Sa raison s’est développée . (grâce au langage). La fin du paragraphe dit qu’il devient « un être intelligent et un homme »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau ne condamne pas la vie sociale , bien au contraire , la société n’est pas par essence corruptrice .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Seuls « les abus » de l’état social dégradent l’homme , et il faut entendre par là la violence et les inégalités sociales cautionnées par les mauvaises lois .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’homme perd en société sa liberté d’indépendance : «  il se prive de plusieurs avantages qu’il tient de la nature » .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il gagne beaucoup : facultés développées , sentiments ennoblis, âme élevée .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le bilan fait est positif «  il devrait bénir l’instant heureux »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Contrat Social permet justement de corriger les « abus » et de faire en sorte que la perfectibilité de l’homme s »accomplisse au mieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Rousseau fait maintenant le bilan de ce qu’apporte le Contrat Social. (son but : sécurité des personnes et des biens et liberté )&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la liberté naturelle succède une liberté civile, sous la loi ( la liberté du citoyen) . Mais la liberté naturelle est précaire, elle n’a de « bornes que les forces de l’individu » Chacun protège soi même sa liberté de la force des autres, les rapports de force risquent de lui faire perdre toute consistance . La liberté civile est une liberté sous la loi qui reçoit l’appui de toute la force de la communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il en en de même en ce qui concerne les biens . Sans loi, il n’y a qu’une « possession » précaire , garantie par la force de chacun . Le Contrat social assure une « propriété «  garantie par la loi . « fondée sur un titre positif » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On découvre que Rousseau donne encore au Contrat une troisième fin : il assure au citoyen l’accès à « la liberté morale ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etre soumis à une loi raisonnable qu’on a soi même votée (liberté d’autonomie ) éduque l’homme . Chaque fois qu’elle lui interdit le laisser aller «  à l’impulsion du seul appétit » elle l’aide à devenir raisonnable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La formule est déjà kantienne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Contre le sens commun qui définit la liberté comme «  faire ce qui nous plait » Rousseau définit un degré supérieur de liberté , la liberté raisonnable ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau rapproche donc morale et politique. Il ne s’agit pas ici d’une discussion sur les moyens de la politique, mais bien sur ses fins. Rousseau. donne à la politique une fin morale. Est- ce bien à l’état de rendre moral le citoyen ? La moralité n’est –elle pas une affaire privée ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Livre II Chapitre III - Si la volonté générale peut errer ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En complément du livre I chapitre VI . Du pacte social )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau y précise la définition de la volonté générale et énonce les conditions à réunir pour que la loi soit bien volonté générale .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On a posé par définition que la loi doit être volonté générale et viser le bien commun . Elle est « toujours droite et tend toujours à l’utilité publique ». La République suppose la foi dans la capacité politique du peuple ( à la différence des régimes fascistes par exemple) . Rousseau pense que le peuple dans son ensemble veut son bien , et ne peut être corrompu, c’est à dire que sa volonté ne peut être déviée de son objet nécessaire , mais il peut rester à distance de ce but s’il ne parvient pas à définir son bien . Rousseau exclut que la volonté gnérale se délègue , elle ne doit pas être transmise à des représentants , ce qui pourrait la corrompre .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Montesquieu écrivait que le peuple était tout juste bon à choisir des représentants ).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La volonté générale, c’est celle qui prend corps dans l’ensemble des citoyens, l’objet de cette volonté générale ne peut être que l’égalité en vue de la liberté . la volonté générale vise à « l’intérêt commun » .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La volonté générale est possible, si un intérêt commun unit les citoyens. Elle n’est pas sacrifice de soi, mais dérive de l’amour de soi . « Faire le bien pour le bien, c’est le faire pour soi, dans son propre intérêt »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est une règle de justice que le citoyen conscient des conditions de vie en société accepte pour son bien, sa sécurité personnelle et la sauvegarde de sa liberté. En obéissant à la volonté générale, je travaille au bien commun en même temps qu’à mon propre bien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais en chaque citoyen reste quelque chose de sa nature d’être particulier . C’est en ce sens d’ailleurs qu’il a promis d’obéir à la loi . La volonté de tous , par opposition à la volonté générale , c’est la somme des volontés particulières . Elle « regarde à l’intérêt privé » Si la loi ne représente qu’une somme d’intérêt particuliers, au lieu de viser le bien commun, des rapports de dépendance demeurent. On peut se retrouver soumis aux intérêts des autres : la loi n’exprimerait que la défense des intérêts de quelques uns .(par ex en termes modernes des intérêts économiques d’une minorité.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a pour Rousseau un intérêt commun , mais chacun obéit à deux mobiles : le recherche de l’intérêt commun et la poursuite de son intérêt particulier . Il faudrait que ceux qui confondent intérêt commun et interêt particulier soient éliminés pour obtenir la volonté générale dans sa pureté . Rousseau croit qu’elle sortira de la somme (algébrique) des différences Chez ceux qui suivent leur intérêt particulier , il n’y a pas de raison que le nombre des cas ou l’intérêt particulier s’oppose à l’intérêt commun soit plus grand que les cas où il va dans le même sens . Ces cas s’annuleront et il restera les cas où l’intérêt commun l’emporte sur l’intérêt particulier . Il faut que toutes les influences qui s’exercent sur le corps politique soient bien dégagées . En ce sens, Rousseau préfère qu’ils n’y ait pas dans le corps politique «  de brigues »   ou « d’associations  partielles », (nous dirions par exemple de partis politiques, le nombre d’opinions qui se confrontent diminue et la loi des grands nombres ne joue plus .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut espérer que chaque citoyen fasse abstraction de ses intérêts particuliers et statue en fonction de sa conception raisonnable du bien commun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Beaucoup de conditions sont à réunir pour que la volonté générale soit bien dégagée , et en particulier des conditions d’information du citoyen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Si le citoyen suffisamment informé délibère » Sous cette formule, se cache le renvoi à de multiples conditions Il faut de l’instruction, (Cf Condorcet) toute république instruit le peuple , une bonne circulation d’une information pluraliste, ce qui suppose la liberté d’opinions . Il faut qu’il ait de la vertu et du civisme , c’est à dire de la part de chacun un intérêt pour la chose publique : il faut savoir distraire du temps à sa vie privée .Il faut que les questions politiques ne soient pas trop complexes pour être à la portée de citoyens ordinaires . (On verra Tocqueville dénoncer dès 1835 les dérives de la démocratie américaine )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB : Il y a toujours un danger que des intérêts particuliers soient pris en compte. Rousseau écrit que le peuple veut toujours le bien, mais qu’il ne le voit pas toujours ; (D’où l’intervention du législateur : il faudrait un Dieu pour donner la loi aux hommes, formule qui est l’expression d’un constat d’impuissance : le peuple sera-t-il jamais capable de se donner de bonnes lois ? On sait très bien qu’on ne trouvera jamais de législateur divin, et les législateurs humains ont trop tendance à faire les lois à leur profit .) (Livre II chapitre VII )&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amb</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://philo.dyndns.info/index.php?title=Le_Contrat_Social_de_Rousseau&amp;diff=1168</id>
		<title>Le Contrat Social de Rousseau</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://philo.dyndns.info/index.php?title=Le_Contrat_Social_de_Rousseau&amp;diff=1168"/>
		<updated>2011-01-25T16:58:11Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amb : /* Contrat Social : Livre I Chapitre 1 */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=Le Contrat Social. Jean Jacques Rousseau.=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Liste des Extraits étudiés:===&lt;br /&gt;
Chapitre 1 :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre III : Du droit du plus fort.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre IV : De l’esclavage. « Renoncer à sa liberté, c’est renoncer à sa qualité d’homme … n’a aucun sens. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre VI : Du pacte social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre VII : Fin du chapitre sur la nécessaire obéissance à la loi « Chaque individu&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
peut comme homme avoir une volonté particulière contraire …abus »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre VIII. De l’état civil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LIVRE II&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre III : Si la volonté générale peut errer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’à : « l’avis qui l’emporte n’est qu’un avis particulier »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LIVRE III&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre IV :   De la démocratie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LIVRE IV :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre VIII : De la religion civile.  Extrait : «  Il  y a donc une profession de foi purement civile … les cultes que nous avons exclus. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Contrat Social : Livre I Chapitre 1 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau annonce son projet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’homme est né libre et partout, il est dans les fers »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’homme est né libre » reprend la thèse du 2ème discours. (D. sur l’Origine et les Fondements de l’Inégalité entre les hommes)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En décrivant l’état de nature, Rousseau a montré que les hommes y jouissent d’une liberté d’indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’homme y est pensé sans relation avec Dieu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et nul homme n’a par nature une autorité sur un autre homme. Nul ne naît pour être maître, nul ne naît pour être esclave. Chacun a seul autorité sur soi même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Partout il est dans les fers » : renvoie à l’analyse du fait, de la réalité historique. Dans son époque Rousseau découvre des lois inégalitaires instaurant la domination des uns sur les autres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne faut pas imaginer que les « maîtres » sont libres. Quand des rapports de violence existent entre les hommes, le maître a besoin de son esclave pour sa subsistance, il a besoin aussi de s’assurer de la fidélité de ceux qui lui sont soumis. Moralement, il est prisonnier de ses propres passions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S’il n’y avait pas de droit, il n’y aurait entre les hommes que des rapports de force ; le problème politique serait simple : obéir quand on ne peut pas faire autrement et « secouer le joug » quand on peut renverser le rapport de force.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais Rousseau veut se placer dans l’ordre du droit : qu’est-ce qui fonde un pouvoir politique, qu’est ce qui le rend légitime et l’autorise à donner des ordres ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Rousseau annonce le plan de sa démarche : &#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur quoi se fonde le droit ? (qu’est ce qui autorise un pouvoir politique à donner des ordres et à se faire obéir ? )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Ce droit ne vient pas de nature » puisque nous l’avons vu plus haut rien ne fonde dans la nature un homme à se faire obéir d’un autre homme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il est donc fondé sur des conventions » Les hommes n’ayant à se plier à aucune puissance naturelle, leur obéissance ne peut résulter que de leurs propres engagements. Il faut que par un accord, un contrat, les hommes délèguent à un pouvoir politique l’autorité que chacun d’entre eux a par nature sur soi même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il s’agit de savoir quelles sont ces conventions »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faudra choisir entre les conventions possibles : tous les contrats ne sont pas acceptables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
______________________________________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;Dans la suite de la démarche nous verrons &amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;:&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;I Rousseau refuse de prendre la nature comme fondement du droit .&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Livre I Chapitre II ; Il n’y a pas d’autorité naturelle d’un homme sur son semblable : le pouvoir  ne peut se fonder en invoquant l&#039;autorité naturelle d&#039;un père sur ses enfants.&lt;br /&gt;
- refus  de l’idée de l’esclavage naturel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Livre I chapitre III : La force ne fonde pas le droit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;II Le pouvoir politique légitime repose donc sur une convention :&lt;br /&gt;
&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
-Livre I Chapitre IV : de l’esclavage. (Il s’agit du pacte d’esclavage ) Il ne suffit pas qu’un pouvoir repose sur un pacte pour être légitime : il y a de mauvais pactes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Livre I chapitre VI : du pacte social. Rousseau décrit le pacte républicain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Contrat Social Livre I - Chapitre IV De l&#039;esclavage. ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Il s’agit du pacte d’esclavage ).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si les hommes ne peuvent être liés à une autorité par la nature, ou bien par la force, seuls leurs propres engagements peuvent les lier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Puisqu’ aucun homme n’a une autorité naturelle ….parmi les hommes. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
¤ Rousseau veut cependant montrer que certains pactes sont irrecevables, certains engagements sont nuls et non avenus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un homme ne peut se dépouiller de sa liberté. La liberté est inaliénable. Sinon cela n’aurait pas de sens de dire que l’homme naît libre, cela signifie que sa liberté n’appartient qu’à lui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La critique s’adresse à Hobbes et à la conception du pacte social développé dans le Léviathan.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Grotius est un juriste hollandais qui admet le pacte d’esclavage. Il passe de l’esclavage privé admis à Rome et par la loi juive ( un homme peut se vendre à un autre pour sa subsistance ) à l’idée qu’un peuple peut se vendre. Quand un peuple n’a plus de quoi subsister, il peut se vendre à un chef. Le chef procure la nourriture par la guerre ou le pillage, ou parce qu’il est suffisamment riche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau conteste ce contrat parce qu’il n’y a pas de vraie réciprocité. Le peuple donne tout, mais il n’est pas sûr d’obtenir quelque chose en échange, c’est plutôt lui qui risque d’avoir à subvenir aux besoins du roi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Dire qu’un homme se donne gratuitement, c’est dire une chose absurde et inconcevable … »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le propre de la liberté c’est d’appartenir à celui qui la possède et à lui seul. Un père ne peut donc disposer de la liberté de ses enfants. Rousseau veut soustraire l’enfant aux servitudes familiales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Renoncer à sa liberté, c’est renoncer à sa qualité d’homme » La liberté comprend des droits et des devoirs (puisqu’elle a un sens moral). Renoncer à tout cela, c’est renoncer à ce qui fait le prix de l’humanité. il n’y a pas de compensation possible à ce qui est donné. Une convention suppose deux parties dont chacune apporte et reçoit quelque chose. Il n’y a pas de convention où tous les sacrifices sont d’un seul côté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chez Hobbes, les hommes, pour sortir de l’état de nature qui est un état de guerre perpétuelle s’unissent et remettent tous leurs droits naturels entre les mains d’un prince.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le contrat a lieu entre chacun des hommes et tout le reste. Tous s’engagent à se dépouiller de tous leurs droits. Le souverain lui ne s’engage à rien. Son rôle est d’assurer la paix civile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On fonde encore l’esclavage sur une autre sorte de pacte : l’esclavage est censé pouvoir naître du droit de la guerre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le vainqueur aurait un droit de vie ou de mort sur le vaincu et lui donnerait donc la vie contre son esclavage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau réfute cela en disant qu’il n’y a jamais de guerre d’homme à homme. La guerre est une relation d’état à état. Il s’oppose donc à Hobbes qui parle de guerre naturelle de chacun contre tous. La guerre n’a pu naître qu’avec la naissance des états. la guerre a pour seul objet de détruire l’état ennemi et non ses membres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand un combattant pose les armes, il redevient simplement un homme et nul n’a plus le droit de vie ou de mort sur lui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Contrat Social - Livre I - Chapitre VI - Du Pacte Social ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Résumé de ce qui précède&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt; .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au chapitre V, Rousseau a évoqué la première convention par laquelle un peuple se constitue comme peuple .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il pense qu’avant tout choix d’une forme de gouvernement (monarchie , aristocratie), le souverain doit se constituer .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant de se donner par exemple un roi, les membres d’un état doivent d’abord s’être constitués en état, il faut qu’ils créent une puissance publique que Rousseau appelle « le souverain »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour lui la cession de leurs libertés par des particuliers à un chef ( comme le conçoit Hobbes) ne fait pas encore un peuple . Il ne pense pas qu’un peuple puisse naître d’un rapport d’autorité entre un homme et une multitude .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On suppose donc la naissance fictive d’une société . Il n’y a jamais eu, dans l&#039;histoire, de passage entre un état de nature et une société .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Trouver une forme d’association qui défende et protège de toute la force commune, la personne et les biens de chaque associé, et par laquelle chacun s’unissant à tous n’obéisse pourtant qu’à lui même et reste aussi libre qu’auparavant. » (Contrat Social)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
;:;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;BUT&#039;&#039;&#039; : Qu’attend –on de l’état ou du pouvoir politique ? &lt;br /&gt;
La sécurité des personnes et des biens et liberté .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Défendre la personne et les biens »  (Remarque pas de condamnation de la propriété)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On pourrait obtenir la sécurité dans un état fort , en se soumettant à un rapport de force. Cf Hobbes Le Léviathan&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais peut- on légitimer l’abdication de sa liberté ? Peut-on légitimement consentir à se soumettre à un autre homme ? Rousseau affirme qu’on ne peut demander à un homme d’aliéner sa liberté : (rappel de ce qui précède)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Demander à un homme d’aliéner sa liberté, ce serait lui demander de faire une convention qui tourne toute à son désavantage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Je fais avec toi une convention toute à ta charge et toute à mon profit que j’observerai tant qu’il me plaira et que tu observeras tant qu’il me plaira » (‘Contrat Social Livre I chapitre IV)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’état doit être une association d’homme libres et non une association d’esclaves soumis à un maître.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pacte social légitime ne peut être un pacte de soumission. Ici Rousseau s’oppose à Hobbes qui admet que pour trouver la sécurité et la paix civile les hommes peuvent se soumettre tous à un prince disposant de l’autorité absolue.&lt;br /&gt;
&amp;quot;Que chacun s’unissant à tous n’obéisse pourtant qu’à lui même et reste aussi libre qu’auparavant »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pacte social doit garantir la liberté .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pacte social doit empêcher qu’un associé puisse en soumettre un autre à sa volonté. Dans l’état de nature, la garantie de la liberté, c’est l’absence de relations sociales, dans la société, c’est l’autorité du souverain sur tous ses membres. Il faut libérer le citoyen d’une servitude particulière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pacte doit faire en sorte que chacun demeure « aussi libre qu’auparavant » c’est à dire jouisse d’une liberté sous la loi qui compense l’abandon de sa liberté naturelle. (le « auparavant » renvoie à un état de nature , à une situation – fictive - où la relation politique n’existe pas) . Il faut que chaque membre du corps politique soit préservé d’une relation de dépendance personnelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
( que « chacun n’obéisse qu’à soi même ») . C’est en obéissant à la loi qu’on sera préservé d’obéir à un autre homme, mais évidemment, il faut que la loi remplisse certaines conditions  pour qu’il y ait liberté d’autonomie ..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les clauses d’un Contrat permettant de remplir ces conditions sont universelles et nécessaires , elle sont posées par la raison telle qu’elle est chez tous les hommes . Elles n’ont peut être jamais été «  formellement énoncées ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On ne peut se référer à un événement historique. Il s’agit d’une réflexion sur ce que doit être le Contrat à la base d’une société juste, non violente. C’est un Contrat « tacite », non exprimé réellement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;MOYENS&#039;&#039;&#039; : Les clauses du Contrat :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une clause = c’est une disposition d’un acte juridique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«  L’aliénation totale de chaque associé avec tous ses droits à toute la communauté »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il peut être curieux de constater que le chemin de la liberté passe par l’aliénation de tous les droits .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la théorie de Hobbes l’aliénation est aussi totale. (Spinoza pense qu’on ne peut aliéner sa liberté de penser , sa liberté religieuse ) mais chez Hobbes chacun s’engage vis à vis de tous les autres à ne plus exercer son droit naturel ,( à se défendre soi même par exemple) ; chacun s’engage vis à vis de chacun , la communauté n’apparaît pas . Le souverain seul demeure libre et profite de l’abstention de tous les autres. La loi désormais, c’est la volonté du prince , il n’y a pas d’autre droit que celui dont il décide . Il dit le juste et l’injuste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chez Rousseau chacun abandonne ses « droits » , il faut plutôt dire sa liberté naturelle , à se conserver par exemple . Et cet abandon est fait en faveur de toute la communauté, pas d’un autre homme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun s’en dépouille également, pour qu’il n’y ait pas de privilèges, et pas de rapports de dépendance. « La condition est égale pour tous » l’égalité est une condition de la liberté. Si la condition n’était pas égale pour tous, les plus forts , les )plus indépendants pourraient réduire les autres sous leur dépendance .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’union sera d’autant plus parfaite que personne n’aura rien gardé de ses droits naturels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun reçoit en échange des droits civils, c’est à dire des droits garantis par la loi : propriété de ses biens, liberté civile . C’est la loi qui lui confère ces droits là. Le juste et l’injuste sont maintenant définis par la loi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On se donne à une collectivité et non pas à un particulier. « Chacun se donnant à tous ne se donne à personne »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On obéit à un être impersonnel ; et cette collectivité va mieux garantir les droits qu’elle me donnera que je ne pouvais moi même garantir mes droit par ma simple force .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«  Chacun de nous met en commun sa personne et toute sa puissance sous la suprême direction de la volonté générale »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun promet d’obéir à la loi. On peut être libre en obéissant. Il faut donc comprendre comment l’obéissance à la loi, peut garantir à chacun une forme de liberté. L’obéissance à la loi préserve d’obéir à un autre homme . Le citoyen, libéré d’une servitude particulière n’est pas non plus écrasé par le joug de la communauté ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette loi garantie de la liberté n’est pas quelconque. Elle est volonté générale. « Sous la suprême direction de la volonté générale »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu’est ce que la volonté générale ? Elle vise au bien commun. Elle va donc dans le sens de l’intérêt véritable de chacun à la différence de ce que Rousseau appelle la « volonté de tous » qui n’est qu’une somme d’intérêts particuliers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dégager la volonté générale est possible, si un intérêt commun unit les citoyens. Elle n’est pas sacrifice de soi, mais dérive de l’amour de soi . « Faire le bien pour le bien, c’est le faire pour soi, dans son propre intérêt »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est une règle de justice que le citoyen conscient des conditions de vie en société accepte pour son bien, sa sécurité personnelle et la sauvegarde de sa liberté. En obéissant à la volonté générale, je travaille au bien commun en même temps qu’à mon propre bien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la loi ne représente qu’une somme d’intérêts particuliers, au lieu de viser le bien commun, des rapports de dépendance demeurent. On peut se retrouver soumis aux intérêts des autres : la loi n’exprimerait que la défense des intérêts de quelques uns .(par ex en termes modernes des intérêts économiques d’une minorité)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Précisons ce qu’est une loi : rappel&amp;lt;/u&amp;gt; .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« C’est une déclaration de la volonté générale sur un objet d’intérêt commun »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« C’est quand tout le peuple statue sur tout le peuple ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La loi doit émaner de tout le peuple et ne jamais statuer sur un cas particulier. ((Par exemple si la loi dit qu’il y aura des privilèges, elle ne dit pas quel particulier doit en jouir). Statuer sur un cas particulier c’est appliquer la loi, c’est un acte de magistrature.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’indépendance, au sens de « faire ce qui me plait » n’est pas pour Rousseau la vraie liberté. C’est une liberté précaire qui n’a pas de consistance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« On a beau vouloir confondre l&#039;indépendance et la liberté, ces deux choses sont si différentes que même elles s&#039;excluent mutuellement. Quand chacun fait ce qu&#039;il lui plaît, on fait souvent ce qui déplaît à d&#039;autres, et cela ne s&#039;appelle pas un état libre. La liberté consiste moins à faire sa volonté qu&#039;à n&#039;être pas soumis à celle d&#039;autrui; elle consiste encore à ne pas soumettre la volonté d&#039;autrui à la nôtre. Quiconque est maître ne peut être libre, et régner c&#039;est obéir. » Lettres écrites de la Montagne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’acte d’association produit une « République » . Le mot signifie «  chose publique » parce qu l’intérêt commun y est préservé .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le souverain, dans l’usage courant, c’est une personne, le roi, l’empereur. Rousseau entend par là ceux qui ont le pouvoir de faire les lois et qui exercent ce pouvoir. le souverain est actif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’état, c’est le peuple, en tant qu’il observe les lois, c’est l’ensemble des hommes soumis aux mêmes lois, qui sont donc passifs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le citoyen, est le membre du corps politique en tant qu’il est actif, il fait la loi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chaque citoyen obéit aussi à la loi, en tant qu’il obéit, il est « sujet » soumis à la loi. Mais on n’est jamais seulement sujet dans une république, toujours en même temps citoyen et sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Livre I Chapitre VII - Du Souverain==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Fin du chapitre : « En effet, chaque individu peut comme homme … énormes abus »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau y montre que le recours à la force est nécessaire et légitime pour garantir le droit . une communauté juridique suppose une limitation réciproque des libertés en présence .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun des membres du corps politique ayant voté la loi perçoit sa nécessité et souhaite l’imposer aux autres tout en préférant s’en exempter soi même. «  Chaque individu peut comme homme avoir une volonté particulière contraire ou dissemblable à la volonté générale qu’il a comme citoyen »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le citoyen est soucieux du bien commun, le particulier ne voit que son intérêt propre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S’il s’agissait de moralité, la loi morale doit être respectée vis à vis des autres alors que les autres ne la respectent pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ici, il s’agit de droit, celui qui viole la loi me donne le droit de le forcer  à respecter ma liberté, de m’affranchir du droit à son égard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est l’état qui exerce cette contrainte. L’état fait la synthèse de la loi et de la force.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Attention, il s’agit de mettre la force au service du droit ( et non pas de fonder le droit sur un rapport de force .)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par le contrat social, nous nous engageons tacitement à accepter qu’on nous contraigne par la force à observer les lois .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne s’agit pas de violence , la violence est un abus de la force pour plier les volontés, mais il s’agit d’une contrainte légale, contrainte exercée selon les formes de la loi. ( la loi définit les sanctions etc. )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau met la force au service du droit pour garantir à chaque citoyen qu’il ne sera pas dupe, et que,tandis qu’il obéira aux lois, les autres ne désobéiront pas . Chacun peut rester hors du pacte et renoncer aux avantages de la société : mais s’il en accepte les avantages, il accepte par là qu’on le contraigne à en supporter les obligations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’où l’expression : « on le forcera à être libre » La volonté générale soumet également tous les citoyens . Il n’y a plus de rapports «  de dépendance personnelle ». Si tout le monde obéit à la loi , personne n’est esclave d’un autre homme , mais encore faut –il que la loi soit respectée .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La lecture de ce passage peut –être complétée par la lecture du LIVRE II Chapitre 5 : Du droit de vie et de mort .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau y montre que l’exercice de la contrainte légale peut aller jusqu’au recours à la peine de mort :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La loi me protège de l’assassin , mais pour jouir de cette protection , j’ai consenti à mourir si je le deviens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Livre I Chapitre VIII : De l&#039;état civil.==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau fait dans ce chapitre le bilan de ce que la vie en société apporte à l’homme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il fait le bilan d’un double passage :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un passage fictif de l’état de nature à l’état de société . ( Rappelons que l’état de nature est une fiction ) qui lui permet de montrer que l’homme n’est homme que lorsqu’il vit en société .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un passage plus précis à une société où existent des bonnes lois, celles du Contrat social . on découvre alors que l’homme accède à la liberté moral.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;Le début du texte reprend les thèses du deuxième discours&amp;lt;/&#039;&#039;font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt; : l’homme naturel est un animal robuste , ou encore dit le passage « un animal stupide et borné » qui vivant seul ne parle pas, ne pense pas , n’a pas de vie affective , et n’a pas encore actualisé sa perfectibilité .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour décrire l’homme naturel, Rousseau emploie le vocabulaire de l’animalité : il est conduit par ses instincts, son impulsion physique, est gouverné par ses appétits . Il va dans le sens de ses penchants , ou de ses inclinations naturelles . Kant dirait : il obéit au mécanisme de la nature . Son humanité n’est qu’en puissance : il est perfectible .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vie sociale seule permet à un homme de se réaliser . il se développe intellectuellement et s’élève à l’idée du droit et de la moralité . Il appréhende la justice, il connaît le bien et le mal . Sa raison s’est développée . (grâce au langage). La fin du paragraphe dit qu’il devient « un être intelligent et un homme »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau ne condamne pas la vie sociale , bien au contraire , la société n’est pas par essence corruptrice .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Seuls « les abus » de l’état social dégradent l’homme , et il faut entendre par là la violence et les inégalités sociales cautionnées par les mauvaises lois .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’homme perd en société sa liberté d’indépendance : «  il se prive de plusieurs avantages qu’il tient de la nature » .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il gagne beaucoup : facultés développées , sentiments ennoblis, âme élevée .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le bilan fait est positif «  il devrait bénir l’instant heureux »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Contrat Social permet justement de corriger les « abus » et de faire en sorte que la perfectibilité de l’homme s »accomplisse au mieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Rousseau fait maintenant le bilan de ce qu’apporte le Contrat Social. (son but : sécurité des personnes et des biens et liberté )&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la liberté naturelle succède une liberté civile, sous la loi ( la liberté du citoyen) . Mais la liberté naturelle est précaire, elle n’a de « bornes que les forces de l’individu » Chacun protège soi même sa liberté de la force des autres, les rapports de force risquent de lui faire perdre toute consistance . La liberté civile est une liberté sous la loi qui reçoit l’appui de toute la force de la communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il en en de même en ce qui concerne les biens . Sans loi, il n’y a qu’une « possession » précaire , garantie par la force de chacun . Le Contrat social assure une « propriété «  garantie par la loi . « fondée sur un titre positif » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On découvre que Rousseau donne encore au Contrat une troisième fin : il assure au citoyen l’accès à « la liberté morale ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etre soumis à une loi raisonnable qu’on a soi même votée (liberté d’autonomie ) éduque l’homme . Chaque fois qu’elle lui interdit le laisser aller «  à l’impulsion du seul appétit » elle l’aide à devenir raisonnable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La formule est déjà kantienne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Contre le sens commun qui définit la liberté comme «  faire ce qui nous plait » Rousseau définit un degré supérieur de liberté , la liberté raisonnable ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau rapproche donc morale et politique. Il ne s’agit pas ici d’une discussion sur les moyens de la politique, mais bien sur ses fins. Rousseau. donne à la politique une fin morale. Est- ce bien à l’état de rendre moral le citoyen ? La moralité n’est –elle pas une affaire privée ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Livre II Chapitre III - Si la volonté générale peut errer ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En complément du livre I chapitre VI . Du pacte social )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau y précise la définition de la volonté générale et énonce les conditions à réunir pour que la loi soit bien volonté générale .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On a posé par définition que la loi doit être volonté générale et viser le bien commun . Elle est « toujours droite et tend toujours à l’utilité publique ». La République suppose la foi dans la capacité politique du peuple ( à la différence des régimes fascistes par exemple) . Rousseau pense que le peuple dans son ensemble veut son bien , et ne peut être corrompu, c’est à dire que sa volonté ne peut être déviée de son objet nécessaire , mais il peut rester à distance de ce but s’il ne parvient pas à définir son bien . Rousseau exclut que la volonté gnérale se délègue , elle ne doit pas être transmise à des représentants , ce qui pourrait la corrompre .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Montesquieu écrivait que le peuple était tout juste bon à choisir des représentants ).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La volonté générale, c’est celle qui prend corps dans l’ensemble des citoyens, l’objet de cette volonté générale ne peut être que l’égalité en vue de la liberté . la volonté générale vise à « l’intérêt commun » .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La volonté générale est possible, si un intérêt commun unit les citoyens. Elle n’est pas sacrifice de soi, mais dérive de l’amour de soi . « Faire le bien pour le bien, c’est le faire pour soi, dans son propre intérêt »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est une règle de justice que le citoyen conscient des conditions de vie en société accepte pour son bien, sa sécurité personnelle et la sauvegarde de sa liberté. En obéissant à la volonté générale, je travaille au bien commun en même temps qu’à mon propre bien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais en chaque citoyen reste quelque chose de sa nature d’être particulier . C’est en ce sens d’ailleurs qu’il a promis d’obéir à la loi . La volonté de tous , par opposition à la volonté générale , c’est la somme des volontés particulières . Elle « regarde à l’intérêt privé » Si la loi ne représente qu’une somme d’intérêt particuliers, au lieu de viser le bien commun, des rapports de dépendance demeurent. On peut se retrouver soumis aux intérêts des autres : la loi n’exprimerait que la défense des intérêts de quelques uns .(par ex en termes modernes des intérêts économiques d’une minorité.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a pour Rousseau un intérêt commun , mais chacun obéit à deux mobiles : le recherche de l’intérêt commun et la poursuite de son intérêt particulier . Il faudrait que ceux qui confondent intérêt commun et interêt particulier soient éliminés pour obtenir la volonté générale dans sa pureté . Rousseau croit qu’elle sortira de la somme (algébrique) des différences Chez ceux qui suivent leur intérêt particulier , il n’y a pas de raison que le nombre des cas ou l’intérêt particulier s’oppose à l’intérêt commun soit plus grand que les cas où il va dans le même sens . Ces cas s’annuleront et il restera les cas où l’intérêt commun l’emporte sur l’intérêt particulier . Il faut que toutes les influences qui s’exercent sur le corps politique soient bien dégagées . En ce sens, Rousseau préfère qu’ils n’y ait pas dans le corps politique «  de brigues »   ou « d’associations  partielles », (nous dirions par exemple de partis politiques, le nombre d’opinions qui se confrontent diminue et la loi des grands nombres ne joue plus .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut espérer que chaque citoyen fasse abstraction de ses intérêts particuliers et statue en fonction de sa conception raisonnable du bien commun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Beaucoup de conditions sont à réunir pour que la volonté générale soit bien dégagée , et en particulier des conditions d’information du citoyen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Si le citoyen suffisamment informé délibère » Sous cette formule, se cache le renvoi à de multiples conditions Il faut de l’instruction, (Cf Condorcet) toute république instruit le peuple , une bonne circulation d’une information pluraliste, ce qui suppose la liberté d’opinions . Il faut qu’il ait de la vertu et du civisme , c’est à dire de la part de chacun un intérêt pour la chose publique : il faut savoir distraire du temps à sa vie privée .Il faut que les questions politiques ne soient pas trop complexes pour être à la portée de citoyens ordinaires . (On verra Tocqueville dénoncer dès 1835 les dérives de la démocratie américaine )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB : Il y a toujours un danger que des intérêts particuliers soient pris en compte. Rousseau écrit que le peuple veut toujours le bien, mais qu’il ne le voit pas toujours ; (D’où l’intervention du législateur : il faudrait un Dieu pour donner la loi aux hommes, formule qui est l’expression d’un constat d’impuissance : le peuple sera-t-il jamais capable de se donner de bonnes lois ? On sait très bien qu’on ne trouvera jamais de législateur divin, et les législateurs humains ont trop tendance à faire les lois à leur profit .) (Livre II chapitre VII )&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amb</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://philo.dyndns.info/index.php?title=Le_Contrat_Social_de_Rousseau&amp;diff=1167</id>
		<title>Le Contrat Social de Rousseau</title>
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		<updated>2011-01-25T16:53:54Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amb : /* Contrat Social : Livre I Chapitre 1 */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=Le Contrat Social. Jean Jacques Rousseau.=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Liste des Extraits étudiés:===&lt;br /&gt;
Chapitre 1 :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre III : Du droit du plus fort.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre IV : De l’esclavage. « Renoncer à sa liberté, c’est renoncer à sa qualité d’homme … n’a aucun sens. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre VI : Du pacte social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre VII : Fin du chapitre sur la nécessaire obéissance à la loi « Chaque individu&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
peut comme homme avoir une volonté particulière contraire …abus »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre VIII. De l’état civil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LIVRE II&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre III : Si la volonté générale peut errer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’à : « l’avis qui l’emporte n’est qu’un avis particulier »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LIVRE III&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre IV :   De la démocratie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LIVRE IV :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chapitre VIII : De la religion civile.  Extrait : «  Il  y a donc une profession de foi purement civile … les cultes que nous avons exclus. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Contrat Social : Livre I Chapitre 1 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau annonce son projet et le plan de sa démarche ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’homme est né libre et partout, il est dans les fers »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’homme est né libre » reprend la thèse du 2ème discours. (D. sur l’Origine et les Fondements de l’Inégalité entre les hommes)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En décrivant l’état de nature, Rousseau a montré que les hommes y jouissent d’une liberté d’indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’homme y est pensé sans relation avec Dieu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et nul homme n’a par nature une autorité sur un autre homme. Nul ne naît pour être maître, nul ne naît pour être esclave. Chacun a seul autorité sur soi même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Partout il est dans les fers » : renvoie à l’analyse du fait, de la réalité historique. Dans son époque Rousseau découvre des lois inégalitaires instaurant la domination des uns sur les autres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne faut pas imaginer que les « maîtres » sont libres. Quand des rapports de violence existent entre les hommes, le maître a besoin de son esclave pour sa subsistance, il a besoin aussi de s’assurer de la fidélité de ceux qui lui sont soumis. Moralement, il est prisonnier de ses propres passions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S’il n’y avait pas de droit, il n’y aurait entre les hommes que des rapports de force ; le problème politique serait simple : obéir quand on ne peut pas faire autrement et « secouer le joug » quand on peut renverser le rapport de force.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais Rousseau veut se placer dans l’ordre du droit : qu’est-ce qui fonde un pouvoir politique, qu’est ce qui le rend légitime et l’autorise à donner des ordres ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Rousseau annonce le plan de sa démarche : &#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur quoi se fonde le droit ? (qu’est ce qui autorise un pouvoir politique à donner des ordres et à se faire obéir ? )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Ce droit ne vient pas de nature » puisque nous l’avons vu plus haut rien ne fonde dans la nature un homme à se faire obéir d’un autre homme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il est donc fondé sur des conventions » Les hommes n’ayant à se plier à aucune puissance naturelle, leur obéissance ne peut résulter que de leurs propres engagements. Il faut que par un accord, un contrat, les hommes délèguent à un pouvoir politique l’autorité que chacun d’entre eux a par nature sur soi même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il s’agit de savoir quelles sont ces conventions »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faudra choisir entre les conventions possibles : tous les contrats ne sont pas acceptables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
______________________________________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;Dans la suite de la démarche nous verrons &amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;:&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;I Rousseau refuse de prendre la nature comme fondement du droit .&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Livre I Chapitre II ; Il n’y a pas d’autorité naturelle d’un homme sur son semblable : le pouvoir  ne peut se fonder en invoquant l&#039;autorité naturelle d&#039;un père sur ses enfants.&lt;br /&gt;
- refus  de l’idée de l’esclavage naturel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Livre I chapitre III : La force ne fonde pas le droit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;II Le pouvoir politique légitime repose donc sur une convention :&lt;br /&gt;
&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
-Livre I Chapitre IV : de l’esclavage. (Il s’agit du pacte d’esclavage ) Il ne suffit pas qu’un pouvoir repose sur un pacte pour être légitime : il y a de mauvais pactes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Livre I chapitre VI : du pacte social. Rousseau décrit le pacte républicain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Contrat Social Livre I - Chapitre IV De l&#039;esclavage. ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Il s’agit du pacte d’esclavage ).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si les hommes ne peuvent être liés à une autorité par la nature, ou bien par la force, seuls leurs propres engagements peuvent les lier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Puisqu’ aucun homme n’a une autorité naturelle ….parmi les hommes. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
¤ Rousseau veut cependant montrer que certains pactes sont irrecevables, certains engagements sont nuls et non avenus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un homme ne peut se dépouiller de sa liberté. La liberté est inaliénable. Sinon cela n’aurait pas de sens de dire que l’homme naît libre, cela signifie que sa liberté n’appartient qu’à lui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La critique s’adresse à Hobbes et à la conception du pacte social développé dans le Léviathan.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Grotius est un juriste hollandais qui admet le pacte d’esclavage. Il passe de l’esclavage privé admis à Rome et par la loi juive ( un homme peut se vendre à un autre pour sa subsistance ) à l’idée qu’un peuple peut se vendre. Quand un peuple n’a plus de quoi subsister, il peut se vendre à un chef. Le chef procure la nourriture par la guerre ou le pillage, ou parce qu’il est suffisamment riche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau conteste ce contrat parce qu’il n’y a pas de vraie réciprocité. Le peuple donne tout, mais il n’est pas sûr d’obtenir quelque chose en échange, c’est plutôt lui qui risque d’avoir à subvenir aux besoins du roi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Dire qu’un homme se donne gratuitement, c’est dire une chose absurde et inconcevable … »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le propre de la liberté c’est d’appartenir à celui qui la possède et à lui seul. Un père ne peut donc disposer de la liberté de ses enfants. Rousseau veut soustraire l’enfant aux servitudes familiales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Renoncer à sa liberté, c’est renoncer à sa qualité d’homme » La liberté comprend des droits et des devoirs (puisqu’elle a un sens moral). Renoncer à tout cela, c’est renoncer à ce qui fait le prix de l’humanité. il n’y a pas de compensation possible à ce qui est donné. Une convention suppose deux parties dont chacune apporte et reçoit quelque chose. Il n’y a pas de convention où tous les sacrifices sont d’un seul côté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chez Hobbes, les hommes, pour sortir de l’état de nature qui est un état de guerre perpétuelle s’unissent et remettent tous leurs droits naturels entre les mains d’un prince.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le contrat a lieu entre chacun des hommes et tout le reste. Tous s’engagent à se dépouiller de tous leurs droits. Le souverain lui ne s’engage à rien. Son rôle est d’assurer la paix civile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On fonde encore l’esclavage sur une autre sorte de pacte : l’esclavage est censé pouvoir naître du droit de la guerre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le vainqueur aurait un droit de vie ou de mort sur le vaincu et lui donnerait donc la vie contre son esclavage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau réfute cela en disant qu’il n’y a jamais de guerre d’homme à homme. La guerre est une relation d’état à état. Il s’oppose donc à Hobbes qui parle de guerre naturelle de chacun contre tous. La guerre n’a pu naître qu’avec la naissance des états. la guerre a pour seul objet de détruire l’état ennemi et non ses membres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand un combattant pose les armes, il redevient simplement un homme et nul n’a plus le droit de vie ou de mort sur lui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Contrat Social - Livre I - Chapitre VI - Du Pacte Social ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Résumé de ce qui précède&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt; .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au chapitre V, Rousseau a évoqué la première convention par laquelle un peuple se constitue comme peuple .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il pense qu’avant tout choix d’une forme de gouvernement (monarchie , aristocratie), le souverain doit se constituer .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant de se donner par exemple un roi, les membres d’un état doivent d’abord s’être constitués en état, il faut qu’ils créent une puissance publique que Rousseau appelle « le souverain »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour lui la cession de leurs libertés par des particuliers à un chef ( comme le conçoit Hobbes) ne fait pas encore un peuple . Il ne pense pas qu’un peuple puisse naître d’un rapport d’autorité entre un homme et une multitude .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On suppose donc la naissance fictive d’une société . Il n’y a jamais eu, dans l&#039;histoire, de passage entre un état de nature et une société .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Trouver une forme d’association qui défende et protège de toute la force commune, la personne et les biens de chaque associé, et par laquelle chacun s’unissant à tous n’obéisse pourtant qu’à lui même et reste aussi libre qu’auparavant. » (Contrat Social)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
;:;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;BUT&#039;&#039;&#039; : Qu’attend –on de l’état ou du pouvoir politique ? &lt;br /&gt;
La sécurité des personnes et des biens et liberté .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Défendre la personne et les biens »  (Remarque pas de condamnation de la propriété)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On pourrait obtenir la sécurité dans un état fort , en se soumettant à un rapport de force. Cf Hobbes Le Léviathan&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais peut- on légitimer l’abdication de sa liberté ? Peut-on légitimement consentir à se soumettre à un autre homme ? Rousseau affirme qu’on ne peut demander à un homme d’aliéner sa liberté : (rappel de ce qui précède)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Demander à un homme d’aliéner sa liberté, ce serait lui demander de faire une convention qui tourne toute à son désavantage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Je fais avec toi une convention toute à ta charge et toute à mon profit que j’observerai tant qu’il me plaira et que tu observeras tant qu’il me plaira » (‘Contrat Social Livre I chapitre IV)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’état doit être une association d’homme libres et non une association d’esclaves soumis à un maître.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pacte social légitime ne peut être un pacte de soumission. Ici Rousseau s’oppose à Hobbes qui admet que pour trouver la sécurité et la paix civile les hommes peuvent se soumettre tous à un prince disposant de l’autorité absolue.&lt;br /&gt;
&amp;quot;Que chacun s’unissant à tous n’obéisse pourtant qu’à lui même et reste aussi libre qu’auparavant »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pacte social doit garantir la liberté .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pacte social doit empêcher qu’un associé puisse en soumettre un autre à sa volonté. Dans l’état de nature, la garantie de la liberté, c’est l’absence de relations sociales, dans la société, c’est l’autorité du souverain sur tous ses membres. Il faut libérer le citoyen d’une servitude particulière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pacte doit faire en sorte que chacun demeure « aussi libre qu’auparavant » c’est à dire jouisse d’une liberté sous la loi qui compense l’abandon de sa liberté naturelle. (le « auparavant » renvoie à un état de nature , à une situation – fictive - où la relation politique n’existe pas) . Il faut que chaque membre du corps politique soit préservé d’une relation de dépendance personnelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
( que « chacun n’obéisse qu’à soi même ») . C’est en obéissant à la loi qu’on sera préservé d’obéir à un autre homme, mais évidemment, il faut que la loi remplisse certaines conditions  pour qu’il y ait liberté d’autonomie ..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les clauses d’un Contrat permettant de remplir ces conditions sont universelles et nécessaires , elle sont posées par la raison telle qu’elle est chez tous les hommes . Elles n’ont peut être jamais été «  formellement énoncées ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On ne peut se référer à un événement historique. Il s’agit d’une réflexion sur ce que doit être le Contrat à la base d’une société juste, non violente. C’est un Contrat « tacite », non exprimé réellement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;MOYENS&#039;&#039;&#039; : Les clauses du Contrat :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une clause = c’est une disposition d’un acte juridique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«  L’aliénation totale de chaque associé avec tous ses droits à toute la communauté »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il peut être curieux de constater que le chemin de la liberté passe par l’aliénation de tous les droits .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la théorie de Hobbes l’aliénation est aussi totale. (Spinoza pense qu’on ne peut aliéner sa liberté de penser , sa liberté religieuse ) mais chez Hobbes chacun s’engage vis à vis de tous les autres à ne plus exercer son droit naturel ,( à se défendre soi même par exemple) ; chacun s’engage vis à vis de chacun , la communauté n’apparaît pas . Le souverain seul demeure libre et profite de l’abstention de tous les autres. La loi désormais, c’est la volonté du prince , il n’y a pas d’autre droit que celui dont il décide . Il dit le juste et l’injuste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chez Rousseau chacun abandonne ses « droits » , il faut plutôt dire sa liberté naturelle , à se conserver par exemple . Et cet abandon est fait en faveur de toute la communauté, pas d’un autre homme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun s’en dépouille également, pour qu’il n’y ait pas de privilèges, et pas de rapports de dépendance. « La condition est égale pour tous » l’égalité est une condition de la liberté. Si la condition n’était pas égale pour tous, les plus forts , les )plus indépendants pourraient réduire les autres sous leur dépendance .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’union sera d’autant plus parfaite que personne n’aura rien gardé de ses droits naturels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun reçoit en échange des droits civils, c’est à dire des droits garantis par la loi : propriété de ses biens, liberté civile . C’est la loi qui lui confère ces droits là. Le juste et l’injuste sont maintenant définis par la loi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On se donne à une collectivité et non pas à un particulier. « Chacun se donnant à tous ne se donne à personne »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On obéit à un être impersonnel ; et cette collectivité va mieux garantir les droits qu’elle me donnera que je ne pouvais moi même garantir mes droit par ma simple force .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«  Chacun de nous met en commun sa personne et toute sa puissance sous la suprême direction de la volonté générale »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun promet d’obéir à la loi. On peut être libre en obéissant. Il faut donc comprendre comment l’obéissance à la loi, peut garantir à chacun une forme de liberté. L’obéissance à la loi préserve d’obéir à un autre homme . Le citoyen, libéré d’une servitude particulière n’est pas non plus écrasé par le joug de la communauté ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette loi garantie de la liberté n’est pas quelconque. Elle est volonté générale. « Sous la suprême direction de la volonté générale »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu’est ce que la volonté générale ? Elle vise au bien commun. Elle va donc dans le sens de l’intérêt véritable de chacun à la différence de ce que Rousseau appelle la « volonté de tous » qui n’est qu’une somme d’intérêts particuliers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dégager la volonté générale est possible, si un intérêt commun unit les citoyens. Elle n’est pas sacrifice de soi, mais dérive de l’amour de soi . « Faire le bien pour le bien, c’est le faire pour soi, dans son propre intérêt »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est une règle de justice que le citoyen conscient des conditions de vie en société accepte pour son bien, sa sécurité personnelle et la sauvegarde de sa liberté. En obéissant à la volonté générale, je travaille au bien commun en même temps qu’à mon propre bien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la loi ne représente qu’une somme d’intérêts particuliers, au lieu de viser le bien commun, des rapports de dépendance demeurent. On peut se retrouver soumis aux intérêts des autres : la loi n’exprimerait que la défense des intérêts de quelques uns .(par ex en termes modernes des intérêts économiques d’une minorité)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Précisons ce qu’est une loi : rappel&amp;lt;/u&amp;gt; .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« C’est une déclaration de la volonté générale sur un objet d’intérêt commun »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« C’est quand tout le peuple statue sur tout le peuple ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La loi doit émaner de tout le peuple et ne jamais statuer sur un cas particulier. ((Par exemple si la loi dit qu’il y aura des privilèges, elle ne dit pas quel particulier doit en jouir). Statuer sur un cas particulier c’est appliquer la loi, c’est un acte de magistrature.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’indépendance, au sens de « faire ce qui me plait » n’est pas pour Rousseau la vraie liberté. C’est une liberté précaire qui n’a pas de consistance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« On a beau vouloir confondre l&#039;indépendance et la liberté, ces deux choses sont si différentes que même elles s&#039;excluent mutuellement. Quand chacun fait ce qu&#039;il lui plaît, on fait souvent ce qui déplaît à d&#039;autres, et cela ne s&#039;appelle pas un état libre. La liberté consiste moins à faire sa volonté qu&#039;à n&#039;être pas soumis à celle d&#039;autrui; elle consiste encore à ne pas soumettre la volonté d&#039;autrui à la nôtre. Quiconque est maître ne peut être libre, et régner c&#039;est obéir. » Lettres écrites de la Montagne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’acte d’association produit une « République » . Le mot signifie «  chose publique » parce qu l’intérêt commun y est préservé .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le souverain, dans l’usage courant, c’est une personne, le roi, l’empereur. Rousseau entend par là ceux qui ont le pouvoir de faire les lois et qui exercent ce pouvoir. le souverain est actif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’état, c’est le peuple, en tant qu’il observe les lois, c’est l’ensemble des hommes soumis aux mêmes lois, qui sont donc passifs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le citoyen, est le membre du corps politique en tant qu’il est actif, il fait la loi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chaque citoyen obéit aussi à la loi, en tant qu’il obéit, il est « sujet » soumis à la loi. Mais on n’est jamais seulement sujet dans une république, toujours en même temps citoyen et sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Livre I Chapitre VII - Du Souverain==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Fin du chapitre : « En effet, chaque individu peut comme homme … énormes abus »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau y montre que le recours à la force est nécessaire et légitime pour garantir le droit . une communauté juridique suppose une limitation réciproque des libertés en présence .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun des membres du corps politique ayant voté la loi perçoit sa nécessité et souhaite l’imposer aux autres tout en préférant s’en exempter soi même. «  Chaque individu peut comme homme avoir une volonté particulière contraire ou dissemblable à la volonté générale qu’il a comme citoyen »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le citoyen est soucieux du bien commun, le particulier ne voit que son intérêt propre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S’il s’agissait de moralité, la loi morale doit être respectée vis à vis des autres alors que les autres ne la respectent pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ici, il s’agit de droit, celui qui viole la loi me donne le droit de le forcer  à respecter ma liberté, de m’affranchir du droit à son égard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est l’état qui exerce cette contrainte. L’état fait la synthèse de la loi et de la force.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Attention, il s’agit de mettre la force au service du droit ( et non pas de fonder le droit sur un rapport de force .)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par le contrat social, nous nous engageons tacitement à accepter qu’on nous contraigne par la force à observer les lois .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne s’agit pas de violence , la violence est un abus de la force pour plier les volontés, mais il s’agit d’une contrainte légale, contrainte exercée selon les formes de la loi. ( la loi définit les sanctions etc. )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau met la force au service du droit pour garantir à chaque citoyen qu’il ne sera pas dupe, et que,tandis qu’il obéira aux lois, les autres ne désobéiront pas . Chacun peut rester hors du pacte et renoncer aux avantages de la société : mais s’il en accepte les avantages, il accepte par là qu’on le contraigne à en supporter les obligations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’où l’expression : « on le forcera à être libre » La volonté générale soumet également tous les citoyens . Il n’y a plus de rapports «  de dépendance personnelle ». Si tout le monde obéit à la loi , personne n’est esclave d’un autre homme , mais encore faut –il que la loi soit respectée .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La lecture de ce passage peut –être complétée par la lecture du LIVRE II Chapitre 5 : Du droit de vie et de mort .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau y montre que l’exercice de la contrainte légale peut aller jusqu’au recours à la peine de mort :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La loi me protège de l’assassin , mais pour jouir de cette protection , j’ai consenti à mourir si je le deviens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Livre I Chapitre VIII : De l&#039;état civil.==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau fait dans ce chapitre le bilan de ce que la vie en société apporte à l’homme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il fait le bilan d’un double passage :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un passage fictif de l’état de nature à l’état de société . ( Rappelons que l’état de nature est une fiction ) qui lui permet de montrer que l’homme n’est homme que lorsqu’il vit en société .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un passage plus précis à une société où existent des bonnes lois, celles du Contrat social . on découvre alors que l’homme accède à la liberté moral.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;Le début du texte reprend les thèses du deuxième discours&amp;lt;/&#039;&#039;font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font color=&amp;quot;#000000&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt; : l’homme naturel est un animal robuste , ou encore dit le passage « un animal stupide et borné » qui vivant seul ne parle pas, ne pense pas , n’a pas de vie affective , et n’a pas encore actualisé sa perfectibilité .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour décrire l’homme naturel, Rousseau emploie le vocabulaire de l’animalité : il est conduit par ses instincts, son impulsion physique, est gouverné par ses appétits . Il va dans le sens de ses penchants , ou de ses inclinations naturelles . Kant dirait : il obéit au mécanisme de la nature . Son humanité n’est qu’en puissance : il est perfectible .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vie sociale seule permet à un homme de se réaliser . il se développe intellectuellement et s’élève à l’idée du droit et de la moralité . Il appréhende la justice, il connaît le bien et le mal . Sa raison s’est développée . (grâce au langage). La fin du paragraphe dit qu’il devient « un être intelligent et un homme »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau ne condamne pas la vie sociale , bien au contraire , la société n’est pas par essence corruptrice .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Seuls « les abus » de l’état social dégradent l’homme , et il faut entendre par là la violence et les inégalités sociales cautionnées par les mauvaises lois .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’homme perd en société sa liberté d’indépendance : «  il se prive de plusieurs avantages qu’il tient de la nature » .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il gagne beaucoup : facultés développées , sentiments ennoblis, âme élevée .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le bilan fait est positif «  il devrait bénir l’instant heureux »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Contrat Social permet justement de corriger les « abus » et de faire en sorte que la perfectibilité de l’homme s »accomplisse au mieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Rousseau fait maintenant le bilan de ce qu’apporte le Contrat Social. (son but : sécurité des personnes et des biens et liberté )&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la liberté naturelle succède une liberté civile, sous la loi ( la liberté du citoyen) . Mais la liberté naturelle est précaire, elle n’a de « bornes que les forces de l’individu » Chacun protège soi même sa liberté de la force des autres, les rapports de force risquent de lui faire perdre toute consistance . La liberté civile est une liberté sous la loi qui reçoit l’appui de toute la force de la communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il en en de même en ce qui concerne les biens . Sans loi, il n’y a qu’une « possession » précaire , garantie par la force de chacun . Le Contrat social assure une « propriété «  garantie par la loi . « fondée sur un titre positif » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On découvre que Rousseau donne encore au Contrat une troisième fin : il assure au citoyen l’accès à « la liberté morale ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etre soumis à une loi raisonnable qu’on a soi même votée (liberté d’autonomie ) éduque l’homme . Chaque fois qu’elle lui interdit le laisser aller «  à l’impulsion du seul appétit » elle l’aide à devenir raisonnable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La formule est déjà kantienne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Contre le sens commun qui définit la liberté comme «  faire ce qui nous plait » Rousseau définit un degré supérieur de liberté , la liberté raisonnable ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau rapproche donc morale et politique. Il ne s’agit pas ici d’une discussion sur les moyens de la politique, mais bien sur ses fins. Rousseau. donne à la politique une fin morale. Est- ce bien à l’état de rendre moral le citoyen ? La moralité n’est –elle pas une affaire privée ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Livre II Chapitre III - Si la volonté générale peut errer ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En complément du livre I chapitre VI . Du pacte social )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau y précise la définition de la volonté générale et énonce les conditions à réunir pour que la loi soit bien volonté générale .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On a posé par définition que la loi doit être volonté générale et viser le bien commun . Elle est « toujours droite et tend toujours à l’utilité publique ». La République suppose la foi dans la capacité politique du peuple ( à la différence des régimes fascistes par exemple) . Rousseau pense que le peuple dans son ensemble veut son bien , et ne peut être corrompu, c’est à dire que sa volonté ne peut être déviée de son objet nécessaire , mais il peut rester à distance de ce but s’il ne parvient pas à définir son bien . Rousseau exclut que la volonté gnérale se délègue , elle ne doit pas être transmise à des représentants , ce qui pourrait la corrompre .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Montesquieu écrivait que le peuple était tout juste bon à choisir des représentants ).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La volonté générale, c’est celle qui prend corps dans l’ensemble des citoyens, l’objet de cette volonté générale ne peut être que l’égalité en vue de la liberté . la volonté générale vise à « l’intérêt commun » .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La volonté générale est possible, si un intérêt commun unit les citoyens. Elle n’est pas sacrifice de soi, mais dérive de l’amour de soi . « Faire le bien pour le bien, c’est le faire pour soi, dans son propre intérêt »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est une règle de justice que le citoyen conscient des conditions de vie en société accepte pour son bien, sa sécurité personnelle et la sauvegarde de sa liberté. En obéissant à la volonté générale, je travaille au bien commun en même temps qu’à mon propre bien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais en chaque citoyen reste quelque chose de sa nature d’être particulier . C’est en ce sens d’ailleurs qu’il a promis d’obéir à la loi . La volonté de tous , par opposition à la volonté générale , c’est la somme des volontés particulières . Elle « regarde à l’intérêt privé » Si la loi ne représente qu’une somme d’intérêt particuliers, au lieu de viser le bien commun, des rapports de dépendance demeurent. On peut se retrouver soumis aux intérêts des autres : la loi n’exprimerait que la défense des intérêts de quelques uns .(par ex en termes modernes des intérêts économiques d’une minorité.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a pour Rousseau un intérêt commun , mais chacun obéit à deux mobiles : le recherche de l’intérêt commun et la poursuite de son intérêt particulier . Il faudrait que ceux qui confondent intérêt commun et interêt particulier soient éliminés pour obtenir la volonté générale dans sa pureté . Rousseau croit qu’elle sortira de la somme (algébrique) des différences Chez ceux qui suivent leur intérêt particulier , il n’y a pas de raison que le nombre des cas ou l’intérêt particulier s’oppose à l’intérêt commun soit plus grand que les cas où il va dans le même sens . Ces cas s’annuleront et il restera les cas où l’intérêt commun l’emporte sur l’intérêt particulier . Il faut que toutes les influences qui s’exercent sur le corps politique soient bien dégagées . En ce sens, Rousseau préfère qu’ils n’y ait pas dans le corps politique «  de brigues »   ou « d’associations  partielles », (nous dirions par exemple de partis politiques, le nombre d’opinions qui se confrontent diminue et la loi des grands nombres ne joue plus .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut espérer que chaque citoyen fasse abstraction de ses intérêts particuliers et statue en fonction de sa conception raisonnable du bien commun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Beaucoup de conditions sont à réunir pour que la volonté générale soit bien dégagée , et en particulier des conditions d’information du citoyen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Si le citoyen suffisamment informé délibère » Sous cette formule, se cache le renvoi à de multiples conditions Il faut de l’instruction, (Cf Condorcet) toute république instruit le peuple , une bonne circulation d’une information pluraliste, ce qui suppose la liberté d’opinions . Il faut qu’il ait de la vertu et du civisme , c’est à dire de la part de chacun un intérêt pour la chose publique : il faut savoir distraire du temps à sa vie privée .Il faut que les questions politiques ne soient pas trop complexes pour être à la portée de citoyens ordinaires . (On verra Tocqueville dénoncer dès 1835 les dérives de la démocratie américaine )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB : Il y a toujours un danger que des intérêts particuliers soient pris en compte. Rousseau écrit que le peuple veut toujours le bien, mais qu’il ne le voit pas toujours ; (D’où l’intervention du législateur : il faudrait un Dieu pour donner la loi aux hommes, formule qui est l’expression d’un constat d’impuissance : le peuple sera-t-il jamais capable de se donner de bonnes lois ? On sait très bien qu’on ne trouvera jamais de législateur divin, et les législateurs humains ont trop tendance à faire les lois à leur profit .) (Livre II chapitre VII )&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amb</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://philo.dyndns.info/index.php?title=La_R%C3%A9flexion_Politique&amp;diff=1166</id>
		<title>La Réflexion Politique</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://philo.dyndns.info/index.php?title=La_R%C3%A9flexion_Politique&amp;diff=1166"/>
		<updated>2011-01-18T16:03:28Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amb : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;résumé&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DE LA SOCIETE A LA SOCIETE POLITIQUE&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Notions :  Etat, droit, Justice, liberté, autrui)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==De la société à la société politique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Société se dit au pluriel. Quand va-t-on parler de sociétés politiques? ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Il existe de multiples sociétés ou de multiples associations dont nous faisons partie.&lt;br /&gt;
« Par organisation, j’entends un nombre quelconque d’hommes réunis par le soin d’un même intérêt ou d’un même genre d’affaires » (Hobbes: Le Léviathan chap. XXII P.237)&lt;br /&gt;
Ces intérêts peuvent être familiaux, claniques. La société de brigands a pour but la rapine&lt;br /&gt;
une équipe de football a pour but, la victoire&lt;br /&gt;
Une Eglise regroupe des hommes pour honorer leur Dieu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- &#039;&#039;&#039;Quand parle-t-on de société politique?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les sociétés dont on vient de parler sont des &#039;&#039;&#039;sociétés subordonnées&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
Dans ces multiples sociétés existent des relations de pouvoir:&lt;br /&gt;
Le pouvoir, c’est la capacité qu’a un individu d’obtenir d’un autre un comportement qu’il n’aurait pas adopté spontanément.&lt;br /&gt;
Elles dépendent d’un ordre qui les protège et qui leur impose une régulation. Elles reçoivent leurs règles d’un pouvoir qui les domine.&lt;br /&gt;
EX: La politique que poursuit une équipe de football pour la victoire n’était pas indépendante des lois françaises: on n’a pas le droit de truquer un match. Un père de famille ne peut priver ses enfants d&#039;instruction: il n&#039;est pas totalement maître des décisions qu&#039;il prend pour sa famille.&lt;br /&gt;
Ces sociétés subordonnées peuvent se donner leurs règles et leurs buts, mais pas de manière complètement indépendante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les sociétés politiques ont un pouvoir suprême, unique source du droit et élément qui donne sa cohésion à la structure sociale. (Il pose des règles que toutes les sociétés subordonnées devront suivre.)&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Le pouvoir souverain&#039;&#039;&#039; est celui qui est au dessus des autres. (Souverain, de Super, Au-dessus).&lt;br /&gt;
La souveraineté politique désigne un pouvoir pouvant se déterminer absolument par lui-même.&lt;br /&gt;
Absolument c&#039;est à dire sans être lié par un autre pouvoir.&lt;br /&gt;
Il est indépendant (non lié juridiquement). C’est un pouvoir ultime qui n’émane pas d’un pouvoir supérieur.&lt;br /&gt;
La marque de la souveraineté, c’est donner et casser des lois. (Lois commandements qui s’imposent aux hommes dans leurs relations mutuelles.)&lt;br /&gt;
Dans notre culture émerge un peu à la fois cette idée de souveraineté et de pouvoir souverain. Nous l’appelons état.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« République est le droit gouvernement de plusieurs ménages et de ce qui leur est commun avec puissance souveraine. » Bodin: Les 6 Livres de la République. (Chapitre 1 et 2)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;On reconnaît la société politique à 2 attributs&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’existence d’un pouvoir souverain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le consentement au droit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Une République est l’affaire du peuple, toutefois un peuple n’est pas n’importe qu’elle association d’individus, groupés de n’importe qu’elle façon, mais une association de nombreux êtres humains réunis en société par l’acquiescement au droit et la communauté des intérêts&amp;quot; &#039;&#039;&#039;Cicéron: République I&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une société politique, les actions des hommes sont réglées par le droit&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le pouvoir politique est celui qui imprime au groupe tout entier une impulsion, ce qui suppose une représentation de son but ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Questions: Quelles fins assigner aux sociétés politiques? Excellence du citoyen? Ordre ? Coexistence des libertés?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsqu&#039;Aristote définit l&#039;homme comme un &amp;quot;animal politique&amp;quot;, il veut dire que l&#039;homme ne peut trouver son épanouissement que dans la cité sous la loi. Rappelons la différence   entre &amp;quot; vivre&amp;quot; et &amp;quot; bien vivre&amp;quot;. le but de la cité pour Aristote est un &amp;quot; bien vivre&amp;quot;, c&#039;est à dire s&#039;accomplir moralement et être heureux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ne peut-on essayer de comprendre un homme par sa fin?&lt;br /&gt;
Pour Aristote, l’homme est en puissance seulement, il doit s’accomplir. Il ne peut atteindre sa perfection qu’avec d’autres hommes avec lesquels il entretient des liens durables.&lt;br /&gt;
Un homme seul serait un être dégradé. Les dieux, en ce qu’ils sont parfaits peuvent vivre seuls.&lt;br /&gt;
L’homme n’est pas auto- suffisant, il a besoin de son semblable d’abord pour vivre et se perpétuer (famille), bourgade, groupements de plusieurs familles ( autarcie alimentaire ) mais il a surtout besoin pour bien- vivre, c&#039;est-à-dire pour atteindre son excellence, de la cité.&lt;br /&gt;
Il y a donc quelque chose dans ma nature d’homme qui me pousse à aller vers mon semblable et à vivre avec lui dans la cité.&lt;br /&gt;
La fin de la communauté politique, c’est le « bien vivre » ou encore le bonheur en atteignant l’excellence.&lt;br /&gt;
La fin de la communauté politique est une fin morale. Les lois éduquent, les lois font prendre de bonnes habitudes.&lt;br /&gt;
Ceci se réalise bien sûr dans la cité qui a une bonne constitution. Ce qui est décrit c’est un idéal vers lequel tendent les hommes pour se réaliser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;ANALYSE DU TEXTE. [[Les Politiques d&#039;Aristote|Les Politiques]] 1-2 - 1253a&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les attentes à l&#039;égard du pouvoir politique sont plus ou moins grandes.&lt;br /&gt;
Va-t-on vouloir borner la souveraineté du pouvoir politique? Va-t-on au contraire lui donner l&#039;extension la plus large, en attendant même du politique qu&#039;il s&#039;immisce dans la vie morale?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Ce pouvoir souverain me demande obéissance: qu’est ce qui le fonde ainsi à me faire obéir? ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa force? J’obéirais alors par prudence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu’est- ce qui peut l’autoriser (fonder moralement) à me faire obéir ? J&#039;obéirais alors en me sentant moralement tenu d&#039;obéir. Je suis dans le registre de l&#039;obligation: je dois vouloir obéir. ( Que je le veuille ou non)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une société politique, il y a des lois. Suffit-il qu’elles existent pour qu’on les dise justes?&lt;br /&gt;
Il nous faut poser la question de la légitimité du pouvoir politique.&lt;br /&gt;
Légitimité désigne les conditions de validité d&#039;un pouvoir, son titre pour donner des ordres, pour exiger l&#039;obéissance.&lt;br /&gt;
L&#039;action du pouvoir politique est exercée par des hommes qui donnent des ordres qui doivent être obéis. Qu&#039;est ce qui rend ces ordres obligatoires et pas seulement efficaces?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Max Weber écrit: &amp;quot; De nos jours, la base la plus habituelle de la légitimité est la croyance en la légalité&amp;quot;&lt;br /&gt;
Doit on dire que les lois existantes valent en elles mêmes parce qu&#039;elles existent ? On est là dans le cadre de ce qu&#039;on appelle un &amp;quot;positivisme juridique&amp;quot;&lt;br /&gt;
Peut on, au contraire, exhiber une valeur transcendante à la légalité étatique qui permettrait de dire le pouvoir légitime?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Reprenons la formule de Rousseau dans l&#039;Emile: &amp;quot;Il faut savoir ce qui doit être pour bien juger de ce qui est&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Comment fonder la légitimité du pouvoir politique ?==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Description d&#039;un état de nature et recours à l&#039;idée de  contrat pour penser la légitimité du pouvoir politique===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Rappel historique====&lt;br /&gt;
(Sur ce point voir Robert Dérathé:&amp;quot;Jean - Jacques Rousseau et la science politique de son temps&amp;quot; - Librairie Vrin.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Occident, on a longtemps donné un fondement religieux au pouvoir politique. « Tout pouvoir vient de Dieu » (St Paul Epître aux Romains).&lt;br /&gt;
Il s’en est suivi des querelles  entre le pouvoir religieux et le pouvoir politique pour la prééminence. (Lequel domine l’autre ?). L’intolérance  en matière de religion en découlait parce que celui qui ne partageait pas la religion du prince était suspect d’être hostile au pouvoir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Penser l’état de nature a été une solution pour fonder le pouvoir politique sans référence religieuse.&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’état de nature, c’est un état d’indépendance. On pense les hommes, ou l’homme seul (Rousseau) sans lois, mais sans relation avec Dieu. L&#039;homme  n’y est pas décrit sous l’autorité de Dieu. Chaque homme a seul par nature autorité sur lui même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On fait dans cette perspective naître le pouvoir politique légitime du consentement humain.&lt;br /&gt;
C’est l’idée du contrat. Le pouvoir politique légitime est celui auquel on a consenti à obéir.&lt;br /&gt;
Hobbes, Locke et Rousseau sont des théoriciens du Contrat. La pensée politique moderne s’est forgée dans ce cadre.&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
Les théoriciens du Contrat ont pensé plusieurs contrats possibles&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’idée générale est qu’on échange une liberté naturelle d’indépendance contre une liberté sous la loi ou contre la sécurité.&lt;br /&gt;
On donne son consentement. A partir de ce moment là, on n’est plus contraint d’obéir, mais obligé, puisqu’on a reconnu la valeur du pouvoir auquel on se soumet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a donc des points communs à toutes les descriptions de l&#039;état de nature( liberté d&#039;indépendance - chacun est son propre maître, )et des différences.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Description par Hobbes de l&#039;état de nature====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hobbes décrit un état où les hommes vivent en société, mais sans lois.&#039;&#039;&#039;L’homme est décrit par Hobbes comme un être de désir. A l’état de nature, chaque individu étend sa recherche de satisfaction aussi loin qu’il est en son pouvoir. Aucune norme ne l’oblige à renoncer. Le conflit est généralisé avec un risque permanent de mort. Poussés par leurs passions , rivalité, honneur, fierté , les hommes sont dans un perpétuel état de guerre que la relative égalité qui existe entre eux ( les uns  sont plus faibles, mais plus intelligents, ou l&#039;inverse ) fait durer.&lt;br /&gt;
Chacun doit par l&#039;épée assurer sa propre sécurité. &lt;br /&gt;
A ceux qui lui reprochent cette description, Hobbes rappelle  qu&#039;on met des verrous aux portes, même dans une société politique, et que pour voyager, on se fait escorter.&lt;br /&gt;
L&#039;homme qui possède une raison et est calculateur va calculer les conditions de sa survie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Description par Rousseau de l’état de nature ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2ème Discours – Rousseau: Question: &amp;quot;Quelle est l’Origine de l’Inégalité parmi les hommes et si elle est admise par la loi naturelle ?&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’état de nature s’oppose à état de grâce. Il s’agit de penser l’homme sans Dieu, sans relation avec Dieu afin de laïciser les fondements du pouvoir politique.&lt;br /&gt;
Rousseau donne à sa description le statut d’une hypothèse.&lt;br /&gt;
Par une opération intellectuelle, on ôte à l’homme l’apport de la société.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’homme naturel est seul, ne parle pas, ne pense pas, n’a ni imagination, ni passion. Il n’y a pas lieu de le dire agressif, mais n’ayant pas d’idées, il ne pense pas le bien et le mal, et n’est pas moralement bon.&lt;br /&gt;
L’homme dans l’état de nature jouit d’une liberté d’indépendance. Aucun homme ne naît pour être esclave, aucun homme ne naît pour dominer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux principes innés sont inscrits dans la nature de l&#039;homme, &#039;&#039;&#039;la pitié et l’amour de soi&#039;&#039;&#039; et il est dit &#039;&#039;&#039;perfectible&#039;&#039;&#039; ce qui le sépare des animaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux principes antérieurs à la raison: « L&#039;un nous intéresse ardemment à notre bien être et à notre conservation et l’autre nous inspire une répugnance naturelle à voir souffrir tout être sensible et principalement nos semblables. » La loi naturelle comme maxime de la droite raison ne saurait s’appliquer à l’état de nature, elle n’est pas antérieure aux lois civiles.&lt;br /&gt;
Selon Rousseau, les autres penseurs ont mal décrit l’état de nature, ce n’est pas un état de guerre, il n’y a pas de droit naturel raisonné.&lt;br /&gt;
&#039;&#039;En résumé&#039;&#039;: dans la société du 18ème, Rousseau rencontre des inégalités de fait. Sont elles justes ? Pour en juger Rousseau décrit un état de nature, il montre qu’elles ne peuvent être justifiées par une référence à la nature de l’homme.&lt;br /&gt;
Le pouvoir politique juste sera celui qui restituera aux hommes sous la loi un équivalent de la liberté d’indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La description de l&#039;état de nature met en évidence des origines de l’inégalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;homme n&#039;est pas sociable, il est seulement &amp;quot;fait pour le devenir&amp;quot;. Rousseau fait naître la société d&#039;une catastrophe.&lt;br /&gt;
L&#039;apport de la société est positif pour l’homme: il parle, il pense, sa vie affective se développe. [[Le Langage|Voir cours sur le langage]].&lt;br /&gt;
Les inégalités ne prennent naissance qu’avec la corruption de la société.&lt;br /&gt;
Une société heureuse est possible.&lt;br /&gt;
A &amp;quot;l&#039;âge des cabanes rustiques&amp;quot;, on vit en autarcie, les inégalités naturelles n&#039;entraînent pas de rapport de domination.&lt;br /&gt;
La perfectibilité engendre les inventions techniques: métallurgie, agriculture d&#039;où vont suivre la sédentarisation et les échanges.&lt;br /&gt;
Les échanges concrétisent les inégalités physiques. Avec la propriété, celles-ci se changent en inégalités sociales. Ces inégalités sociales vont être fixées par des lois.&lt;br /&gt;
Les riches tiennent aux pauvres un discours trompeur… les riches proclament que les lois seront utiles à tous.&lt;br /&gt;
« La société déprave l’homme, parce qu’elle substitue à l’indépendance naturelle, une dépendance mutuelle, qui met tout le monde dans les fers. (Contrat Social, Livre I-6)&lt;br /&gt;
Il faut bien comprendre que Rousseau ne condamne pas &#039;&#039;&#039;tout&#039;&#039;&#039; état social en général. ( Voltaire le caricature, en disant que Rousseau &amp;quot; veut nous faire marcher à quatre pattes&amp;quot;)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le problème politique est ainsi posé: pour faire régner la justice. il faut trouver un système politique qui garantisse chacun de toute dépendance personnelle. Il faut créer une liberté civile (sous la loi) qui restitue à l’homme un équivalent de sa liberté naturelle d’indépendance.&lt;br /&gt;
Si les hommes jouissent par nature d’une liberté d’indépendance, chacun a seul autorité sur lui même. L’autorité légitime du pouvoir politique ne pourra naître que d’une délégation, d’un consentement. L’Imperium ne peut naître que d’une convention.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toute autorité politique légitime est de consentement humain. (S’oppose au « Toute autorité vient de Dieu » de St Paul)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;NB: La solution à la question des inégalités est elle politique ou économique ? Rousseau montre bien que la propriété privée engendre la corruption. Les propriétaires tiennent un discours trompeur pour exiger des lois qui défendront leurs seuls intérêts. Sa solution au pb de la société juste est pourtant essentiellement politique. &#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Le contrat au fondement du pouvoir politique légitime===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== But du Contrat dans le Léviathan de Hobbes====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hobbes donne au Contrat un but sécuritaire . Chacun veut avant tout rester en vie  , se voir protégé de son voisin, et voir sa défense assurée contre les ennemis de l&#039;extérieur.On attend de l&#039;ordre politique la création d’une société pacifiée. Il y a un contrat entre les individus au profit de l’état ainsi crée.&lt;br /&gt;
Le Léviathan est le représentant: tous les individus sont présents en lui, ils l’ont institué. Mais il les remplace, il se substitue aux individus pour légiférer à leur place. Chacun s’est dépouillé de tous ses droits. La volonté du Léviathan est loi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== But du Contrat, dans le &amp;quot;Contrat social&amp;quot; de Rousseau.====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un premier temps, les particuliers s’unissent en un peuple, dans un deuxième temps, chaque membre du tout contracte avec le tout. Le contrat fait naître la souveraineté parce que chacun aliène au profit du souverain son indépendance naturelle .La souveraineté réside alors dans le peuple.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;a/ But du contrat social&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
« Trouver une forme d’association qui défende et protège de toute la force commune, la personne et les biens de chaque associé, et par laquelle chacun s’unissant à tous n’obéisse pourtant qu’à lui même et reste aussi libre qu’auparavant. » ( Livre I Chapitre VI)&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qu’attend-on de l’état ou du pouvoir politique ?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
La sécurité des personnes et des biens&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;et&#039;&#039;&#039; la liberté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Ici se place le débat entre Rousseau et Hobbes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le contrat vise dans le &amp;lt;u&amp;gt;Léviathan&amp;lt;/u&amp;gt; la création d’une société pacifiée. Il y a un contrat entre les individus au profit de l’état ainsi crée.&lt;br /&gt;
Le Léviathan est le représentant: tous les individus sont présents en lui, ils l’ont institué. Mais il les remplace, il se substitue aux individus pour légiférer à leur place. Chacun s’est dépouillé de tous ses droits. La volonté du Léviathan est loi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau critique cette soumission à la volonté d&#039;un autre.&lt;br /&gt;
A quoi peut-on légitimement consentir? Le pacte social légitime ne peut être un pacte de soumission. La liberté est inaliénable.&lt;br /&gt;
Demander à un homme d’aliéner sa liberté, ce serait lui demander de faire une convention qui tourne toute à son désavantage.&lt;br /&gt;
« Je fais avec toi une convention toute à ta charge et toute à mon profit que j’observerai tant qu’il me plaira et que tu observeras tant qu’il me plaira » (Contrat Social Livre I chapitre IV)&lt;br /&gt;
Le pacte social doit empêcher qu’un associé puisse en soumettre un autre à sa volonté. Il faut supprimer les rapports de force. Tous les contractants se soumettent également à la loi sans perdre leur liberté, si la loi émane de la souveraineté populaire: c’est une liberté d’autonomie. (Chacun obéit à une loi qu’il a lui même votée)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;b/ Clauses du contrat&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles se ramènent à une seule dit Rousseau. La liberté est liée à la nature de la loi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
Le concept de &amp;quot;Volonté générale &amp;quot; est un concept clef.&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
La loi doit être volonté générale:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un premier temps, chacun se dépouille de tous ses droits naturels, chacun s’en dépouille également, pour qu’il n’y ait pas de privilèges, et pas de rapports de dépendance et reçoit en échange des droits civils, c’est à dire des droits garantis par la loi: propriété de ses biens, liberté civile. C’est la loi qui lui confère ces droits là. Le juste et l’injuste sont maintenant définis par la loi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun promet d’obéir à la loi. On peut être libre en obéissant. Il faut comprendre comment l’obéissance à la loi, peut garantir à chacun une forme de liberté. L’obéissance à la loi préserve d’obéir à un autre homme. Le citoyen, libéré d’une servitude particulière n’est pas non plus plus écrasé par le joug de la communauté ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la loi est volonté générale, elle vise au bien commun. Elle va donc dans le sens de l’intérêt véritable de chacun.&lt;br /&gt;
La volonté générale est possible, si un intérêt commun unit les citoyens. Elle n’est pas sacrifice de soi, mais dérive de l’amour de soi. « Faire le bien pour le bien, c’est le faire pour soi, dans son propre intérêt »&lt;br /&gt;
En obéissant à la volonté générale, je travaille au bien commun en même temps qu’à mon propre bien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la loi ne représente qu’une somme d’intérêts particuliers, au lieu de viser le bien commun, des rapports de dépendance demeurent. On peut se retrouver soumis aux intérêts des autres. (Par exemple, en termes modernes des intérêts économiques d’une minorité.)Dans ce cas la loi est selon le vocabulaire de Rousseau &amp;quot;Volonté de Tous&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Qu’est-ce qu’une loi ?(une bonne loi)&#039;&#039;« C’est une déclaration de la volonté générale sur un objet d’intérêt commun » &lt;br /&gt;
« C’est quand tout le peuple statue sur tout le peuple ».&lt;br /&gt;
La loi doit émaner de tout le peuple et ne jamais statuer sur un cas particulier. ((Par exemple si la loi dit qu’il y aura des privilèges, elle ne dit pas quel particulier doit en jouir).  Statuer sur un cas particulier c’est appliquer la loi, c’est un acte de magistrature.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;c/ Comment faire pour que la volonté générale soit bien dégagée ?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut que chaque citoyen fasse abstraction de ses intérêts particuliers et statue en fonction de sa conception raisonnable du bien commun.&lt;br /&gt;
Il faut qu&#039;il ait de la vertu et du civisme.&lt;br /&gt;
Beaucoup de conditions sont à réunir pour que la volonté générale soit bien dégagée, et en particulier des conditions d’information du citoyen.&lt;br /&gt;
« Si le citoyen suffisamment informé délibère.... » (Voir livre II chapitre III Si la volonté générale peut errer) Il faut de l’instruction, (Cf Condorcet), une bonne circulation d’une information pluraliste, il faut que les questions politiques ne soient pas trop complexes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a toujours un danger: que des intérêts particuliers soient pris en compte. Rousseau écrit que le peuple veut toujours le bien, mais qu’il ne le voit pas toujours.&lt;br /&gt;
D’où l’intervention du législateur: il faudrait un Dieu pour donner la loi aux hommes, formule qui est l’expression d’un constat d’impuissance: le peuple sera-t-il jamais capable de se donner de bonnes lois ? On sait très bien qu’on ne trouvera jamais de législateur divin, et les législateurs humains ont trop tendance à faire les lois à leur profit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut une éducation à la citoyenneté: être revêtu du statut juridique du citoyen ne suffit pas, chacun doit donner de la consistance à ce statut: vouloir s&#039;informer, dégager de son temps pour la participation à la vie politique, le distraire au besoin du temps consacré aux affaires privées. (il faut de la vertu civique)&lt;br /&gt;
Il faut aussi des conditions extérieures comme la libre circulation des opinions dans l&#039;état, une presse pluraliste (etc.) [[Liberté d&#039;opinion dans l&#039;état]].&lt;br /&gt;
Les conditions juridiques de la liberté sont essentielles, mais la liberté s&#039;apprend également.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le problème de la République est-il insoluble ?&lt;br /&gt;
Kant dans « &#039;&#039;&#039;Qu’est-ce que les Lumières&#039;&#039;&#039; » souligne bien qu’on ne peut  pas devenir libre sous la conduite d’un autre. tout peuple doit faire lui même ses expériences, même si elles sont périlleuses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Le &amp;quot;Contrat social &amp;quot; décrit une norme , il définit une exigence. Les Républiques réelles - dont la nôtre- sont encore à distance de l&#039;idéal défini.&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 4 / Fonder la légitimité du pouvoir politique requiert-il la référence à un droit naturel?==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre République a pour fondement la souveraineté populaire. Le peuple vote la loi indirectement par le biais des représentants qu&#039;il s&#039;est choisi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Constitution  de la V ème République renvoie pourtant dans son Préambule à la Déclaration des droits de l&#039; homme de 1789.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous admettons donc la référence à des droits inaliénables attachés de toute éternité à l&#039;essence de l&#039;homme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
( Voir la Lecture des Déclarations des Droits de l&#039;Homme  )[[Les Droits de l&#039; Homme ]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
________________________________________________________________________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 5 / Que gagne-t-on à vivre sous la loi? ?==&lt;br /&gt;
______________________________________________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous nous plaçons toujours dans la perspective de la &amp;quot; bonne loi&amp;quot; , volonté générale.(Voir Contrat Social Livre I Chapitre VIII De l&#039;état civil)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Vivre sous la loi change la simple possession en propriété garantie par la loi&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Vivre sous la loi confère une liberté physique :ne pas périr sous les coups d’un assassin&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
« C’est pour ne pas être victime d’un assassin qu’on consent à mourir si on le devient »&lt;br /&gt;
Le contrat social a pour fin la conservation des contractants, cela suppose quelques risques&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Vivre sous la loi confère une liberté morale&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« O  Emile, où est l’homme de bien qui ne doit rien à son pays ?Quel qu’il soit, il lui doit ce qu’il y a de plus précieux pour l’homme, la moralité de ses actions et l’amour de la vertu ». Emile Livre - V - 7&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===a/La liberté civile est –elle supérieure à la liberté naturelle ?===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hobbes considère que le pouvoir politique ne fait que prendre en charge la sécurité des sujets et assurer leur désir fondamental: la survie; on gagne seulement la paix civile et cette liberté physique qui consiste à de ne pas être agressé par son prochain.&lt;br /&gt;
On n’attend pas du pouvoir politique la conversion à une quelconque moralité.&lt;br /&gt;
Rousseau par contre attend de l’état civil plus que la liberté physique. La vie sociale, sous de bonnes lois doit pour lui achever d’accomplir l’humanité de l’homme. Il pense que nous sommes capables d’être raisonnables. En chacun d’entre nous, il y a un individu et un être raisonnable qui peut passer de la considération de son intérêt privé à l’intérêt général.&lt;br /&gt;
Chaque fois que la loi nous interdit de céder à « l’impulsion physique » c’est à dire au mécanisme de la nature, elle nous éduque moralement, elle nous fait être raisonnable en nous amenant à obéir à une loi raisonnable. C&#039;est le déploiement de la perfectibilité de l&#039;homme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On ne peut pas dire seulement &amp;quot; l&#039;homme est libre&amp;quot;, la liberté morale s&#039;apprend également, elle prend sa consistance sous de bonnes lois.&lt;br /&gt;
Contrat social livre I chap 8 : « L’impulsion du seul appétit est esclavage, l’obéissance à la loi qu’on s’est prescrite est liberté »&lt;br /&gt;
[[Contrat Social Livre I Chapitre VIII]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===b/La loi peut- elle rendre moral un citoyen?=== &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment pourrait-on en juger. ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aristote : la loi fait prendre de bonnes habitudes  et à la longue la partie irrationnelle de l’âme semble modelée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La moralité est elle seulement affaire de comportement extérieur? Rendre moral un homme, n&#039;est -ce pas transformer sa volonté, la rendre bonne? &lt;br /&gt;
Il faut faire la différence entre agir conformément à la moralité ou par moralité.(Ne pas voler par calcul égoïste d’intérêt, par peur d’être puni, ou ne pas voler parce qu’on considère qu’il est immoral de voler.)&lt;br /&gt;
Kant dans le Projet de Paix perpétuelle, écrit que la loi peut faire de nous de bons citoyens (régler nos comportements extérieurs), elle ne peut pas nous rendre moraux. Un peuple de démons serait un peuple de gens  toujours animés d’une volonté mauvaise. Même un peuple de démons peut se donner une bonne constitution. Sans prendre en compte l’intériorité de la volonté, on peut obtenir une obéissance à la loi telle que les libertés puissent quand même coexister.&lt;br /&gt;
Une question est en suspend : « Qu’attendons nous de l’état ? Appartient-il aussi à l’état de nous éduquer moralement ? »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===c/Le pouvoir politique doit-il prendre pour fin d’éduquer moralement le citoyen?=== &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela supposerait en un sens que la loi positive de l’état doit l’unique principe de justice, ou que le pouvoir politique se constitue en autorité morale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ne serait-ce pas affirmer que le pouvoir politique doit régner entièrement sur les consciences ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La volonté générale écrit Rousseau(..) qui est source des lois, est pour tout les membres de l’état, par rapport à eux et à lui, la règle du juste et de l’injuste. » (Économie Politique 1 241-242 )&lt;br /&gt;
Rousseau semble récuser l’idée de l’existence d’une loi naturelle ayant encore autorité après le Contrat, ou de la possibilité pour la conscience individuelle de juger la loi au nom de ses principes moraux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Le pouvoir souverain ne peut passer les bornes de l&#039;utilité publique&amp;quot; écrit Rousseau. &lt;br /&gt;
Qu&#039;est ce qui est d&#039;utilité publique? N&#039;est-ce pas le législateur lui même qui en décide?&lt;br /&gt;
Prenons un exemple: &lt;br /&gt;
&amp;quot;Les sujets ne doivent compte au souverain de leurs opinions qu&#039;autant que ces opinions importent à la communauté&amp;quot; (Livre IV Chapitre 8)&lt;br /&gt;
Il est question dans ce chapitre des opinions religieuses et de la religion civile. Rousseau pense  qu’un athée ne peut-être un bon citoyen, pas plus qu’un catholique romain . On doute qu&#039;un athée puisse respecter les contrats . Un catholique romain  risque d&#039;être pris dans le dilemne d&#039;une double obéissance ( à Rome et à la loi de l&#039;état). D’où, imposés par le Contrat, les dogmes d’une religion civile. (existence d’un Dieu rémunérateur et vengeur, immortalité de l’âme, tolérance)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Ne peut-on craindre que la volonté générale ne tende à s’immiscer dans les consciences et à imposer des valeurs morales ?&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
.&lt;br /&gt;
La liberté ne consisterait-elle pas à soustraire une sphère privée à l’emprise du pouvoir politique ?(sphère des opinions religieuses et des valeurs morales)&lt;br /&gt;
C&#039;est la question du libéralisme politique.&lt;br /&gt;
Benjamin Constant oppose la Liberté des Anciens, à la Liberté des modernes.&lt;br /&gt;
La liberté des Anciens repose sur la participation à la vie politique.La règle démocratiquement élaborée peut entrer dans le détail de l’existence quotidienne,(légiférer par exemple sur le nombre de cordes que doit avoir tel instrument de musique) l’Ancien ne s’en considère pas moins comme un homme libre. &lt;br /&gt;
Les modernes dit Benjamin Constant, aspirent à soustraire à l’emprise du pouvoir politique la conduite de leur existence (dire son opinion, aller et venir, se réunir à d’autres pour le culte ou par fantaisie.Il faut marquer une frontière entre l’existence privée de l’homme, qui inclut la sphère économique  et ce qui concerne le citoyen .&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La liberté consiste pour les modernes à se garantir contre l’emprise du pouvoir politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===d / Conclusion: Qu&#039;est ce qu&#039;être libre politiquement ?===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Être citoyen et voter la loi qui nous préserve d&#039;être des sujets ? ( d&#039;obéir à une volonté étrangère à la notre ), ou bien jouir d&#039;une sphère privée dans laquelle la loi ne pénètre pas ?&lt;br /&gt;
On peut emprunter à Hobbes la formule: n&#039;est-on pas &#039;&#039;&#039;libres dans le silence de la loi&#039;&#039;&#039;?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
________________________________________________________________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 6/ La question de l&#039;exécution de la loi :pouvoir de l&#039;état et  force.==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===1/ Qu’est- ce que gouverner ?===&lt;br /&gt;
Gouverner, c’est appliquer la loi. La loi est toujours générale, il faut l’appliquer à des cas particuliers. Il s’agit d’actes de magistrature. (Le magistrat, celui qui applique la loi)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En France, nous vivons sur un principe hérité de Montesquieu, celui de la séparation des pouvoirs.&lt;br /&gt;
Tout pouvoir pensait Montesquieu tend à « abuser du pouvoir ». Il faut que le pouvoir arrête le pouvoir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau songe plutôt à la prééminence du pouvoir législatif. Les magistrats doivent être enfermés dans « l’enceinte sacrée des lois ». (Voir Lettres écrites de la Montagne - Huitième Lettre ) Ils ne doivent pas modifier les lois, ni même en modifier l’esprit en les appliquant.&lt;br /&gt;
Le peuple souverain est plutôt appelé à exercer une surveillance sur les magistrats.&lt;br /&gt;
Rousseau se préoccupe des problèmes liés à la délégation du législatif. Toutefois, réfléchissant à une Constitution réelle, pour la Pologne, il admet la nécessité de députés.&lt;br /&gt;
La légitimité du pouvoir politique est donc surtout liée pour lui à la qualité du législatif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs formes de gouvernement sont possibles toutes aussi légitimes.&lt;br /&gt;
Si l’exécutif est confié à un seul, ou à plusieurs, on aura une monarchie, ou une aristocratie.&lt;br /&gt;
Dans les deux cas, il y a République, si la loi est volonté générale. « J’appelle République, tout état régi par des lois ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===2/Le cas particulier de la démocratie.===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le texte du Contrat Social énonce une norme et nous faire prendre conscience de la distance entre la norme et la pratique réelle, afin de comprendre mieux les difficultés et les risques des pouvoirs politiques existant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au sens courant, actuellement, nous appelons démocratie un système politique dans lequel il y a souveraineté populaire, souveraineté déléguée d’ailleurs à des représentants.&lt;br /&gt;
Nous jugeons démocratique, un état dans lequel les valeurs des droits de l&#039;Homme sont respectées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La démocratie pour Rousseau, dans le Contrat Social est une forme particulière de gouvernement, idéale et impossible.&lt;br /&gt;
Le pouvoir législatif n&#039;est pas délégué à des représentants.&lt;br /&gt;
Le peuple souverain y exerce également toutes les magistratures, l’exécutif n&#039;est délégué.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Idéale, parce que celui qui fait la loi, saurait l’appliquer sans en pervertir l’esprit.&lt;br /&gt;
Impossible, parce que la loi étant toujours générale, le législateur risque de se corrompre s’il se préoccupe trop en même temps de l’application à des cas particuliers.&lt;br /&gt;
En ce sens, aucune démocratie n’a jamais existé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau énumère un grand nombre de conditions: « Un état très petit, où le peuple soit facile à rassembler … une grande simplicité de mœurs qui prévienne les questions épineuses … beaucoup d’égalité dans les rangs et les fortunes, pas de luxe … »&lt;br /&gt;
Athènes a connu des formes politiques se rapprochant de cette démocratie idéale, (mais pour un nombre restreint de citoyens ). Il est difficile de faire qu’un peuple soit constamment assemblé sur la place publique et exerce des magistratures, au risque de délaisser ses affaires privées. Un tel système de gouvernement serait fragile, sujet à la démagogie et aux passions populaires. « sujet aux guerres civiles et aux agitations intestines. »&lt;br /&gt;
« S’il y avait un peuple de Dieux, il se gouvernerait démocratiquement, écrit Rousseau. Un gouvernement si parfait ne convient pas à des hommes » Contrat Social - Livre 3- Chapitre IV&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB : Le mot démocratie peut revêtir plusieurs sens différents, et il faut toujours le préciser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-Démocratie au sens du Contrat Social&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-Démocratie au sens actuel courant &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-Démocratie au sens de Tocqueville dans De la démocratie en Amérique, ou le mot démocratie renvoie à une transformation en profondeur de l&#039;organisation sociale lié à l&#039;égalité des conditions. [[De la Démocratie en Amérique - Alexis de Tocqueville | Analyse du Texte de Tocqueville]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===3/ Tout état, pour faire exécuter la loi n&#039;a-t-il pas besoin de la force?===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chaque citoyen, même s&#039;il reconnait le bien fondé de la loi a souvent envie de s&#039;en exempter. &lt;br /&gt;
Il faut que l&#039;état dispose d&#039;un appareil de sanctions. Max Weber sociologue, définit l&#039;état par &amp;quot;le monopole de la violence légitime&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La loi juste doit être aussi forte , sinon elle reste lettre morte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« En effet chaque individu peut comme homme avoir une volonté particulière contraire ou dissemblable à la volonté générale qu&#039;il a comme citoyen. Son intérêt particulier peut lui parler tout autrement que l&#039;intérêt commun;....&lt;br /&gt;
Afin donc que le pacte social ne soit pas un vain formulaire, il renferme tacitement cet engagement qui seul peut donner de la force aux autres, que quiconque refusera d&#039;obéir à la volonté générale y sera contraint par tout le corps: ce qui ne signifie autre chose sinon qu&#039;on le forcera à être libre&amp;quot; (Contrat Social Livre I chapitre VII)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rousseau admet qu’on puisse exercer sur les citoyens « une contrainte pour la liberté » Si la loi est bonne, c’est faire malgré lui le bien du citoyen que de lui imposer l’obéissance à la loi : c’est le pousser vers son propre bien .&lt;br /&gt;
Les adversaires de Rousseau font remarquer que Robespierre et Saint Just ont voulu exercer  le « terreur » pour le bien . « La Terreur, c’est la Vertu » .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La force peut donc être être mise au service du droit. Rousseau admet la peine de mort.Les citoyens qui reçoivent la protection de la loi doivent aussi accepter de mourir lorsqu&#039;ils se rendent coupables d&#039;une transgression.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&amp;quot;Le traité social a pour fin la conservation des contractants. Qui veut la fin veut aussi les moyens, et ces moyens sont insépa- rables de quelques risques, même de quelques pertes. Qui peut conserver sa vie aux dépens des autres doit la donner aussi pour eux quand il faut. Or, le citoyen n&#039;est plus juge du péril auquel la loi veut qu&#039;il s&#039;expose ; et quand le princes lui a dit : « II est expédient à l&#039;État. que tu meures », il doit mourir, puisque ce n&#039;est qu&#039;à cette condition qu&#039;il a vécu en sûreté jusqu&#039;alors, et que sa vie n&#039;est plus seulement un bienfait de la nature, mais un don conditionnel de l&#039;État La peine de mort infligée aux criminels peut être envisagée à peu près sous le même point de vue : c&#039;est pour n&#039;être pas la victime d&#039;un assassin que l&#039;on consent à mourir si on le devient&#039;&#039;&amp;quot;.Contrat Social&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===4/ L&#039;état n&#039;est il pas toujours l&#039;expression des rapports de force ? Critique marxiste de l&#039;état.===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l’on regarde l’appareil d’état, on constate qu’il « fonctionne à la violence » : police gendarmerie, armée, tribunaux, prisons incarnent l&#039;état.&lt;br /&gt;
Althusser ajoute l&#039;école comme appareil idéologique d&#039;état.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’état est il vraiment un arbitre entre des intérêts en conflits ? N’est-il pas plutôt le moyen pour une minorité d’exercer son pouvoir sur le reste de la société? Si l’état est à ce point violent pensent Marx et Lénine, c’est parce qu’il est toujours au service d’une classe dominante. Ils parlent alors de l&#039;état &amp;quot;féodal&amp;quot; ou de l&#039;état &amp;quot;bourgeois&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une société, il n’y a jamais de bien commun, ou d’intérêt commun mais il y a lutte des classes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’idéologie véhiculée par la classe dominante donne l’apparence d’un bien commun. Ce qu’on appelle juste, à une époque donnée, c’est ce qui sert les intérêts de la classe dominante. Pour Marx la justice est l’expression de rapports de force.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’où la lecture marxiste de la Déclaration des Droits de l’homme, qui consiste à y voir la sauvegarde des droits de la bourgeoisie (défense de la propriété privée par exemple) et le moyen de la conquête du pouvoir politique par la bourgeoisie au détriment de l’aristocratie féodale, les intérêts de la bourgeoisie étant présentés comme des intérêts universels.&lt;br /&gt;
L&#039;état doit dépérir, puis disparaître, si la révolution parvient à supprimer les rapports de classe.&lt;br /&gt;
Nota Bene: Lénine, dans L&#039;état et la Révolution&amp;quot; (1917) fait la théorie d&#039;une dictature du prolétariat, et donc du maintien transitoire d&#039;un état armé et fort pour lutter contre les ennemis de la Révolution. L&#039;ex URSS, n&#039;a connu que cet état &amp;quot;socialiste&amp;quot; et non le dépérissement de l&#039;état d&#039;une société communiste. ( Si l&#039;on en reste à la théorie.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
____________________________________________________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 7 L&#039;exécution de la loi: La justice: appliquer la loi dans des cas particuliers. ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Justice et équité===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le juste c’est ce que stipule la lettre  la loi, alors le juge doit se borner à mettre en relation la généralité de la loi avec des cas particuliers. Ne faut-il pas faire intervenir une vertu de justice qui  serait propre.au magistrat ? C&#039;est la vertu d&#039;&#039;&#039;&#039;équité&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La loi n’ a  pas pu prévoir tous les cas : il y a des vides juridiques .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Quand la loi pose une règle générale, et que là-dessus survient un cas hors de la règle générale, on est alors en droit, là où le législateur a omis de prévoir le cas et a péché par excès de simplification, de corriger l’omission et de se faire l’interprète de ce qu’eut dit le législateur lui-même s’il avait été présent à ce moment, et de ce qu’il aurait porté  dans sa loi s’il avait connu le cas en question ». Ethique à Nicomaque - Aristote V- 14&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Appliquer la loi à la lettre peut dans certains cas sembler injuste: le vol en cas de nécessité quand on est sur le point de mourir de faim est-il condamnable au même titre qu&#039;un vol pour se procurer du superflu?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’équitable est un correctif de la loi, là où la loi a manqué de statuer à cause de sa généralité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’équitable, tout en étant juste, n’est pas le juste selon la loi, mais un correctif de la justice légale. » La loi a besoin d’équité. Elle a besoin de descendre vers la particularité des cas. Aristote prend l&#039;exemple de la règle de plomb utilisée dans les constructions de Lesbos, règle qui suivait le détail de l&#039;architecture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un cas particulier, il faut s’autoriser à se faire l’interprète de la loi&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ne faut il pas parfois désobéir a la lettre de la loi pour retrouver son esprit?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut distinguer l’esprit et la lettre de la loi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exemples de St Thomas:&lt;br /&gt;
La loi veut que l&#039;on rende les dépôts. si un fou a laissé son épée en dépôt, il est bon de ne pas le lui rendre. Une bonne loi est faite pour le bien commun. Contre la lettre de la loi, il faut retrouver son esprit. rendre au fou son épée pourrait aboutir à engendrer une conséquence contraire au bien commun.&lt;br /&gt;
La loi stipule un couvre-feu: il faut fermer les portes de la cité. Si des défenseurs utiles à la cité se trouvent hors les murs, on va ouvrir les portes de la cité pour aller dans le sens de l&#039;esprit de la loi qui vise le bien commun.&lt;br /&gt;
On peut donc désobéir à la lettre de la loi, pour retrouver son esprit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La valeur de la jurisprudence.===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Actuellement en France, il y prolifération de lois, les textes de loi se particularisent: on va vers le décret pour enserrer le juste dans la lettre de la loi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;Angleterre, est un pays de Common Law. Le droit est jurisprudentiel. Le droit anglais n’a pas été défini par le législateur, mais peu à peu par les cours de justice. On a jugé selon les circonstances en évitant les règles générales abstraites. Beaucoup de décisions sont issues de magistrats non professionnels. il s&#039;agit d&#039;un droit jurisprudentiel inachevé. C’est au jugement qu’il incombe d’être juste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Conclusion&#039;&#039;&#039;: on a écrit la loi pour préciser la légalité; même si on admet que cette légalité est juste encore faut-il, pour faire régner la justice dans des situations particulières qu’un homme invente, innove là où la loi ne dit rien, et cela fait intervenir la vertu d’équité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
______________________________________________________________________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==8 / Justice et justice sociale==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La justice suppose – t - elle l’égalité ?Les concepts aristotéliciens===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La justice renvoie pour nous à l’égalité en droits.&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Nous avons hérité nos concepts de justice d’Aristote&#039;&#039;&#039;. Aristote distingue deux aspects de la justice&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’un renvoie à la proportionnalité&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’autre à l’égalité .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;La justice distributive&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;, répartit les charges et les biens selon une proportion  géométrique, fonction des mérites et des capacités. « Si les personnes ne sont pas égales, elles n’auront pas de part égale. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La justice de la distribution doit se baser sur le mérite, mais les critères du mérite varient selon les régimes politiques et les valeurs reçues dans une société.    Proportionnalité&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;La justice commutative et corrective&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les transactions privées, c’est une égalité arithmétique qui l’emporte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il faut égaler objet à objet, de telle façon que ce que tout ce que l’un a reçu en plus, il le restitue en égale quantité ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci vaut pour l’achat et la vente, transactions volontaires.     &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certaines transactions sont « involontaires » : le vol , le meurtre&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le juge s’efforce au moyen  du châtiment d’établir l’égalité en enlevant le gain obtenu » (Éthique  à Nicomaque  V 7)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l’on fait une synthèse, l’injuste est celui  qui prend plus que sa part des bonnes choses (richesses, honneurs) et pas assez des mauvaises (travail, danger).L’action juste est un moyen terme entre avoir trop et avoir trop peu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La justice dans la société La théorie de la justice de Rawls===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rawls essaie de pensée une société juste, ou la justice ne passe pas seulement par l’égalité en droits.&#039;&lt;br /&gt;
Sa réflexion est menée à partir de deux refus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Refus des sociétés qu’il nomme totalitaires ( ex URSS)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Refus des  conceptions utilitaristes en vogue dans le monde anglo-saxon&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Les sociétés totalitaires&amp;lt;/u&amp;gt; : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles ont essayé de faire régner la justice, conçue comme égalité, mais au mépris des droits libertés. Les droits sociaux sont égaux mais les individus sont privés des libertés de se déplacer , de penser , d’entreprendre .. .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Les conceptions utilitaristes Stuart Mill.&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les utilitaristes pensent que chaque individu  est animé par la recherche de son utilité, son plus grand bonheur, son plus grand plaisir. Chacun peut promouvoir ses fins s’il n’affecte pas le bien être des autres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qui vaut pour tout individu vaut pour toute la société.Il faut augmenter le bien être du groupe&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon la doctrine utilitariste, chacun a le devoir moral de chercher en toute occasion à accroître l’utilité générale ; ou en d’autres termes à contribuer au plus grand bonheur du plus grand nombre&lt;br /&gt;
Le bien commun est défini comme une somme de plaisirs. On juge les actions à leurs conséquences  et non à leurs intentions.&lt;br /&gt;
« On vise le plus grand bien du plus grand nombre »&lt;br /&gt;
Les sociétés utilitaristes sont des sociétés sacrificielles. On peut accepter la douleur d&#039;une visite chez le dentiste pour se procurer le bien être de ne plus avoir mal aux dents.L’utilitarisme légitime toute violation des droits de l’homme si elle est nécessaire à l’accomplissement du bien commun&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un village indien, 20 indiens vont être fusillés pour l’exemple, on demande à Jim d’en tuer un lui-même et les 19 autres seront épargnés.N&#039;y -at-il pas alors une rationalité de l&#039;acceptation du meurtre?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a une rationalité du sacrifice.(&amp;quot;Il était un petit navire&amp;quot;, on sacrifie le plus jeune) &lt;br /&gt;
&amp;quot;Le vaisseau est l’emblème de chaque nation, tout devient légitime et même vertueux pour le salut public »  HELVETIUS 1758&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’utilitarisme accepte donc que le bien être social ait son lot de victimes.&lt;br /&gt;
Rawls affirme au contraire  que chaque personne possède une inviolabilité qui, même au nom du bien être de toute la société ne peut être transgressée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;La solution de Rawls.&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le but de la politique démocratique n’est pas d’augmenter le taux net  de satisfaction sociale , mais  de répartir les avantages et les tâches selon des principes susceptibles d’être acceptés par tous;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On place tous les sociétaires sous un voile d’ignorance:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le voile d’ignorance est une fiction comparable à l’état de nature. Chacun ignore son statut social, sa place dans la société. Chacun décide en tant qu’être raisonnable, ignorant ce qui l’individualise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux principes se dégagent:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En schématisant beaucoup:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1/ Les droits -libertés doivent être les mêmes pour tous&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Chaque personne doit avoir un droit égal au système le plus étendu des libertés de base pour tous qui soit compatible avec le même système pour les autres.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2/ Les inégalités sociales et économiques peuvent subsister Elles doivent être à l’avantage de tous et organisées de telle sorte qu’elles servent à améliorer la position des plus défavorisés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y pour Rawls des inégalités naturelles (talents) et sociales irréductibles qui se traduisent par des différences de productivité. Le problème n’est pas tant de vouloir les supprimer que de les mettre au service de tous et des plus défavorisés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a des inégalités injustes et des inégalités justes. Celui qui pourrait être la victime ne sera pas sacrifié au nom du bien commun. Il suffit que la position du plus mal loti s’améliore pour que l’état final soit plus juste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’état le plus juste est l’état qui au point de vue économique et social rend maximale la position du sociétaire le plus défavorisé: MAXIMIN&lt;br /&gt;
Il faut Maximiser la position minimale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc pour Rawls une société juste peut admettre des inégalités.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les politiques qui vont dans le sens de ce Maximin sont des politiques de redistribution par l’impôt ou de discrimination positive. Mais il faut que ces politiques de transfert vers les plus défavorisés ne découragent pas les plus productifs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
______________________________________________________________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 9 /Qu&#039;enseigne la pratique politique ? Les leçons du réalisme politique. ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les limites de l&#039;idéalisme politique ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu&#039;à présent, notre approche du politique a consisté,&lt;br /&gt;
A/ A choisir une référence éthique, à tenter de trouver une norme pour juger tout pouvoir politique (est juste tout ce qui est conforme au droit naturel)&lt;br /&gt;
B/ A définir un « meilleur régime » : la République ou une « meilleure forme de. gouvernement » la démocratie.&lt;br /&gt;
C/ à se demander si l&#039;homme peut devenir « meilleur « sous la loi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La philosophie, lorsqu&#039;elle se penche sur la politique doit -elle seulement réfléchir à un devoir être ? Ce faisant, ne risque-t-elle pas de parler de quelque chose qui n&#039;existe pas ?&lt;br /&gt;
Sur le plan moral, elle parle d&#039;homme doués d&#039;une perfection qu&#039;on ne rencontre jamais : Les hommes devraient être des citoyens raisonnables soucieux du bien commun ...&lt;br /&gt;
On en est réduit à déplorer que les hommes n&#039;aient pas cette perfection qu&#039;ils devraient avoir. La réalité paraît insuffisante.&lt;br /&gt;
De même les défauts des constitutions paraissent être dus à la perversité humaine.&lt;br /&gt;
Les idées politiques risquent d&#039;être utopiques, si elles exigent pour être mises en pratique de s&#039;appliquer à des hommes qui n&#039;existent pas. Si les hommes étaient parfaits, il n&#039;y aurait pas besoin de constitutions.&lt;br /&gt;
La philosophie, en cherchant l&#039;idéal, manque le réel tel est le reproche fait à ce qu&#039;on appelle alors &amp;quot; l&#039;idéalisme en politique&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Ne faut-il pas mener l&#039;investigation du côté de la réalité et trouver des enseignements dans l&#039;expérience ? ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le politique pratique : c&#039;est celui qui agit. (Vocabulaire de Spinoza, dans le Traité Politique)&lt;br /&gt;
Il a affaire à des hommes réels dont la nature ne semble pas tournée vers la bonté :&lt;br /&gt;
« Il y aura des vices aussi longtemps qu&#039;il y aura des hommes »&lt;br /&gt;
Ces politiques pratiques s&#039;attachent « à leur salut personnel », « s&#039;adaptent à la malice humaine ». Mus par la crainte de perdre leur pouvoir, ils emploient souvent des moyens immoraux. On les taxe d&#039;immoralité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Qu&#039;enseigne le politique pratique ? ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela revient à se demander ce qu&#039;enseigne l&#039;expérience historique, à regarder agir les hommes politiques dans une courte séquence historique.. On s&#039;en tient alors au phénomène, à ce qui apparaît dans l&#039;histoire. Il faudra se demander si ce qu&#039;on conclut de l&#039;expérience peut être une objection contre l&#039;Idée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Machiavel dans « Le Prince » choisit d&#039;avoir un tel regard sur la politique. &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous alors faire une courte analyse de ce qu&#039;on a pu appeler &amp;quot; le machiavélisme&amp;quot;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;On peut retenir 3 points&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1 / Le politique pratique a pour but la puissance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2/ La politique est une activité circonstancielle pour acquérir et garder le pouvoir, elle est mise en œuvre de moyens adaptés à ce but. Elle est de l&#039;ordre de la technique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3/ La nature humaine est telle que la politique est en rupture avec la morale, si elle veut être efficace.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Machiavel a laissé son nom à l&#039;emploi de moyens tortueux, de l&#039;ordre de la ruse, pour parvenir à ses fins (procédé Machiavélique). Il faut savoir que ce qu&#039;on connaît historiquement sous le nom de machiavélisme ne recouvre pas totalement la pensée de Machiavel. Spinoza qui l&#039;a très bien lu en fait un théoricien de la liberté des peuples.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;1/ Le but du politique : c&#039;est la puissance.&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Machiavel, analysant la réalité politique, y discerne des rapports de commandement à obéissance. Les états existent s&#039;ils ont la force d&#039;imposer leur ordre à l&#039;intérieur et à l&#039;extérieur, sinon, il n&#039;y a pas d&#039;état, mais le chaos. Tout état existant historiquement peut être considéré comme une domination. (et cela quel que soit le régime politique , monarchie ou république ;)&lt;br /&gt;
Machiavel ne pose donc pas dans « Le Prince » la question du meilleur régime. (Il refuse de construire une principauté idéale à la manière de Platon.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le chapitre premier du &#039;&#039;&#039;Prince&#039;&#039;&#039;, on lit : « Tous les états, toutes les dominations qui ont tenu et tiennent encore les hommes sous leur empire, ont été et sont ou des républiques ou des principautés. » Machiavel classe les pouvoirs politiques selon une logique de l&#039;acquisition. Un prince peut être &amp;quot;prince héréditaire&amp;quot;, il lui faut durer. Il peut être « prince mixte » qui agrandit son domaine, comme Louis XII roi de France qui veut faire des conquêtes en Italie. &amp;quot;Prince nouveau&amp;quot;, il conquiert des états à partir de rien, comme le fait César Borgia qui conquiert la Romagne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Machiavel récuse l&#039;opposition entre pouvoir légitime et pouvoir usurpé. Un pouvoir dit légitime est un pouvoir anciennement fondé sur un coup de force : l&#039;usurpation est suffisamment ancienne pour qu&#039;on l&#039;ait oubliée. « Dans l&#039;ancienneté et dans la longue continuation d&#039;une puissance, la mémoire des précédentes innovations s&#039;efface. » (Fin du chapitre II) Le prince héréditaire a seulement le privilège d&#039;exploiter le succès remporté autrefois dans la lutte par un prince nouveau. Il doit durer. La situation du prince nouveau permet de faire mieux apparaître les problèmes qui se posent au politique, parce que les difficultés y sont radicalisées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Le recours aux exemples historiques : &#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Machiavel emprunte donc des exemples au passé pour donner des conseils aux princes du présent. Ces conseils sont fonction du but qu&#039;il suppose être celui de tout politique : le maintien de l&#039;état. Il donne des préceptes d&#039;efficacité technique : il analyse des stratégies du pouvoir.&lt;br /&gt;
S&#039;appuyer ainsi sur des exemples historiques suppose une certaine lecture de l&#039;histoire. L&#039;expérience est toujours changeante, mais certaines constantes s&#039;y rencontrent. Le prince, comme le théoricien doit essayer de repérer un ordre dans les accidents pour en gouverner le cours. La matière historique n&#039;est pas radicalement contingente. Il y a des régularités qu&#039;on peut repérer. On pourrait dire, en employant un vocabulaire contemporain, qu&#039;il y a des leçons de l&#039;histoire, mais pas au sens moral.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a donc des règles : par exemple à propos de Louis XII roi de France, Machiavel écrit : « Louis XII a perdu la Lombardie pour ne s&#039;être conformé à aucune des règles que suivent tous ceux qui, ayant acquis un état veulent le conserver. Il n&#039;y a là aucun miracle, c&#039;est une chose toute simple et toute naturelle. » (Fin du Chapitre III)&lt;br /&gt;
Machiavel emprunte deux exemples au présent, celui de Sforza, duc de Milan, et celui de Borgia. Notons au passage que Machiavel quitte parfois le champ de l&#039;histoire pour aller vers l&#039;Ancien Testament (Moïse comparé à Savonarole.) ou même la mythologie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;2/ Les moyens du politique. &#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Machiavel analyse doc le choix par les princes du passé des moyens adéquats qui sont jugés en fonction de leur efficacité et non en fonction de leur moralité. II s&#039;appuie sur des exemples historiques, voit comment agissent réellement les princes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Kant dans le « Projet de Paix Perpétuelle » fait une analyse du « machiavélisme »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Si le fait l&#039;accuse, le résultat l&#039;excuse. (Le résultat allégué valide le crime.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Nie ce que tu as commis. (L&#039;offensive relève de la légitime défense)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Divise pour régner : à l&#039;intérieur, les grands, à l&#039;extérieur, les ennemis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Borgia, conquiert la Romagne Il élimine par la violence tous les opposants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu&#039;en est-il de l&#039;usage de la violence en politique ? Machiavel considère qu&#039;il faut faire&amp;quot;tout le mal ensemble&amp;quot;. La République de Florence qui n&#039;ose pas se livrer à une répression sanglante en conquérant Pistoia fait durer les troubles et n&#039;obtient pas la pacification. Borgia a agi correctement et est en définitive moins cruel que les Florentins. Il a d&#039;autant mieux agi qu&#039;il a envoyé un de ses capitaines éliminer les opposants et qu&#039;il a ensuite fait exécuter ce capitaine, ménageant ainsi sa propre image. etc..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A qui veut conquérir pour agrandir ses états, Machiavel donne le conseil de soutenir les faibles et d&#039;abaisser les puissants.&lt;br /&gt;
« Les hommes doivent être caressés ou écrasés : ils se vengent des injures légères ; il ne le peuvent quand elles sont très grandes, d&#039;où il suit que lorsqu&#039;il s&#039;agit d&#039;offenser un homme, il faut le faire de telle sorte qu&#039;on ne puisse redouter sa vengeance. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Machiavel adopte une perspective de neutralité éthique quand il rapporte l&#039;action du prince. &#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
II juge techniquement de l&#039;adaptation des moyens aux fins.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Louis XII échoue –t-il à conquérir la Lombardie? Il n&#039;est pas condamné pour avoir voulu agrandir son royaume, mais pour ne pas avoir choisi, ayant eu ces projets, des moyens efficaces. « Le désir d&#039;acquérir est sans doute une chose ordinaire et naturelle, et quiconque s&#039;y livre, quand il en a les moyens est plutôt loué que blâmé ; mais en former le dessein sans pouvoir l&#039;exécuter, c&#039;est encourir le blâme et commettre une erreur. »(Chapitre III avant dernière page)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Borgia affaiblit les forts (les Orsini) et élève les faibles. Il ruse et fait exécuter les Orsini à Sinagaglia , ce qui est une manière de ne plus dépendre des armes d&#039;autrui . Il exécute les chefs militaires qui l&#039;ont aidé à conquérir la Romagne. Chapitre VII. « Je ne trouve rien à redire à la conduite du Duc. » écrit Machiavel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Triomphe t-on par les idées ou par la force des armes ?&lt;br /&gt;
Machiavel utilise d&#039;une manière singulière l&#039;exemple de Moïse. «On a vu réussir tous les prophètes armés et finir malheureusement ceux qui étaient désarmés.&amp;quot; (Fin du chapitre VI) Les peuples sont « naturellement inconstants ». Si on essaie d&#039;agir en les faisant croire, cela ne durera pas longtemps. Il faut être capable de faire croire par la force.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Machiavel utilise le couple fortune-vertu pour décrire les actions du prince. La vertu du prince, c&#039;est essentiellement l&#039;art de maîtriser la contingence des événements, l&#039;art d&#039;imposer sa volonté. Plus un prince doit à la fortune, moins il a besoin de vertu. Borgia doit à la fortune sa parenté avec le pape régnant, prince temporel puissant, le reste vient de sa vertu propre. Notons au passage, qu&#039;œuvrant pour lui, Borgia a aussi œuvré pour le bien commun. La vertu du prince s&#039;accomplit au mieux quand il exécute une grande tâche, qui dépasse son propre intérêt. Machiavel semble valoriser la violence lorsqu&#039;elle est fondatrice de l&#039;état et instaure un ordre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Machiavel semble valoriser la violence lorsqu&#039;elle est fondatrice de l&#039;état et instaure un ordre.&lt;br /&gt;
Le mérite de Borgia est d&#039;avoir pacifié la Romagne .L&#039;intérêt du prince semble alors se confondre avec celui du peuple .Un chapitre est consacré au prince scélérat (Borgia n&#039;en est pas un) (Chapitre 8) « Véritablement, on ne peut pas croire qu&#039;il y a de la valeur à massacrer ses concitoyens, à trahir ses amis »&lt;br /&gt;
Les chapitres XX et XXIV précisent que ce qui apporte vraiment la gloire c&#039;est de faire quelque chose d&#039;extraordinaire en bien ou en mal pour la vie de l&#039;état. Le bien est réalisé lorsque l&#039;action dépasse l&#039;entreprise privée, s&#039;inscrit dans le temps, répond à la complexité qui régit l&#039;histoire des sociétés. La grande politique, c&#039;est la conquête de la sécurité sur l&#039;insécurité, l&#039;établissement d&#039;un ordre qui fasse durer l&#039;état, qui évite qu&#039;il ne sombre dans la corruption.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;3/ La nature humaine est telle que les moyens les plus efficaces sont souvent les moyens les plus immoraux.&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au chapitre XVIII du Prince, Machiavel pose la question : &amp;quot;Un Prince doit - il être loyal ? &amp;quot; Il compare le prince au centaure, moitié homme, moitié animal. Le prince agit en homme, selon la loi quand il le peut, mais la plupart du temps, il doit user de force comme le lion ou de ruse, comme le renard. Un prince, qui voudrait être moral, perdrait vite son pouvoir dans un monde où les autres ne le sont pas. Il serait louable qu&#039;un prince ait de bonnes qualités, mais souvent ces qualités le gêneraient dans son action. Il s&#039;agit plutôt de paraître avoir certaines qualités, de se faire une réputation, de calculer son apparence. Le Prince adapte son action à un monde où les hommes sont méchants dissimulés, infidèles. Le réalisme politique prend pour acquis cette noirceur de la nature humaine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Spinoza, dans le &#039;&#039;&#039;Traité Politique&#039;&#039;&#039;, rejoint cette analyse de la réalité humaine. Parlant des politiques, il écrit : « L&#039;expérience , en effet leur a enseigné qu&#039;il y aura des vices, aussi longtemps qu&#039;il y aura des hommes ; ils s&#039;appliquent donc à prévenir la malice humaine, et cela par des moyens dont une longue expérience a fait connaître l&#039;efficacité ». &amp;lt;u&amp;gt;Traité Politique Livre I § 2.&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
Il reproche aux philosophes d&#039;avoir méconnu la réalité des passions humaines et d&#039;avoir prodigué toutes sortes de louanges à « une nature humaine qui n&#039;existe nulle part « ... « Ils conçoivent les hommes, non tels qu&#039;ils sont , mais tels qu&#039;eux mêmes voudraient qu&#039;ils fussent « . &amp;lt;u&amp;gt;Traité Politique Livre&amp;lt;/u&amp;lt;u&amp;gt;&amp;gt; I    § 1.&amp;lt;/u&amp;gt; Ils creusent ainsi un fossé entre la théorie et la pratique, ce que leur reproche Spinoza. A son avis les politiques n&#039;écrivent rien qui ne soit inapplicable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Que décrit Machiavel ? Décrit —il une nature humaine éternelle ou décrit-il la réalité de l&#039;Italie de son époque ? Ne peut on croire en une évolution des sociétés qui pourrait engendrer des rapports politiques sans violence ? N&#039;est- ce pas justement ce que tentent de faire les démocraties ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB : Au XVIIIème siècle, on pensera plutôt que les hommes sont méchants parce qu&#039;ils vivent sous de mauvaises lois, et que des bonnes lois les rendront raisonnables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
____________________________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Sujets de dissertation&#039;&#039;&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;La politique est -elle une technique ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Quels rapports la politique entretient-elle avec la morale? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;La politique peut -elle viser à autre chose qu&#039;à l&#039;efficacité?&#039;&#039;&lt;br /&gt;
---------------------------------------------------------------------&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Trois questions autour du machiavélisme===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Annexe 1 :La question de la raison d&#039;état. ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On appelle raison d&#039;état l&#039;impératif au nom duquel un état transgresse sa propre loi (et la moralité) pour se conserver. Au Moyen Age, on l&#039;admettait dans la situation de nécessité (&amp;quot; la nécessité ne connaît pas de loi&amp;quot;), c&#039;est à dire par exemple dans la situation de guerre juste, où la cité doit survivre à tout prix. Dans toute autre situation, le prince qui transgresse la loi est un tyran. Or dans le &#039;&#039;&#039;Prince&#039;&#039;&#039;, la situation de nécessité ne semble plus être un état d&#039;exception : le prince est toujours en état de guerre,&amp;quot; le métier du prince, c&#039;est la guerre&amp;quot; et l&#039;on se demande s&#039;il s&#039;agit de la raison d&#039;état( la conservation de l&#039;état ) ou de la raison du prince(sa propre conservation) car les deux semblent confondus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
_____________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Sujet de dissertation&#039;&#039;&#039; &#039;&#039;: &#039;&#039;Peut-on subordonner les droits de l&#039;homme à la raison d&#039;état ?&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
____________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Annexe 2 :La question des moyens de l&#039;action politique====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;L&#039;action politique, si elle se veut efficace peut-elle éviter de recourir à la violence ?&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
Machiavel pose surtout la question de la fondation de l&#039;état, de la violence qui instaure) mais, n&#039;importe quel penseur du politique, s&#039;il veut faire régner un idéal de justice, rencontre inévitablement la question des moyens. Tout projet politique qui ne s&#039;en préoccupe pas est condamné à l&#039;utopie. (Les utopies sont des cités imaginaires dont les auteurs eux-mêmes affirment qu&#039;elles sont irréalisables- République de Platon - Utopie de Thomas More)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut-on triompher par la seule rectitude de l&#039;idée qu&#039;on défend? Marx reproche aux socialistes du 19ème siècle (Fourier, Cabet) qu&#039;il nomme socialistes utopiques, d&#039;avoir cru triompher par la seule générosité de leurs idées de révolte contre la misère. Il analyse quant à lui les forces sociales produisant la prise de pouvoir révolutionnaire du prolétariat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Évidemment, une objection surgit toujours : que vaut un ordre politique juste quand pour s&#039;instaurer il doit employer des moyens qui le mettent en contradiction avec lui-même ? L&#039;idéalisme en politique veut que l&#039;on veille à la moralité des moyens.&lt;br /&gt;
Lénine a fait la théorie de la dictature du prolétariat. La révolution socialiste en URSS a pour moyens concrets le goulag. Que vaut la société censée supprimer la violence qui en sortira? Après la guerre les intellectuels français se posaient la question (débat Sartre-Camus). Le problème est que celui qui refuse de &amp;quot;se salir les mains&amp;quot;, n&#039;agira pas. Max Weber oppose à l&#039;éthique de la conviction, l&#039;éthique de la responsabilité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On ne peut pas ignorer non plus, que toute loi, même juste, a besoin de la force pour se faire respecter. Le réalisme n&#039;a pas tort de dire que pour gouverner, il faut être fort. Il faut faire cependant la différence entre contrainte légale et rapports de force. Rousseau écrit dans le Contrat social, que tout citoyen qui désobéirait à la volonté générale serait contraint à l&#039;obéissance par tout le corps, ce qui reviendrait à le « contraindre à être libre&amp;quot; Toute loi, même légitime met des bornes à notre liberté naturelle. Nous avons tendance à croire qu&#039;on nous fait violence, alors qu&#039;il ne s&#039;agit que d&#039;une contrainte légale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
_________________________________________________________________________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Annexe 3 :La force et le droit.==== &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;(Revoir plus haut la question de la légitimité du pouvoir politique)&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le réalisme politique semble surtout voir à l&#039;œuvre dans l&#039;histoire des rapports de force.Et Machiavel ramène la légitimité du pouvoir à une usurpation suffisamment ancienne pour qu&#039;on l&#039;ait oubliée. Ne faut-il pas maintenir absolument la distinction entre les pouvoirs forts et les pouvoirs légitimes ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;CF Rousseau &amp;quot;Du droit du plus fort&amp;quot; (Livre I du Contrat social)&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
Etre soumis à la force, c&#039;est être contraint physiquement ? On obéit par prudence, pour rester en vie, sans se sentir moralement tenu d&#039;obéir. &amp;quot;La force est une puissance physique, quelle moralité pourrait résulter de ses effets ? &amp;quot; Je donne ma bourse au brigand sous la menace de son arme. Si je puis changer le rapport de force en ma faveur, je le fais, ma volonté n&#039;était pas moralement liée.&lt;br /&gt;
Quand je reconnais qu&#039;un pouvoir est juste, fondé en droit, quand je le tiens pour légitime, alors au contraire, j&#039;en reconnais moralement la valeur, et j&#039;obéis par conscience, même si ce pouvoir n&#039;a pas la force de me contraindre. Dire que la force fonde le droit ne peut avoir dans la perspective de Rousseau qu&#039;un sens ironique : c&#039;est le constat qu&#039;on fait quand les chars soviétiques entrent à Prague en 1968, mais justement pour dire qu&#039;ils sont là en violation de tout droit des peuples à disposer d&#039;eux-mêmes, ils sont seulement les plus forts. L&#039;autre sens possible de l&#039;expression pourrait être celle du camouflage mentionné plus haut : un pouvoir politique veut régner sur les esprits, recueillir l&#039;adhésion des consciences, au lieu de se contenter d&#039;être le plus fort.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais dire que la force fonde le droit revient à dire que chaque fois qu&#039;un plus fort émerge, le droit change. C&#039;est le reproche fait par Rousseau à Hobbes. Le Léviathan (l&#039;état) est là pour assurer la sécurité à l&#039;intérieur et la paix à l&#039;extérieur. S&#039;il est défait sur le champ de bataille, on cesse de lui obéir puisqu&#039;il n&#039;est plus en état d&#039;assurer la sécurité commune et le plus fort qui a pris sa place dit le juste et l&#039;injuste.&lt;br /&gt;
Rousseau ne peut accepter une telle analyse parce qu&#039;à ses yeux, il n&#039;y a pas plusieurs légitimités. &amp;quot; Tout pouvoir légitime est républicain&amp;quot; Le seul pouvoir légitime est celui qui rétablit et assure dans la cité le respect des droits naturels de l&#039;homme et qui supprime les rapports de force entre les membres du corps politique.&lt;br /&gt;
St Paul écrivait&amp;quot;Obéissez aux puissances &amp;quot;.(Épître aux Romains) Le chrétien considère qu&#039;il faut obéir à tout pouvoir politique quel qu&#039;il soit, en y voyant l&#039;émanation de l&#039;autorité de Dieu (Dieu peut aussi envoyer un prince cruel, fléau de Dieu). Dans la perspective de St Augustin (et de Pascal), la justice n&#039;est pas de ce monde, la raison humaine ne sait pas construire un pouvoir juste. On attend seulement du pouvoir politique, quelqu&#039;il soit, un contexte d&#039;ordre, pour vaquer aux préoccupations du salut, espérant seulement que le pouvoir politique ne demandera rien de contraire à la loi divine. Rousseau répond à St Paul qu&#039;il faut faire une distinction entre les pouvoirs politiques, faire la différence entre ceux qui sont justes et ceux qui ne le sont pas, et remédier à l&#039;injustice. Tout pouvoir vient de Dieu, mais toute maladie en vient aussi, et il n&#039;est pas défendu d&#039;appeler le médecin, écrit-il&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
___________________________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Sujets de Dissertation&#039;&#039;&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Est-ce la même chose de faire respecter le droit par la force que de fonder le droit sur la force ?&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Le droit a-t-il pour fin d&#039;abolir la violence ?&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;L&#039;état n&#039;impose-t-il l&#039;obéissance que par la force matérielle ?&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amb</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://philo.dyndns.info/index.php?title=La_Societ%C3%A9&amp;diff=1165</id>
		<title>La Societé</title>
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		<updated>2011-01-18T15:46:05Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amb : Nouvelle page : =La société=  Nous dirons &amp;quot;fait social&amp;quot; , au sens de « donnée de l’expérience ». On peut spéculer sur  l’idée d’un homme seul (ce que fait Rousseau dans le Second Disco...&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=La société=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous dirons &amp;quot;fait social&amp;quot; , au sens de « donnée de l’expérience ». On peut spéculer sur  l’idée d’un homme seul (ce que fait Rousseau dans le Second Discours », mais l’homme  dans l’expérience historique vit toujours en société) Il importe de se demander ce qui relie les hommes à l’intérieur de la société, ce qui secrète du lien social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L’homme se rencontre toujours en société==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(voir cours sur la culture)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu’est ce qu’une société? « La société, c’est une organisation complexe d’individus, fondé à la fois sur la compétition et la solidarité et comprenant un système de communication » E Morin « Un ensemble organisé d’individus ayant des relations déterminées et unis par des services réciproques » Cette définition convient aussi aux sociétés animales. La société est un fait répandu dans la nature.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Attention: Robinson est seul, mais la société est présente en lui. (Il a une Bible des outils.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Sur quoi repose le lien social ?==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une société est fondée sur des échanges:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand nous pensons échanges, nous pensons à la forme la plus commune pour nous des échanges, l’échange marchand. L’échange marchand est l’effectuation d’un contrat (tacite ou non) dans lequel un bien ou un service (utile) est vendu et donc acheté par l’intermédiaire d’un signe monétaire. On peut aussi penser au troc. Or certains échanges sont des échanges symboliques, ils visent à établir un lien de reconnaissance entre les membres d’un groupe, à honorer, à introduire l’autre parmi ses pairs et non à accumuler des biens. (Pensons à la politesse). Il faut élargir la notion d’échanges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Choisissons de mettre en évidence quelques types d&#039; échanges, fondamentaux pour la vie sociale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les ethnologues (Lévi Strauss) affirment que toutes les sociétés font circuler les femmes: exogamie===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutes les sociétés ont une même règle (alors que jamais une règle n’est universelle): la prohibition de l’inceste, c&#039;est-à-dire l’interdiction du mariage avec la personne proche. (La définition de la proximité varie de société en société). Il s’agit de constituer des alliances entre les cellules familiales biologiquement définies; « L’échange a une valeur sociale: il fournit le moyen de lier les hommes entre eux et de superposer aux liens de parenté des liens désormais artificiels, des alliances régies par des règles »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Structures élémentaires de la parenté Levi- Strauss. NB: l’échange suppose l’échange, pour échanger, il faut un minimum de confiance, une entente, aussi éphémère soit elle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===On peut rappeler le caractère essentiel des échanges linguistiques===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Voir cours sur le langage)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Faut-il considérer les échanges économiques comme également fondamentaux ? le fait social est-il originairement économique ?===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(oikos: la maison)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsqu’il pense la construction de la cité dans La République, Platon la fait découler du besoin: « C’est l’impuissance où chaque homme se trouve de se suffire à lui-même et le besoin qu’il a d’une foule de choses qui est à l’origine de la cité » la cité, il faut le noter ayant une fin plus haute que la seule satisfaction des besoins.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les modernes ( Dix huitième siècle) comme Smith, insistent sur le rôle que joue le besoin pour réunir les hommes. Tout acte humain, pour Adam Smith est motivé par l’intérêt individuel. Cet intérêt individuel bien compris suffit à construire toutes les relations sociales. Les hommes ont des besoins et échangent pour satisfaire leurs besoins, mais Smith ajoute qu’il existe en tous les hommes un penchant naturel, une « propension à échanger »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les hommes ont conscience de ne pas être auto- suffisant, alors que les animaux se suffisent bien plus facilement à eux-mêmes. Les hommes ont besoin de la société, du secours de leurs semblables, mais ils ne peuvent rien attendre de la bienveillance d’autrui. Smith associe deux thèmes:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-le besoin inéluctable que nous avons de l’autre&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-l&#039;affirmation de l’égoïsme individuel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Dans ses ouvrages moraux Smith parle d’une sympathie de l’homme pour l’homme – dans ses ouvrages économiques, il insiste sur l’égoïsme) Il n’y a pas de bienveillance du boulanger, mais celui-ci veillant à son intérêt bien compris fera du bon pain qu’il vendra à un prix convenable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le texte est célèbre: « L’homme a presque continuellement besoin du secours de ses semblables, et c’est en vain qu’il l’attendrait de leur seule bienveillance. Il sera bien plus sûr de réussir s’il s’adresse à leur intérêt personnel ….. Ce n’est pas de la bienveillance du boucher, du marchand de bière et du boulanger que nous attendons notre dîner, mais bien du soin qu’ils apportent à leurs intérêts. Nous ne nous adressons pas à leur humanité, mais à leur égoïsme » Adam Smith - Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Thème de la main invisible: du concours des égoïsmes nait une prospérité commune. Pour Smith, la solidarité se réalise elle-même dans les échanges incessants, sans qu’il soit dans les intentions conscientes des individus de la rechercher comme telle, sans qu’ils soient guidés par des valeurs morales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Remarques:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On voit apparaître dans ce texte de Smith, une idée qui sera très riche de développements: le mal moral ( immoralité des passions ) peut engendrer un bien commun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Smith insiste sur l’idée d’une auto- régulation de l’économie. La question est importante, l’enjeu est celui du rôle du politique. Quel besoin les hommes auront-ils de la loi et de l’ordre politique ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous comprenons que Smith n’attendra de la loi que la création d’un contexte d’ordre propice aux échanges économiques. Nous sommes là dans la perspective du libéralisme. Dans notre parcours de la société à la société politique, il importera de se demander ce que nous attendons de la loi et de l’ordre politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En marge de l&#039;analyse de Smith - Approche sommaire d&#039;un extrait de &amp;quot;Propos sur les Pouvoirs&amp;quot; d&#039;Alain&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Nous recevons beaucoup de la société, cela ne signifie pas que nous soyons naturellement sociables==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous devons à la société les conditions de notre survie (satisfaction des besoins) Nous lui devons notre langage, les conditions de notre développement intellectuel. En société les hommes s’éduquent, reçoivent des croyances et des valeurs. Cela ne signifie pas que nous soyons naturellement sociables, c&#039;est-à-dire faits pour vivre en société, poussés par une impulsion naturelle à vivre en société.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etre sociable, c’est avoir conscience d’une identité de nature nous unissant aux autres hommes, être animé par une bienveillance naturelle nous poussant vers eux, uniquement parce qu’ils sont nos semblables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etre sociable, c’est aussi, si nous lisons La Rochefoucauld « un ménagement réciproque d’intérêts, (…) Un commerce où l’amour propre a toujours quelque chose à gagner » Cette sociabilité là serait d’avantage basée sur le calcul.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Question: La Sociabilité est- elle naturelle?===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut faire la différence entre, être poussé vers l’autre par sa nature, par un élan non réfléchi, non raisonné, et choisir de vivre en société au terme d’un calcul qui peut être un calcul d’intérêt. Il faut rendre compte du fait que, si nous vivons en société, nous y vivions parfois si mal. Les sociétés sont traversées par des rapports de violence et de domination.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Question sous-jacente: qu’est-ce qui génère du lien social, qu’est ce qui assure la cohésion d’un groupe?===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons mentionné l’importance des échanges pour générer du lien social. Si le lien social peut se fonder en nature, il en retire de la solidité. Si le lien social est conquis sur une nature « asociale » ou « hostile à la société », il est beaucoup plus fragile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment aborder la question de la sociabilité ? Penser un état de nature peut nous aider à penser l’apport de la société et les fondements du lien social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rappel: la nature de l’homme a été remodelée par la société. L’expérience ne nous livre que de manière tout à fait indirecte cette nature. Nous entrons dans un domaine entièrement spéculatif, mais en paraphrasant Rousseau, nous pouvons dire que cette spéculation est essentielle pour penser ultérieurement la question politique. Rousseau utilise dans le Deuxième Discours, l’image de la statue du Dieu marin Glaucos qui a séjourné au fond de l’eau et dont les traits ont été altérés par des dépôts. (Image reprise du livre X de la République de Platon) Ces spéculations nous livrent sur la sociabilité de l’homme des discours contradictoires: L’enjeu est toujours indirectement: quelle conception se fait on du politique et qu’attend –on de la société politique ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Exemples:===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La démarche de Rousseau dans le Discours sur l’Origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes; « Car ce n&#039;est pas une légère entreprise de démêler ce qu&#039;il y a d&#039;originaire et d&#039;artificiel dans la nature actuelle de l&#039;homme, et de bien connaître un état qui n&#039;existe plus, qui n&#039;a peut-être point existé, qui probablement n&#039;existera jamais, et dont il est pourtant nécessaire d&#039;avoir des notions justes pour bien juger de notre état présent. » Rousseau est celui qui exprime le plus clairement le caractère hypothétique de sa réflexion sur la nature de l’homme; c’est une conjecture. On enlève à l’homme l’apport de la société: l’homme naturel vit seul, il ne parle pas de pense pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Laissant donc tous les livres scientifiques qui ne nous apprennent qu&#039;à voir les hommes tels qu&#039;ils se sont faits, et méditant sur les premières et plus simples opérations de l&#039;âme humaine, j&#039;y crois apercevoir deux principes antérieurs à la raison, dont l&#039;un nous intéresse ardemment à notre bien-être et à la conservation de nous-mêmes, et l&#039;autre nous inspire une répugnance naturelle à voir périr ou souffrir tout être sensible et principalement nos semblables. C&#039;est du concours et de la combinaison que notre esprit est en état de faire de ces deux principes, sans qu&#039;il soit nécessaire d&#039;y f aire entrer celui de la sociabilité, que me paraissent découler toutes les règles du droit naturel. » Préface&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’homme n’est pas sociable, mais fait pour le devenir. L’homme naturel, animal stupide et borné est doté d’instincts: amour de soi, pitié, mais il est aussi perfectible ce qui le sépare des animaux. Seule la vie en société accomplit cette perfectibilité. (Il parle, donc il pense) Rousseau décrit un « âge des cabanes rustiques » qui est une société heureuse: les hommes vivent en autarcie. Les techniques: métallurgie et agriculture font naître les échanges de biens, les échanges engendrent, lorsqu’ils se pervertissent des rapports d’esclavage et de domination. Rousseau ne dit jamais que la vie en société en général corrompt: il y a une dérive possible de la vie en société On pourra faire de bonnes lois et redonner à la vie en société son sens. NB: Ne jamais résumer Rousseau à « L’homme est naturellement bon, la société le corrompt »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Kant propose une analyse toute différente: contre Rousseau, il décrit en l’homme une « insociable sociabilité » - « Idée d’une histoire universelle au point de vue cosmopolitique » Proposition 4 (1784) Kant s’appuie sur une lecture de l’histoire: l’histoire est le lieu des passions et des conflits engendrés par les passions: ambition, cupidité, instinct de domination. Cupidité: désir immodéré de l’argent et des richesses; Passion: pâtir, subir, souffrir mais ici avec un aspect positif d&#039; impulsion à l’action. Les hommes sont sociables, ils recherchent la compagnie de l’homme parce qu’ils savent qu’ils y gagneront le développement de leurs facultés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès qu’ils sont en société, leurs passions les poussent à lutter contre les autres qui leur opposent la même réaction. La vie en société est au départ nécessairement conflictuelle, mais Kant veut montrer que dans ces conflits se trouve le moteur du progrès humain. (Pensez à la main invisible de Smith) Le mal moral peut être dans l’histoire un facteur de progrès. Les rivalités deviennent insupportables: les hommes contraints et forcés se donneront des lois. Kant réfléchit ainsi à la naissance de l’ordre politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces exemples nous montrent que la question de la sociabilité naturelle de l’homme est une question épineuse. Les penseurs qui font cette démarche la croient cependant utile pour penser la vie en société. Qu’est ce qui peut réunir les hommes en société ?Qu’est ce qui consolide ou au contraire rend fragiles les sociétés ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
_____________________________________________________________________________&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amb</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://philo.dyndns.info/index.php?title=Cours_pour_Terminale&amp;diff=1164</id>
		<title>Cours pour Terminale</title>
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		<updated>2011-01-18T15:38:57Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amb : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;intro à faire&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Philosophie et quête de vérité ==&lt;br /&gt;
[[Philosophie et quête de vérité  ]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Nature et Liberté ==&lt;br /&gt;
[[Nature et Liberté]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le Langage ==&lt;br /&gt;
[[Le Langage]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L&#039;art des Techniques - La Mise en Œuvre des Techniques - Le Travail ==&lt;br /&gt;
[[L&#039;art des Techniques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L&#039;Art des Beaux Arts ==&lt;br /&gt;
[[L&#039;art des beaux arts]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les Échanges==&lt;br /&gt;
[[Les échanges]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La Societé==&lt;br /&gt;
[[La Societé]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Politique ==&lt;br /&gt;
[[La Réflexion Politique]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les Droits de l&#039; Homme ==&lt;br /&gt;
[[Les Droits de l&#039; Homme ]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Réflexion Ethique ==&lt;br /&gt;
[[Réflexion Ethique]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Réflexion Ethique - TES 2010 ==&lt;br /&gt;
[[Réflexion Ethique - TES 2010 ==]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La liberté ==&lt;br /&gt;
[[La liberté]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La Croyance Religieuse  ==&lt;br /&gt;
[[La Croyance Religieuse]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La Connaissance de Soi==&lt;br /&gt;
[[La Connaissance de Soi]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La Connaissance Scientifique==&lt;br /&gt;
[[ La Connaissance Scientifique]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La connaissance du vivant==&lt;br /&gt;
[[La connaissance du vivant]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L&#039;Histoire==&lt;br /&gt;
[[ L&#039;Histoire]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Autrui==&lt;br /&gt;
[[ Autrui]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L&#039;Interprétation==&lt;br /&gt;
[[L&#039;Interprétation]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amb</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://philo.dyndns.info/index.php?title=Les_hommes_n%27%C3%A9changent-ils_que_ce_dont_-ils_ont_besoin%3F&amp;diff=1163</id>
		<title>Les hommes n&#039;échangent-ils que ce dont -ils ont besoin?</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://philo.dyndns.info/index.php?title=Les_hommes_n%27%C3%A9changent-ils_que_ce_dont_-ils_ont_besoin%3F&amp;diff=1163"/>
		<updated>2011-01-09T16:47:02Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amb : Nouvelle page :   =Méthode d&amp;#039;approche du sujet:=    ==== Repérez les concepts:====   Echanges – besoin- humanité  &amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Concepts associés&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;:  Besoin, nécessité vitale, corps, utilité &amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;A dis...&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Méthode d&#039;approche du sujet:=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Repérez les concepts:====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Echanges – besoin- humanité&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Concepts associés&#039;&#039;&#039;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Besoin, nécessité vitale, corps, utilité &#039;&#039;&#039;A distinguer de&#039;&#039;&#039;: désir, besoins spirituels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Echanges: lien social, parole, commerce&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Humanité: société, cité, famille&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Analyse de la question posée:====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question porte sur l&#039;échange: Qu&#039;est-ce qui est échangé dans les échanges ? On s&#039;interroge sur les causes et les buts de l&#039;échange.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Reformulation de la question posée:====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La finalité de l&#039;échange n&#039;est-elle que de satisfaire un besoin?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les hommes ne cherchent-ils à échanger que des biens utiles?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
N&#039;échange-t-on que par nécessité?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Rédaction possible du devoir=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L’introduction explique la question posée par le sujet (problématique)==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’échange désigne le fait de donner une chose contre autre chose, mais quand on parle des échanges, on renvoie plutôt à un ensemble organisé de transactions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question posée se réfère à l’enracinement des échanges dans le besoin. Les hommes, dès qu’il leur est impossible de vivre en autarcie cherchent à se procurer un certain nombre de biens matériels nécessaires au maintien de leur vie. Le mot besoin désigne tout d’abord en effet ce qui par nature est utile à la survie physiologique, même si des facteurs historiques viennent rendre plus complexes les besoins humains. Le besoin peut être toutefois dépassé par le désir et les échanges entrent alors dans le domaine du superflu, de l’artifice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La signification des échanges est-elle plus large? Elle semble ne pas se limiter à la circulation de biens matériels et de services marchands. Certains types d’échanges sont l’occasion de tisser des liens qui, s’ils supposent toujours quelqu&#039; intérêt et en ce sens importent à l’homme, sont déconnectés des besoins physiologiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ne pourra-t-on pas dire alors que les hommes échangent, sans souci du besoin, pour créer du lien social et se faire reconnaitre de leurs semblables?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Il importe que le développement soit divisé en parties distinctes (deux ou trois, et non pas 15 paragraphes) Chaque partie doit avoir une unité autour d’un thème dominant.&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les hommes échangent parce qu’ils ont des besoins à satisfaire. C&#039;est le but de l&#039;échange économique.==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La cité n’est –telle pas née du besoin? Telle est la thèse soutenue par Platon ou Aristote.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vie sociale a pour origine « l’impuissance où se trouve chaque individu à se suffire à lui-même et le besoin qu’il éprouve d’une foule de choses» République Dès que les techniques ont un peu évolué, les hommes ne peuvent plus vivre en autarcie, les métiers se spécialisent et les hommes échangent le fer contre le blé …etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces échangent peuvent prendre la forme du troc ou recourir à un intermédiaire, la monnaie, mais ils sont d’abord utiles à la vie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aristote décrit ainsi des échanges marchands dans le cadre de la maison. L’acquisition de biens pour se nourrir est tout à fait nécessaire et honorable. Une famille doit posséder tout ce qui lui est nécessaire pour vivre en autarcie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La richesse est dans la nature, parce qu’il est de la nature de l’homme d’assurer sa subsistance et de détenir les moyens (une propriété) à cette fin. » Aristote Le Politiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Historiquement, bien sûr, on peut voir varier la définition du besoin. Au 18 ème siècle, une journée de salaire peut correspondre à un kilo de pain. Nous considérons que la nourriture doit être plus variée, nous mettons parmi les besoins fondamentaux l’accès au livre ou l’instruction des enfants etc …. Marx au 19 ème siècle considérait cette multiplication des besoins comme un signe du progrès humain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut toujours se demander si, de naturels et nécessaires qu’ils étaient les besoins ne se changent pas en besoins artificiels, superflus. A partir de quel moment entre –t- on dans l’ordre du désir en outrepassant le domaine du besoin.?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le moteur des échanges n’est –il pas le désir?==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsqu’ Aristote décrit la mise en place de la monnaie comme « substitut du besoin » intermédiaire&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
utile dans les échanges, il décrit aussi une forme perverse de recours à la monnaie. Elle cesse d’être un instrument pour devenir un but en elle-même. Le marchand fait du commerce en vue du gain. Il faut différencier l’échange naturel entre producteurs pour les besoins et l’échange spéculatif. Aristote condamne l’échange monétaire sous forme développée qui a pour but le maximum de profit. Il critique le marchand: il ne peut pas être un bon citoyen car il se livre à une acquisition sans justice alors que la cité doit être tournée vers le « bien vivre ». Le marchand sera plutôt le météque c&#039;est-à-dire l’étranger, le non- citoyen, sa place sera plutôt dans les ports et non au cœur de la cité. Dans les échanges marchands, c’est le goût du profit qui domine. Les hommes échangent, non pas en vue du besoin, mais pour accumuler de l’argent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au 18 ème siècle, Adam Smith reconnait en l’homme « un penchant naturel à trafiquer ». Il ne lui donne pas de valeur morale, il reconnait que c’est une passion. De cette passion égoïste il fait cependant le ressort d’une prospérité commune tout en admettant que ce but n’est pas le but conscient des différents protagonistes des échanges. « Une main invisible ... » est censée harmoniser les intérêts égoïstes et les faire concourir au bien commun. C’est bien reconnaître aussi qu’on est loin de la problématique du besoin: les hommes sont avides de s’enrichir, ils sont passionnés et cette passion les pousse à échanger.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On pourrait dire que nos modernes sociétés de consommation s’inscrivent toujours dans cette logique. La machine économique crée des « besoins », invente de nouveaux produits. On est tout à fait dans l’ordre de l’artifice. Les consommateurs ne vivent sans doute pas mieux, mais ils participent à l’enrichissement de quelques uns au moins, car on peut contester l’optimisme de Smith et son idée de prospérité commune.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce type d’échanges génère plutôt des inégalités.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble donc qu’on puisse distinguer les échanges « utile » et liés au besoin, des échanges reposant plutôt sur les désirs ou la cupidité, qu’on peut soupçonner d’être conflictuels. Nos sociétés sont des sociétés marchandes, ou tout à tendance à s’acheter et se vendre, mais faut-il s’en féliciter? Cette évolution ne se fait elle pas au détriment d’autres sortes d’échanges dont la gratuité ne signifie pas la moindre importance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les hommes échangent, sans souci de leurs besoins matériels, mais seulement pour créer entre eux des liens de réciprocité et de reconnaissance.==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les ethnologues décrivent d’anciennes formes d’échanges qui sont complètement coupées du besoin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le sacrifice, les hommes établissent des relations avec les Dieux, il s’agit de faire perdurer un certain ordre du monde. Hénaff fait une analyse sociologique du Mythe de Prométhée. L&#039;institution du sacrifice marque la conscience que les hommes ont d&#039;avoir reçu un don de Dieu et de devoir rendre en échange.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les relations de don réciproque cérémoniel, les partenaires voient se créer entre eux des relations de pouvoir. Lors du potlatch, décrit par Mauss donner oblige l’autre, soit à accepter son infériorité, soit à rendre plus tard, mais à rendre plus. L’existence de ces échanges cérémoniels marque un mépris de la stricte utilité qui transparait dans les échanges liés aux besoins.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On gaspille des biens, on marque une certaine prodigalité, car ce qui importe, c’est de faire reconnaitre son prestige. Nos sociétés modernes connaissent cette circulation des cadeaux au moment des fêtes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus largement, on échange des sentiments, des marques d’affection, des idées ….&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque Rousseau décrit la naissance des premières sociétés, il imagine une fête autour d&#039;un puits. Les hommes s&#039;y rencontrent pour chercher de l&#039;eau, mais la passion amoureuse nait bientôt. « Le cœur s&#039;émut à de nouveaux objets» La simple satisfaction des besoins se double d&#039;échanges symboliques. En nourrissant ses enfants ou sa famille, une mère donne aussi de l&#039;amour. Les échanges entre adultes et enfants se doublent du devoir d&#039;introduire les plus jeunes dans la société telle qu&#039;elle est constituée. Ils ont une vertu éducative. On dialogue. L&#039;ordre politique se constitue par la « publicité » au sens du 18 eme siècle, c&#039;est à dire le débat sur la place publique.…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Conclusion==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
les sociétés humaines vivent d&#039;échanges, matériels ou symboliques c&#039;est à dire liés à la transmission d&#039;idées ou de valeurs.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amb</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://philo.dyndns.info/index.php?title=Sujets_et_Corrig%C3%A9s&amp;diff=1162</id>
		<title>Sujets et Corrigés</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://philo.dyndns.info/index.php?title=Sujets_et_Corrig%C3%A9s&amp;diff=1162"/>
		<updated>2011-01-09T16:38:29Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amb : /* Suis-je le mieux placé pour savoir qui je suis? */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;Nous présenterons quelques corrigés de devoirs, pour donner des indications de méthode. (Le but poursuivi n&#039;est pas de s&#039;épargner de réfléchir par soi même à la question posée.)&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La conscience est-elle la condition nécessaire de la responsabilité?==&lt;br /&gt;
[[La conscience est-elle la condition nécessaire de la responsabilité?]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Suis-je le mieux placé pour savoir qui je suis?==&lt;br /&gt;
[[Suis-je le mieux placé pour savoir qui je suis?]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les hommes n&#039;échangent-ils que ce dont ils ont besoin?==&lt;br /&gt;
[[Les hommes n&#039;échangent-ils que ce dont -ils ont besoin?]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amb</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://philo.dyndns.info/index.php?title=Les_%C3%A9changes&amp;diff=1161</id>
		<title>Les échanges</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://philo.dyndns.info/index.php?title=Les_%C3%A9changes&amp;diff=1161"/>
		<updated>2011-01-07T14:00:51Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amb : /* La personne humaine a une dignité , pas un prix */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;= Introduction =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Échanger, c&#039;est se rendre mutuellement service, acquérir un bien contre un autre. L&#039;échange est concerté, il s&#039;oppose à la violence, il crée des liens de dépendance réciproque, il est une forme de communication.&lt;br /&gt;
Sous le mot échanges, nous avons tendance à mettre les échanges marchands. C&#039;est une forme importante d&#039;échanges dans notre société, mais les échanges doivent s&#039;entendre d&#039;une manière bien plus large.&lt;br /&gt;
-Nous allons étudier analyser les différentes formes d&#039;échanges.&lt;br /&gt;
-Nous allons essayer de voir en quel sens ils sont constitutifs du lien social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les différentes formes d&#039;échanges. =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les hommes échangent avec les dieux :le sacrifice  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sacrifice vise à fonder l’ordre social en créant un lien entre les hommes et les dieux. Les hommes utilisent le mythe, récit imagé transmis par la tradition et les poètes pour penser leur condition.&lt;br /&gt;
Le mythe de Prométhée est un mythe fondateur de notre culture; Il dit la naissance de la culture, la séparation du monde humain d’avec le monde animal.&lt;br /&gt;
La version d’Hésiode dit la mise en place du sacrifice, Prométhée fait la part des hommes et la part des dieux.Il dupe Zeus qui choisit la plus mauvaise part. Zeus mécontent d’avoir été dupé retire la foudre, Prométhée vole le feu divin, désormais les hommes sont des techniciens maîtres des arts du feu et de la forge. Le mythe dit aussi que Zeus donne en cadeau empoisonné Pandora, la femme, désormais la reproduction sera sexuée et les hommes condamnés à travailler pour nourrir les femmes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir l’interprétation que Hénaff donne du sacrifice: il apparaît dans les civilisations de pasteurs.Les hommes multiplient la vie. Ils pensent cela comme un don des dieux, ils rendent en échange une bête. En la tuant, ils lient les dieux qu’ils obligent à rendre et à perpétuer ce don de la vie.&lt;br /&gt;
Le sacrifice est donc une relation de don et contre don entre les hommes et les dieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les hommes échangent entre eux==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;échange constitue le lien des cités.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;L&#039;exogamie : échange des femmes&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
Levi-Strauss souligne que parmi les règles sociale, une seule est universelle : la prohibition de l&#039;inceste. (La définition de la personne proche changeant de cité en cité)&lt;br /&gt;
Cette règle fait éclater la cellule familiale biologique et impose des alliances qui sont à la base de l&#039;organisation de la société.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les échanges linguistiques:&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
([[Le Langage|Voir cours sur le langage]])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les échanges de biens&#039;&#039;&#039; qui ne se font pas toujours sous la forme marchande.&lt;br /&gt;
Il faut penser au don , étudié par Marcel Mauss, au troc.&lt;br /&gt;
Les échanges marchands apparaissent avec la création de la monnaie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le fait social est-il originairement économique?=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(oikos: la maison) (L&#039;économie concerne la maison et les besoins de ceux qui y vivent.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsqu’il pense la construction de la cité dans &#039;&#039;&#039;La République&#039;&#039;&#039;, Platon la fait découler du besoin:&lt;br /&gt;
« C’est l’impuissance où chaque homme se trouve de se suffire à lui-même et le besoin qu’il a d’une foule de choses qui est à l’origine de la cité » Il faudra associer un forgeron, un tisserand ...etc&lt;br /&gt;
La cité, il faut le noter a une fin plus haute que la seule satisfaction des besoins. (Son but sera, non pas vivre, mais &amp;quot;bien vivre = être heureux)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les modernes ( Dix huitième siècle) comme Smith, insistent sur le rôle que joue le besoin pour réunir les hommes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout acte humain, pour Adam Smith est motivé par l’intérêt individuel. Cet intérêt individuel bien compris suffit à construire toutes les relations sociales.&lt;br /&gt;
Les hommes ont des besoins et échangent pour satisfaire leurs besoins, mais Smith ajoute qu’il existe en tous les hommes un penchant naturel, une « propension à échanger »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les hommes ont conscience de ne pas être auto- suffisant, alors que les animaux se suffisent bien plus facilement à eux-mêmes. Les hommes ont besoin de la société, du secours de leurs semblables, mais ils ne peuvent rien attendre de la bienveillance d’autrui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Smith associe deux thèmes:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-le besoin inéluctable que nous avons de l’autre&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-l&#039;affirmation de l’égoïsme individuel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Dans ses ouvrages moraux Smith parle d’une sympathie de l’homme pour l’homme – dans ses ouvrages économiques, il insiste sur l’égoïsme)&lt;br /&gt;
Il n’y a pas de bienveillance du boulanger, mais celui-ci veillant à son intérêt bien compris fera du bon pain qu’il vendra à un prix convenable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le texte est célèbre:&lt;br /&gt;
« L’homme a presque continuellement besoin du secours de ses semblables, et c’est en vain qu’il l’attendrait de leur seule bienveillance. Il sera bien plus sûr de réussir s’il s’adresse à leur intérêt personnel ….. Ce n’est pas de la bienveillance du boucher, du marchand de bière et du boulanger que nous attendons notre dîner, mais bien du soin qu’ils apportent à leurs intérêts. Nous ne nous adressons pas à leur humanité, mais à leur égoïsme » &#039;&#039;&#039;Adam Smith - Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Du concours des égoïsmes nait une prospérité commune.( Comme si une main invisible régulait le conflit des égoïsmes).Pour Smith,la solidarité se réalise elle-même dans les échanges incessants, sans qu’il soit dans les intentions conscientes des individus de la rechercher comme telle, sans qu’ils soient guidés par des valeurs morales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
_____________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Remarques: &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On voit apparaître dans ce texte de Smith, une idée qui sera très riche de développements: le mal moral ( immoralité des passions ) peut engendrer un bien commun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Adam Smith insiste sur l’idée d’une auto- régulation de l’économie. La question est importante, l’enjeu est celui du rôle du politique. Quel besoin les hommes auront-ils de la loi et de l’ordre politique ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Smith parle bien du concours des égoïsmes, chacun poursuit bien en ce sens son intérêt.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut- on réduire la société à une somme d’égoïsmes ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour que les hommes vivent ensembles, ne faut-il pas  qu’ils aient en vue un certain bien commun ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
._________________________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;font&amp;gt;Durkheim fait la critique de Smith&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
¤Si l’intérêt rapproche les hommes, ce n’est que pour quelques instants, il ne peut créer entre eux qu’un lien extérieur, les consciences restent extérieures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
¤Toute harmonie apparente  d’intérêt  peut cacher  un conflit latent  : aujourd’hui il m’est utile de m’unir à vous, demain ce sera inutile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’intérêt n’est qu’un lien passager, il ne suffit pas à fonder le lien social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut reprocher à Smith d’avoir ignoré les autres formes d’échanges  comme le don qui a d’autres motivations selon Mauss.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Smith a –t-il  transformé en forme naturelle de l’échange, ce qui pour n’en est qu’une forme historique parmi d’autres ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
_____________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&amp;lt;u&amp;gt;Sujet de dissertation&amp;lt;/u&amp;gt; : L &#039;&#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;&#039;e lien social peut-il ne reposer que sur l’intérêt ?&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut être vigilant car la notion d’intérêt est équivoque : en latin : il m’importe, ce qui me convient, correspond à mes besoins.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Péjorativement, c’est l’attachement égoïste à ce qui nous est propre.&lt;br /&gt;
Le ne que invite à montrer  que le lien social peut être fondé en partie sur l’intérêt  égoïste mais que cela ne sera pas suffisant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut montrer aussi que le lien social peut reposer sur des échanges désintéressés.&lt;br /&gt;
Si le mot intérêt signifie aussi ce qui me motive, ce qui me convient : le bien, la justice peuvent aussi  être des objets d’intérêt. Et on peut essayer de montrer que les hommes peuvent rechercher un bien qui dépasse la simple satisfaction de leurs besoins   ou la recherche du profit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Adam Smith n&#039;attend de la loi que la création d’un contexte d’ordre propice aux échanges économiques. Nous sommes là dans la perspective du libéralisme. Dans notre parcours de la société à la société politique, il importera de se demander ce que nous attendons de la loi et de l’ordre politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Les échanges marchands=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La naissance de la monnaie==&lt;br /&gt;
On troque pour assurer la survie du groupe familial restreint &lt;br /&gt;
Si on considère la valeur d&#039;usage  , une chaussure sert à se chausser ou à échanger.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand les échanges s&#039;élargissent ( échanges maritimes par exemple) se fait ressentir le besoin d&#039;une denrée aisée à transporter et non périsssable pour faciliter les échanges.&lt;br /&gt;
Les métaux se conservent bien et se fragmentent aisément. &lt;br /&gt;
On applique ensuite un empreinte sur le métal pour ne pas  avoir à revérifier constamment le métal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutes ces analyses sont faites par Aristote au 4 ème siècle avant JC. Adam Smith s&#039;en inspirera.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La monnaie dit Aristote est un opérateur de proportion , ou un instrument de justice. Elle sert à établir des équivalences dans les échanges.&lt;br /&gt;
La monnaie existe par convention . Aristote insiste sur l&#039;étymologie du mot : nomisma.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB: Certains économistes font remarquer que la monnaie suppose surtout la confiance , confiance dans le pouvoir politique ou dans l&#039;institution qui met son empreinte sur la monnaie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Question&#039;&#039;&#039;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment détermine -t-on la valeur d&#039;une chose? , la proportion entre une chaussure et le blé?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2 propositions: &lt;br /&gt;
La valeur se détermine par l&#039;utilité.&lt;br /&gt;
Smith et Marx vont plutôt rapporter la valeur à la quantité de travail social moyen qui est nécessaire pour produire un objet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La chrématistique ou art d&#039;acquérir ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La monnaie sert à faciliter les échanges sans profit dans un premier temps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Il y a une chrématistique naturelle ou nécessaire, branche de l&#039;économie domestique. ===&lt;br /&gt;
Le maître de maison doit approvisionner sa famille pour consommer immédiatement  ou pour mettre en réserve. Il s&#039;agit de procurer la vie heureuse . Aristote ademet qu&#039;il y a une bonne richesse, au service du maître de maison.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La chrématistique commerciale===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La monnaie est détournée de son rôle normal.De moyen pour faciliter les échanges,elle se propose comme but de l&#039;échange, elle devient une fin en soi. Il n&#039;y a alors plus de lieu entre la monnaie et le besoin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB: Aristote distingue deux arts d&#039;acquérir. Marx associe plus immédiatement l&#039;échange marchand à une opération commerciale dégageant du profit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La critique du marchand===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour Aristote, le marchand ne peut pas être un bon citoyen, il n&#039;a pas le souci du bien commun.Ce sera plutôt l&#039;étranger, le météque. On pense également que sa place n&#039;est pas dans la cité, mais sur le port.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aristote condamne également le prêt à intérêt. Le temps n&#039;est pas un être vivant, il ne peut pas engendrer. C&#039;est d&#039;autre part un don divin et on ne doit pas vendre ce qui a été reçu de Dieu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La réhabilitation des échanges marchands.==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Le commerce guérit des préjugés destructeurs : et c&#039;est presque une règle générale que, partout où il y a des moeurs douces, il y a du commerce ; et que, partout où il y a du commerce, il y a des moeurs douces. Qu&#039;on ne s&#039;étonne donc point si nos moeurs sont moins féroces qu&#039;elles ne l&#039;étaient autrefois. Le commerce a  fait que la connoissance des mœurs de toutes les nations a pénétré partout : on les a comparées entre elles, et il en a résulté de grands biens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut dire que les loix du commerce perfectionnent les mœurs ; par la même raison que ces mêmes lois perdent les mœurs. Le commerce corrompt les mœurs pures&#039;&#039;&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Montesquieu: De l’esprit des lois&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Montesquieu décrit une opposition: l&#039;esprit du commerce s&#039;oppose à la violence barbare. Il associe moeurs douces et commerce.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il affirme que le commerce a une influence civilisatrice. C&#039;est pour lui le développement du commerce qui cause le changement des moeurs et les fait évoluer vers des moeurs plus pacifiques.Les peuples en échangeant sur le plan économique apprennent à se connaître. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Montesquieu admet cependant que le commerce peut avoir deux effets contradictoires. &lt;br /&gt;
Il reprend la critique de Platon.Le commerce corrompt les moeurs pures. Platon se méfie comme Aristote après lui de tout ce qui dépasse les échanges nécessaires dans la cité à la satisfaction des besoins. &lt;br /&gt;
Montesquieu soutient cependant qu&#039; à son époque le commerce  a une influence civilisatrice.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Montesquieu ne fait donc pas une apologie sans nuance du commerce.&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Tout peut-il avoir une valeur marchande? ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Y-a-t-il du hors de prix?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La force de travail n&#039;est pas une marchandise comme les autres===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Marx dénonce  la société capitaliste qui est censée reposer sur un échange juste. Le travailleur met sur le marché sa force de travail. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour Marx , il est légitime d&#039;échanger les produits du travail. &lt;br /&gt;
Vendre la force de travail, c&#039;est vendre ce qui est l&#039;essence même de l&#039;homme, sa qualité de producteur. Il y a réification. On met l&#039;homme sur le plan des choses . La force de travail, comme toutes les marchandises reçoit une valeur qui dépend des lois dites &amp;quot; naturelles&amp;quot; de la régulation du marché. Le travailleur ne contrôle mêm plus le prix de  sa force de travail.&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, la source du profit capitaliste est pour Marx le &amp;quot;sur travail&amp;quot; , le travail non payé. Le travailleur produit de la richesse pendant tout son temps de travail. On ne lui restitue sous forme de salaire qu&#039;une partie de la richesse produite.&lt;br /&gt;
De la différence provient le profit capitaliste. Il y a du travail non payé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La personne humaine a une dignité , pas un prix===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour qu&#039;une chose ait un prix, il faut qu&#039;elle puisse être remplacée par autre chose, au titre d&#039;équivalent.&lt;br /&gt;
La personne humaine ne peut pas recevoir d&#039;équivalent . Elle a une valeur absolue en elle même.&lt;br /&gt;
L&#039;homme a une valeur intrinséque. &lt;br /&gt;
La moralité pour Kant se raménera à la reconnaissance de la dignité absolue de la personne humaine.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amb</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://philo.dyndns.info/index.php?title=Les_%C3%A9changes&amp;diff=1160</id>
		<title>Les échanges</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://philo.dyndns.info/index.php?title=Les_%C3%A9changes&amp;diff=1160"/>
		<updated>2011-01-07T14:00:08Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amb : /* La force de travail n&amp;#039;est pas une marchandise comme les autres */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;= Introduction =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Échanger, c&#039;est se rendre mutuellement service, acquérir un bien contre un autre. L&#039;échange est concerté, il s&#039;oppose à la violence, il crée des liens de dépendance réciproque, il est une forme de communication.&lt;br /&gt;
Sous le mot échanges, nous avons tendance à mettre les échanges marchands. C&#039;est une forme importante d&#039;échanges dans notre société, mais les échanges doivent s&#039;entendre d&#039;une manière bien plus large.&lt;br /&gt;
-Nous allons étudier analyser les différentes formes d&#039;échanges.&lt;br /&gt;
-Nous allons essayer de voir en quel sens ils sont constitutifs du lien social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les différentes formes d&#039;échanges. =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les hommes échangent avec les dieux :le sacrifice  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sacrifice vise à fonder l’ordre social en créant un lien entre les hommes et les dieux. Les hommes utilisent le mythe, récit imagé transmis par la tradition et les poètes pour penser leur condition.&lt;br /&gt;
Le mythe de Prométhée est un mythe fondateur de notre culture; Il dit la naissance de la culture, la séparation du monde humain d’avec le monde animal.&lt;br /&gt;
La version d’Hésiode dit la mise en place du sacrifice, Prométhée fait la part des hommes et la part des dieux.Il dupe Zeus qui choisit la plus mauvaise part. Zeus mécontent d’avoir été dupé retire la foudre, Prométhée vole le feu divin, désormais les hommes sont des techniciens maîtres des arts du feu et de la forge. Le mythe dit aussi que Zeus donne en cadeau empoisonné Pandora, la femme, désormais la reproduction sera sexuée et les hommes condamnés à travailler pour nourrir les femmes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir l’interprétation que Hénaff donne du sacrifice: il apparaît dans les civilisations de pasteurs.Les hommes multiplient la vie. Ils pensent cela comme un don des dieux, ils rendent en échange une bête. En la tuant, ils lient les dieux qu’ils obligent à rendre et à perpétuer ce don de la vie.&lt;br /&gt;
Le sacrifice est donc une relation de don et contre don entre les hommes et les dieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les hommes échangent entre eux==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;échange constitue le lien des cités.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;L&#039;exogamie : échange des femmes&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
Levi-Strauss souligne que parmi les règles sociale, une seule est universelle : la prohibition de l&#039;inceste. (La définition de la personne proche changeant de cité en cité)&lt;br /&gt;
Cette règle fait éclater la cellule familiale biologique et impose des alliances qui sont à la base de l&#039;organisation de la société.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les échanges linguistiques:&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
([[Le Langage|Voir cours sur le langage]])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les échanges de biens&#039;&#039;&#039; qui ne se font pas toujours sous la forme marchande.&lt;br /&gt;
Il faut penser au don , étudié par Marcel Mauss, au troc.&lt;br /&gt;
Les échanges marchands apparaissent avec la création de la monnaie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le fait social est-il originairement économique?=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(oikos: la maison) (L&#039;économie concerne la maison et les besoins de ceux qui y vivent.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsqu’il pense la construction de la cité dans &#039;&#039;&#039;La République&#039;&#039;&#039;, Platon la fait découler du besoin:&lt;br /&gt;
« C’est l’impuissance où chaque homme se trouve de se suffire à lui-même et le besoin qu’il a d’une foule de choses qui est à l’origine de la cité » Il faudra associer un forgeron, un tisserand ...etc&lt;br /&gt;
La cité, il faut le noter a une fin plus haute que la seule satisfaction des besoins. (Son but sera, non pas vivre, mais &amp;quot;bien vivre = être heureux)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les modernes ( Dix huitième siècle) comme Smith, insistent sur le rôle que joue le besoin pour réunir les hommes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout acte humain, pour Adam Smith est motivé par l’intérêt individuel. Cet intérêt individuel bien compris suffit à construire toutes les relations sociales.&lt;br /&gt;
Les hommes ont des besoins et échangent pour satisfaire leurs besoins, mais Smith ajoute qu’il existe en tous les hommes un penchant naturel, une « propension à échanger »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les hommes ont conscience de ne pas être auto- suffisant, alors que les animaux se suffisent bien plus facilement à eux-mêmes. Les hommes ont besoin de la société, du secours de leurs semblables, mais ils ne peuvent rien attendre de la bienveillance d’autrui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Smith associe deux thèmes:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-le besoin inéluctable que nous avons de l’autre&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-l&#039;affirmation de l’égoïsme individuel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Dans ses ouvrages moraux Smith parle d’une sympathie de l’homme pour l’homme – dans ses ouvrages économiques, il insiste sur l’égoïsme)&lt;br /&gt;
Il n’y a pas de bienveillance du boulanger, mais celui-ci veillant à son intérêt bien compris fera du bon pain qu’il vendra à un prix convenable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le texte est célèbre:&lt;br /&gt;
« L’homme a presque continuellement besoin du secours de ses semblables, et c’est en vain qu’il l’attendrait de leur seule bienveillance. Il sera bien plus sûr de réussir s’il s’adresse à leur intérêt personnel ….. Ce n’est pas de la bienveillance du boucher, du marchand de bière et du boulanger que nous attendons notre dîner, mais bien du soin qu’ils apportent à leurs intérêts. Nous ne nous adressons pas à leur humanité, mais à leur égoïsme » &#039;&#039;&#039;Adam Smith - Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Du concours des égoïsmes nait une prospérité commune.( Comme si une main invisible régulait le conflit des égoïsmes).Pour Smith,la solidarité se réalise elle-même dans les échanges incessants, sans qu’il soit dans les intentions conscientes des individus de la rechercher comme telle, sans qu’ils soient guidés par des valeurs morales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
_____________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Remarques: &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On voit apparaître dans ce texte de Smith, une idée qui sera très riche de développements: le mal moral ( immoralité des passions ) peut engendrer un bien commun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Adam Smith insiste sur l’idée d’une auto- régulation de l’économie. La question est importante, l’enjeu est celui du rôle du politique. Quel besoin les hommes auront-ils de la loi et de l’ordre politique ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Smith parle bien du concours des égoïsmes, chacun poursuit bien en ce sens son intérêt.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut- on réduire la société à une somme d’égoïsmes ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour que les hommes vivent ensembles, ne faut-il pas  qu’ils aient en vue un certain bien commun ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
._________________________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;font&amp;gt;Durkheim fait la critique de Smith&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
¤Si l’intérêt rapproche les hommes, ce n’est que pour quelques instants, il ne peut créer entre eux qu’un lien extérieur, les consciences restent extérieures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
¤Toute harmonie apparente  d’intérêt  peut cacher  un conflit latent  : aujourd’hui il m’est utile de m’unir à vous, demain ce sera inutile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’intérêt n’est qu’un lien passager, il ne suffit pas à fonder le lien social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut reprocher à Smith d’avoir ignoré les autres formes d’échanges  comme le don qui a d’autres motivations selon Mauss.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Smith a –t-il  transformé en forme naturelle de l’échange, ce qui pour n’en est qu’une forme historique parmi d’autres ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
_____________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&amp;lt;u&amp;gt;Sujet de dissertation&amp;lt;/u&amp;gt; : L &#039;&#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;&#039;e lien social peut-il ne reposer que sur l’intérêt ?&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut être vigilant car la notion d’intérêt est équivoque : en latin : il m’importe, ce qui me convient, correspond à mes besoins.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Péjorativement, c’est l’attachement égoïste à ce qui nous est propre.&lt;br /&gt;
Le ne que invite à montrer  que le lien social peut être fondé en partie sur l’intérêt  égoïste mais que cela ne sera pas suffisant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut montrer aussi que le lien social peut reposer sur des échanges désintéressés.&lt;br /&gt;
Si le mot intérêt signifie aussi ce qui me motive, ce qui me convient : le bien, la justice peuvent aussi  être des objets d’intérêt. Et on peut essayer de montrer que les hommes peuvent rechercher un bien qui dépasse la simple satisfaction de leurs besoins   ou la recherche du profit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Adam Smith n&#039;attend de la loi que la création d’un contexte d’ordre propice aux échanges économiques. Nous sommes là dans la perspective du libéralisme. Dans notre parcours de la société à la société politique, il importera de se demander ce que nous attendons de la loi et de l’ordre politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Les échanges marchands=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La naissance de la monnaie==&lt;br /&gt;
On troque pour assurer la survie du groupe familial restreint &lt;br /&gt;
Si on considère la valeur d&#039;usage  , une chaussure sert à se chausser ou à échanger.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand les échanges s&#039;élargissent ( échanges maritimes par exemple) se fait ressentir le besoin d&#039;une denrée aisée à transporter et non périsssable pour faciliter les échanges.&lt;br /&gt;
Les métaux se conservent bien et se fragmentent aisément. &lt;br /&gt;
On applique ensuite un empreinte sur le métal pour ne pas  avoir à revérifier constamment le métal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutes ces analyses sont faites par Aristote au 4 ème siècle avant JC. Adam Smith s&#039;en inspirera.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La monnaie dit Aristote est un opérateur de proportion , ou un instrument de justice. Elle sert à établir des équivalences dans les échanges.&lt;br /&gt;
La monnaie existe par convention . Aristote insiste sur l&#039;étymologie du mot : nomisma.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB: Certains économistes font remarquer que la monnaie suppose surtout la confiance , confiance dans le pouvoir politique ou dans l&#039;institution qui met son empreinte sur la monnaie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Question&#039;&#039;&#039;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment détermine -t-on la valeur d&#039;une chose? , la proportion entre une chaussure et le blé?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2 propositions: &lt;br /&gt;
La valeur se détermine par l&#039;utilité.&lt;br /&gt;
Smith et Marx vont plutôt rapporter la valeur à la quantité de travail social moyen qui est nécessaire pour produire un objet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La chrématistique ou art d&#039;acquérir ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La monnaie sert à faciliter les échanges sans profit dans un premier temps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Il y a une chrématistique naturelle ou nécessaire, branche de l&#039;économie domestique. ===&lt;br /&gt;
Le maître de maison doit approvisionner sa famille pour consommer immédiatement  ou pour mettre en réserve. Il s&#039;agit de procurer la vie heureuse . Aristote ademet qu&#039;il y a une bonne richesse, au service du maître de maison.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La chrématistique commerciale===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La monnaie est détournée de son rôle normal.De moyen pour faciliter les échanges,elle se propose comme but de l&#039;échange, elle devient une fin en soi. Il n&#039;y a alors plus de lieu entre la monnaie et le besoin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB: Aristote distingue deux arts d&#039;acquérir. Marx associe plus immédiatement l&#039;échange marchand à une opération commerciale dégageant du profit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La critique du marchand===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour Aristote, le marchand ne peut pas être un bon citoyen, il n&#039;a pas le souci du bien commun.Ce sera plutôt l&#039;étranger, le météque. On pense également que sa place n&#039;est pas dans la cité, mais sur le port.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aristote condamne également le prêt à intérêt. Le temps n&#039;est pas un être vivant, il ne peut pas engendrer. C&#039;est d&#039;autre part un don divin et on ne doit pas vendre ce qui a été reçu de Dieu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La réhabilitation des échanges marchands.==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Le commerce guérit des préjugés destructeurs : et c&#039;est presque une règle générale que, partout où il y a des moeurs douces, il y a du commerce ; et que, partout où il y a du commerce, il y a des moeurs douces. Qu&#039;on ne s&#039;étonne donc point si nos moeurs sont moins féroces qu&#039;elles ne l&#039;étaient autrefois. Le commerce a  fait que la connoissance des mœurs de toutes les nations a pénétré partout : on les a comparées entre elles, et il en a résulté de grands biens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut dire que les loix du commerce perfectionnent les mœurs ; par la même raison que ces mêmes lois perdent les mœurs. Le commerce corrompt les mœurs pures&#039;&#039;&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Montesquieu: De l’esprit des lois&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Montesquieu décrit une opposition: l&#039;esprit du commerce s&#039;oppose à la violence barbare. Il associe moeurs douces et commerce.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il affirme que le commerce a une influence civilisatrice. C&#039;est pour lui le développement du commerce qui cause le changement des moeurs et les fait évoluer vers des moeurs plus pacifiques.Les peuples en échangeant sur le plan économique apprennent à se connaître. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Montesquieu admet cependant que le commerce peut avoir deux effets contradictoires. &lt;br /&gt;
Il reprend la critique de Platon.Le commerce corrompt les moeurs pures. Platon se méfie comme Aristote après lui de tout ce qui dépasse les échanges nécessaires dans la cité à la satisfaction des besoins. &lt;br /&gt;
Montesquieu soutient cependant qu&#039; à son époque le commerce  a une influence civilisatrice.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Montesquieu ne fait donc pas une apologie sans nuance du commerce.&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Tout peut-il avoir une valeur marchande? ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Y-a-t-il du hors de prix?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La force de travail n&#039;est pas une marchandise comme les autres===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Marx dénonce  la société capitaliste qui est censée reposer sur un échange juste. Le travailleur met sur le marché sa force de travail. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour Marx , il est légitime d&#039;échanger les produits du travail. &lt;br /&gt;
Vendre la force de travail, c&#039;est vendre ce qui est l&#039;essence même de l&#039;homme, sa qualité de producteur. Il y a réification. On met l&#039;homme sur le plan des choses . La force de travail, comme toutes les marchandises reçoit une valeur qui dépend des lois dites &amp;quot; naturelles&amp;quot; de la régulation du marché. Le travailleur ne contrôle mêm plus le prix de  sa force de travail.&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, la source du profit capitaliste est pour Marx le &amp;quot;sur travail&amp;quot; , le travail non payé. Le travailleur produit de la richesse pendant tout son temps de travail. On ne lui restitue sous forme de salaire qu&#039;une partie de la richesse produite.&lt;br /&gt;
De la différence provient le profit capitaliste. Il y a du travail non payé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La personne humaine a une dignité , pas un prix===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour qu&#039;une chose ait un rpix, il faut qu&#039;elle puisse être remplacée par autre chose, au titre d&#039;équivalent.&lt;br /&gt;
La personne humaine ne peut pas recevoir d&#039;équivalent . Elle a une valeur absolue en elle même.&lt;br /&gt;
L&#039;homme a une valeur intrinséque. &lt;br /&gt;
La moralité pour Kant se ramenera à la reconnaissance de la dignité absolue de la personne humaine.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amb</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://philo.dyndns.info/index.php?title=Les_%C3%A9changes&amp;diff=1159</id>
		<title>Les échanges</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://philo.dyndns.info/index.php?title=Les_%C3%A9changes&amp;diff=1159"/>
		<updated>2011-01-07T13:55:49Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amb : /* La réhabilitation des échanges marchands. */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;= Introduction =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Échanger, c&#039;est se rendre mutuellement service, acquérir un bien contre un autre. L&#039;échange est concerté, il s&#039;oppose à la violence, il crée des liens de dépendance réciproque, il est une forme de communication.&lt;br /&gt;
Sous le mot échanges, nous avons tendance à mettre les échanges marchands. C&#039;est une forme importante d&#039;échanges dans notre société, mais les échanges doivent s&#039;entendre d&#039;une manière bien plus large.&lt;br /&gt;
-Nous allons étudier analyser les différentes formes d&#039;échanges.&lt;br /&gt;
-Nous allons essayer de voir en quel sens ils sont constitutifs du lien social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les différentes formes d&#039;échanges. =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les hommes échangent avec les dieux :le sacrifice  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sacrifice vise à fonder l’ordre social en créant un lien entre les hommes et les dieux. Les hommes utilisent le mythe, récit imagé transmis par la tradition et les poètes pour penser leur condition.&lt;br /&gt;
Le mythe de Prométhée est un mythe fondateur de notre culture; Il dit la naissance de la culture, la séparation du monde humain d’avec le monde animal.&lt;br /&gt;
La version d’Hésiode dit la mise en place du sacrifice, Prométhée fait la part des hommes et la part des dieux.Il dupe Zeus qui choisit la plus mauvaise part. Zeus mécontent d’avoir été dupé retire la foudre, Prométhée vole le feu divin, désormais les hommes sont des techniciens maîtres des arts du feu et de la forge. Le mythe dit aussi que Zeus donne en cadeau empoisonné Pandora, la femme, désormais la reproduction sera sexuée et les hommes condamnés à travailler pour nourrir les femmes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir l’interprétation que Hénaff donne du sacrifice: il apparaît dans les civilisations de pasteurs.Les hommes multiplient la vie. Ils pensent cela comme un don des dieux, ils rendent en échange une bête. En la tuant, ils lient les dieux qu’ils obligent à rendre et à perpétuer ce don de la vie.&lt;br /&gt;
Le sacrifice est donc une relation de don et contre don entre les hommes et les dieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les hommes échangent entre eux==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;échange constitue le lien des cités.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;L&#039;exogamie : échange des femmes&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
Levi-Strauss souligne que parmi les règles sociale, une seule est universelle : la prohibition de l&#039;inceste. (La définition de la personne proche changeant de cité en cité)&lt;br /&gt;
Cette règle fait éclater la cellule familiale biologique et impose des alliances qui sont à la base de l&#039;organisation de la société.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les échanges linguistiques:&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
([[Le Langage|Voir cours sur le langage]])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les échanges de biens&#039;&#039;&#039; qui ne se font pas toujours sous la forme marchande.&lt;br /&gt;
Il faut penser au don , étudié par Marcel Mauss, au troc.&lt;br /&gt;
Les échanges marchands apparaissent avec la création de la monnaie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le fait social est-il originairement économique?=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(oikos: la maison) (L&#039;économie concerne la maison et les besoins de ceux qui y vivent.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsqu’il pense la construction de la cité dans &#039;&#039;&#039;La République&#039;&#039;&#039;, Platon la fait découler du besoin:&lt;br /&gt;
« C’est l’impuissance où chaque homme se trouve de se suffire à lui-même et le besoin qu’il a d’une foule de choses qui est à l’origine de la cité » Il faudra associer un forgeron, un tisserand ...etc&lt;br /&gt;
La cité, il faut le noter a une fin plus haute que la seule satisfaction des besoins. (Son but sera, non pas vivre, mais &amp;quot;bien vivre = être heureux)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les modernes ( Dix huitième siècle) comme Smith, insistent sur le rôle que joue le besoin pour réunir les hommes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout acte humain, pour Adam Smith est motivé par l’intérêt individuel. Cet intérêt individuel bien compris suffit à construire toutes les relations sociales.&lt;br /&gt;
Les hommes ont des besoins et échangent pour satisfaire leurs besoins, mais Smith ajoute qu’il existe en tous les hommes un penchant naturel, une « propension à échanger »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les hommes ont conscience de ne pas être auto- suffisant, alors que les animaux se suffisent bien plus facilement à eux-mêmes. Les hommes ont besoin de la société, du secours de leurs semblables, mais ils ne peuvent rien attendre de la bienveillance d’autrui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Smith associe deux thèmes:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-le besoin inéluctable que nous avons de l’autre&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-l&#039;affirmation de l’égoïsme individuel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Dans ses ouvrages moraux Smith parle d’une sympathie de l’homme pour l’homme – dans ses ouvrages économiques, il insiste sur l’égoïsme)&lt;br /&gt;
Il n’y a pas de bienveillance du boulanger, mais celui-ci veillant à son intérêt bien compris fera du bon pain qu’il vendra à un prix convenable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le texte est célèbre:&lt;br /&gt;
« L’homme a presque continuellement besoin du secours de ses semblables, et c’est en vain qu’il l’attendrait de leur seule bienveillance. Il sera bien plus sûr de réussir s’il s’adresse à leur intérêt personnel ….. Ce n’est pas de la bienveillance du boucher, du marchand de bière et du boulanger que nous attendons notre dîner, mais bien du soin qu’ils apportent à leurs intérêts. Nous ne nous adressons pas à leur humanité, mais à leur égoïsme » &#039;&#039;&#039;Adam Smith - Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Du concours des égoïsmes nait une prospérité commune.( Comme si une main invisible régulait le conflit des égoïsmes).Pour Smith,la solidarité se réalise elle-même dans les échanges incessants, sans qu’il soit dans les intentions conscientes des individus de la rechercher comme telle, sans qu’ils soient guidés par des valeurs morales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
_____________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Remarques: &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On voit apparaître dans ce texte de Smith, une idée qui sera très riche de développements: le mal moral ( immoralité des passions ) peut engendrer un bien commun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Adam Smith insiste sur l’idée d’une auto- régulation de l’économie. La question est importante, l’enjeu est celui du rôle du politique. Quel besoin les hommes auront-ils de la loi et de l’ordre politique ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Smith parle bien du concours des égoïsmes, chacun poursuit bien en ce sens son intérêt.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut- on réduire la société à une somme d’égoïsmes ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour que les hommes vivent ensembles, ne faut-il pas  qu’ils aient en vue un certain bien commun ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
._________________________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;font&amp;gt;Durkheim fait la critique de Smith&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
¤Si l’intérêt rapproche les hommes, ce n’est que pour quelques instants, il ne peut créer entre eux qu’un lien extérieur, les consciences restent extérieures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
¤Toute harmonie apparente  d’intérêt  peut cacher  un conflit latent  : aujourd’hui il m’est utile de m’unir à vous, demain ce sera inutile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’intérêt n’est qu’un lien passager, il ne suffit pas à fonder le lien social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut reprocher à Smith d’avoir ignoré les autres formes d’échanges  comme le don qui a d’autres motivations selon Mauss.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Smith a –t-il  transformé en forme naturelle de l’échange, ce qui pour n’en est qu’une forme historique parmi d’autres ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
_____________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&amp;lt;u&amp;gt;Sujet de dissertation&amp;lt;/u&amp;gt; : L &#039;&#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;&#039;e lien social peut-il ne reposer que sur l’intérêt ?&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut être vigilant car la notion d’intérêt est équivoque : en latin : il m’importe, ce qui me convient, correspond à mes besoins.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Péjorativement, c’est l’attachement égoïste à ce qui nous est propre.&lt;br /&gt;
Le ne que invite à montrer  que le lien social peut être fondé en partie sur l’intérêt  égoïste mais que cela ne sera pas suffisant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut montrer aussi que le lien social peut reposer sur des échanges désintéressés.&lt;br /&gt;
Si le mot intérêt signifie aussi ce qui me motive, ce qui me convient : le bien, la justice peuvent aussi  être des objets d’intérêt. Et on peut essayer de montrer que les hommes peuvent rechercher un bien qui dépasse la simple satisfaction de leurs besoins   ou la recherche du profit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Adam Smith n&#039;attend de la loi que la création d’un contexte d’ordre propice aux échanges économiques. Nous sommes là dans la perspective du libéralisme. Dans notre parcours de la société à la société politique, il importera de se demander ce que nous attendons de la loi et de l’ordre politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Les échanges marchands=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La naissance de la monnaie==&lt;br /&gt;
On troque pour assurer la survie du groupe familial restreint &lt;br /&gt;
Si on considère la valeur d&#039;usage  , une chaussure sert à se chausser ou à échanger.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand les échanges s&#039;élargissent ( échanges maritimes par exemple) se fait ressentir le besoin d&#039;une denrée aisée à transporter et non périsssable pour faciliter les échanges.&lt;br /&gt;
Les métaux se conservent bien et se fragmentent aisément. &lt;br /&gt;
On applique ensuite un empreinte sur le métal pour ne pas  avoir à revérifier constamment le métal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutes ces analyses sont faites par Aristote au 4 ème siècle avant JC. Adam Smith s&#039;en inspirera.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La monnaie dit Aristote est un opérateur de proportion , ou un instrument de justice. Elle sert à établir des équivalences dans les échanges.&lt;br /&gt;
La monnaie existe par convention . Aristote insiste sur l&#039;étymologie du mot : nomisma.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB: Certains économistes font remarquer que la monnaie suppose surtout la confiance , confiance dans le pouvoir politique ou dans l&#039;institution qui met son empreinte sur la monnaie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Question&#039;&#039;&#039;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment détermine -t-on la valeur d&#039;une chose? , la proportion entre une chaussure et le blé?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2 propositions: &lt;br /&gt;
La valeur se détermine par l&#039;utilité.&lt;br /&gt;
Smith et Marx vont plutôt rapporter la valeur à la quantité de travail social moyen qui est nécessaire pour produire un objet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La chrématistique ou art d&#039;acquérir ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La monnaie sert à faciliter les échanges sans profit dans un premier temps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Il y a une chrématistique naturelle ou nécessaire, branche de l&#039;économie domestique. ===&lt;br /&gt;
Le maître de maison doit approvisionner sa famille pour consommer immédiatement  ou pour mettre en réserve. Il s&#039;agit de procurer la vie heureuse . Aristote ademet qu&#039;il y a une bonne richesse, au service du maître de maison.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La chrématistique commerciale===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La monnaie est détournée de son rôle normal.De moyen pour faciliter les échanges,elle se propose comme but de l&#039;échange, elle devient une fin en soi. Il n&#039;y a alors plus de lieu entre la monnaie et le besoin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB: Aristote distingue deux arts d&#039;acquérir. Marx associe plus immédiatement l&#039;échange marchand à une opération commerciale dégageant du profit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La critique du marchand===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour Aristote, le marchand ne peut pas être un bon citoyen, il n&#039;a pas le souci du bien commun.Ce sera plutôt l&#039;étranger, le météque. On pense également que sa place n&#039;est pas dans la cité, mais sur le port.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aristote condamne également le prêt à intérêt. Le temps n&#039;est pas un être vivant, il ne peut pas engendrer. C&#039;est d&#039;autre part un don divin et on ne doit pas vendre ce qui a été reçu de Dieu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La réhabilitation des échanges marchands.==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Le commerce guérit des préjugés destructeurs : et c&#039;est presque une règle générale que, partout où il y a des moeurs douces, il y a du commerce ; et que, partout où il y a du commerce, il y a des moeurs douces. Qu&#039;on ne s&#039;étonne donc point si nos moeurs sont moins féroces qu&#039;elles ne l&#039;étaient autrefois. Le commerce a  fait que la connoissance des mœurs de toutes les nations a pénétré partout : on les a comparées entre elles, et il en a résulté de grands biens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut dire que les loix du commerce perfectionnent les mœurs ; par la même raison que ces mêmes lois perdent les mœurs. Le commerce corrompt les mœurs pures&#039;&#039;&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Montesquieu: De l’esprit des lois&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Montesquieu décrit une opposition: l&#039;esprit du commerce s&#039;oppose à la violence barbare. Il associe moeurs douces et commerce.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il affirme que le commerce a une influence civilisatrice. C&#039;est pour lui le développement du commerce qui cause le changement des moeurs et les fait évoluer vers des moeurs plus pacifiques.Les peuples en échangeant sur le plan économique apprennent à se connaître. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Montesquieu admet cependant que le commerce peut avoir deux effets contradictoires. &lt;br /&gt;
Il reprend la critique de Platon.Le commerce corrompt les moeurs pures. Platon se méfie comme Aristote après lui de tout ce qui dépasse les échanges nécessaires dans la cité à la satisfaction des besoins. &lt;br /&gt;
Montesquieu soutient cependant qu&#039; à son époque le commerce  a une influence civilisatrice.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Montesquieu ne fait donc pas une apologie sans nuance du commerce.&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Tout peut-il avoir une valeur marchande? ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Y-a-t-il du hors de prix?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La force de travail n&#039;est pas une marchandise comme les autres===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Marx dénonce  la société capitaliste qui est censée reposer sur un échange juste. Le travailleur met sur le marché sa force de travail. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour Marx , il est légitime d&#039;échanger les produits du travail. &lt;br /&gt;
Vendre la force de travail, c&#039;est vendre ce qui est l&#039;essence même de l&#039;homme, sa qualité de producteur. Il y a réification. On met l&#039;homme sur le plan des choses . La force de travail, comme toutes les marchandises reçoit une valeur qui dépend des lois dites &amp;quot; naturelles&amp;quot; de la régulation du marché. Le travailleur ne contrôle mêm plus le prix de  sa force de travail.&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, la source du profit capitaliste est pour Marx le &amp;quot;sur travail&amp;quot; , le travail non payé. Le travailleur produit de la richesse pendant tout son temps de travail. On ne lui restitue sous forme de salaire qu&#039;une partie de la richesse produite.&lt;br /&gt;
De la différence provient le profit capitaliste. Il y a du travail non payé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La personne humaine a une dignité , pas un prix===.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour qu&#039;une chose ait un rpix, il faut qu&#039;elle puisse être remplacée par autre chose, au titre d&#039;équivalent.&lt;br /&gt;
La personne humaine ne peut pas recevoir d&#039;équivalent . Elle a une valeur absolue en elle même.&lt;br /&gt;
L&#039;homme a une valeur intrinséque. &lt;br /&gt;
La moralité pour Kant se ramenera à la reconnaissance de la dignité absolue de la personne humaine.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amb</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://philo.dyndns.info/index.php?title=Les_%C3%A9changes&amp;diff=1158</id>
		<title>Les échanges</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://philo.dyndns.info/index.php?title=Les_%C3%A9changes&amp;diff=1158"/>
		<updated>2011-01-07T13:46:30Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amb : /* La réhabilitation des échanges marchands. */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;= Introduction =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Échanger, c&#039;est se rendre mutuellement service, acquérir un bien contre un autre. L&#039;échange est concerté, il s&#039;oppose à la violence, il crée des liens de dépendance réciproque, il est une forme de communication.&lt;br /&gt;
Sous le mot échanges, nous avons tendance à mettre les échanges marchands. C&#039;est une forme importante d&#039;échanges dans notre société, mais les échanges doivent s&#039;entendre d&#039;une manière bien plus large.&lt;br /&gt;
-Nous allons étudier analyser les différentes formes d&#039;échanges.&lt;br /&gt;
-Nous allons essayer de voir en quel sens ils sont constitutifs du lien social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les différentes formes d&#039;échanges. =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les hommes échangent avec les dieux :le sacrifice  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sacrifice vise à fonder l’ordre social en créant un lien entre les hommes et les dieux. Les hommes utilisent le mythe, récit imagé transmis par la tradition et les poètes pour penser leur condition.&lt;br /&gt;
Le mythe de Prométhée est un mythe fondateur de notre culture; Il dit la naissance de la culture, la séparation du monde humain d’avec le monde animal.&lt;br /&gt;
La version d’Hésiode dit la mise en place du sacrifice, Prométhée fait la part des hommes et la part des dieux.Il dupe Zeus qui choisit la plus mauvaise part. Zeus mécontent d’avoir été dupé retire la foudre, Prométhée vole le feu divin, désormais les hommes sont des techniciens maîtres des arts du feu et de la forge. Le mythe dit aussi que Zeus donne en cadeau empoisonné Pandora, la femme, désormais la reproduction sera sexuée et les hommes condamnés à travailler pour nourrir les femmes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir l’interprétation que Hénaff donne du sacrifice: il apparaît dans les civilisations de pasteurs.Les hommes multiplient la vie. Ils pensent cela comme un don des dieux, ils rendent en échange une bête. En la tuant, ils lient les dieux qu’ils obligent à rendre et à perpétuer ce don de la vie.&lt;br /&gt;
Le sacrifice est donc une relation de don et contre don entre les hommes et les dieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les hommes échangent entre eux==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;échange constitue le lien des cités.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;L&#039;exogamie : échange des femmes&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
Levi-Strauss souligne que parmi les règles sociale, une seule est universelle : la prohibition de l&#039;inceste. (La définition de la personne proche changeant de cité en cité)&lt;br /&gt;
Cette règle fait éclater la cellule familiale biologique et impose des alliances qui sont à la base de l&#039;organisation de la société.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les échanges linguistiques:&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
([[Le Langage|Voir cours sur le langage]])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les échanges de biens&#039;&#039;&#039; qui ne se font pas toujours sous la forme marchande.&lt;br /&gt;
Il faut penser au don , étudié par Marcel Mauss, au troc.&lt;br /&gt;
Les échanges marchands apparaissent avec la création de la monnaie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le fait social est-il originairement économique?=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(oikos: la maison) (L&#039;économie concerne la maison et les besoins de ceux qui y vivent.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsqu’il pense la construction de la cité dans &#039;&#039;&#039;La République&#039;&#039;&#039;, Platon la fait découler du besoin:&lt;br /&gt;
« C’est l’impuissance où chaque homme se trouve de se suffire à lui-même et le besoin qu’il a d’une foule de choses qui est à l’origine de la cité » Il faudra associer un forgeron, un tisserand ...etc&lt;br /&gt;
La cité, il faut le noter a une fin plus haute que la seule satisfaction des besoins. (Son but sera, non pas vivre, mais &amp;quot;bien vivre = être heureux)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les modernes ( Dix huitième siècle) comme Smith, insistent sur le rôle que joue le besoin pour réunir les hommes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout acte humain, pour Adam Smith est motivé par l’intérêt individuel. Cet intérêt individuel bien compris suffit à construire toutes les relations sociales.&lt;br /&gt;
Les hommes ont des besoins et échangent pour satisfaire leurs besoins, mais Smith ajoute qu’il existe en tous les hommes un penchant naturel, une « propension à échanger »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les hommes ont conscience de ne pas être auto- suffisant, alors que les animaux se suffisent bien plus facilement à eux-mêmes. Les hommes ont besoin de la société, du secours de leurs semblables, mais ils ne peuvent rien attendre de la bienveillance d’autrui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Smith associe deux thèmes:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-le besoin inéluctable que nous avons de l’autre&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-l&#039;affirmation de l’égoïsme individuel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Dans ses ouvrages moraux Smith parle d’une sympathie de l’homme pour l’homme – dans ses ouvrages économiques, il insiste sur l’égoïsme)&lt;br /&gt;
Il n’y a pas de bienveillance du boulanger, mais celui-ci veillant à son intérêt bien compris fera du bon pain qu’il vendra à un prix convenable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le texte est célèbre:&lt;br /&gt;
« L’homme a presque continuellement besoin du secours de ses semblables, et c’est en vain qu’il l’attendrait de leur seule bienveillance. Il sera bien plus sûr de réussir s’il s’adresse à leur intérêt personnel ….. Ce n’est pas de la bienveillance du boucher, du marchand de bière et du boulanger que nous attendons notre dîner, mais bien du soin qu’ils apportent à leurs intérêts. Nous ne nous adressons pas à leur humanité, mais à leur égoïsme » &#039;&#039;&#039;Adam Smith - Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Du concours des égoïsmes nait une prospérité commune.( Comme si une main invisible régulait le conflit des égoïsmes).Pour Smith,la solidarité se réalise elle-même dans les échanges incessants, sans qu’il soit dans les intentions conscientes des individus de la rechercher comme telle, sans qu’ils soient guidés par des valeurs morales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
_____________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Remarques: &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On voit apparaître dans ce texte de Smith, une idée qui sera très riche de développements: le mal moral ( immoralité des passions ) peut engendrer un bien commun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Adam Smith insiste sur l’idée d’une auto- régulation de l’économie. La question est importante, l’enjeu est celui du rôle du politique. Quel besoin les hommes auront-ils de la loi et de l’ordre politique ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Smith parle bien du concours des égoïsmes, chacun poursuit bien en ce sens son intérêt.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut- on réduire la société à une somme d’égoïsmes ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour que les hommes vivent ensembles, ne faut-il pas  qu’ils aient en vue un certain bien commun ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
._________________________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;font&amp;gt;Durkheim fait la critique de Smith&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
¤Si l’intérêt rapproche les hommes, ce n’est que pour quelques instants, il ne peut créer entre eux qu’un lien extérieur, les consciences restent extérieures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
¤Toute harmonie apparente  d’intérêt  peut cacher  un conflit latent  : aujourd’hui il m’est utile de m’unir à vous, demain ce sera inutile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’intérêt n’est qu’un lien passager, il ne suffit pas à fonder le lien social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut reprocher à Smith d’avoir ignoré les autres formes d’échanges  comme le don qui a d’autres motivations selon Mauss.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Smith a –t-il  transformé en forme naturelle de l’échange, ce qui pour n’en est qu’une forme historique parmi d’autres ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
_____________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&amp;lt;u&amp;gt;Sujet de dissertation&amp;lt;/u&amp;gt; : L &#039;&#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;&#039;e lien social peut-il ne reposer que sur l’intérêt ?&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut être vigilant car la notion d’intérêt est équivoque : en latin : il m’importe, ce qui me convient, correspond à mes besoins.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Péjorativement, c’est l’attachement égoïste à ce qui nous est propre.&lt;br /&gt;
Le ne que invite à montrer  que le lien social peut être fondé en partie sur l’intérêt  égoïste mais que cela ne sera pas suffisant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut montrer aussi que le lien social peut reposer sur des échanges désintéressés.&lt;br /&gt;
Si le mot intérêt signifie aussi ce qui me motive, ce qui me convient : le bien, la justice peuvent aussi  être des objets d’intérêt. Et on peut essayer de montrer que les hommes peuvent rechercher un bien qui dépasse la simple satisfaction de leurs besoins   ou la recherche du profit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Adam Smith n&#039;attend de la loi que la création d’un contexte d’ordre propice aux échanges économiques. Nous sommes là dans la perspective du libéralisme. Dans notre parcours de la société à la société politique, il importera de se demander ce que nous attendons de la loi et de l’ordre politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Les échanges marchands=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La naissance de la monnaie==&lt;br /&gt;
On troque pour assurer la survie du groupe familial restreint &lt;br /&gt;
Si on considère la valeur d&#039;usage  , une chaussure sert à se chausser ou à échanger.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand les échanges s&#039;élargissent ( échanges maritimes par exemple) se fait ressentir le besoin d&#039;une denrée aisée à transporter et non périsssable pour faciliter les échanges.&lt;br /&gt;
Les métaux se conservent bien et se fragmentent aisément. &lt;br /&gt;
On applique ensuite un empreinte sur le métal pour ne pas  avoir à revérifier constamment le métal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutes ces analyses sont faites par Aristote au 4 ème siècle avant JC. Adam Smith s&#039;en inspirera.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La monnaie dit Aristote est un opérateur de proportion , ou un instrument de justice. Elle sert à établir des équivalences dans les échanges.&lt;br /&gt;
La monnaie existe par convention . Aristote insiste sur l&#039;étymologie du mot : nomisma.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB: Certains économistes font remarquer que la monnaie suppose surtout la confiance , confiance dans le pouvoir politique ou dans l&#039;institution qui met son empreinte sur la monnaie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Question&#039;&#039;&#039;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment détermine -t-on la valeur d&#039;une chose? , la proportion entre une chaussure et le blé?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2 propositions: &lt;br /&gt;
La valeur se détermine par l&#039;utilité.&lt;br /&gt;
Smith et Marx vont plutôt rapporter la valeur à la quantité de travail social moyen qui est nécessaire pour produire un objet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La chrématistique ou art d&#039;acquérir ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La monnaie sert à faciliter les échanges sans profit dans un premier temps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Il y a une chrématistique naturelle ou nécessaire, branche de l&#039;économie domestique. ===&lt;br /&gt;
Le maître de maison doit approvisionner sa famille pour consommer immédiatement  ou pour mettre en réserve. Il s&#039;agit de procurer la vie heureuse . Aristote ademet qu&#039;il y a une bonne richesse, au service du maître de maison.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La chrématistique commerciale===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La monnaie est détournée de son rôle normal.De moyen pour faciliter les échanges,elle se propose comme but de l&#039;échange, elle devient une fin en soi. Il n&#039;y a alors plus de lieu entre la monnaie et le besoin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB: Aristote distingue deux arts d&#039;acquérir. Marx associe plus immédiatement l&#039;échange marchand à une opération commerciale dégageant du profit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La critique du marchand===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour Aristote, le marchand ne peut pas être un bon citoyen, il n&#039;a pas le souci du bien commun.Ce sera plutôt l&#039;étranger, le météque. On pense également que sa place n&#039;est pas dans la cité, mais sur le port.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aristote condamne également le prêt à intérêt. Le temps n&#039;est pas un être vivant, il ne peut pas engendrer. C&#039;est d&#039;autre part un don divin et on ne doit pas vendre ce qui a été reçu de Dieu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La réhabilitation des échanges marchands.==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Le commerce guérit des préjugés destructeurs : et c&#039;est presque une règle générale que, partout où il y a des moeurs douces, il y a du commerce ; et que, partout où il y a du commerce, il y a des moeurs douces. Qu&#039;on ne s&#039;étonne donc point si nos moeurs sont moins féroces qu&#039;elles ne l&#039;étaient autrefois. Le commerce a  fait que la connoissance des mœurs de toutes les nations a pénétré partout : on les a comparées entre elles, et il en a résulté de grands biens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut dire que les loix du commerce perfectionnent les mœurs ; par la même raison que ces mêmes lois perdent les mœurs. Le commerce corrompt les mœurs pures&#039;&#039;&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Montesquieu: De l’esprit des lois&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Montesquieu décrit une opposition: l&#039;esprit du commerce s&#039;oppose à la violence barbare. Il associe moeurs douces et commerce.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il affirme que le commerce a une influence civilisatrice. C&#039;est pour lui le développement du commerce qui cause le changement des moeurs et les fait évoluer vers des moeurs plus pacifiques.Les peuples en échangeant sur le plan économique apprennent à se connaître. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Montesquieu admet cependant que le commerce peut avoir deux effets contradictoires. &lt;br /&gt;
Il reprend la critique de Platon.Le commerce corrompt les moeurs pures. Platon se méfie comme Aristote après lui de tout ce qui dépasse les échanges nécessaires dans la cité à la satisfaction des besoins. &lt;br /&gt;
Montesquieu soutient cependant qu&#039; à son époque le commerce  a une influence civilisatrice.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Montesquieu ne fait donc pas une apologie sans nuance du commerce.&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amb</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://philo.dyndns.info/index.php?title=Les_%C3%A9changes&amp;diff=1157</id>
		<title>Les échanges</title>
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		<updated>2011-01-07T13:43:35Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amb : /* La réhabilitation des échanges marchands. */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;= Introduction =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Échanger, c&#039;est se rendre mutuellement service, acquérir un bien contre un autre. L&#039;échange est concerté, il s&#039;oppose à la violence, il crée des liens de dépendance réciproque, il est une forme de communication.&lt;br /&gt;
Sous le mot échanges, nous avons tendance à mettre les échanges marchands. C&#039;est une forme importante d&#039;échanges dans notre société, mais les échanges doivent s&#039;entendre d&#039;une manière bien plus large.&lt;br /&gt;
-Nous allons étudier analyser les différentes formes d&#039;échanges.&lt;br /&gt;
-Nous allons essayer de voir en quel sens ils sont constitutifs du lien social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les différentes formes d&#039;échanges. =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les hommes échangent avec les dieux :le sacrifice  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sacrifice vise à fonder l’ordre social en créant un lien entre les hommes et les dieux. Les hommes utilisent le mythe, récit imagé transmis par la tradition et les poètes pour penser leur condition.&lt;br /&gt;
Le mythe de Prométhée est un mythe fondateur de notre culture; Il dit la naissance de la culture, la séparation du monde humain d’avec le monde animal.&lt;br /&gt;
La version d’Hésiode dit la mise en place du sacrifice, Prométhée fait la part des hommes et la part des dieux.Il dupe Zeus qui choisit la plus mauvaise part. Zeus mécontent d’avoir été dupé retire la foudre, Prométhée vole le feu divin, désormais les hommes sont des techniciens maîtres des arts du feu et de la forge. Le mythe dit aussi que Zeus donne en cadeau empoisonné Pandora, la femme, désormais la reproduction sera sexuée et les hommes condamnés à travailler pour nourrir les femmes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir l’interprétation que Hénaff donne du sacrifice: il apparaît dans les civilisations de pasteurs.Les hommes multiplient la vie. Ils pensent cela comme un don des dieux, ils rendent en échange une bête. En la tuant, ils lient les dieux qu’ils obligent à rendre et à perpétuer ce don de la vie.&lt;br /&gt;
Le sacrifice est donc une relation de don et contre don entre les hommes et les dieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les hommes échangent entre eux==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;échange constitue le lien des cités.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;L&#039;exogamie : échange des femmes&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
Levi-Strauss souligne que parmi les règles sociale, une seule est universelle : la prohibition de l&#039;inceste. (La définition de la personne proche changeant de cité en cité)&lt;br /&gt;
Cette règle fait éclater la cellule familiale biologique et impose des alliances qui sont à la base de l&#039;organisation de la société.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les échanges linguistiques:&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
([[Le Langage|Voir cours sur le langage]])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les échanges de biens&#039;&#039;&#039; qui ne se font pas toujours sous la forme marchande.&lt;br /&gt;
Il faut penser au don , étudié par Marcel Mauss, au troc.&lt;br /&gt;
Les échanges marchands apparaissent avec la création de la monnaie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le fait social est-il originairement économique?=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(oikos: la maison) (L&#039;économie concerne la maison et les besoins de ceux qui y vivent.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsqu’il pense la construction de la cité dans &#039;&#039;&#039;La République&#039;&#039;&#039;, Platon la fait découler du besoin:&lt;br /&gt;
« C’est l’impuissance où chaque homme se trouve de se suffire à lui-même et le besoin qu’il a d’une foule de choses qui est à l’origine de la cité » Il faudra associer un forgeron, un tisserand ...etc&lt;br /&gt;
La cité, il faut le noter a une fin plus haute que la seule satisfaction des besoins. (Son but sera, non pas vivre, mais &amp;quot;bien vivre = être heureux)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les modernes ( Dix huitième siècle) comme Smith, insistent sur le rôle que joue le besoin pour réunir les hommes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout acte humain, pour Adam Smith est motivé par l’intérêt individuel. Cet intérêt individuel bien compris suffit à construire toutes les relations sociales.&lt;br /&gt;
Les hommes ont des besoins et échangent pour satisfaire leurs besoins, mais Smith ajoute qu’il existe en tous les hommes un penchant naturel, une « propension à échanger »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les hommes ont conscience de ne pas être auto- suffisant, alors que les animaux se suffisent bien plus facilement à eux-mêmes. Les hommes ont besoin de la société, du secours de leurs semblables, mais ils ne peuvent rien attendre de la bienveillance d’autrui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Smith associe deux thèmes:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-le besoin inéluctable que nous avons de l’autre&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-l&#039;affirmation de l’égoïsme individuel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Dans ses ouvrages moraux Smith parle d’une sympathie de l’homme pour l’homme – dans ses ouvrages économiques, il insiste sur l’égoïsme)&lt;br /&gt;
Il n’y a pas de bienveillance du boulanger, mais celui-ci veillant à son intérêt bien compris fera du bon pain qu’il vendra à un prix convenable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le texte est célèbre:&lt;br /&gt;
« L’homme a presque continuellement besoin du secours de ses semblables, et c’est en vain qu’il l’attendrait de leur seule bienveillance. Il sera bien plus sûr de réussir s’il s’adresse à leur intérêt personnel ….. Ce n’est pas de la bienveillance du boucher, du marchand de bière et du boulanger que nous attendons notre dîner, mais bien du soin qu’ils apportent à leurs intérêts. Nous ne nous adressons pas à leur humanité, mais à leur égoïsme » &#039;&#039;&#039;Adam Smith - Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Du concours des égoïsmes nait une prospérité commune.( Comme si une main invisible régulait le conflit des égoïsmes).Pour Smith,la solidarité se réalise elle-même dans les échanges incessants, sans qu’il soit dans les intentions conscientes des individus de la rechercher comme telle, sans qu’ils soient guidés par des valeurs morales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
_____________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Remarques: &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On voit apparaître dans ce texte de Smith, une idée qui sera très riche de développements: le mal moral ( immoralité des passions ) peut engendrer un bien commun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Adam Smith insiste sur l’idée d’une auto- régulation de l’économie. La question est importante, l’enjeu est celui du rôle du politique. Quel besoin les hommes auront-ils de la loi et de l’ordre politique ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Smith parle bien du concours des égoïsmes, chacun poursuit bien en ce sens son intérêt.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut- on réduire la société à une somme d’égoïsmes ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour que les hommes vivent ensembles, ne faut-il pas  qu’ils aient en vue un certain bien commun ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
._________________________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;font&amp;gt;Durkheim fait la critique de Smith&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
¤Si l’intérêt rapproche les hommes, ce n’est que pour quelques instants, il ne peut créer entre eux qu’un lien extérieur, les consciences restent extérieures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
¤Toute harmonie apparente  d’intérêt  peut cacher  un conflit latent  : aujourd’hui il m’est utile de m’unir à vous, demain ce sera inutile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’intérêt n’est qu’un lien passager, il ne suffit pas à fonder le lien social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut reprocher à Smith d’avoir ignoré les autres formes d’échanges  comme le don qui a d’autres motivations selon Mauss.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Smith a –t-il  transformé en forme naturelle de l’échange, ce qui pour n’en est qu’une forme historique parmi d’autres ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
_____________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&amp;lt;u&amp;gt;Sujet de dissertation&amp;lt;/u&amp;gt; : L &#039;&#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;&#039;e lien social peut-il ne reposer que sur l’intérêt ?&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut être vigilant car la notion d’intérêt est équivoque : en latin : il m’importe, ce qui me convient, correspond à mes besoins.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Péjorativement, c’est l’attachement égoïste à ce qui nous est propre.&lt;br /&gt;
Le ne que invite à montrer  que le lien social peut être fondé en partie sur l’intérêt  égoïste mais que cela ne sera pas suffisant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut montrer aussi que le lien social peut reposer sur des échanges désintéressés.&lt;br /&gt;
Si le mot intérêt signifie aussi ce qui me motive, ce qui me convient : le bien, la justice peuvent aussi  être des objets d’intérêt. Et on peut essayer de montrer que les hommes peuvent rechercher un bien qui dépasse la simple satisfaction de leurs besoins   ou la recherche du profit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Adam Smith n&#039;attend de la loi que la création d’un contexte d’ordre propice aux échanges économiques. Nous sommes là dans la perspective du libéralisme. Dans notre parcours de la société à la société politique, il importera de se demander ce que nous attendons de la loi et de l’ordre politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Les échanges marchands=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La naissance de la monnaie==&lt;br /&gt;
On troque pour assurer la survie du groupe familial restreint &lt;br /&gt;
Si on considère la valeur d&#039;usage  , une chaussure sert à se chausser ou à échanger.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand les échanges s&#039;élargissent ( échanges maritimes par exemple) se fait ressentir le besoin d&#039;une denrée aisée à transporter et non périsssable pour faciliter les échanges.&lt;br /&gt;
Les métaux se conservent bien et se fragmentent aisément. &lt;br /&gt;
On applique ensuite un empreinte sur le métal pour ne pas  avoir à revérifier constamment le métal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutes ces analyses sont faites par Aristote au 4 ème siècle avant JC. Adam Smith s&#039;en inspirera.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La monnaie dit Aristote est un opérateur de proportion , ou un instrument de justice. Elle sert à établir des équivalences dans les échanges.&lt;br /&gt;
La monnaie existe par convention . Aristote insiste sur l&#039;étymologie du mot : nomisma.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB: Certains économistes font remarquer que la monnaie suppose surtout la confiance , confiance dans le pouvoir politique ou dans l&#039;institution qui met son empreinte sur la monnaie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Question&#039;&#039;&#039;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment détermine -t-on la valeur d&#039;une chose? , la proportion entre une chaussure et le blé?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2 propositions: &lt;br /&gt;
La valeur se détermine par l&#039;utilité.&lt;br /&gt;
Smith et Marx vont plutôt rapporter la valeur à la quantité de travail social moyen qui est nécessaire pour produire un objet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La chrématistique ou art d&#039;acquérir ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La monnaie sert à faciliter les échanges sans profit dans un premier temps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Il y a une chrématistique naturelle ou nécessaire, branche de l&#039;économie domestique. ===&lt;br /&gt;
Le maître de maison doit approvisionner sa famille pour consommer immédiatement  ou pour mettre en réserve. Il s&#039;agit de procurer la vie heureuse . Aristote ademet qu&#039;il y a une bonne richesse, au service du maître de maison.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La chrématistique commerciale===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La monnaie est détournée de son rôle normal.De moyen pour faciliter les échanges,elle se propose comme but de l&#039;échange, elle devient une fin en soi. Il n&#039;y a alors plus de lieu entre la monnaie et le besoin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB: Aristote distingue deux arts d&#039;acquérir. Marx associe plus immédiatement l&#039;échange marchand à une opération commerciale dégageant du profit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La critique du marchand===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour Aristote, le marchand ne peut pas être un bon citoyen, il n&#039;a pas le souci du bien commun.Ce sera plutôt l&#039;étranger, le météque. On pense également que sa place n&#039;est pas dans la cité, mais sur le port.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aristote condamne également le prêt à intérêt. Le temps n&#039;est pas un être vivant, il ne peut pas engendrer. C&#039;est d&#039;autre part un don divin et on ne doit pas vendre ce qui a été reçu de Dieu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La réhabilitation des échanges marchands.==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Le commerce guérit des préjugés destructeurs : et c&#039;est presque une règle générale que, partout où il y a des moeurs douces, il y a du commerce ; et que, partout où il y a du commerce, il y a des moeurs douces. Qu&#039;on ne s&#039;étonne donc point si nos moeurs sont moins féroces qu&#039;elles ne l&#039;étaient autrefois. Le commerce a  fait que la connoissance des mœurs de toutes les nations a pénétré partout : on les a comparées entre elles, et il en a résulté de grands biens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut dire que les loix du commerce perfectionnent les mœurs ; par la même raison que ces mêmes lois perdent les mœurs. Le commerce corrompt les mœurs pures&#039;&#039;&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Montesquieu: De l’esprit des lois&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Montesquieu décrit une opposition: l&#039;esprit du commerce s&#039;oppose à la violence barbare. Il associe moeurs douces et commerce.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il affirme que le commerce a une influence civilisatrice. C&#039;est pour lui le développement du commerce qui cause le changement des moeurs et les fait évoluer vers des moeurs plus pacifiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Montesquieu admet cependant que le commerce peut avoir deux effets contradictoires. &lt;br /&gt;
Il reprend la critique de Platon.Le commerce corrompt les moeurs pures. Platon se méfie comme Aristote après lui de tout ce qui dépasse les échanges nécessaires dans la cité à la satisfaction des besoins. &lt;br /&gt;
Il l&#039;oppose à l&#039;époque contemporaine. &lt;br /&gt;
Montesquieu ne fait donc pas une apologie sans nuance du commerce.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amb</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://philo.dyndns.info/index.php?title=Les_%C3%A9changes&amp;diff=1156</id>
		<title>Les échanges</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://philo.dyndns.info/index.php?title=Les_%C3%A9changes&amp;diff=1156"/>
		<updated>2011-01-07T13:36:44Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amb : /* La réhabilitation des échanges marchands. */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;= Introduction =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Échanger, c&#039;est se rendre mutuellement service, acquérir un bien contre un autre. L&#039;échange est concerté, il s&#039;oppose à la violence, il crée des liens de dépendance réciproque, il est une forme de communication.&lt;br /&gt;
Sous le mot échanges, nous avons tendance à mettre les échanges marchands. C&#039;est une forme importante d&#039;échanges dans notre société, mais les échanges doivent s&#039;entendre d&#039;une manière bien plus large.&lt;br /&gt;
-Nous allons étudier analyser les différentes formes d&#039;échanges.&lt;br /&gt;
-Nous allons essayer de voir en quel sens ils sont constitutifs du lien social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les différentes formes d&#039;échanges. =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les hommes échangent avec les dieux :le sacrifice  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sacrifice vise à fonder l’ordre social en créant un lien entre les hommes et les dieux. Les hommes utilisent le mythe, récit imagé transmis par la tradition et les poètes pour penser leur condition.&lt;br /&gt;
Le mythe de Prométhée est un mythe fondateur de notre culture; Il dit la naissance de la culture, la séparation du monde humain d’avec le monde animal.&lt;br /&gt;
La version d’Hésiode dit la mise en place du sacrifice, Prométhée fait la part des hommes et la part des dieux.Il dupe Zeus qui choisit la plus mauvaise part. Zeus mécontent d’avoir été dupé retire la foudre, Prométhée vole le feu divin, désormais les hommes sont des techniciens maîtres des arts du feu et de la forge. Le mythe dit aussi que Zeus donne en cadeau empoisonné Pandora, la femme, désormais la reproduction sera sexuée et les hommes condamnés à travailler pour nourrir les femmes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir l’interprétation que Hénaff donne du sacrifice: il apparaît dans les civilisations de pasteurs.Les hommes multiplient la vie. Ils pensent cela comme un don des dieux, ils rendent en échange une bête. En la tuant, ils lient les dieux qu’ils obligent à rendre et à perpétuer ce don de la vie.&lt;br /&gt;
Le sacrifice est donc une relation de don et contre don entre les hommes et les dieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les hommes échangent entre eux==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;échange constitue le lien des cités.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;L&#039;exogamie : échange des femmes&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
Levi-Strauss souligne que parmi les règles sociale, une seule est universelle : la prohibition de l&#039;inceste. (La définition de la personne proche changeant de cité en cité)&lt;br /&gt;
Cette règle fait éclater la cellule familiale biologique et impose des alliances qui sont à la base de l&#039;organisation de la société.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les échanges linguistiques:&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
([[Le Langage|Voir cours sur le langage]])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les échanges de biens&#039;&#039;&#039; qui ne se font pas toujours sous la forme marchande.&lt;br /&gt;
Il faut penser au don , étudié par Marcel Mauss, au troc.&lt;br /&gt;
Les échanges marchands apparaissent avec la création de la monnaie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le fait social est-il originairement économique?=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(oikos: la maison) (L&#039;économie concerne la maison et les besoins de ceux qui y vivent.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsqu’il pense la construction de la cité dans &#039;&#039;&#039;La République&#039;&#039;&#039;, Platon la fait découler du besoin:&lt;br /&gt;
« C’est l’impuissance où chaque homme se trouve de se suffire à lui-même et le besoin qu’il a d’une foule de choses qui est à l’origine de la cité » Il faudra associer un forgeron, un tisserand ...etc&lt;br /&gt;
La cité, il faut le noter a une fin plus haute que la seule satisfaction des besoins. (Son but sera, non pas vivre, mais &amp;quot;bien vivre = être heureux)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les modernes ( Dix huitième siècle) comme Smith, insistent sur le rôle que joue le besoin pour réunir les hommes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout acte humain, pour Adam Smith est motivé par l’intérêt individuel. Cet intérêt individuel bien compris suffit à construire toutes les relations sociales.&lt;br /&gt;
Les hommes ont des besoins et échangent pour satisfaire leurs besoins, mais Smith ajoute qu’il existe en tous les hommes un penchant naturel, une « propension à échanger »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les hommes ont conscience de ne pas être auto- suffisant, alors que les animaux se suffisent bien plus facilement à eux-mêmes. Les hommes ont besoin de la société, du secours de leurs semblables, mais ils ne peuvent rien attendre de la bienveillance d’autrui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Smith associe deux thèmes:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-le besoin inéluctable que nous avons de l’autre&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-l&#039;affirmation de l’égoïsme individuel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Dans ses ouvrages moraux Smith parle d’une sympathie de l’homme pour l’homme – dans ses ouvrages économiques, il insiste sur l’égoïsme)&lt;br /&gt;
Il n’y a pas de bienveillance du boulanger, mais celui-ci veillant à son intérêt bien compris fera du bon pain qu’il vendra à un prix convenable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le texte est célèbre:&lt;br /&gt;
« L’homme a presque continuellement besoin du secours de ses semblables, et c’est en vain qu’il l’attendrait de leur seule bienveillance. Il sera bien plus sûr de réussir s’il s’adresse à leur intérêt personnel ….. Ce n’est pas de la bienveillance du boucher, du marchand de bière et du boulanger que nous attendons notre dîner, mais bien du soin qu’ils apportent à leurs intérêts. Nous ne nous adressons pas à leur humanité, mais à leur égoïsme » &#039;&#039;&#039;Adam Smith - Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Du concours des égoïsmes nait une prospérité commune.( Comme si une main invisible régulait le conflit des égoïsmes).Pour Smith,la solidarité se réalise elle-même dans les échanges incessants, sans qu’il soit dans les intentions conscientes des individus de la rechercher comme telle, sans qu’ils soient guidés par des valeurs morales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
_____________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Remarques: &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On voit apparaître dans ce texte de Smith, une idée qui sera très riche de développements: le mal moral ( immoralité des passions ) peut engendrer un bien commun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Adam Smith insiste sur l’idée d’une auto- régulation de l’économie. La question est importante, l’enjeu est celui du rôle du politique. Quel besoin les hommes auront-ils de la loi et de l’ordre politique ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Smith parle bien du concours des égoïsmes, chacun poursuit bien en ce sens son intérêt.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut- on réduire la société à une somme d’égoïsmes ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour que les hommes vivent ensembles, ne faut-il pas  qu’ils aient en vue un certain bien commun ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;font&amp;gt;Durkheim fait la critique de Smith&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
¤Si l’intérêt rapproche les hommes, ce n’est que pour quelques instants, il ne peut créer entre eux qu’un lien extérieur, les consciences restent extérieures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
¤Toute harmonie apparente  d’intérêt  peut cacher  un conflit latent  : aujourd’hui il m’est utile de m’unir à vous, demain ce sera inutile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’intérêt n’est qu’un lien passager, il ne suffit pas à fonder le lien social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut reprocher à Smith d’avoir ignoré les autres formes d’échanges  comme le don qui a d’autres motivations selon Mauss.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Smith a –t-il  transformé en forme naturelle de l’échange, ce qui pour n’en est qu’une forme historique parmi d’autres ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
_____________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&amp;lt;u&amp;gt;Sujet de dissertation&amp;lt;/u&amp;gt; : L &#039;&#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;&#039;e lien social peut-il ne reposer que sur l’intérêt ?&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut être vigilant car la notion d’intérêt est équivoque : en latin : il m’importe, ce qui me convient, correspond à mes besoins.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Péjorativement, c’est l’attachement égoïste à ce qui nous est propre.&lt;br /&gt;
Le ne que invite à montrer  que le lien social peut être fondé en partie sur l’intérêt  égoïste mais que cela ne sera pas suffisant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut montrer aussi que le lien social peut reposer sur des échanges désintéressés.&lt;br /&gt;
Si le mot intérêt signifie aussi ce qui me motive, ce qui me convient : le bien, la justice peuvent aussi  être des objets d’intérêt. Et on peut essayer de montrer que les hommes peuvent rechercher un bien qui dépasse la simple satisfaction de leurs besoins   ou la recherche du profit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Adam Smith n&#039;attend de la loi que la création d’un contexte d’ordre propice aux échanges économiques. Nous sommes là dans la perspective du libéralisme. Dans notre parcours de la société à la société politique, il importera de se demander ce que nous attendons de la loi et de l’ordre politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Les échanges marchands=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La naissance de la monnaie==&lt;br /&gt;
On troque pour assurer la survie du groupe familial restreint &lt;br /&gt;
Si on considère la valeur d&#039;usage  , une chaussure sert à se chausser ou à échanger.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand les échanges s&#039;élargissent ( échanges maritimes par exemple) se fait ressentir le besoin d&#039;une denrée aisée à transporter et non périsssable pour faciliter les échanges.&lt;br /&gt;
Les métaux se conservent bien et se fragmentent aisément. &lt;br /&gt;
On applique ensuite un empreinte sur le métal pour ne pas  avoir à revérifier constamment le métal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutes ces analyses sont faites par Aristote au 4 ème siècle avant JC. Adam Smith s&#039;en inspirera.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La monnaie dit Aristote est un opérateur de proportion , ou un instrument de justice. Elle sert à établir des équivalences dans les échanges.&lt;br /&gt;
La monnaie existe par convention . Aristote insiste sur l&#039;étymologie du mot : nomisma.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB: Certains économistes font remarquer que la monnaie suppose surtout la confiance , confiance dans le pouvoir politique ou dans l&#039;institution qui met son empreinte sur la monnaie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Question&#039;&#039;&#039;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment détermine -t-on la valeur d&#039;une chose? , la proportion entre une chaussure et le blé?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2 propositions: &lt;br /&gt;
La valeur se détermine par l&#039;utilité.&lt;br /&gt;
Smith et Marx vont plutôt rapporter la valeur à la quantité de travail social moyen qui est nécessaire pour produire un objet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La chrématistique ou art d&#039;acquérir ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La monnaie sert à faciliter les échanges sans profit dans un premier temps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Il y a une chrématistique naturelle ou nécessaire, branche de l&#039;économie domestique. ===&lt;br /&gt;
Le maître de maison doit approvisionner sa famille pour consommer immédiatement  ou pour mettre en réserve. Il s&#039;agit de procurer la vie heureuse . Aristote ademet qu&#039;il y a une bonne richesse, au service du maître de maison.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La chrématistique commerciale===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La monnaie est détournée de son rôle normal.De moyen pour faciliter les échanges,elle se propose comme but de l&#039;échange, elle devient une fin en soi. Il n&#039;y a alors plus de lieu entre la monnaie et le besoin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB: Aristote distingue deux arts d&#039;acquérir. Marx associe plus immédiatement l&#039;échange marchand à une opération commerciale dégageant du profit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La critique du marchand===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour Aristote, le marchand ne peut pas être un bon citoyen, il n&#039;a pas le souci du bien commun.Ce sera plutôt l&#039;étranger, le météque. On pense également que sa place n&#039;est pas dans la cité, mais sur le port.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aristote condamne également le prêt à intérêt. Le temps n&#039;est pas un être vivant, il ne peut pas engendrer. C&#039;est d&#039;autre part un don divin et on ne doit pas vendre ce qui a été reçu de Dieu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La réhabilitation des échanges marchands.==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&amp;quot;Le commerce guérit des préjugés destructeurs : et c&#039;est presque une règle générale que, partout où il y a des moeurs douces, il y a du commerce ; et que, partout où il y a du commerce, il y a des moeurs douces. Qu&#039;on ne s&#039;étonne donc point si nos moeurs sont moins féroces qu&#039;elles ne l&#039;étaient autrefois. Le commerce a ...&#039;&#039;&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Montesquieu: De l’esprit des lois&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Montesquieu décrit une opposition: l&#039;esprit du commerce s&#039;oppose à la violence barbare. Il associe moeurs douces et commerce.&lt;br /&gt;
L&#039;esprit du commerce s&#039;oppose à la violence barbare.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il affirme que le commerce a une influence civilisatrice. C&#039;est pour lui le développement du commerce qui cause le changement des moeurs et les fait évoluer vers des meours plus pacifiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Montesquieu admet cependant que le commerce peut avoir deux effets contradictoires. &lt;br /&gt;
Il reprend la critique de Platon. &lt;br /&gt;
Il l&#039;oppose à l&#039;époque contemporaine. &lt;br /&gt;
Montesquieu ne fait donc pas une apologie sans nuance du commerce.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amb</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://philo.dyndns.info/index.php?title=Les_%C3%A9changes&amp;diff=1155</id>
		<title>Les échanges</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://philo.dyndns.info/index.php?title=Les_%C3%A9changes&amp;diff=1155"/>
		<updated>2011-01-07T13:27:22Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amb : /* La critique du marchand */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;= Introduction =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Échanger, c&#039;est se rendre mutuellement service, acquérir un bien contre un autre. L&#039;échange est concerté, il s&#039;oppose à la violence, il crée des liens de dépendance réciproque, il est une forme de communication.&lt;br /&gt;
Sous le mot échanges, nous avons tendance à mettre les échanges marchands. C&#039;est une forme importante d&#039;échanges dans notre société, mais les échanges doivent s&#039;entendre d&#039;une manière bien plus large.&lt;br /&gt;
-Nous allons étudier analyser les différentes formes d&#039;échanges.&lt;br /&gt;
-Nous allons essayer de voir en quel sens ils sont constitutifs du lien social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les différentes formes d&#039;échanges. =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les hommes échangent avec les dieux :le sacrifice  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sacrifice vise à fonder l’ordre social en créant un lien entre les hommes et les dieux. Les hommes utilisent le mythe, récit imagé transmis par la tradition et les poètes pour penser leur condition.&lt;br /&gt;
Le mythe de Prométhée est un mythe fondateur de notre culture; Il dit la naissance de la culture, la séparation du monde humain d’avec le monde animal.&lt;br /&gt;
La version d’Hésiode dit la mise en place du sacrifice, Prométhée fait la part des hommes et la part des dieux.Il dupe Zeus qui choisit la plus mauvaise part. Zeus mécontent d’avoir été dupé retire la foudre, Prométhée vole le feu divin, désormais les hommes sont des techniciens maîtres des arts du feu et de la forge. Le mythe dit aussi que Zeus donne en cadeau empoisonné Pandora, la femme, désormais la reproduction sera sexuée et les hommes condamnés à travailler pour nourrir les femmes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir l’interprétation que Hénaff donne du sacrifice: il apparaît dans les civilisations de pasteurs.Les hommes multiplient la vie. Ils pensent cela comme un don des dieux, ils rendent en échange une bête. En la tuant, ils lient les dieux qu’ils obligent à rendre et à perpétuer ce don de la vie.&lt;br /&gt;
Le sacrifice est donc une relation de don et contre don entre les hommes et les dieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les hommes échangent entre eux==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;échange constitue le lien des cités.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;L&#039;exogamie : échange des femmes&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
Levi-Strauss souligne que parmi les règles sociale, une seule est universelle : la prohibition de l&#039;inceste. (La définition de la personne proche changeant de cité en cité)&lt;br /&gt;
Cette règle fait éclater la cellule familiale biologique et impose des alliances qui sont à la base de l&#039;organisation de la société.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les échanges linguistiques:&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
([[Le Langage|Voir cours sur le langage]])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les échanges de biens&#039;&#039;&#039; qui ne se font pas toujours sous la forme marchande.&lt;br /&gt;
Il faut penser au don , étudié par Marcel Mauss, au troc.&lt;br /&gt;
Les échanges marchands apparaissent avec la création de la monnaie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le fait social est-il originairement économique?=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(oikos: la maison) (L&#039;économie concerne la maison et les besoins de ceux qui y vivent.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsqu’il pense la construction de la cité dans &#039;&#039;&#039;La République&#039;&#039;&#039;, Platon la fait découler du besoin:&lt;br /&gt;
« C’est l’impuissance où chaque homme se trouve de se suffire à lui-même et le besoin qu’il a d’une foule de choses qui est à l’origine de la cité » Il faudra associer un forgeron, un tisserand ...etc&lt;br /&gt;
La cité, il faut le noter a une fin plus haute que la seule satisfaction des besoins. (Son but sera, non pas vivre, mais &amp;quot;bien vivre = être heureux)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les modernes ( Dix huitième siècle) comme Smith, insistent sur le rôle que joue le besoin pour réunir les hommes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout acte humain, pour Adam Smith est motivé par l’intérêt individuel. Cet intérêt individuel bien compris suffit à construire toutes les relations sociales.&lt;br /&gt;
Les hommes ont des besoins et échangent pour satisfaire leurs besoins, mais Smith ajoute qu’il existe en tous les hommes un penchant naturel, une « propension à échanger »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les hommes ont conscience de ne pas être auto- suffisant, alors que les animaux se suffisent bien plus facilement à eux-mêmes. Les hommes ont besoin de la société, du secours de leurs semblables, mais ils ne peuvent rien attendre de la bienveillance d’autrui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Smith associe deux thèmes:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-le besoin inéluctable que nous avons de l’autre&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-l&#039;affirmation de l’égoïsme individuel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Dans ses ouvrages moraux Smith parle d’une sympathie de l’homme pour l’homme – dans ses ouvrages économiques, il insiste sur l’égoïsme)&lt;br /&gt;
Il n’y a pas de bienveillance du boulanger, mais celui-ci veillant à son intérêt bien compris fera du bon pain qu’il vendra à un prix convenable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le texte est célèbre:&lt;br /&gt;
« L’homme a presque continuellement besoin du secours de ses semblables, et c’est en vain qu’il l’attendrait de leur seule bienveillance. Il sera bien plus sûr de réussir s’il s’adresse à leur intérêt personnel ….. Ce n’est pas de la bienveillance du boucher, du marchand de bière et du boulanger que nous attendons notre dîner, mais bien du soin qu’ils apportent à leurs intérêts. Nous ne nous adressons pas à leur humanité, mais à leur égoïsme » &#039;&#039;&#039;Adam Smith - Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Du concours des égoïsmes nait une prospérité commune.( Comme si une main invisible régulait le conflit des égoïsmes).Pour Smith,la solidarité se réalise elle-même dans les échanges incessants, sans qu’il soit dans les intentions conscientes des individus de la rechercher comme telle, sans qu’ils soient guidés par des valeurs morales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
_____________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Remarques: &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On voit apparaître dans ce texte de Smith, une idée qui sera très riche de développements: le mal moral ( immoralité des passions ) peut engendrer un bien commun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Adam Smith insiste sur l’idée d’une auto- régulation de l’économie. La question est importante, l’enjeu est celui du rôle du politique. Quel besoin les hommes auront-ils de la loi et de l’ordre politique ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Smith parle bien du concours des égoïsmes, chacun poursuit bien en ce sens son intérêt.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut- on réduire la société à une somme d’égoïsmes ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour que les hommes vivent ensembles, ne faut-il pas  qu’ils aient en vue un certain bien commun ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
._________________________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;font&amp;gt;Durkheim fait la critique de Smith&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
¤Si l’intérêt rapproche les hommes, ce n’est que pour quelques instants, il ne peut créer entre eux qu’un lien extérieur, les consciences restent extérieures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
¤Toute harmonie apparente  d’intérêt  peut cacher  un conflit latent  : aujourd’hui il m’est utile de m’unir à vous, demain ce sera inutile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’intérêt n’est qu’un lien passager, il ne suffit pas à fonder le lien social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut reprocher à Smith d’avoir ignoré les autres formes d’échanges  comme le don qui a d’autres motivations selon Mauss.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Smith a –t-il  transformé en forme naturelle de l’échange, ce qui pour n’en est qu’une forme historique parmi d’autres ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
_____________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&amp;lt;u&amp;gt;Sujet de dissertation&amp;lt;/u&amp;gt; : L &#039;&#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;&#039;e lien social peut-il ne reposer que sur l’intérêt ?&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut être vigilant car la notion d’intérêt est équivoque : en latin : il m’importe, ce qui me convient, correspond à mes besoins.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Péjorativement, c’est l’attachement égoïste à ce qui nous est propre.&lt;br /&gt;
Le ne que invite à montrer  que le lien social peut être fondé en partie sur l’intérêt  égoïste mais que cela ne sera pas suffisant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut montrer aussi que le lien social peut reposer sur des échanges désintéressés.&lt;br /&gt;
Si le mot intérêt signifie aussi ce qui me motive, ce qui me convient : le bien, la justice peuvent aussi  être des objets d’intérêt. Et on peut essayer de montrer que les hommes peuvent rechercher un bien qui dépasse la simple satisfaction de leurs besoins   ou la recherche du profit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Adam Smith n&#039;attend de la loi que la création d’un contexte d’ordre propice aux échanges économiques. Nous sommes là dans la perspective du libéralisme. Dans notre parcours de la société à la société politique, il importera de se demander ce que nous attendons de la loi et de l’ordre politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Les échanges marchands=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La naissance de la monnaie==&lt;br /&gt;
On troque pour assurer la survie du groupe familial restreint &lt;br /&gt;
Si on considère la valeur d&#039;usage  , une chaussure sert à se chausser ou à échanger.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand les échanges s&#039;élargissent ( échanges maritimes par exemple) se fait ressentir le besoin d&#039;une denrée aisée à transporter et non périsssable pour faciliter les échanges.&lt;br /&gt;
Les métaux se conservent bien et se fragmentent aisément. &lt;br /&gt;
On applique ensuite un empreinte sur le métal pour ne pas  avoir à revérifier constamment le métal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutes ces analyses sont faites par Aristote au 4 ème siècle avant JC. Adam Smith s&#039;en inspirera.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La monnaie dit Aristote est un opérateur de proportion , ou un instrument de justice. Elle sert à établir des équivalences dans les échanges.&lt;br /&gt;
La monnaie existe par convention . Aristote insiste sur l&#039;étymologie du mot : nomisma.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB: Certains économistes font remarquer que la monnaie suppose surtout la confiance , confiance dans le pouvoir politique ou dans l&#039;institution qui met son empreinte sur la monnaie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Question&#039;&#039;&#039;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment détermine -t-on la valeur d&#039;une chose? , la proportion entre une chaussure et le blé?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2 propositions: &lt;br /&gt;
La valeur se détermine par l&#039;utilité.&lt;br /&gt;
Smith et Marx vont plutôt rapporter la valeur à la quantité de travail social moyen qui est nécessaire pour produire un objet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La chrématistique ou art d&#039;acquérir ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La monnaie sert à faciliter les échanges sans profit dans un premier temps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Il y a une chrématistique naturelle ou nécessaire, branche de l&#039;économie domestique. ===&lt;br /&gt;
Le maître de maison doit approvisionner sa famille pour consommer immédiatement  ou pour mettre en réserve. Il s&#039;agit de procurer la vie heureuse . Aristote ademet qu&#039;il y a une bonne richesse, au service du maître de maison.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La chrématistique commerciale===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La monnaie est détournée de son rôle normal.De moyen pour faciliter les échanges,elle se propose comme but de l&#039;échange, elle devient une fin en soi. Il n&#039;y a alors plus de lieu entre la monnaie et le besoin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB: Aristote distingue deux arts d&#039;acquérir. Marx associe plus immédiatement l&#039;échange marchand à une opération commerciale dégageant du profit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La critique du marchand===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour Aristote, le marchand ne peut pas être un bon citoyen, il n&#039;a pas le souci du bien commun.Ce sera plutôt l&#039;étranger, le météque. On pense également que sa place n&#039;est pas dans la cité, mais sur le port.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aristote condamne également le prêt à intérêt. Le temps n&#039;est pas un être vivant, il ne peut pas engendrer. C&#039;est d&#039;autre part un don divin et on ne doit pas vendre ce qui a été reçu de Dieu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La réhabilitation des échanges marchands.==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’effet naturel du commerce est de porter à la paix. Deux nations qui négocient ensemble se rendent réciproquement dépendantes : si l’une a intérêt d’acheter, l’autre à intérêt de vendre ; et toutes les unions sont fondées sur les besoins mutuels. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais, si l’esprit de commerce unit les nations, il n’unit pas de même les particuliers. Nous voyons que dans les pays où l’on n’est affecté que de l’esprit de commerce, on trafique 1 de toutes les actions humaines, et de toutes les vertus morales : les plus petites choses, celles que l’humanité demande, s’y font ou s’y donnent pour de l’argent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’esprit de commerce produit dans les hommes un certain sentiment de justice exacte, opposé d’un côté au brigandage, et de l’autre à ces vertus morales qui font qu’on ne discute pas toujours ses intérêts avec rigidité, et qu’on peut les négliger pour ceux des autres. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Montesquieu, De l’esprit des lois&lt;br /&gt;
L’effet naturel du commerce est de porter à la paix. Deux nations qui négocient ensemble se rendent réciproquement dépendantes : si l’une a intérêt d’acheter, l’autre à intérêt de vendre ; et toutes les unions sont fondées sur les besoins mutuels. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais, si l’esprit de commerce unit les nations, il n’unit pas de même les particuliers. Nous voyons que dans les pays où l’on n’est affecté que de l’esprit de commerce, on trafique 1 de toutes les actions humaines, et de toutes les vertus morales : les plus petites choses, celles que l’humanité demande, s’y font ou s’y donnent pour de l’argent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’esprit de commerce produit dans les hommes un certain sentiment de justice exacte, opposé d’un côté au brigandage, et de l’autre à ces vertus morales qui font qu’on ne discute pas toujours ses intérêts avec rigidité, et qu’on peut les négliger pour ceux des autres. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Montesquieu, De l’esprit des lois&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Montesquieu décrit une opposition: l&#039;esprit du commerce s&#039;oppose à la violence barbare. Il associe meours douces et commerce.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amb</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://philo.dyndns.info/index.php?title=Les_%C3%A9changes&amp;diff=1154</id>
		<title>Les échanges</title>
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		<updated>2011-01-07T13:24:16Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amb : /* La naissance de la monnaie */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;= Introduction =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Échanger, c&#039;est se rendre mutuellement service, acquérir un bien contre un autre. L&#039;échange est concerté, il s&#039;oppose à la violence, il crée des liens de dépendance réciproque, il est une forme de communication.&lt;br /&gt;
Sous le mot échanges, nous avons tendance à mettre les échanges marchands. C&#039;est une forme importante d&#039;échanges dans notre société, mais les échanges doivent s&#039;entendre d&#039;une manière bien plus large.&lt;br /&gt;
-Nous allons étudier analyser les différentes formes d&#039;échanges.&lt;br /&gt;
-Nous allons essayer de voir en quel sens ils sont constitutifs du lien social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les différentes formes d&#039;échanges. =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les hommes échangent avec les dieux :le sacrifice  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sacrifice vise à fonder l’ordre social en créant un lien entre les hommes et les dieux. Les hommes utilisent le mythe, récit imagé transmis par la tradition et les poètes pour penser leur condition.&lt;br /&gt;
Le mythe de Prométhée est un mythe fondateur de notre culture; Il dit la naissance de la culture, la séparation du monde humain d’avec le monde animal.&lt;br /&gt;
La version d’Hésiode dit la mise en place du sacrifice, Prométhée fait la part des hommes et la part des dieux.Il dupe Zeus qui choisit la plus mauvaise part. Zeus mécontent d’avoir été dupé retire la foudre, Prométhée vole le feu divin, désormais les hommes sont des techniciens maîtres des arts du feu et de la forge. Le mythe dit aussi que Zeus donne en cadeau empoisonné Pandora, la femme, désormais la reproduction sera sexuée et les hommes condamnés à travailler pour nourrir les femmes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir l’interprétation que Hénaff donne du sacrifice: il apparaît dans les civilisations de pasteurs.Les hommes multiplient la vie. Ils pensent cela comme un don des dieux, ils rendent en échange une bête. En la tuant, ils lient les dieux qu’ils obligent à rendre et à perpétuer ce don de la vie.&lt;br /&gt;
Le sacrifice est donc une relation de don et contre don entre les hommes et les dieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les hommes échangent entre eux==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;échange constitue le lien des cités.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;L&#039;exogamie : échange des femmes&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
Levi-Strauss souligne que parmi les règles sociale, une seule est universelle : la prohibition de l&#039;inceste. (La définition de la personne proche changeant de cité en cité)&lt;br /&gt;
Cette règle fait éclater la cellule familiale biologique et impose des alliances qui sont à la base de l&#039;organisation de la société.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les échanges linguistiques:&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
([[Le Langage|Voir cours sur le langage]])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les échanges de biens&#039;&#039;&#039; qui ne se font pas toujours sous la forme marchande.&lt;br /&gt;
Il faut penser au don , étudié par Marcel Mauss, au troc.&lt;br /&gt;
Les échanges marchands apparaissent avec la création de la monnaie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le fait social est-il originairement économique?=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(oikos: la maison) (L&#039;économie concerne la maison et les besoins de ceux qui y vivent.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsqu’il pense la construction de la cité dans &#039;&#039;&#039;La République&#039;&#039;&#039;, Platon la fait découler du besoin:&lt;br /&gt;
« C’est l’impuissance où chaque homme se trouve de se suffire à lui-même et le besoin qu’il a d’une foule de choses qui est à l’origine de la cité » Il faudra associer un forgeron, un tisserand ...etc&lt;br /&gt;
La cité, il faut le noter a une fin plus haute que la seule satisfaction des besoins. (Son but sera, non pas vivre, mais &amp;quot;bien vivre = être heureux)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les modernes ( Dix huitième siècle) comme Smith, insistent sur le rôle que joue le besoin pour réunir les hommes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout acte humain, pour Adam Smith est motivé par l’intérêt individuel. Cet intérêt individuel bien compris suffit à construire toutes les relations sociales.&lt;br /&gt;
Les hommes ont des besoins et échangent pour satisfaire leurs besoins, mais Smith ajoute qu’il existe en tous les hommes un penchant naturel, une « propension à échanger »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les hommes ont conscience de ne pas être auto- suffisant, alors que les animaux se suffisent bien plus facilement à eux-mêmes. Les hommes ont besoin de la société, du secours de leurs semblables, mais ils ne peuvent rien attendre de la bienveillance d’autrui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Smith associe deux thèmes:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-le besoin inéluctable que nous avons de l’autre&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-l&#039;affirmation de l’égoïsme individuel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Dans ses ouvrages moraux Smith parle d’une sympathie de l’homme pour l’homme – dans ses ouvrages économiques, il insiste sur l’égoïsme)&lt;br /&gt;
Il n’y a pas de bienveillance du boulanger, mais celui-ci veillant à son intérêt bien compris fera du bon pain qu’il vendra à un prix convenable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le texte est célèbre:&lt;br /&gt;
« L’homme a presque continuellement besoin du secours de ses semblables, et c’est en vain qu’il l’attendrait de leur seule bienveillance. Il sera bien plus sûr de réussir s’il s’adresse à leur intérêt personnel ….. Ce n’est pas de la bienveillance du boucher, du marchand de bière et du boulanger que nous attendons notre dîner, mais bien du soin qu’ils apportent à leurs intérêts. Nous ne nous adressons pas à leur humanité, mais à leur égoïsme » &#039;&#039;&#039;Adam Smith - Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Du concours des égoïsmes nait une prospérité commune.( Comme si une main invisible régulait le conflit des égoïsmes).Pour Smith,la solidarité se réalise elle-même dans les échanges incessants, sans qu’il soit dans les intentions conscientes des individus de la rechercher comme telle, sans qu’ils soient guidés par des valeurs morales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
_____________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Remarques: &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On voit apparaître dans ce texte de Smith, une idée qui sera très riche de développements: le mal moral ( immoralité des passions ) peut engendrer un bien commun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Adam Smith insiste sur l’idée d’une auto- régulation de l’économie. La question est importante, l’enjeu est celui du rôle du politique. Quel besoin les hommes auront-ils de la loi et de l’ordre politique ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Smith parle bien du concours des égoïsmes, chacun poursuit bien en ce sens son intérêt.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut- on réduire la société à une somme d’égoïsmes ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour que les hommes vivent ensembles, ne faut-il pas  qu’ils aient en vue un certain bien commun ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
._________________________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;font&amp;gt;Durkheim fait la critique de Smith&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
¤Si l’intérêt rapproche les hommes, ce n’est que pour quelques instants, il ne peut créer entre eux qu’un lien extérieur, les consciences restent extérieures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
¤Toute harmonie apparente  d’intérêt  peut cacher  un conflit latent  : aujourd’hui il m’est utile de m’unir à vous, demain ce sera inutile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’intérêt n’est qu’un lien passager, il ne suffit pas à fonder le lien social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut reprocher à Smith d’avoir ignoré les autres formes d’échanges  comme le don qui a d’autres motivations selon Mauss.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Smith a –t-il  transformé en forme naturelle de l’échange, ce qui pour n’en est qu’une forme historique parmi d’autres ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
_____________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&amp;lt;u&amp;gt;Sujet de dissertation&amp;lt;/u&amp;gt; : L &#039;&#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;&#039;e lien social peut-il ne reposer que sur l’intérêt ?&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut être vigilant car la notion d’intérêt est équivoque : en latin : il m’importe, ce qui me convient, correspond à mes besoins.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Péjorativement, c’est l’attachement égoïste à ce qui nous est propre.&lt;br /&gt;
Le ne que invite à montrer  que le lien social peut être fondé en partie sur l’intérêt  égoïste mais que cela ne sera pas suffisant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut montrer aussi que le lien social peut reposer sur des échanges désintéressés.&lt;br /&gt;
Si le mot intérêt signifie aussi ce qui me motive, ce qui me convient : le bien, la justice peuvent aussi  être des objets d’intérêt. Et on peut essayer de montrer que les hommes peuvent rechercher un bien qui dépasse la simple satisfaction de leurs besoins   ou la recherche du profit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Adam Smith n&#039;attend de la loi que la création d’un contexte d’ordre propice aux échanges économiques. Nous sommes là dans la perspective du libéralisme. Dans notre parcours de la société à la société politique, il importera de se demander ce que nous attendons de la loi et de l’ordre politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Les échanges marchands=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La naissance de la monnaie==&lt;br /&gt;
On troque pour assurer la survie du groupe familial restreint &lt;br /&gt;
Si on considère la valeur d&#039;usage  , une chaussure sert à se chausser ou à échanger.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand les échanges s&#039;élargissent ( échanges maritimes par exemple) se fait ressentir le besoin d&#039;une denrée aisée à transporter et non périsssable pour faciliter les échanges.&lt;br /&gt;
Les métaux se conservent bien et se fragmentent aisément. &lt;br /&gt;
On applique ensuite un empreinte sur le métal pour ne pas  avoir à revérifier constamment le métal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutes ces analyses sont faites par Aristote au 4 ème siècle avant JC. Adam Smith s&#039;en inspirera.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La monnaie dit Aristote est un opérateur de proportion , ou un instrument de justice. Elle sert à établir des équivalences dans les échanges.&lt;br /&gt;
La monnaie existe par convention . Aristote insiste sur l&#039;étymologie du mot : nomisma.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB: Certains économistes font remarquer que la monnaie suppose surtout la confiance , confiance dans le pouvoir politique ou dans l&#039;institution qui met son empreinte sur la monnaie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Question&#039;&#039;&#039;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment détermine -t-on la valeur d&#039;une chose? , la proportion entre une chaussure et le blé?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2 propositions: &lt;br /&gt;
La valeur se détermine par l&#039;utilité.&lt;br /&gt;
Smith et Marx vont plutôt rapporter la valeur à la quantité de travail social moyen qui est nécessaire pour produire un objet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La chrématistique ou art d&#039;acquérir ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La monnaie sert à faciliter les échanges sans profit dans un premier temps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Il y a une chrématistique naturelle ou nécessaire, branche de l&#039;économie domestique. ===&lt;br /&gt;
Le maître de maison doit approvisionner sa famille pour consommer immédiatement  ou pour mettre en réserve. Il s&#039;agit de procurer la vie heureuse . Aristote ademet qu&#039;il y a une bonne richesse, au service du maître de maison.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La chrématistique commerciale===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La monnaie est détournée de son rôle normal.De moyen pour faciliter les échanges,elle se propose comme but de l&#039;échange, elle devient une fin en soi. Il n&#039;y a alors plus de lieu entre la monnaie et le besoin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB: Aristote distingue deux arts d&#039;acquérir. Marx associe plus immédiatement l&#039;échange marchand à une opération commerciale dégageant du profit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La critique du marchand===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour Aristote, le marchand ne peut pas être un bon citoyen, il n&#039;a pas le souci du bien commun.Ce sera plutôt l&#039;étranger, le météque. On pense également que sa place n&#039;est pas dans la cité, mais sur le port.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aristote condamne également le prêt à intérêt. Le temps n&#039;est pas un être vivant, il ne peut pas engendrer. C&#039;est d&#039;autre part un don divin et on ne doit pas vendre ce qui a été reçu de Dieu.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amb</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://philo.dyndns.info/index.php?title=Les_%C3%A9changes&amp;diff=1153</id>
		<title>Les échanges</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://philo.dyndns.info/index.php?title=Les_%C3%A9changes&amp;diff=1153"/>
		<updated>2011-01-07T13:23:42Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amb : /* La critique du marchand */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;= Introduction =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Échanger, c&#039;est se rendre mutuellement service, acquérir un bien contre un autre. L&#039;échange est concerté, il s&#039;oppose à la violence, il crée des liens de dépendance réciproque, il est une forme de communication.&lt;br /&gt;
Sous le mot échanges, nous avons tendance à mettre les échanges marchands. C&#039;est une forme importante d&#039;échanges dans notre société, mais les échanges doivent s&#039;entendre d&#039;une manière bien plus large.&lt;br /&gt;
-Nous allons étudier analyser les différentes formes d&#039;échanges.&lt;br /&gt;
-Nous allons essayer de voir en quel sens ils sont constitutifs du lien social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les différentes formes d&#039;échanges. =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les hommes échangent avec les dieux :le sacrifice  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sacrifice vise à fonder l’ordre social en créant un lien entre les hommes et les dieux. Les hommes utilisent le mythe, récit imagé transmis par la tradition et les poètes pour penser leur condition.&lt;br /&gt;
Le mythe de Prométhée est un mythe fondateur de notre culture; Il dit la naissance de la culture, la séparation du monde humain d’avec le monde animal.&lt;br /&gt;
La version d’Hésiode dit la mise en place du sacrifice, Prométhée fait la part des hommes et la part des dieux.Il dupe Zeus qui choisit la plus mauvaise part. Zeus mécontent d’avoir été dupé retire la foudre, Prométhée vole le feu divin, désormais les hommes sont des techniciens maîtres des arts du feu et de la forge. Le mythe dit aussi que Zeus donne en cadeau empoisonné Pandora, la femme, désormais la reproduction sera sexuée et les hommes condamnés à travailler pour nourrir les femmes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir l’interprétation que Hénaff donne du sacrifice: il apparaît dans les civilisations de pasteurs.Les hommes multiplient la vie. Ils pensent cela comme un don des dieux, ils rendent en échange une bête. En la tuant, ils lient les dieux qu’ils obligent à rendre et à perpétuer ce don de la vie.&lt;br /&gt;
Le sacrifice est donc une relation de don et contre don entre les hommes et les dieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les hommes échangent entre eux==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;échange constitue le lien des cités.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;L&#039;exogamie : échange des femmes&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
Levi-Strauss souligne que parmi les règles sociale, une seule est universelle : la prohibition de l&#039;inceste. (La définition de la personne proche changeant de cité en cité)&lt;br /&gt;
Cette règle fait éclater la cellule familiale biologique et impose des alliances qui sont à la base de l&#039;organisation de la société.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les échanges linguistiques:&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
([[Le Langage|Voir cours sur le langage]])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les échanges de biens&#039;&#039;&#039; qui ne se font pas toujours sous la forme marchande.&lt;br /&gt;
Il faut penser au don , étudié par Marcel Mauss, au troc.&lt;br /&gt;
Les échanges marchands apparaissent avec la création de la monnaie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le fait social est-il originairement économique?=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(oikos: la maison) (L&#039;économie concerne la maison et les besoins de ceux qui y vivent.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsqu’il pense la construction de la cité dans &#039;&#039;&#039;La République&#039;&#039;&#039;, Platon la fait découler du besoin:&lt;br /&gt;
« C’est l’impuissance où chaque homme se trouve de se suffire à lui-même et le besoin qu’il a d’une foule de choses qui est à l’origine de la cité » Il faudra associer un forgeron, un tisserand ...etc&lt;br /&gt;
La cité, il faut le noter a une fin plus haute que la seule satisfaction des besoins. (Son but sera, non pas vivre, mais &amp;quot;bien vivre = être heureux)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les modernes ( Dix huitième siècle) comme Smith, insistent sur le rôle que joue le besoin pour réunir les hommes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout acte humain, pour Adam Smith est motivé par l’intérêt individuel. Cet intérêt individuel bien compris suffit à construire toutes les relations sociales.&lt;br /&gt;
Les hommes ont des besoins et échangent pour satisfaire leurs besoins, mais Smith ajoute qu’il existe en tous les hommes un penchant naturel, une « propension à échanger »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les hommes ont conscience de ne pas être auto- suffisant, alors que les animaux se suffisent bien plus facilement à eux-mêmes. Les hommes ont besoin de la société, du secours de leurs semblables, mais ils ne peuvent rien attendre de la bienveillance d’autrui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Smith associe deux thèmes:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-le besoin inéluctable que nous avons de l’autre&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-l&#039;affirmation de l’égoïsme individuel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Dans ses ouvrages moraux Smith parle d’une sympathie de l’homme pour l’homme – dans ses ouvrages économiques, il insiste sur l’égoïsme)&lt;br /&gt;
Il n’y a pas de bienveillance du boulanger, mais celui-ci veillant à son intérêt bien compris fera du bon pain qu’il vendra à un prix convenable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le texte est célèbre:&lt;br /&gt;
« L’homme a presque continuellement besoin du secours de ses semblables, et c’est en vain qu’il l’attendrait de leur seule bienveillance. Il sera bien plus sûr de réussir s’il s’adresse à leur intérêt personnel ….. Ce n’est pas de la bienveillance du boucher, du marchand de bière et du boulanger que nous attendons notre dîner, mais bien du soin qu’ils apportent à leurs intérêts. Nous ne nous adressons pas à leur humanité, mais à leur égoïsme » &#039;&#039;&#039;Adam Smith - Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Du concours des égoïsmes nait une prospérité commune.( Comme si une main invisible régulait le conflit des égoïsmes).Pour Smith,la solidarité se réalise elle-même dans les échanges incessants, sans qu’il soit dans les intentions conscientes des individus de la rechercher comme telle, sans qu’ils soient guidés par des valeurs morales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
_____________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Remarques: &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On voit apparaître dans ce texte de Smith, une idée qui sera très riche de développements: le mal moral ( immoralité des passions ) peut engendrer un bien commun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Adam Smith insiste sur l’idée d’une auto- régulation de l’économie. La question est importante, l’enjeu est celui du rôle du politique. Quel besoin les hommes auront-ils de la loi et de l’ordre politique ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Smith parle bien du concours des égoïsmes, chacun poursuit bien en ce sens son intérêt.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut- on réduire la société à une somme d’égoïsmes ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour que les hommes vivent ensembles, ne faut-il pas  qu’ils aient en vue un certain bien commun ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
._________________________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;font&amp;gt;Durkheim fait la critique de Smith&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
¤Si l’intérêt rapproche les hommes, ce n’est que pour quelques instants, il ne peut créer entre eux qu’un lien extérieur, les consciences restent extérieures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
¤Toute harmonie apparente  d’intérêt  peut cacher  un conflit latent  : aujourd’hui il m’est utile de m’unir à vous, demain ce sera inutile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’intérêt n’est qu’un lien passager, il ne suffit pas à fonder le lien social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut reprocher à Smith d’avoir ignoré les autres formes d’échanges  comme le don qui a d’autres motivations selon Mauss.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Smith a –t-il  transformé en forme naturelle de l’échange, ce qui pour n’en est qu’une forme historique parmi d’autres ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
_____________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&amp;lt;u&amp;gt;Sujet de dissertation&amp;lt;/u&amp;gt; : L &#039;&#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;&#039;e lien social peut-il ne reposer que sur l’intérêt ?&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut être vigilant car la notion d’intérêt est équivoque : en latin : il m’importe, ce qui me convient, correspond à mes besoins.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Péjorativement, c’est l’attachement égoïste à ce qui nous est propre.&lt;br /&gt;
Le ne que invite à montrer  que le lien social peut être fondé en partie sur l’intérêt  égoïste mais que cela ne sera pas suffisant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut montrer aussi que le lien social peut reposer sur des échanges désintéressés.&lt;br /&gt;
Si le mot intérêt signifie aussi ce qui me motive, ce qui me convient : le bien, la justice peuvent aussi  être des objets d’intérêt. Et on peut essayer de montrer que les hommes peuvent rechercher un bien qui dépasse la simple satisfaction de leurs besoins   ou la recherche du profit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Adam Smith n&#039;attend de la loi que la création d’un contexte d’ordre propice aux échanges économiques. Nous sommes là dans la perspective du libéralisme. Dans notre parcours de la société à la société politique, il importera de se demander ce que nous attendons de la loi et de l’ordre politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Les échanges marchands=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La naissance de la monnaie==&lt;br /&gt;
On troque pour assurer la survie du groupe familial restreint &lt;br /&gt;
Si on considère la valeur d&#039;usage  , une chaussure sert à se chausser ou à échanger.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand les échanges s&#039;élargissent ( échanges maritimes par exemple) se fait ressentir le besoin d&#039;une denrée aisée à transporter et non périsssable pour faciliter les échanges.&lt;br /&gt;
Les métaux se conservent bien et se fragmentent aisément. &lt;br /&gt;
On applique ensuite un empreinte sur le métal pour ne pas  avoir à revérifier constamment le métal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutes ces analyses sont faites par Aristote au 4 ème siècle avant JC. Adam Smith s&#039;en inspirera.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La monnaie dit Aristote est un opérateur de proportion , ou un instrument de justice. Elle sert à établir des équivalences dans les échanges.&lt;br /&gt;
La monnaie existe par convention . Aristote insiste sur l&#039;étymologie du mot : nomisma.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB: Certains économistes font remarquer que la monnaie suppose surtout la confiance , confiance dans le pouvoir politique ou dans l&#039;institution qui met son empreinte sur la monnaie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Question&#039;&#039;&#039;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment détermine -t-on la valeur d&#039;une chose? , la proportion entre une chaussure et le blé?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2 propositions: &lt;br /&gt;
La valeur se détermine par l&#039;utilité&lt;br /&gt;
Smith et Marx vont plutôt rapporter la valeur à la quantité de travail social moyen qui est nécessaire pour produire un objet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La chrématistique ou art d&#039;acquérir ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La monnaie sert à faciliter les échanges sans profit dans un premier temps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Il y a une chrématistique naturelle ou nécessaire, branche de l&#039;économie domestique. ===&lt;br /&gt;
Le maître de maison doit approvisionner sa famille pour consommer immédiatement  ou pour mettre en réserve. Il s&#039;agit de procurer la vie heureuse . Aristote ademet qu&#039;il y a une bonne richesse, au service du maître de maison.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La chrématistique commerciale===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La monnaie est détournée de son rôle normal.De moyen pour faciliter les échanges,elle se propose comme but de l&#039;échange, elle devient une fin en soi. Il n&#039;y a alors plus de lieu entre la monnaie et le besoin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB: Aristote distingue deux arts d&#039;acquérir. Marx associe plus immédiatement l&#039;échange marchand à une opération commerciale dégageant du profit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La critique du marchand===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour Aristote, le marchand ne peut pas être un bon citoyen, il n&#039;a pas le souci du bien commun.Ce sera plutôt l&#039;étranger, le météque. On pense également que sa place n&#039;est pas dans la cité, mais sur le port.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aristote condamne également le prêt à intérêt. Le temps n&#039;est pas un être vivant, il ne peut pas engendrer. C&#039;est d&#039;autre part un don divin et on ne doit pas vendre ce qui a été reçu de Dieu.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amb</name></author>
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	<entry>
		<id>https://philo.dyndns.info/index.php?title=Les_%C3%A9changes&amp;diff=1152</id>
		<title>Les échanges</title>
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		<updated>2011-01-07T13:21:00Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amb : /* La naissance de la monnaie */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;= Introduction =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Échanger, c&#039;est se rendre mutuellement service, acquérir un bien contre un autre. L&#039;échange est concerté, il s&#039;oppose à la violence, il crée des liens de dépendance réciproque, il est une forme de communication.&lt;br /&gt;
Sous le mot échanges, nous avons tendance à mettre les échanges marchands. C&#039;est une forme importante d&#039;échanges dans notre société, mais les échanges doivent s&#039;entendre d&#039;une manière bien plus large.&lt;br /&gt;
-Nous allons étudier analyser les différentes formes d&#039;échanges.&lt;br /&gt;
-Nous allons essayer de voir en quel sens ils sont constitutifs du lien social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les différentes formes d&#039;échanges. =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les hommes échangent avec les dieux :le sacrifice  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sacrifice vise à fonder l’ordre social en créant un lien entre les hommes et les dieux. Les hommes utilisent le mythe, récit imagé transmis par la tradition et les poètes pour penser leur condition.&lt;br /&gt;
Le mythe de Prométhée est un mythe fondateur de notre culture; Il dit la naissance de la culture, la séparation du monde humain d’avec le monde animal.&lt;br /&gt;
La version d’Hésiode dit la mise en place du sacrifice, Prométhée fait la part des hommes et la part des dieux.Il dupe Zeus qui choisit la plus mauvaise part. Zeus mécontent d’avoir été dupé retire la foudre, Prométhée vole le feu divin, désormais les hommes sont des techniciens maîtres des arts du feu et de la forge. Le mythe dit aussi que Zeus donne en cadeau empoisonné Pandora, la femme, désormais la reproduction sera sexuée et les hommes condamnés à travailler pour nourrir les femmes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir l’interprétation que Hénaff donne du sacrifice: il apparaît dans les civilisations de pasteurs.Les hommes multiplient la vie. Ils pensent cela comme un don des dieux, ils rendent en échange une bête. En la tuant, ils lient les dieux qu’ils obligent à rendre et à perpétuer ce don de la vie.&lt;br /&gt;
Le sacrifice est donc une relation de don et contre don entre les hommes et les dieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les hommes échangent entre eux==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;échange constitue le lien des cités.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;L&#039;exogamie : échange des femmes&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
Levi-Strauss souligne que parmi les règles sociale, une seule est universelle : la prohibition de l&#039;inceste. (La définition de la personne proche changeant de cité en cité)&lt;br /&gt;
Cette règle fait éclater la cellule familiale biologique et impose des alliances qui sont à la base de l&#039;organisation de la société.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les échanges linguistiques:&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
([[Le Langage|Voir cours sur le langage]])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les échanges de biens&#039;&#039;&#039; qui ne se font pas toujours sous la forme marchande.&lt;br /&gt;
Il faut penser au don , étudié par Marcel Mauss, au troc.&lt;br /&gt;
Les échanges marchands apparaissent avec la création de la monnaie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le fait social est-il originairement économique?=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(oikos: la maison) (L&#039;économie concerne la maison et les besoins de ceux qui y vivent.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsqu’il pense la construction de la cité dans &#039;&#039;&#039;La République&#039;&#039;&#039;, Platon la fait découler du besoin:&lt;br /&gt;
« C’est l’impuissance où chaque homme se trouve de se suffire à lui-même et le besoin qu’il a d’une foule de choses qui est à l’origine de la cité » Il faudra associer un forgeron, un tisserand ...etc&lt;br /&gt;
La cité, il faut le noter a une fin plus haute que la seule satisfaction des besoins. (Son but sera, non pas vivre, mais &amp;quot;bien vivre = être heureux)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les modernes ( Dix huitième siècle) comme Smith, insistent sur le rôle que joue le besoin pour réunir les hommes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout acte humain, pour Adam Smith est motivé par l’intérêt individuel. Cet intérêt individuel bien compris suffit à construire toutes les relations sociales.&lt;br /&gt;
Les hommes ont des besoins et échangent pour satisfaire leurs besoins, mais Smith ajoute qu’il existe en tous les hommes un penchant naturel, une « propension à échanger »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les hommes ont conscience de ne pas être auto- suffisant, alors que les animaux se suffisent bien plus facilement à eux-mêmes. Les hommes ont besoin de la société, du secours de leurs semblables, mais ils ne peuvent rien attendre de la bienveillance d’autrui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Smith associe deux thèmes:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-le besoin inéluctable que nous avons de l’autre&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-l&#039;affirmation de l’égoïsme individuel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Dans ses ouvrages moraux Smith parle d’une sympathie de l’homme pour l’homme – dans ses ouvrages économiques, il insiste sur l’égoïsme)&lt;br /&gt;
Il n’y a pas de bienveillance du boulanger, mais celui-ci veillant à son intérêt bien compris fera du bon pain qu’il vendra à un prix convenable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le texte est célèbre:&lt;br /&gt;
« L’homme a presque continuellement besoin du secours de ses semblables, et c’est en vain qu’il l’attendrait de leur seule bienveillance. Il sera bien plus sûr de réussir s’il s’adresse à leur intérêt personnel ….. Ce n’est pas de la bienveillance du boucher, du marchand de bière et du boulanger que nous attendons notre dîner, mais bien du soin qu’ils apportent à leurs intérêts. Nous ne nous adressons pas à leur humanité, mais à leur égoïsme » &#039;&#039;&#039;Adam Smith - Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Du concours des égoïsmes nait une prospérité commune.( Comme si une main invisible régulait le conflit des égoïsmes).Pour Smith,la solidarité se réalise elle-même dans les échanges incessants, sans qu’il soit dans les intentions conscientes des individus de la rechercher comme telle, sans qu’ils soient guidés par des valeurs morales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
_____________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Remarques: &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On voit apparaître dans ce texte de Smith, une idée qui sera très riche de développements: le mal moral ( immoralité des passions ) peut engendrer un bien commun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Adam Smith insiste sur l’idée d’une auto- régulation de l’économie. La question est importante, l’enjeu est celui du rôle du politique. Quel besoin les hommes auront-ils de la loi et de l’ordre politique ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Smith parle bien du concours des égoïsmes, chacun poursuit bien en ce sens son intérêt.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut- on réduire la société à une somme d’égoïsmes ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour que les hommes vivent ensembles, ne faut-il pas  qu’ils aient en vue un certain bien commun ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
._________________________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;font&amp;gt;Durkheim fait la critique de Smith&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
¤Si l’intérêt rapproche les hommes, ce n’est que pour quelques instants, il ne peut créer entre eux qu’un lien extérieur, les consciences restent extérieures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
¤Toute harmonie apparente  d’intérêt  peut cacher  un conflit latent  : aujourd’hui il m’est utile de m’unir à vous, demain ce sera inutile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’intérêt n’est qu’un lien passager, il ne suffit pas à fonder le lien social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut reprocher à Smith d’avoir ignoré les autres formes d’échanges  comme le don qui a d’autres motivations selon Mauss.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Smith a –t-il  transformé en forme naturelle de l’échange, ce qui pour n’en est qu’une forme historique parmi d’autres ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
_____________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&amp;lt;u&amp;gt;Sujet de dissertation&amp;lt;/u&amp;gt; : L &#039;&#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;&#039;e lien social peut-il ne reposer que sur l’intérêt ?&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut être vigilant car la notion d’intérêt est équivoque : en latin : il m’importe, ce qui me convient, correspond à mes besoins.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Péjorativement, c’est l’attachement égoïste à ce qui nous est propre.&lt;br /&gt;
Le ne que invite à montrer  que le lien social peut être fondé en partie sur l’intérêt  égoïste mais que cela ne sera pas suffisant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut montrer aussi que le lien social peut reposer sur des échanges désintéressés.&lt;br /&gt;
Si le mot intérêt signifie aussi ce qui me motive, ce qui me convient : le bien, la justice peuvent aussi  être des objets d’intérêt. Et on peut essayer de montrer que les hommes peuvent rechercher un bien qui dépasse la simple satisfaction de leurs besoins   ou la recherche du profit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Adam Smith n&#039;attend de la loi que la création d’un contexte d’ordre propice aux échanges économiques. Nous sommes là dans la perspective du libéralisme. Dans notre parcours de la société à la société politique, il importera de se demander ce que nous attendons de la loi et de l’ordre politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Les échanges marchands=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La naissance de la monnaie==&lt;br /&gt;
On troque pour assurer la survie du groupe familial restreint &lt;br /&gt;
Si on considère la valeur d&#039;usage  , une chaussure sert à se chausser ou à échanger.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand les échanges s&#039;élargissent ( échanges maritimes par exemple) se fait ressentir le besoin d&#039;une denrée aisée à transporter et non périsssable pour faciliter les échanges.&lt;br /&gt;
Les métaux se conservent bien et se fragmentent aisément. &lt;br /&gt;
On applique ensuite un empreinte sur le métal pour ne pas  avoir à revérifier constamment le métal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutes ces analyses sont faites par Aristote au 4 ème siècle avant JC. Adam Smith s&#039;en inspirera.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La monnaie dit Aristote est un opérateur de proportion , ou un instrument de justice. Elle sert à établir des équivalences dans les échanges.&lt;br /&gt;
La monnaie existe par convention . Aristote insiste sur l&#039;étymologie du mot : nomisma.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB: Certains économistes font remarquer que la monnaie suppose surtout la confiance , confiance dans le pouvoir politique ou dans l&#039;institution qui met son empreinte sur la monnaie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Question&#039;&#039;&#039;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment détermine -t-on la valeur d&#039;une chose? , la proportion entre une chaussure et le blé?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2 propositions: &lt;br /&gt;
La valeur se détermine par l&#039;utilité&lt;br /&gt;
Smith et Marx vont plutôt rapporter la valeur à la quantité de travail social moyen qui est nécessaire pour produire un objet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La chrématistique ou art d&#039;acquérir ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La monnaie sert à faciliter les échanges sans profit dans un premier temps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Il y a une chrématistique naturelle ou nécessaire, branche de l&#039;économie domestique. ===&lt;br /&gt;
Le maître de maison doit approvisionner sa famille pour consommer immédiatement  ou pour mettre en réserve. Il s&#039;agit de procurer la vie heureuse . Aristote ademet qu&#039;il y a une bonne richesse, au service du maître de maison.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La chrématistique commerciale===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La monnaie est détournée de son rôle normal.De moyen pour faciliter les échanges,elle se propose comme but de l&#039;échange, elle devient une fin en soi. Il n&#039;y a alors plus de lieu entre la monnaie et le besoin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB: Aristote distingue deux arts d&#039;acquérir. Marx associe plus immédiatement l&#039;échange marchand à une opération commerciale dégageant du profit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La critique du marchand===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
pour A&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amb</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://philo.dyndns.info/index.php?title=Les_%C3%A9changes&amp;diff=1151</id>
		<title>Les échanges</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://philo.dyndns.info/index.php?title=Les_%C3%A9changes&amp;diff=1151"/>
		<updated>2011-01-07T13:09:14Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amb : /* Le fait social est-il originairement économique? */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;= Introduction =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Échanger, c&#039;est se rendre mutuellement service, acquérir un bien contre un autre. L&#039;échange est concerté, il s&#039;oppose à la violence, il crée des liens de dépendance réciproque, il est une forme de communication.&lt;br /&gt;
Sous le mot échanges, nous avons tendance à mettre les échanges marchands. C&#039;est une forme importante d&#039;échanges dans notre société, mais les échanges doivent s&#039;entendre d&#039;une manière bien plus large.&lt;br /&gt;
-Nous allons étudier analyser les différentes formes d&#039;échanges.&lt;br /&gt;
-Nous allons essayer de voir en quel sens ils sont constitutifs du lien social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les différentes formes d&#039;échanges. =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les hommes échangent avec les dieux :le sacrifice  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sacrifice vise à fonder l’ordre social en créant un lien entre les hommes et les dieux. Les hommes utilisent le mythe, récit imagé transmis par la tradition et les poètes pour penser leur condition.&lt;br /&gt;
Le mythe de Prométhée est un mythe fondateur de notre culture; Il dit la naissance de la culture, la séparation du monde humain d’avec le monde animal.&lt;br /&gt;
La version d’Hésiode dit la mise en place du sacrifice, Prométhée fait la part des hommes et la part des dieux.Il dupe Zeus qui choisit la plus mauvaise part. Zeus mécontent d’avoir été dupé retire la foudre, Prométhée vole le feu divin, désormais les hommes sont des techniciens maîtres des arts du feu et de la forge. Le mythe dit aussi que Zeus donne en cadeau empoisonné Pandora, la femme, désormais la reproduction sera sexuée et les hommes condamnés à travailler pour nourrir les femmes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir l’interprétation que Hénaff donne du sacrifice: il apparaît dans les civilisations de pasteurs.Les hommes multiplient la vie. Ils pensent cela comme un don des dieux, ils rendent en échange une bête. En la tuant, ils lient les dieux qu’ils obligent à rendre et à perpétuer ce don de la vie.&lt;br /&gt;
Le sacrifice est donc une relation de don et contre don entre les hommes et les dieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les hommes échangent entre eux==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;échange constitue le lien des cités.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;L&#039;exogamie : échange des femmes&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
Levi-Strauss souligne que parmi les règles sociale, une seule est universelle : la prohibition de l&#039;inceste. (La définition de la personne proche changeant de cité en cité)&lt;br /&gt;
Cette règle fait éclater la cellule familiale biologique et impose des alliances qui sont à la base de l&#039;organisation de la société.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les échanges linguistiques:&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
([[Le Langage|Voir cours sur le langage]])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les échanges de biens&#039;&#039;&#039; qui ne se font pas toujours sous la forme marchande.&lt;br /&gt;
Il faut penser au don , étudié par Marcel Mauss, au troc.&lt;br /&gt;
Les échanges marchands apparaissent avec la création de la monnaie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le fait social est-il originairement économique?=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(oikos: la maison) (L&#039;économie concerne la maison et les besoins de ceux qui y vivent.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsqu’il pense la construction de la cité dans &#039;&#039;&#039;La République&#039;&#039;&#039;, Platon la fait découler du besoin:&lt;br /&gt;
« C’est l’impuissance où chaque homme se trouve de se suffire à lui-même et le besoin qu’il a d’une foule de choses qui est à l’origine de la cité » Il faudra associer un forgeron, un tisserand ...etc&lt;br /&gt;
La cité, il faut le noter a une fin plus haute que la seule satisfaction des besoins. (Son but sera, non pas vivre, mais &amp;quot;bien vivre = être heureux)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les modernes ( Dix huitième siècle) comme Smith, insistent sur le rôle que joue le besoin pour réunir les hommes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout acte humain, pour Adam Smith est motivé par l’intérêt individuel. Cet intérêt individuel bien compris suffit à construire toutes les relations sociales.&lt;br /&gt;
Les hommes ont des besoins et échangent pour satisfaire leurs besoins, mais Smith ajoute qu’il existe en tous les hommes un penchant naturel, une « propension à échanger »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les hommes ont conscience de ne pas être auto- suffisant, alors que les animaux se suffisent bien plus facilement à eux-mêmes. Les hommes ont besoin de la société, du secours de leurs semblables, mais ils ne peuvent rien attendre de la bienveillance d’autrui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Smith associe deux thèmes:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-le besoin inéluctable que nous avons de l’autre&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-l&#039;affirmation de l’égoïsme individuel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Dans ses ouvrages moraux Smith parle d’une sympathie de l’homme pour l’homme – dans ses ouvrages économiques, il insiste sur l’égoïsme)&lt;br /&gt;
Il n’y a pas de bienveillance du boulanger, mais celui-ci veillant à son intérêt bien compris fera du bon pain qu’il vendra à un prix convenable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le texte est célèbre:&lt;br /&gt;
« L’homme a presque continuellement besoin du secours de ses semblables, et c’est en vain qu’il l’attendrait de leur seule bienveillance. Il sera bien plus sûr de réussir s’il s’adresse à leur intérêt personnel ….. Ce n’est pas de la bienveillance du boucher, du marchand de bière et du boulanger que nous attendons notre dîner, mais bien du soin qu’ils apportent à leurs intérêts. Nous ne nous adressons pas à leur humanité, mais à leur égoïsme » &#039;&#039;&#039;Adam Smith - Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Du concours des égoïsmes nait une prospérité commune.( Comme si une main invisible régulait le conflit des égoïsmes).Pour Smith,la solidarité se réalise elle-même dans les échanges incessants, sans qu’il soit dans les intentions conscientes des individus de la rechercher comme telle, sans qu’ils soient guidés par des valeurs morales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
_____________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Remarques: &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On voit apparaître dans ce texte de Smith, une idée qui sera très riche de développements: le mal moral ( immoralité des passions ) peut engendrer un bien commun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Adam Smith insiste sur l’idée d’une auto- régulation de l’économie. La question est importante, l’enjeu est celui du rôle du politique. Quel besoin les hommes auront-ils de la loi et de l’ordre politique ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Smith parle bien du concours des égoïsmes, chacun poursuit bien en ce sens son intérêt.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut- on réduire la société à une somme d’égoïsmes ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour que les hommes vivent ensembles, ne faut-il pas  qu’ils aient en vue un certain bien commun ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
._________________________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;font&amp;gt;Durkheim fait la critique de Smith&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
¤Si l’intérêt rapproche les hommes, ce n’est que pour quelques instants, il ne peut créer entre eux qu’un lien extérieur, les consciences restent extérieures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
¤Toute harmonie apparente  d’intérêt  peut cacher  un conflit latent  : aujourd’hui il m’est utile de m’unir à vous, demain ce sera inutile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’intérêt n’est qu’un lien passager, il ne suffit pas à fonder le lien social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut reprocher à Smith d’avoir ignoré les autres formes d’échanges  comme le don qui a d’autres motivations selon Mauss.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Smith a –t-il  transformé en forme naturelle de l’échange, ce qui pour n’en est qu’une forme historique parmi d’autres ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
_____________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&amp;lt;u&amp;gt;Sujet de dissertation&amp;lt;/u&amp;gt; : L &#039;&#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;font&amp;gt;&#039;&#039;&#039;e lien social peut-il ne reposer que sur l’intérêt ?&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut être vigilant car la notion d’intérêt est équivoque : en latin : il m’importe, ce qui me convient, correspond à mes besoins.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Péjorativement, c’est l’attachement égoïste à ce qui nous est propre.&lt;br /&gt;
Le ne que invite à montrer  que le lien social peut être fondé en partie sur l’intérêt  égoïste mais que cela ne sera pas suffisant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut montrer aussi que le lien social peut reposer sur des échanges désintéressés.&lt;br /&gt;
Si le mot intérêt signifie aussi ce qui me motive, ce qui me convient : le bien, la justice peuvent aussi  être des objets d’intérêt. Et on peut essayer de montrer que les hommes peuvent rechercher un bien qui dépasse la simple satisfaction de leurs besoins   ou la recherche du profit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Adam Smith n&#039;attend de la loi que la création d’un contexte d’ordre propice aux échanges économiques. Nous sommes là dans la perspective du libéralisme. Dans notre parcours de la société à la société politique, il importera de se demander ce que nous attendons de la loi et de l’ordre politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Les échanges marchands=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La naissance de la monnaie==&lt;br /&gt;
On troque pour assurer la survie du groupe familial restreint &lt;br /&gt;
Si on considère la valeur d&#039;usage  , une chaussure sert à se chausser ou à échanger.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand les échanges s&#039;élargissent ( échanges maritimes par exemple) se fait ressentir le besoin d&#039;une denrée aisée à transporter et non périsssable pour faciliter les échanges.&lt;br /&gt;
Les métaux se conservent bien et se fragmentent aisément. &lt;br /&gt;
On applique ensuite un empreinte sur le métal pour ne pas  avoir à revérifier constamment le métal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutes ces analyses sont faites par Aristote au 4 ème siècle avant JC. Adam Smith s&#039;en inspirera.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La monnaie dit Aristote est un opérateur de proportion , ou un instrument de justice. Elle sert à établir des équivalences dans les échanges.&lt;br /&gt;
La monnaie existe par convention . Aristote insiste sur l&#039;étymologie du mot : nomisma&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amb</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://philo.dyndns.info/index.php?title=Du_pur_sujet_de_la_connaissance_-_Du_g%C3%A9nie_-_Schopenhauer&amp;diff=1150</id>
		<title>Du pur sujet de la connaissance - Du génie - Schopenhauer</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://philo.dyndns.info/index.php?title=Du_pur_sujet_de_la_connaissance_-_Du_g%C3%A9nie_-_Schopenhauer&amp;diff=1150"/>
		<updated>2010-12-30T16:46:48Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amb : /* La vertu de l&amp;#039;œuvre d&amp;#039;art */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=Schopenhauer : Du pur sujet de la connaissance. =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Texte : Edition  Mille et une nuits N°571&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Référence: CH Salaün Philosopher avec Schopenhauer - Collection Ellipse. (Lecture conseillée). &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
_____________________________________________________________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer est un penseur pessimiste, pour lui l&#039;homme mû par des désirs sans fins, est confronté à une sorte d&#039;impossibilité d&#039;être heureux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il accorde une grande place à l&#039; œuvre d&#039;art, parce que pour lui, la contemplation esthétique est un moyen de nous libérer de la souffrance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce texte est donc une réflexion sur ce que nous apporte l&#039;art, tant du point de vue général de la contemplation de l&#039;œuvre d&#039;art pour nous, pour l&#039;homme du commun, que du point de vue de l&#039;artiste créateur de l&#039;Œuvre d&#039;art dont Schopenhauer va nous expliquer qu&#039;il est tout à fait à part du commun des mortels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Qu&#039;est ce qui permet de créer une œuvre d&#039;art?==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;A la base de la création artistique, il y a une certaine qualité de la connaissance. &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette affirmation peut nous paraître étonnante, on pourrait s&#039;attendre à lire que l&#039;artiste sait créer des formes, a des aptitudes plastiques, qu&#039;il est habile. Schopenhauer nous entraîne dans une autre direction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;P.8: «Toute œuvre d&#039;art véritable, doit avoir pour principe et pour base une connaissance soumise à ces conditions.»&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour créer un œuvre d&#039;art il faut parvenir à un certain type de connaissance. Voyons de quelle sorte de connaissance il s&#039;agit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut parvenir à une connaissance que Schopenhauer nomme &#039;&#039;&#039;objective, et qu&#039;il désigne &#039;&#039;&#039;comme&#039;&#039;&#039; &#039;&#039;&#039;une connaissance&#039;&#039;&#039; de l&#039;Idée, &#039;&#039;&#039;au sens platonicien du terme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le chemin pour parvenir à un tel type de connaissance est indiqué: Schopenhauer parle d&#039;un « changement» nécessaire. Un acte de «renoncement à soi même»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il dit encore qu&#039;il faut parvenir à séparer la connaissance d&#039;avec «la volonté» P.7 ou il parle d&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«élimination de tout vouloir».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous faut donc voir ce que Schopenhauer nomme &#039;&#039;&#039;vouloir ou volonté&#039;&#039;&#039;. Ce vouloir ou cette volonté va constituer le côté du &#039;&#039;&#039;sujet &#039;&#039;&#039;qu&#039;il faudra éliminer pour parvenir à une connaissance &#039;&#039;&#039;objective&#039;&#039;&#039; ( tournée vers l&#039;objet).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Qu&#039;est ce que la volonté chez Schopenhauer?==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;L&#039;ouvrage majeur de Schopenhauer se nomme «Du monde comme volonté et représentation» &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;L&#039;œuvre étudiée est une partie de ce texte: les chapitres XXX et XXXI du Tome III&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le monde est d&#039;un côté ma «représentation». Il m&#039;apparait d&#039;une certaine manière. Puis connaître ce qu&#039;il est en lui-même? (On peut dire aussi «en soi» )?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certains philosophes répondent «non» (Kant)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer choisit de dire qu&#039;on peut accéder à ce qu&#039;est le monde «en soi» par le biais de l&#039;expérience de notre corps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le monde est en soi &#039;&#039;&#039;«&#039;&#039;&#039;&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039; volonté»&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mot volonté ne renvoie pas seulement à ce que nous appelons volonté consciente.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Ma volonté est, comme volonté consciente l&#039;expression particulière d&#039;un principe beaucoup plus vaste avec laquelle elle a une parenté immédiate.»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;expérience de mon corps est celle d&#039;un vouloir au sens ou j&#039;ai en moi des désirs qui lorsqu&#039;ils sont satisfaits me procurent du plaisir et lorsqu&#039;ils sont contrariés me procurent de la douleur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer généralise à toute la nature cette expérience du vouloir. Chaque être est pour lui volonté, l&#039;expérience la plus aboutie étant celle du vouloir humain. De la plante, à l&#039;animal, à l&#039;homme, il y a quelque chose en commun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la plante, quelque chose la pousse à croître.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;animal cherche à satisfaire ses besoins et à survivre. Il lutte pour l&#039;existence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En l&#039;homme, la volonté est aussi effort sans fin, pour satisfaire ses besoins vitaux d&#039;une part, mais aussi pour tenter de donner satisfaction à des désirs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;expérience majeure de l&#039;homme, la seule expérience positive pour Schopenhauer est celle de la douleur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Voir feuille annexe )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le désir se renouvelle constamment et avec ce renouvellement l&#039;expérience de l&#039;insatisfaction, du manque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«La satisfaction d&#039;aucun souhait ne peut procurer de contentement durable et inaltérable».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme les moralistes antiques Schopenhauer conçoit le bonheur comme un état stable, un état d&#039;absence de troubles ou encore d&#039;ataraxie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette stabilité recherchée n&#039;est jamais acquise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si nous donnons satisfaction à un manque, nous gagnons le manque du manque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La valeur de l&#039;objet convoité réside dans son attente. Quand nous possédons l&#039;objet convoité, il nous déçoit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour Schopenhauer, nous ne faisons pas l&#039;expérience de la satisfaction, mais notre seule expérience positive est celle de la douleur et du manque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vie humaine est donc tragique par essence, c&#039;est une vie de douleur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous faut rompre avec cette expérience, il faudrait que notre conscience cesse d&#039;être toute entière remplie par cette expérience du manque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est ce que Schopenhauer appelle «renoncer à soi même», faire taire son individualité, ou encore «s&#039;oublier comme sujet». Il faut dépasser nos appétits et nos désirs, contourner la puissance de notre volonté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Remarque: &#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Avons nous le choix?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Il faut une modification dans le sujet&amp;quot; (haut de la page _) mais Schopenhauer écrit qu&#039;elle  n&#039;est pas le fait de &amp;quot;notre libre arbitre&amp;quot; ce qui signifie que nous ne pouvons décider par nous mêmes de nous mettre dans cet état où nos désirs se tairaient. Est-ce  à dire que l&#039;homme n&#039;est pas capable, par une décision libre de créer par lui même les conditions de son propre bonheur?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Devenir un pur sujet de la connaissance==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer dit que l&#039;effacement de la volonté se fait quand on devient un pru sujet de la connaissance, c&#039;est à dire quand notre conscience du monde extérieur se trouve purifiée de tout mélange avec la volonté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Nous allons maintenant expliquer ce point&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les conditions à réunir pour que cela soit possible, si ce n&#039;est pas une décision de notre libre - arbitre.&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les conditions permanentes ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(haut de la page 9)&lt;br /&gt;
C&#039;est justement ce qui se produit dans le cas du Génie. Le génie est décrit (voir plus loin les analyses du génie P. 28 et 29) comme &amp;quot;anormal&amp;quot;. Il est différent du commun des mortels parce qu&#039;il y a en lui une prééminence de l&#039;intellect sur la volonté.Mais on n&#039;explique pas comment il parvient à cet état. On s&#039;en remet à la notion de &#039;&#039;&#039;&amp;quot;don&amp;quot;&#039;&#039;&#039;. Tout se passe comme si, il avait reçu d&#039;ailleurs cette aptitude exceptionnelle, ce que vient suggérer l&#039;emploi du mot génie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Perfection du cerveau&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Constitution physiologique: il est donc dans sa nature d&#039;avoir cette aptitude exceptionnelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les conditions passagères ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces conditions là semblent plutôt concerner le commun des hommes: le bon sommeil, le bain froid, tout cela parait propre à donner plus de place en l&#039;homme à l&#039;activité cérébrale qu&#039;aux désirs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s&#039;agit de parvenir à une connaissance intuitive du monde extérieur, ou de ce qu&#039;on appelle l&#039;objet.&lt;br /&gt;
L&#039;objet, c&#039;est ce qui est posé devant nous étymologiquement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une connaissance intuitive est une connaissance immédiate. Intuitere, c&#039;est voir.&lt;br /&gt;
La connaissance intuitive s&#039;oppose à la connaissance par raisonnement qui elle, enchaîne des raisons , passe par des intermédiaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut parvenir à une situation de contemplation de l&#039;objet, et c&#039;est justement le propre de la contemplation esthétique dans laquelle la conscience de notre propre moi  et de nos souffrances est effacée? C&#039;est un état de &amp;quot;félicité absolue&amp;quot;&lt;br /&gt;
c&#039;est à dire de bonheur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Remarques&#039;&#039;: Le mot bonheur étymologiquement contient le mot &amp;quot;chance&amp;quot; (heur=chance) Les moralistes préfèrent souvent utiliser le mot béatitude ou le mot félicité qui font moins référence au mot chance et qui signifie moins que le bonheur nous échoit par hasard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut remarquer que Schopenhauer semble identifier le bonheur ou la félicité à l&#039;absence de douleur ce qui est une définition assez négative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les pages 8-9-10 répètent avec des formulations différentes la même analyse&#039;&#039;&#039; Il y a donc une insistance de Schopenhauer  sur ce qui est important et qu&#039;il met au cœur de cet extrait.&lt;br /&gt;
&amp;quot;Plus nous avons conscience de l&#039;objet, moins nous en avons du sujet.... Plus le sujet occupe la conscience, plus faible et plus imparfaite est notre intuition du monde extérieur&amp;quot; (Bas de la page 8 , haut de la page 9)&lt;br /&gt;
&amp;quot;La connaissance pure, sans mélange de volonté se produit donc lorsque la conscience des autres choses s&#039;élève à une telle puissance que la conscience du moi propre disparait&amp;quot; (haut de la page 10 )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La conscience peut être tournée dans deux directions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle est conscience de soi, retour sur soi, réflexion. Dans ce cas, elle est conscience des désirs et des intérêts qui nous agitent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle peut être conscience de l&#039;objet, du monde extérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la vie ordinaire, chaque fois que nous nous tournons vers un objet du monde extérieur, nous le rapportons à nous et à notre subjectivité, nous nous demandons quel usage nous pourrions faire d&#039;un objet technique, si nous voyons un bateau, nous pensons au plaisir que nous pourrions retirer d&#039;une croisière ou à la souffrance que nous a causée le départ d&#039;un proche.Nous ne sommes pas en paix.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Divers exemples pris dans le texte de Schopenhauer peuvent nous aider à comprendre cela.&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un peu plus loin, c&#039;est l&#039;exemple du touriste qui arrive dans une ville étrangère. (P.15 )Le touriste qui arrive n&#039;a pu tisser aucun lien avce la ville et ses habitants, il n&#039;a aucun souvenir et n&#039;a aucune attente.&lt;br /&gt;
Il est dans une attitude de contemplation que Schopenhauer appelle désintéressée. Aucun intérêt, ( désir, souhait, sentiment) ne le relie à la ville.&lt;br /&gt;
Il contemple au sens où il est purement connaissant et où rien de cette vie affective ne vient se mêler à cette connaissance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A contrario, Schopenhauer donne P.19, un exemple d&#039;un regard intéressé.&lt;br /&gt;
&amp;quot; Nous regardons par exemple des maisons, des vaisseaux, des machines, avec la pensée de leur destination, nous regardons les hommes avec la pensée de leurs rapports avec nous...&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous ne considérons d&#039;ordinaire les choses &amp;quot;que dans leurs relations&amp;quot; c&#039;est à dire en fonction de nos attentes et de nos calculs d&#039;intérêt. C&#039;est l&#039;attitude commune de la plupart des hommes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Le texte est donc traversé par une grande opposition qui se répète entre ce qui vient de la volonté et ce qui est de l&#039;ordre de la connaissance.&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bas de la page 10 :&amp;quot; La volonté, en tant que principe de subjectivité est l&#039;opposé, l&#039;antagoniste de la connaissance&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La conscience de soi s&#039;exprime au plus haut point dans ce que nous nommons un &amp;quot;acte volontaire&amp;quot;.L&#039;acte volontaire est préparé par des &amp;quot;motifs&amp;quot; au sens large, non pas seulement des raisons mais des mobiles d&#039;ordre affectif ( désir- répugnance). En Français, on utilise le mot&amp;quot;motif&amp;quot; dans le sens de &amp;quot;raisons&amp;quot; et on garde le mot&amp;quot;mobile&amp;quot; pour désigner ce qui est d&#039;ordre affectif et passionnel et qui nous pousse à agir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Donc plus diminue la conscience de notre propre moi, plus nous nous tournons de manière  désintéressée vers l&#039;objet seul et plus nous en voyons la beauté. Cette attitude est pour Schopenhauer celle de la contemplation esthétique qui est toute intellectuelle.&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Les occupations intellectuelles ne sont pas entièrement dépourvues de lien avec la volonté. (P;12)&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«La réflexion abstraite, la lecture …. appartiennent aussi, au sens plus large, à la conscience des autres choses, c&#039;est à dire à l&#039;occupation objective de l&#039;esprit. Mais,ce n&#039;est encore indirectement»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Raisonner, lire, est-ce avoir fait taire sa volonté?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer répond «non».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour que l&#039;esprit soit actif, il faut qu&#039;il soit mis en œuvre par la volonté qui lui fixe un but à atteindre. Il faut un projet et une claire conscience de ce projet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On raisonne pour choisir un projet professionnel, pour gagner de l&#039;argent.&lt;br /&gt;
On raisonne pour trouver un moyen de s&#039;évader de prison.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le travail intellectuel est «mêlé de quelqu&#039; effort».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est pourquoi, lorsqu&#039;on raisonne, on n&#039;est pas entièrement tourné du côté de l&#039;objet, en ayant fait taire sa volonté. « Ce genre d&#039;occupation intellectuelle ne comporte pas d&#039;objectivité parfaite de la conscience telle qu&#039;elle accompagne la conception esthétique»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
P.13 : pour dire cela, Schopenhauer emploie la métaphore de la flamme obscurcie par la fumée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer conclut donc ce passage sur le raisonnement et l&#039;activité intellectuelle en disant que seul l&#039;art nous détache vraiment de la volonté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Schopenhauer fait un bilan de ce qui vient d&#039;être dit&amp;lt;/u&amp;gt;t. ( bas de la page 12) pour dire que seule l&#039;œuvre d&#039;art permet de parvenir à un état parfait de connaissance, c&#039;est à dire à une connaissance intuitive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
de l&#039;essence des choses: «reconnaître non plus la chose particulière, mais l&#039;idée de son espèce»&lt;br /&gt;
En ayant le plus possible anéanti la conscience qu&#039;on peut avoir de soi, de ses intérêts, de ses désirs, de ses souffrances.&lt;br /&gt;
«La conscience propre ne subsiste qu&#039;à titre de soutien de l&#039;existence objective de ses effets» P.12&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne faut pas, bien sûr anéantir toute conscience car nous ne pourrions même pas avoir une conscience de l&#039;objet, mais il faut éteindre toute notre vie affective et nos intérêts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«&amp;lt;u&amp;gt;La difficulté pour cet état de se produire» bas de la page 12&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notons la formule: Schopenhauer ne dit surtout pas que c&#039;est une question de décision libre. «L&#039;état se produit …&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
comme si nous étions passifs « malgré nous»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La vertu de l&#039;œuvre d&#039;art ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Quelle est son excellence, ce qu&#039;elle réussit à produire comme effet)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Nous ne pouvons concevoir l&#039;essence purement objective des choses et les idées présentes en elles qu&#039;en ne prenant aucun intérêt aux choses mêmes, parce qu&#039;elles n&#039;offrent aucun rapport avec notre volonté. De là vient que …. réalité» P.13Qu&#039;appelle-ton réalité? Il s&#039;agit de ce qui nous est donné dans notre expérience sensible, ou historique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par exemple un animal, celui qui vit dans notre maison ou galope dans un pré.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est difficile pour nous, en le regardant de saisir k&#039; «Idée» au sens platonicien du terme ou encore l&#039;essence de l&#039;animalité, c&#039;est à dire les caractères qui seraient communs à tous les animaux en général. Nous pouvons en effet avoir des liens affectifs avec l&#039;animal ou des intérêts de nature diverse. L&#039;effort intellectuel serait trop grand «Pour saisir l&#039;idée au milieu de la réalité ….» (Bas de la page 13.) &#039;&#039;&#039;Page .6&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer se place dans une perspective analogue à celle de Kant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Face à l&#039;œuvre d&#039;art, nous sommes dans une attitude de désintéressement &#039;&#039;&#039;&#039;&#039;. Kant, rappelons le, décrit le plaisir esthétique comme un plaisir désintéressé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l&#039;agréable, nos inclinations sont pour lui impliquées. Pour éprouver du plaisir, il nous faut nous approprier l&#039;objet, nous ne sommes pas libres à son égard. Face à l&#039;objet beau, nos inclinations se taisent. Kant décrit le plaisir esthétique comme un plaisir pur. L&#039;œuvre d&#039;art engendre un plaisir d&#039;une qualité particulière, nos facultés jouent librement et c&#039;est un plaisir qui nous paraît pouvoir être partagé avec tout être ayant les mêmes facultés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer parle également de désintéressement dans l&#039;art. Il décrit cependant ce désintéressement d&#039;une manière particulière: il ne dit pas que face à l&#039;œuvre d&#039;art nous éprouvons du plaisir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il dit que nous sommes dans une attitude de sujet connaissant: &amp;lt;u&amp;gt;nous connaissons les Idées des choses.&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;œuvre d&#039;art n&#039;a aucun rapport avec notre volonté( volonté au sens de désirs et d&#039;intérêts). Si nous contemplons une nature morte hollandaise, elle n&#039;éveille pas notre appétit par exemple. Si un Constable représente la campagne anglaise, nous n&#039;avons pas un regard de propriétaire terrien spéculant sur des profits à venir etc ….«Ce que nous apercevons dans un tableau ou dans une poésie se trouve en dehors de toute relation possible avec notre volonté»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les «Idées»..... ressortent donc plus facilement de l&#039;œuvre d&#039;art que de la réalité.» P.13.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;œuvre d&#039;art nous amène à une connaissance de l&#039;Essence des choses»: elle s&#039;adresse donc bien à notre faculté de connaître.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;œuvre d&#039;art est la création du Génie. C&#039;est le propre du génie de jeter sur le réalité ce regard particulier qui lui permet de saisir l&#039;essence des choses et c&#039;est cela qu&#039;il est capable de mettre dans l&#039;œuvre d&#039;art qu&#039;il nous donne à contempler. ( voir pour compléter cela l&#039;analyse du Génie présentée au début du texte suivant)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;art rend la volonté muette « en présentant à notre intuition un objet situé lui même hors du domaine des choses capables d&#039;intéresser la volonté» (milieu de la page 14)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer généralise aux arts plastiques ( dans lesquels l&#039;artiste crée des formes) mais aussi à la poésie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce regard de pur sujet connaissant qu&#039;on jette sur l&#039;œuvre d&#039;art, on peut parvenir parfois à le tourner vers la réalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«C&#039;est une conception de ce genre qui nous fait paraître &#039;&#039;pittoresque &#039;&#039;un objet aperçu et &#039;&#039;poétique&#039;&#039; une événement de la vie courante ...» Nous employons ces deux adjectifs quand nous adoptons face à notre expérience l&#039;attitude propre à la contemplation de l&#039;œuvre d&#039;art. ( bas de la page 14)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand le poète célèbre la beauté de la nature, il célèbre en fait l&#039;aptitude de certains spectacles naturels à nous faire prendre cette attitude de pur sujet de la connaissance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu&#039;y gagnons nous: «la tranquillité de cœur.»L&#039;homme recherche la fin de ses souffrances et la poésie la lui procure. Et pour l&#039;auteur, seul l&#039;art peut la lui procurer..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
P.15 Schopenhauer développe les exemples expliqués plus haut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Après avoir évoqué la contemplation de l&#039;œuvre d&#039;art, Schopenhauer  en vient à sa création.==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;A plus forte raison est-elle indispensable à la création des œuvres esthétiques&amp;quot;&lt;br /&gt;
Les productions de la philosophie, de la poésie et des arts plastiques viennent d&#039;une attitude intellectuelle propre au génie &amp;quot;La contemplation objective pure.&lt;br /&gt;
On retrouve dans le génie la synthèse de tous les aspects énoncés plus haut.&lt;br /&gt;
Il a su faire taire toutes les manifestations de sa volonté et de ses désirs.Il est désinteressé.&lt;br /&gt;
Il est alors le pur sujet de la connaissance.&lt;br /&gt;
Il est essentiellement intellect et saisit intuitivement les idées platoniciennes des choses. ( Tout cela est développé dans le texte suivant :&amp;quot;Du Génie&amp;quot;)&lt;br /&gt;
La création artistique ne nait pas d&#039;une aptitude exceptionnelle à créer des formes , elle nait pour l&#039;auteur d&#039;une certaine disposition intellectuelle à prendre le chemin d&#039;un certain type de connaissance.&lt;br /&gt;
&amp;quot;Le génie est une disposition à faire prévaloir cet état. (P.16 bas)&lt;br /&gt;
Disposition : aptitude naturelle d&#039;origine inexplicable, donnée aux uns et non aux autres par la nature.&lt;br /&gt;
Le génie y gagne la cessation de la souffrance.&lt;br /&gt;
Le gain est donc un gain moral. La conscience individuelle de soi débouche sur la souffrance . (tristesse, misère)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le créateur d&#039;art voit des idées immuables, éternelles. (P.17, en haut) Il est à l&#039;abri de la naissance et de la mort. Le sujet individuel vit au contraire dans un monde changeant et éphémère, comme lui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;On peut attribuer à l&#039;homme deux existences.&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tant que volonté, individu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tant que &amp;quot;contemplateur purement objectif&amp;quot; , il est &amp;quot;toutes choses&amp;quot; Il n&#039;est plus auprès de lui même et de ses désirs et de ses souffrances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut contempler le monde en lui même sans rien y mêler de soi. (P.18 en haut)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
P19- P20 . Schopenhauer oppose à nouveau les deux manières de se tourner vers le spectacle du monde : maisons vaisseaux ....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ou bien nous sommes intéressés, nous rapportons ce spectacle à nous mêmes  et il peut être cause de désirs, donc de souffrances.La plupart des hommes a ce regard: c&#039;est considérer les choses dans leur relation à notre personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ou bien nous contemplons les choses en elles mêmes, or de toute relation à ce que nous sommes et à nos désirs.&lt;br /&gt;
(P.20-en haut) Nous percevons, l&#039;essence des choses, ce qu&#039;elles sont en elles mêmes , les idées platoniciennes. Cela suppose ( p.19 en bas ) une augmentation de notre intelligence intuitive.&lt;br /&gt;
On contemple ce qu&#039;il y a de général en chaque être: l&#039;animalité , non tel animal, l&#039;humanité, non tel individu.. Nous connaissons&amp;quot;Les idées des choses&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Quelles conditions faut-il réunir?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une activité cérébrale plus grande.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut que le spectacle n&#039;offre aucune relation avec nous. Prendre cette attitude est plus facile face à un spectacle qui n&#039;offre aucune relation avec nous . Il peut nous être étranger. Rappel: une ville inconnue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer reprend des exemples.&lt;br /&gt;
Nos passions, nos sentiments troublent notre connaissance. Selon que nous sommes joyeux ou tristes, le spectacle du monde ne nous apparit pas de la même manière.&lt;br /&gt;
(exemple de la vieille qui apporte une lettre d&#039;amour).&lt;br /&gt;
Nos penchants ou nos répugnances modifient notre représentation du monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;œuvre d&#039;art a une valeur durable parce qu&#039;elle représente l&#039;objectivité pure, une image débarrassée de toute relation avec notre volonté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;L&#039;objectivité seule fait l&#039;artiste&amp;quot; (P.22 en bas). Elle est conquise quand &amp;quot; l&#039;intellect est détaché de la volonté&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
P.22 . L&#039;auteur prend l&#039;exemple du jeune homme. Il est capable de contemplation esthétique de la nature , mais va la gâcher parce qu&#039;il projette sur le spectacle de la nature des attentes et des désirs. Il introduit donc dans le monde des attentes personnelles, et ainsi cesse le spectacle de la beauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
P.23 en bas : &amp;quot; Aucune chose n&#039;est belle qu&#039;aussi longtemps qu&#039;elle ne nous concerne pas &amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;art la poésie transfigurent la vie. La lune est belle, parce qu&#039;elle est sans rapport avec nous. Elle ne nous réchauffe même pas.Elle est donc &amp;quot; sans intérêt pour nous&amp;quot; et peut être l&#039;objet d&#039;une pure contemplation esthétique. (vis à vis du soleil, nous avons des attentes....)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le soleil qui traverse un vitrail, n&#039;éveille en nous aucune attente : ni souffrance, ni plaisir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La contemplation esthétique est pour Schopenhauer absence de douleur , elle n&#039;est pas décrite positivement comme faisant éprouver un plaisir&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Du Génie=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le génie, ses particularités ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout homme peut parvenir à la contemplation esthétique: regarder une chose pour elle même, dans sa généralité. Dans les faits ces hommes sont rares.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu&#039;est ce qui fait le génie?&lt;br /&gt;
Par essence, il a une aptitude éminente à la contemplation. L&#039;intellect occupe en lui la plus grande place. Il est&amp;quot;anormal&amp;quot;&lt;br /&gt;
Il peut s&#039;oublier comme sujet, il a une connaissance objective. Il fait taire ce qui vient de lui (la subjectivité) et voit les choses en elles mêmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa connaissance est une connaissance des idées des choses: il voit les choses détachées de leur situation spatiale et temporelle. L&#039;animalité dans un animal, l&#039;humanité dans un homme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le génie saisit cela par l&#039;intermédiaire de l&#039;entendement aidé de l&#039;imagination.&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
La création artistique est ramenée à la connaissance : le génie connait mieux que les autres&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Schopenhauer hiérarchise les arts==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;L&#039;architecture&#039;&#039;&#039; et au bas de l&#039;échelle des arts . Elle utilise des forces naturelles , elle représente la lutte entre les forces naturelles. Le le beau y est lié à l&#039;utile. L&#039;architecture nous donne une connaissance objective de la matière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les arts plastiques&#039;&#039;&#039;  (arts de modeler les formes)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;La sculpture&amp;lt;/u&amp;gt;  représente la forme idéale de l&#039;espèce et parmi les espèces de l&#039;homme. Elle objective la forme idéale dont chaque individu n&#039;est qu&#039;une copie plus ou moins réussie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La nature fait mille tentatives , le génie lui dit : &amp;quot;Tiens, voilà ce que tu voulais exprimer&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la sculpture, la forme idéale devient sensible, s&#039;adresse au toucher, elle n&#039;est pas encore totalement affranchie du désir d&#039;un corps parfait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;La peinture&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle offre un point de vue plus désintéressé. Il y a dématérialisation. La vue est plus intellectuelle que le toucher. L&amp;amp; peinture objective l&#039; histoire des hommes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La poésie&#039;&#039;&#039; est placée au dessus .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Distinction du génie et du talent==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;L&#039;homme de talent raisonne&#039;&#039;&#039;, procède par concepts: sa pensée est sur le même pied que celle des autres hommes.&lt;br /&gt;
Le génie est dans un autre monde. Sa représentation du monde est plus objective, plus pure, débarrassée du lien avec la volonté. (Rappel: revoir p.16 &amp;quot;Si la condition intuitive , entièrement objective,.... création des œuvres esthétiques.&amp;quot;&lt;br /&gt;
Le génie fait prévaloir cet état de silence de la volonté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;intellect dit Schopenhauer est l&#039;&amp;quot;intermédiaire des motifs&amp;quot;.(milieu de la page 29) Un motif, c&#039;est une raison d&#039;agir. dans un cerveau normal, les images des choses sont toujours construites en relation avec nous. Le génie produit au contraire une image désintéressée, sans lien avec notre utilité , ne provoquant aucune crainte, aucune avidité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Le génie&#039;&#039;&#039; produit une image &amp;quot;pure, nette , objective, désintéressée du monde . ( milieu de la page 30) . Il se caractérise  donc par une développement considérable de la faculté de connaissance qui lui permet de saisir ce qu&#039;il y a de général dans l&#039;être .&lt;br /&gt;
On emploie le mot génie , pour tenter de rendre compte de cette&amp;quot;anomalie&amp;quot; en disant qu&#039;elle est comme une faculté reçue d&#039;en haut, &amp;quot;du dehors&amp;quot;&lt;br /&gt;
comme quelque chose d&#039;étranger.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;L&#039;essence du génie est donc un excès anormal d&#039;intelligence , dont le seul emploi possible est l&#039;application à la connaissance de ce qu&#039;il y a  de général dans l&#039;être&amp;quot; (Milieu de la page 31)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le génie est intuitif==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il ne s&#039;agit pas d&#039;intuition sensible. On faisait de l&#039;intuition un pouvoir inférieur de l&#039;âme, parce qu&#039;on pensait intuition sensible. pour Schopenhauer l&#039;intuition est supérieure à la pensée par concepts. L&#039;intuition sensible dépend de ce qui nous apparait au hasard. L&#039;intuition du génie n&#039;est pas l&#039;intuition sensible d&#039;un objet particulier, c&#039;est l&#039;intuition d&#039;une essence . Le génie met ensuite ses images dans la pierre ou la peinture et les offre aux autres.(P.32)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
P. 36 &amp;quot;Dans le particulier, voir toujours le général: voilà le trait caractéristique du génie&amp;quot;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amb</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://philo.dyndns.info/index.php?title=Du_pur_sujet_de_la_connaissance_-_Du_g%C3%A9nie_-_Schopenhauer&amp;diff=1149</id>
		<title>Du pur sujet de la connaissance - Du génie - Schopenhauer</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://philo.dyndns.info/index.php?title=Du_pur_sujet_de_la_connaissance_-_Du_g%C3%A9nie_-_Schopenhauer&amp;diff=1149"/>
		<updated>2010-12-30T16:46:03Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amb : /* Les conditions passagères */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=Schopenhauer : Du pur sujet de la connaissance. =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Texte : Edition  Mille et une nuits N°571&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Référence: CH Salaün Philosopher avec Schopenhauer - Collection Ellipse. (Lecture conseillée). &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
_____________________________________________________________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer est un penseur pessimiste, pour lui l&#039;homme mû par des désirs sans fins, est confronté à une sorte d&#039;impossibilité d&#039;être heureux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il accorde une grande place à l&#039; œuvre d&#039;art, parce que pour lui, la contemplation esthétique est un moyen de nous libérer de la souffrance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce texte est donc une réflexion sur ce que nous apporte l&#039;art, tant du point de vue général de la contemplation de l&#039;œuvre d&#039;art pour nous, pour l&#039;homme du commun, que du point de vue de l&#039;artiste créateur de l&#039;Œuvre d&#039;art dont Schopenhauer va nous expliquer qu&#039;il est tout à fait à part du commun des mortels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Qu&#039;est ce qui permet de créer une œuvre d&#039;art?==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;A la base de la création artistique, il y a une certaine qualité de la connaissance. &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette affirmation peut nous paraître étonnante, on pourrait s&#039;attendre à lire que l&#039;artiste sait créer des formes, a des aptitudes plastiques, qu&#039;il est habile. Schopenhauer nous entraîne dans une autre direction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;P.8: «Toute œuvre d&#039;art véritable, doit avoir pour principe et pour base une connaissance soumise à ces conditions.»&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour créer un œuvre d&#039;art il faut parvenir à un certain type de connaissance. Voyons de quelle sorte de connaissance il s&#039;agit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut parvenir à une connaissance que Schopenhauer nomme &#039;&#039;&#039;objective, et qu&#039;il désigne &#039;&#039;&#039;comme&#039;&#039;&#039; &#039;&#039;&#039;une connaissance&#039;&#039;&#039; de l&#039;Idée, &#039;&#039;&#039;au sens platonicien du terme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le chemin pour parvenir à un tel type de connaissance est indiqué: Schopenhauer parle d&#039;un « changement» nécessaire. Un acte de «renoncement à soi même»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il dit encore qu&#039;il faut parvenir à séparer la connaissance d&#039;avec «la volonté» P.7 ou il parle d&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«élimination de tout vouloir».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous faut donc voir ce que Schopenhauer nomme &#039;&#039;&#039;vouloir ou volonté&#039;&#039;&#039;. Ce vouloir ou cette volonté va constituer le côté du &#039;&#039;&#039;sujet &#039;&#039;&#039;qu&#039;il faudra éliminer pour parvenir à une connaissance &#039;&#039;&#039;objective&#039;&#039;&#039; ( tournée vers l&#039;objet).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Qu&#039;est ce que la volonté chez Schopenhauer?==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;L&#039;ouvrage majeur de Schopenhauer se nomme «Du monde comme volonté et représentation» &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;L&#039;œuvre étudiée est une partie de ce texte: les chapitres XXX et XXXI du Tome III&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le monde est d&#039;un côté ma «représentation». Il m&#039;apparait d&#039;une certaine manière. Puis connaître ce qu&#039;il est en lui-même? (On peut dire aussi «en soi» )?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certains philosophes répondent «non» (Kant)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer choisit de dire qu&#039;on peut accéder à ce qu&#039;est le monde «en soi» par le biais de l&#039;expérience de notre corps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le monde est en soi &#039;&#039;&#039;«&#039;&#039;&#039;&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039; volonté»&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mot volonté ne renvoie pas seulement à ce que nous appelons volonté consciente.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Ma volonté est, comme volonté consciente l&#039;expression particulière d&#039;un principe beaucoup plus vaste avec laquelle elle a une parenté immédiate.»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;expérience de mon corps est celle d&#039;un vouloir au sens ou j&#039;ai en moi des désirs qui lorsqu&#039;ils sont satisfaits me procurent du plaisir et lorsqu&#039;ils sont contrariés me procurent de la douleur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer généralise à toute la nature cette expérience du vouloir. Chaque être est pour lui volonté, l&#039;expérience la plus aboutie étant celle du vouloir humain. De la plante, à l&#039;animal, à l&#039;homme, il y a quelque chose en commun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la plante, quelque chose la pousse à croître.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;animal cherche à satisfaire ses besoins et à survivre. Il lutte pour l&#039;existence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En l&#039;homme, la volonté est aussi effort sans fin, pour satisfaire ses besoins vitaux d&#039;une part, mais aussi pour tenter de donner satisfaction à des désirs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;expérience majeure de l&#039;homme, la seule expérience positive pour Schopenhauer est celle de la douleur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Voir feuille annexe )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le désir se renouvelle constamment et avec ce renouvellement l&#039;expérience de l&#039;insatisfaction, du manque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«La satisfaction d&#039;aucun souhait ne peut procurer de contentement durable et inaltérable».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme les moralistes antiques Schopenhauer conçoit le bonheur comme un état stable, un état d&#039;absence de troubles ou encore d&#039;ataraxie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette stabilité recherchée n&#039;est jamais acquise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si nous donnons satisfaction à un manque, nous gagnons le manque du manque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La valeur de l&#039;objet convoité réside dans son attente. Quand nous possédons l&#039;objet convoité, il nous déçoit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour Schopenhauer, nous ne faisons pas l&#039;expérience de la satisfaction, mais notre seule expérience positive est celle de la douleur et du manque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vie humaine est donc tragique par essence, c&#039;est une vie de douleur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous faut rompre avec cette expérience, il faudrait que notre conscience cesse d&#039;être toute entière remplie par cette expérience du manque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est ce que Schopenhauer appelle «renoncer à soi même», faire taire son individualité, ou encore «s&#039;oublier comme sujet». Il faut dépasser nos appétits et nos désirs, contourner la puissance de notre volonté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Remarque: &#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Avons nous le choix?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Il faut une modification dans le sujet&amp;quot; (haut de la page _) mais Schopenhauer écrit qu&#039;elle  n&#039;est pas le fait de &amp;quot;notre libre arbitre&amp;quot; ce qui signifie que nous ne pouvons décider par nous mêmes de nous mettre dans cet état où nos désirs se tairaient. Est-ce  à dire que l&#039;homme n&#039;est pas capable, par une décision libre de créer par lui même les conditions de son propre bonheur?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Devenir un pur sujet de la connaissance==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer dit que l&#039;effacement de la volonté se fait quand on devient un pru sujet de la connaissance, c&#039;est à dire quand notre conscience du monde extérieur se trouve purifiée de tout mélange avec la volonté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Nous allons maintenant expliquer ce point&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les conditions à réunir pour que cela soit possible, si ce n&#039;est pas une décision de notre libre - arbitre.&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les conditions permanentes ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(haut de la page 9)&lt;br /&gt;
C&#039;est justement ce qui se produit dans le cas du Génie. Le génie est décrit (voir plus loin les analyses du génie P. 28 et 29) comme &amp;quot;anormal&amp;quot;. Il est différent du commun des mortels parce qu&#039;il y a en lui une prééminence de l&#039;intellect sur la volonté.Mais on n&#039;explique pas comment il parvient à cet état. On s&#039;en remet à la notion de &#039;&#039;&#039;&amp;quot;don&amp;quot;&#039;&#039;&#039;. Tout se passe comme si, il avait reçu d&#039;ailleurs cette aptitude exceptionnelle, ce que vient suggérer l&#039;emploi du mot génie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Perfection du cerveau&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Constitution physiologique: il est donc dans sa nature d&#039;avoir cette aptitude exceptionnelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les conditions passagères ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces conditions là semblent plutôt concerner le commun des hommes: le bon sommeil, le bain froid, tout cela parait propre à donner plus de place en l&#039;homme à l&#039;activité cérébrale qu&#039;aux désirs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s&#039;agit de parvenir à une connaissance intuitive du monde extérieur, ou de ce qu&#039;on appelle l&#039;objet.&lt;br /&gt;
L&#039;objet, c&#039;est ce qui est posé devant nous étymologiquement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une connaissance intuitive est une connaissance immédiate. Intuitere, c&#039;est voir.&lt;br /&gt;
La connaissance intuitive s&#039;oppose à la connaissance par raisonnement qui elle, enchaîne des raisons , passe par des intermédiaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut parvenir à une situation de contemplation de l&#039;objet, et c&#039;est justement le propre de la contemplation esthétique dans laquelle la conscience de notre propre moi  et de nos souffrances est effacée? C&#039;est un état de &amp;quot;félicité absolue&amp;quot;&lt;br /&gt;
c&#039;est à dire de bonheur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Remarques&#039;&#039;: Le mot bonheur étymologiquement contient le mot &amp;quot;chance&amp;quot; (heur=chance) Les moralistes préfèrent souvent utiliser le mot béatitude ou le mot félicité qui font moins référence au mot chance et qui signifie moins que le bonheur nous échoit par hasard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut remarquer que Schopenhauer semble identifier le bonheur ou la félicité à l&#039;absence de douleur ce qui est une définition assez négative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les pages 8-9-10 répètent avec des formulations différentes la même analyse&#039;&#039;&#039; Il y a donc une insistance de Schopenhauer  sur ce qui est important et qu&#039;il met au cœur de cet extrait.&lt;br /&gt;
&amp;quot;Plus nous avons conscience de l&#039;objet, moins nous en avons du sujet.... Plus le sujet occupe la conscience, plus faible et plus imparfaite est notre intuition du monde extérieur&amp;quot; (Bas de la page 8 , haut de la page 9)&lt;br /&gt;
&amp;quot;La connaissance pure, sans mélange de volonté se produit donc lorsque la conscience des autres choses s&#039;élève à une telle puissance que la conscience du moi propre disparait&amp;quot; (haut de la page 10 )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La conscience peut être tournée dans deux directions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle est conscience de soi, retour sur soi, réflexion. Dans ce cas, elle est conscience des désirs et des intérêts qui nous agitent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle peut être conscience de l&#039;objet, du monde extérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la vie ordinaire, chaque fois que nous nous tournons vers un objet du monde extérieur, nous le rapportons à nous et à notre subjectivité, nous nous demandons quel usage nous pourrions faire d&#039;un objet technique, si nous voyons un bateau, nous pensons au plaisir que nous pourrions retirer d&#039;une croisière ou à la souffrance que nous a causée le départ d&#039;un proche.Nous ne sommes pas en paix.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Divers exemples pris dans le texte de Schopenhauer peuvent nous aider à comprendre cela.&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un peu plus loin, c&#039;est l&#039;exemple du touriste qui arrive dans une ville étrangère. (P.15 )Le touriste qui arrive n&#039;a pu tisser aucun lien avce la ville et ses habitants, il n&#039;a aucun souvenir et n&#039;a aucune attente.&lt;br /&gt;
Il est dans une attitude de contemplation que Schopenhauer appelle désintéressée. Aucun intérêt, ( désir, souhait, sentiment) ne le relie à la ville.&lt;br /&gt;
Il contemple au sens où il est purement connaissant et où rien de cette vie affective ne vient se mêler à cette connaissance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A contrario, Schopenhauer donne P.19, un exemple d&#039;un regard intéressé.&lt;br /&gt;
&amp;quot; Nous regardons par exemple des maisons, des vaisseaux, des machines, avec la pensée de leur destination, nous regardons les hommes avec la pensée de leurs rapports avec nous...&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous ne considérons d&#039;ordinaire les choses &amp;quot;que dans leurs relations&amp;quot; c&#039;est à dire en fonction de nos attentes et de nos calculs d&#039;intérêt. C&#039;est l&#039;attitude commune de la plupart des hommes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Le texte est donc traversé par une grande opposition qui se répète entre ce qui vient de la volonté et ce qui est de l&#039;ordre de la connaissance.&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bas de la page 10 :&amp;quot; La volonté, en tant que principe de subjectivité est l&#039;opposé, l&#039;antagoniste de la connaissance&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La conscience de soi s&#039;exprime au plus haut point dans ce que nous nommons un &amp;quot;acte volontaire&amp;quot;.L&#039;acte volontaire est préparé par des &amp;quot;motifs&amp;quot; au sens large, non pas seulement des raisons mais des mobiles d&#039;ordre affectif ( désir- répugnance). En Français, on utilise le mot&amp;quot;motif&amp;quot; dans le sens de &amp;quot;raisons&amp;quot; et on garde le mot&amp;quot;mobile&amp;quot; pour désigner ce qui est d&#039;ordre affectif et passionnel et qui nous pousse à agir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Donc plus diminue la conscience de notre propre moi, plus nous nous tournons de manière  désintéressée vers l&#039;objet seul et plus nous en voyons la beauté. Cette attitude est pour Schopenhauer celle de la contemplation esthétique qui est toute intellectuelle.&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Les occupations intellectuelles ne sont pas entièrement dépourvues de lien avec la volonté. (P;12)&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«La réflexion abstraite, la lecture …. appartiennent aussi, au sens plus large, à la conscience des autres choses, c&#039;est à dire à l&#039;occupation objective de l&#039;esprit. Mais,ce n&#039;est encore indirectement»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Raisonner, lire, est-ce avoir fait taire sa volonté?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer répond «non».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour que l&#039;esprit soit actif, il faut qu&#039;il soit mis en œuvre par la volonté qui lui fixe un but à atteindre. Il faut un projet et une claire conscience de ce projet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On raisonne pour choisir un projet professionnel, pour gagner de l&#039;argent.&lt;br /&gt;
On raisonne pour trouver un moyen de s&#039;évader de prison.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le travail intellectuel est «mêlé de quelqu&#039; effort».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est pourquoi, lorsqu&#039;on raisonne, on n&#039;est pas entièrement tourné du côté de l&#039;objet, en ayant fait taire sa volonté. « Ce genre d&#039;occupation intellectuelle ne comporte pas d&#039;objectivité parfaite de la conscience telle qu&#039;elle accompagne la conception esthétique»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
P.13 : pour dire cela, Schopenhauer emploie la métaphore de la flamme obscurcie par la fumée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer conclut donc ce passage sur le raisonnement et l&#039;activité intellectuelle en disant que seul l&#039;art nous détache vraiment de la volonté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Schopenhauer fait un bilan de ce qui vient d&#039;être dit&amp;lt;/u&amp;gt;t. ( bas de la page 12) pour dire que seule l&#039;œuvre d&#039;art permet de parvenir à un état parfait de connaissance, c&#039;est à dire à une connaissance intuitive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
de l&#039;essence des choses: «reconnaître non plus la chose particulière, mais l&#039;idée de son espèce»&lt;br /&gt;
En ayant le plus possible anéanti la conscience qu&#039;on peut avoir de soi, de ses intérêts, de ses désirs, de ses souffrances.&lt;br /&gt;
«La conscience propre ne subsiste qu&#039;à titre de soutien de l&#039;existence objective de ses effets» P.12&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne faut pas, bien sûr anéantir toute conscience car nous ne pourrions même pas avoir une conscience de l&#039;objet, mais il faut éteindre toute notre vie affective et nos intérêts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«&amp;lt;u&amp;gt;La difficulté pour cet état de se produire» bas de la page 12&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notons la formule: Schopenhauer ne dit surtout pas que c&#039;est une question de décision libre. «L&#039;état se produit …&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
comme si nous étions passifs « malgré nous»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La vertu de l&#039;œuvre d&#039;art ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Quelle est son excellence, ce qu&#039;elle réussit à produire comme effet)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Nous ne pouvons concevoir l&#039;essence purement objective des choses et les idées présentes en elles qu&#039;en ne prenant aucun intérêt aux choses mêmes, parce qu&#039;elles n&#039;offrent aucun rapport avec notre volonté. De là vient que …. réalité» P.13Qu&#039;appelle-ton réalité? Il s&#039;agit de ce qui nous est donné dans notre expérience sensible, ou historique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par exemple un animal, celui qui vit dans notre maison ou galope dans un pré.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est difficile pour nous, en le regardant de saisir k&#039; «Idée» au sens platonicien du terme ou encore l&#039;essence de l&#039;animalité, c&#039;est à dire les caractères qui seraient communs à tous les animaux en général. Nous pouvons en effet avoir des liens affectifs avec l&#039;animal ou des intérêts de nature diverse. L&#039;effort intellectuel serait trop grand «Pour saisir l&#039;idée au milieu de la réalité ….» (Bas de la page 13.) &#039;&#039;&#039;Page .6&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer se place dans une perspective analogue à celle de Kant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Face à l&#039;œuvre d&#039;art, nous sommes dans une attitude de désintéressement &#039;&#039;&#039;&#039;&#039;. Kant, rappelons le, décrit le plaisir esthétique comme un plaisir désintéressé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l&#039;agréable, nos inclinations sont pour lui impliquées. Pour éprouver du plaisir, il nous faut nous approprier l&#039;objet, nous ne sommes pas libres à son égard. Face à l&#039;objet beau, nos inclinations se taisent. Tant décrit le plaisir esthétique comme un plaisir pur. L&#039;œuvre d&#039;art engendre un plaisir d&#039;une qualité particulière, nos facultés jouent librement et c&#039;est un plaisir qui nous paraît pouvoir être partagé avec tout être ayant les mêmes facultés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer parle également de désintéressement dans l&#039;art. Il décrit cependant ce désintéressement d&#039;une manière particulière: il ne dit pas que face à l&#039;œuvre d&#039;art nous éprouvons du plaisir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il dit que nous sommes dans une attitude de sujet connaissant: &amp;lt;u&amp;gt;nous connaissons les Idées des choses.&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;œuvre d&#039;art n&#039;a aucun rapport avec notre volonté( volonté au sens de désirs et d&#039;intérêts). Si nous contemplons une nature morte hollandaise, elle n&#039;éveille pas notre appétit par exemple. Si un Constable représente la campagne anglaise, nous n&#039;avons pas un regard de propriétaire terrien spéculant sur des profits à venir etc ….«Ce que nous apercevons dans un tableau ou dans une poésie se trouve en dehors de toute relation possible avec notre volonté»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les «Idées»..... ressortent donc plus facilement de l&#039;œuvre d&#039;art que de la réalité.» P.13.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;œuvre d&#039;art nous amène à une connaissance de l&#039;Essence des choses»: elle s&#039;adresse donc bien à notre faculté de connaître.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;œuvre d&#039;art est la création du Génie. C&#039;est le propre du génie de jeter sur le réalité ce regard particulier qui lui permet de saisir l&#039;essence des choses et c&#039;est cela qu&#039;il est capable de mettre dans l&#039;œuvre d&#039;art qu&#039;il nous donne à contempler. ( voir pour compléter cela l&#039;analyse du Génie présentée au début du texte suivant)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;art rend la volonté muette « en présentant à notre intuition un objet situé lui même hors du domaine des choses capables d&#039;intéresser la volonté» (milieu de la page 14)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer généralise aux arts plastiques ( dans lesquels l&#039;artiste crée des formes) mais aussi à la poésie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce regard de pur sujet connaissant qu&#039;on jette sur l&#039;œuvre d&#039;art, on peut parvenir parfois à le tourner vers la réalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«C&#039;est une conception de ce genre qui nous fait paraître &#039;&#039;pittoresque &#039;&#039;un objet aperçu et &#039;&#039;poétique&#039;&#039; une événement de la vie courante ...» Nous employons ces deux adjectifs quand nous adoptons face à notre expérience l&#039;attitude propre à la contemplation de l&#039;œuvre d&#039;art. ( bas de la page 14)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand le poète célèbre la beauté de la nature, il célèbre en fait l&#039;aptitude de certains spectacles naturels à nous faire prendre cette attitude de pur sujet de la connaissance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu&#039;y gagnons nous: «la tranquillité de cœur.»L&#039;homme recherche la fin de ses souffrances et la poésie la lui procure. Et pour l&#039;auteur, seul l&#039;art peut la lui procurer..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
P.15 Schopenhauer développe les exemples expliqués plus haut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Après avoir évoqué la contemplation de l&#039;œuvre d&#039;art, Schopenhauer  en vient à sa création.==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;A plus forte raison est-elle indispensable à la création des œuvres esthétiques&amp;quot;&lt;br /&gt;
Les productions de la philosophie, de la poésie et des arts plastiques viennent d&#039;une attitude intellectuelle propre au génie &amp;quot;La contemplation objective pure.&lt;br /&gt;
On retrouve dans le génie la synthèse de tous les aspects énoncés plus haut.&lt;br /&gt;
Il a su faire taire toutes les manifestations de sa volonté et de ses désirs.Il est désinteressé.&lt;br /&gt;
Il est alors le pur sujet de la connaissance.&lt;br /&gt;
Il est essentiellement intellect et saisit intuitivement les idées platoniciennes des choses. ( Tout cela est développé dans le texte suivant :&amp;quot;Du Génie&amp;quot;)&lt;br /&gt;
La création artistique ne nait pas d&#039;une aptitude exceptionnelle à créer des formes , elle nait pour l&#039;auteur d&#039;une certaine disposition intellectuelle à prendre le chemin d&#039;un certain type de connaissance.&lt;br /&gt;
&amp;quot;Le génie est une disposition à faire prévaloir cet état. (P.16 bas)&lt;br /&gt;
Disposition : aptitude naturelle d&#039;origine inexplicable, donnée aux uns et non aux autres par la nature.&lt;br /&gt;
Le génie y gagne la cessation de la souffrance.&lt;br /&gt;
Le gain est donc un gain moral. La conscience individuelle de soi débouche sur la souffrance . (tristesse, misère)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le créateur d&#039;art voit des idées immuables, éternelles. (P.17, en haut) Il est à l&#039;abri de la naissance et de la mort. Le sujet individuel vit au contraire dans un monde changeant et éphémère, comme lui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;On peut attribuer à l&#039;homme deux existences.&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tant que volonté, individu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tant que &amp;quot;contemplateur purement objectif&amp;quot; , il est &amp;quot;toutes choses&amp;quot; Il n&#039;est plus auprès de lui même et de ses désirs et de ses souffrances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut contempler le monde en lui même sans rien y mêler de soi. (P.18 en haut)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
P19- P20 . Schopenhauer oppose à nouveau les deux manières de se tourner vers le spectacle du monde : maisons vaisseaux ....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ou bien nous sommes intéressés, nous rapportons ce spectacle à nous mêmes  et il peut être cause de désirs, donc de souffrances.La plupart des hommes a ce regard: c&#039;est considérer les choses dans leur relation à notre personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ou bien nous contemplons les choses en elles mêmes, or de toute relation à ce que nous sommes et à nos désirs.&lt;br /&gt;
(P.20-en haut) Nous percevons, l&#039;essence des choses, ce qu&#039;elles sont en elles mêmes , les idées platoniciennes. Cela suppose ( p.19 en bas ) une augmentation de notre intelligence intuitive.&lt;br /&gt;
On contemple ce qu&#039;il y a de général en chaque être: l&#039;animalité , non tel animal, l&#039;humanité, non tel individu.. Nous connaissons&amp;quot;Les idées des choses&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Quelles conditions faut-il réunir?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une activité cérébrale plus grande.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut que le spectacle n&#039;offre aucune relation avec nous. Prendre cette attitude est plus facile face à un spectacle qui n&#039;offre aucune relation avec nous . Il peut nous être étranger. Rappel: une ville inconnue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer reprend des exemples.&lt;br /&gt;
Nos passions, nos sentiments troublent notre connaissance. Selon que nous sommes joyeux ou tristes, le spectacle du monde ne nous apparit pas de la même manière.&lt;br /&gt;
(exemple de la vieille qui apporte une lettre d&#039;amour).&lt;br /&gt;
Nos penchants ou nos répugnances modifient notre représentation du monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;œuvre d&#039;art a une valeur durable parce qu&#039;elle représente l&#039;objectivité pure, une image débarrassée de toute relation avec notre volonté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;L&#039;objectivité seule fait l&#039;artiste&amp;quot; (P.22 en bas). Elle est conquise quand &amp;quot; l&#039;intellect est détaché de la volonté&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
P.22 . L&#039;auteur prend l&#039;exemple du jeune homme. Il est capable de contemplation esthétique de la nature , mais va la gâcher parce qu&#039;il projette sur le spectacle de la nature des attentes et des désirs. Il introduit donc dans le monde des attentes personnelles, et ainsi cesse le spectacle de la beauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
P.23 en bas : &amp;quot; Aucune chose n&#039;est belle qu&#039;aussi longtemps qu&#039;elle ne nous concerne pas &amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;art la poésie transfigurent la vie. La lune est belle, parce qu&#039;elle est sans rapport avec nous. Elle ne nous réchauffe même pas.Elle est donc &amp;quot; sans intérêt pour nous&amp;quot; et peut être l&#039;objet d&#039;une pure contemplation esthétique. (vis à vis du soleil, nous avons des attentes....)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le soleil qui traverse un vitrail, n&#039;éveille en nous aucune attente : ni souffrance, ni plaisir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La contemplation esthétique est pour Schopenhauer absence de douleur , elle n&#039;est pas décrite positivement comme faisant éprouver un plaisir&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Du Génie=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le génie, ses particularités ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout homme peut parvenir à la contemplation esthétique: regarder une chose pour elle même, dans sa généralité. Dans les faits ces hommes sont rares.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu&#039;est ce qui fait le génie?&lt;br /&gt;
Par essence, il a une aptitude éminente à la contemplation. L&#039;intellect occupe en lui la plus grande place. Il est&amp;quot;anormal&amp;quot;&lt;br /&gt;
Il peut s&#039;oublier comme sujet, il a une connaissance objective. Il fait taire ce qui vient de lui (la subjectivité) et voit les choses en elles mêmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa connaissance est une connaissance des idées des choses: il voit les choses détachées de leur situation spatiale et temporelle. L&#039;animalité dans un animal, l&#039;humanité dans un homme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le génie saisit cela par l&#039;intermédiaire de l&#039;entendement aidé de l&#039;imagination.&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
La création artistique est ramenée à la connaissance : le génie connait mieux que les autres&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Schopenhauer hiérarchise les arts==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;L&#039;architecture&#039;&#039;&#039; et au bas de l&#039;échelle des arts . Elle utilise des forces naturelles , elle représente la lutte entre les forces naturelles. Le le beau y est lié à l&#039;utile. L&#039;architecture nous donne une connaissance objective de la matière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les arts plastiques&#039;&#039;&#039;  (arts de modeler les formes)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;La sculpture&amp;lt;/u&amp;gt;  représente la forme idéale de l&#039;espèce et parmi les espèces de l&#039;homme. Elle objective la forme idéale dont chaque individu n&#039;est qu&#039;une copie plus ou moins réussie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La nature fait mille tentatives , le génie lui dit : &amp;quot;Tiens, voilà ce que tu voulais exprimer&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la sculpture, la forme idéale devient sensible, s&#039;adresse au toucher, elle n&#039;est pas encore totalement affranchie du désir d&#039;un corps parfait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;La peinture&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle offre un point de vue plus désintéressé. Il y a dématérialisation. La vue est plus intellectuelle que le toucher. L&amp;amp; peinture objective l&#039; histoire des hommes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La poésie&#039;&#039;&#039; est placée au dessus .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Distinction du génie et du talent==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;L&#039;homme de talent raisonne&#039;&#039;&#039;, procède par concepts: sa pensée est sur le même pied que celle des autres hommes.&lt;br /&gt;
Le génie est dans un autre monde. Sa représentation du monde est plus objective, plus pure, débarrassée du lien avec la volonté. (Rappel: revoir p.16 &amp;quot;Si la condition intuitive , entièrement objective,.... création des œuvres esthétiques.&amp;quot;&lt;br /&gt;
Le génie fait prévaloir cet état de silence de la volonté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;intellect dit Schopenhauer est l&#039;&amp;quot;intermédiaire des motifs&amp;quot;.(milieu de la page 29) Un motif, c&#039;est une raison d&#039;agir. dans un cerveau normal, les images des choses sont toujours construites en relation avec nous. Le génie produit au contraire une image désintéressée, sans lien avec notre utilité , ne provoquant aucune crainte, aucune avidité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Le génie&#039;&#039;&#039; produit une image &amp;quot;pure, nette , objective, désintéressée du monde . ( milieu de la page 30) . Il se caractérise  donc par une développement considérable de la faculté de connaissance qui lui permet de saisir ce qu&#039;il y a de général dans l&#039;être .&lt;br /&gt;
On emploie le mot génie , pour tenter de rendre compte de cette&amp;quot;anomalie&amp;quot; en disant qu&#039;elle est comme une faculté reçue d&#039;en haut, &amp;quot;du dehors&amp;quot;&lt;br /&gt;
comme quelque chose d&#039;étranger.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;L&#039;essence du génie est donc un excès anormal d&#039;intelligence , dont le seul emploi possible est l&#039;application à la connaissance de ce qu&#039;il y a  de général dans l&#039;être&amp;quot; (Milieu de la page 31)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le génie est intuitif==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il ne s&#039;agit pas d&#039;intuition sensible. On faisait de l&#039;intuition un pouvoir inférieur de l&#039;âme, parce qu&#039;on pensait intuition sensible. pour Schopenhauer l&#039;intuition est supérieure à la pensée par concepts. L&#039;intuition sensible dépend de ce qui nous apparait au hasard. L&#039;intuition du génie n&#039;est pas l&#039;intuition sensible d&#039;un objet particulier, c&#039;est l&#039;intuition d&#039;une essence . Le génie met ensuite ses images dans la pierre ou la peinture et les offre aux autres.(P.32)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
P. 36 &amp;quot;Dans le particulier, voir toujours le général: voilà le trait caractéristique du génie&amp;quot;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amb</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://philo.dyndns.info/index.php?title=Du_pur_sujet_de_la_connaissance_-_Du_g%C3%A9nie_-_Schopenhauer&amp;diff=1148</id>
		<title>Du pur sujet de la connaissance - Du génie - Schopenhauer</title>
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		<updated>2010-12-30T16:44:47Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amb : /* Distinction du génie et du talent */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=Schopenhauer : Du pur sujet de la connaissance. =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Texte : Edition  Mille et une nuits N°571&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Référence: CH Salaün Philosopher avec Schopenhauer - Collection Ellipse. (Lecture conseillée). &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
_____________________________________________________________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer est un penseur pessimiste, pour lui l&#039;homme mû par des désirs sans fins, est confronté à une sorte d&#039;impossibilité d&#039;être heureux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il accorde une grande place à l&#039; œuvre d&#039;art, parce que pour lui, la contemplation esthétique est un moyen de nous libérer de la souffrance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce texte est donc une réflexion sur ce que nous apporte l&#039;art, tant du point de vue général de la contemplation de l&#039;œuvre d&#039;art pour nous, pour l&#039;homme du commun, que du point de vue de l&#039;artiste créateur de l&#039;Œuvre d&#039;art dont Schopenhauer va nous expliquer qu&#039;il est tout à fait à part du commun des mortels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Qu&#039;est ce qui permet de créer une œuvre d&#039;art?==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;A la base de la création artistique, il y a une certaine qualité de la connaissance. &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette affirmation peut nous paraître étonnante, on pourrait s&#039;attendre à lire que l&#039;artiste sait créer des formes, a des aptitudes plastiques, qu&#039;il est habile. Schopenhauer nous entraîne dans une autre direction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;P.8: «Toute œuvre d&#039;art véritable, doit avoir pour principe et pour base une connaissance soumise à ces conditions.»&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour créer un œuvre d&#039;art il faut parvenir à un certain type de connaissance. Voyons de quelle sorte de connaissance il s&#039;agit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut parvenir à une connaissance que Schopenhauer nomme &#039;&#039;&#039;objective, et qu&#039;il désigne &#039;&#039;&#039;comme&#039;&#039;&#039; &#039;&#039;&#039;une connaissance&#039;&#039;&#039; de l&#039;Idée, &#039;&#039;&#039;au sens platonicien du terme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le chemin pour parvenir à un tel type de connaissance est indiqué: Schopenhauer parle d&#039;un « changement» nécessaire. Un acte de «renoncement à soi même»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il dit encore qu&#039;il faut parvenir à séparer la connaissance d&#039;avec «la volonté» P.7 ou il parle d&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«élimination de tout vouloir».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous faut donc voir ce que Schopenhauer nomme &#039;&#039;&#039;vouloir ou volonté&#039;&#039;&#039;. Ce vouloir ou cette volonté va constituer le côté du &#039;&#039;&#039;sujet &#039;&#039;&#039;qu&#039;il faudra éliminer pour parvenir à une connaissance &#039;&#039;&#039;objective&#039;&#039;&#039; ( tournée vers l&#039;objet).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Qu&#039;est ce que la volonté chez Schopenhauer?==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;L&#039;ouvrage majeur de Schopenhauer se nomme «Du monde comme volonté et représentation» &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;L&#039;œuvre étudiée est une partie de ce texte: les chapitres XXX et XXXI du Tome III&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le monde est d&#039;un côté ma «représentation». Il m&#039;apparait d&#039;une certaine manière. Puis connaître ce qu&#039;il est en lui-même? (On peut dire aussi «en soi» )?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certains philosophes répondent «non» (Kant)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer choisit de dire qu&#039;on peut accéder à ce qu&#039;est le monde «en soi» par le biais de l&#039;expérience de notre corps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le monde est en soi &#039;&#039;&#039;«&#039;&#039;&#039;&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039; volonté»&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mot volonté ne renvoie pas seulement à ce que nous appelons volonté consciente.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Ma volonté est, comme volonté consciente l&#039;expression particulière d&#039;un principe beaucoup plus vaste avec laquelle elle a une parenté immédiate.»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;expérience de mon corps est celle d&#039;un vouloir au sens ou j&#039;ai en moi des désirs qui lorsqu&#039;ils sont satisfaits me procurent du plaisir et lorsqu&#039;ils sont contrariés me procurent de la douleur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer généralise à toute la nature cette expérience du vouloir. Chaque être est pour lui volonté, l&#039;expérience la plus aboutie étant celle du vouloir humain. De la plante, à l&#039;animal, à l&#039;homme, il y a quelque chose en commun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la plante, quelque chose la pousse à croître.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;animal cherche à satisfaire ses besoins et à survivre. Il lutte pour l&#039;existence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En l&#039;homme, la volonté est aussi effort sans fin, pour satisfaire ses besoins vitaux d&#039;une part, mais aussi pour tenter de donner satisfaction à des désirs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;expérience majeure de l&#039;homme, la seule expérience positive pour Schopenhauer est celle de la douleur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Voir feuille annexe )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le désir se renouvelle constamment et avec ce renouvellement l&#039;expérience de l&#039;insatisfaction, du manque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«La satisfaction d&#039;aucun souhait ne peut procurer de contentement durable et inaltérable».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme les moralistes antiques Schopenhauer conçoit le bonheur comme un état stable, un état d&#039;absence de troubles ou encore d&#039;ataraxie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette stabilité recherchée n&#039;est jamais acquise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si nous donnons satisfaction à un manque, nous gagnons le manque du manque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La valeur de l&#039;objet convoité réside dans son attente. Quand nous possédons l&#039;objet convoité, il nous déçoit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour Schopenhauer, nous ne faisons pas l&#039;expérience de la satisfaction, mais notre seule expérience positive est celle de la douleur et du manque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vie humaine est donc tragique par essence, c&#039;est une vie de douleur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous faut rompre avec cette expérience, il faudrait que notre conscience cesse d&#039;être toute entière remplie par cette expérience du manque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est ce que Schopenhauer appelle «renoncer à soi même», faire taire son individualité, ou encore «s&#039;oublier comme sujet». Il faut dépasser nos appétits et nos désirs, contourner la puissance de notre volonté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Remarque: &#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Avons nous le choix?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Il faut une modification dans le sujet&amp;quot; (haut de la page _) mais Schopenhauer écrit qu&#039;elle  n&#039;est pas le fait de &amp;quot;notre libre arbitre&amp;quot; ce qui signifie que nous ne pouvons décider par nous mêmes de nous mettre dans cet état où nos désirs se tairaient. Est-ce  à dire que l&#039;homme n&#039;est pas capable, par une décision libre de créer par lui même les conditions de son propre bonheur?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Devenir un pur sujet de la connaissance==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer dit que l&#039;effacement de la volonté se fait quand on devient un pru sujet de la connaissance, c&#039;est à dire quand notre conscience du monde extérieur se trouve purifiée de tout mélange avec la volonté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Nous allons maintenant expliquer ce point&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les conditions à réunir pour que cela soit possible, si ce n&#039;est pas une décision de notre libre - arbitre.&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les conditions permanentes ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(haut de la page 9)&lt;br /&gt;
C&#039;est justement ce qui se produit dans le cas du Génie. Le génie est décrit (voir plus loin les analyses du génie P. 28 et 29) comme &amp;quot;anormal&amp;quot;. Il est différent du commun des mortels parce qu&#039;il y a en lui une prééminence de l&#039;intellect sur la volonté.Mais on n&#039;explique pas comment il parvient à cet état. On s&#039;en remet à la notion de &#039;&#039;&#039;&amp;quot;don&amp;quot;&#039;&#039;&#039;. Tout se passe comme si, il avait reçu d&#039;ailleurs cette aptitude exceptionnelle, ce que vient suggérer l&#039;emploi du mot génie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Perfection du cerveau&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Constitution physiologique: il est donc dans sa nature d&#039;avoir cette aptitude exceptionnelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les conditions passagères ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces conditions là semblent plutôt concerner le commun des hommes: le bon sommeil, le bain froid, tout cela parait propre à donner plus de place en l&#039;homme à l&#039;activité cérébrale qu&#039;aux désirs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s&#039;agit de parvenir à une connaissance intuitive du monde extérieur, ou de ce qu&#039;on appelle l&#039;objet.&lt;br /&gt;
L&#039;objet, c&#039;est ce qui est posé devant nous étymologiquement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une connaissance intuitive est une connaissance immédiate. Intuitere, c&#039;est voir.&lt;br /&gt;
La connaissance intuitive s&#039;oppose à la connaissance par raisonnement qui elle, enchaîne des raisons , passe par des intermédiaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut parvenir à une situation de contemplation de l&#039;objet, et c&#039;est justement le propre de la contemplation esthétique dans laquelle la conscience de notre propre moi  et de nos souffrances est effacée? C&#039;est un état de &amp;quot;félicité absolue&amp;quot;&lt;br /&gt;
c&#039;est à dire de bonheur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Remarques&#039;&#039;: Le mot bonheur étymologiquement contient le mot &amp;quot;chance&amp;quot; (heur=chance) Les moralistes préfèrent souvent utiliser le mot béatitude ou le mot félicité qui font moins référence au mot chance et qui signifie moins que le bonheur nous échoit par hasard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut remarquer que Schopenhauer semble identifier le bonheur ou la félicité à l&#039;absence de douleur ce qui est une définition assez négative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les pages 8-9-10 répètent avec des formulations différentes la même analyse&#039;&#039;&#039; Il y a donc une insistance de Schopenhauer  sur ce qui est important et qu&#039;il met au cœur de cet extrait.&lt;br /&gt;
&amp;quot;Plus nous avons conscience de l&#039;objet, moins nous en avons du sujet.... Plus le sujet occupe la conscience, plus faible et plus imparfaite est notre intuition du monde extérieur&amp;quot; (Bas de la page 8 , haut de la page 9)&lt;br /&gt;
&amp;quot;La connaissance pure, sans mélange de volonté se produit donc lorsque la conscience des autres choses s&#039;élève à une telle puissance que la conscience du moi propre disparait&amp;quot; (haut de la page 10 )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La conscience peut être tournée dans deux directions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle est conscience de soi, retour sur soi, réflexion. Dans ce cas, elle est conscience des désirs et des intérêts qui nous agitent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle peut être conscience de l&#039;objet, du monde extérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la vie ordinaire, chaque fois que nous nous tournons vers un objet du monde extérieur, nous le rapportons à nous et à notre subjectivité, nous nous demandons quel usage nous pourrions faire d&#039;un objet technique, si nous voyons un bateau, nous pensons au plaisir que nous pourrions retirer d&#039;une croisière ou à la souffrance que nous a causée le départ d&#039;un proche.Nous ne sommes pas en paix.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Divers exemples pris dans le texte de Schopenhauer peuvent nous aider à comprendre cela.&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un peu plus loin, c&#039;est l&#039;exemple du touriste qui arrive dans une ville étrangère. (P.1Le touriste qui arrive n&#039;a pu tisser aucun lien avce la ville et ses habitants, il n&#039;a aucun souvenir et n&#039;a aucune attente.&lt;br /&gt;
Il est dans une attitude de contemplation que Schopenhauer appelle désintéressée. Aucun intérêt, ( désir, souhait, sentiment) ne le relie à la ville.&lt;br /&gt;
Il contemple au sens où il est purement connaissant et où rien de cette vie affective ne vient se mêler à cette connaissance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A contrario, Schopenhauer donne P.19, un exemple d&#039;un regard intéressé.&lt;br /&gt;
&amp;quot; Nous regardons par exemple des maisons, des vaisseaux, des machines, avec la pensée de leur destination, nous regardons les hommes avec la pensée de leurs rapports avec nous...&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous ne considérons d&#039;ordinaire les choses &amp;quot;que dans leurs relations&amp;quot; c&#039;est à dire en fonction de nos attentes et de nos calculs d&#039;intérêt. C&#039;est l&#039;attitude commune de la plupart des hommes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Le texte est donc traversé par une grande opposition qui se répète entre ce qui vient de la volonté et ce qui est de l&#039;ordre de la connaissance.&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bas de la page 10 :&amp;quot; La volonté, en tant que principe de subjectivité est l&#039;opposé, l&#039;antagoniste de la connaissance&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La conscience de soi s&#039;exprime au plus haut point dans ce que nous nommons un &amp;quot;acte volontaire&amp;quot;.L&#039;acte volontaire est préparé par des &amp;quot;motifs&amp;quot; au sens large, non pas seulement des raisons mais des mobiles d&#039;ordre affectif ( désir- répugnance). En Français, on utilise le mot&amp;quot;motif&amp;quot; dans le sens de &amp;quot;raisons&amp;quot; et on garde le mot&amp;quot;mobile&amp;quot; pour désigner ce qui est d&#039;ordre affectif et passionnel et qui nous pousse à agir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Donc plus diminue la conscience de notre propre moi, plus nous nous tournons de manière  désintéressée vers l&#039;objet seul et plus nous en voyons la beauté. Cette attitude est pour Schopenhauer celle de la contemplation esthétique qui est toute intellectuelle.&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Les occupations intellectuelles ne sont pas entièrement dépourvues de lien avec la volonté. (P;12)&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«La réflexion abstraite, la lecture …. appartiennent aussi, au sens plus large, à la conscience des autres choses, c&#039;est à dire à l&#039;occupation objective de l&#039;esprit. Mais,ce n&#039;est encore indirectement»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Raisonner, lire, est-ce avoir fait taire sa volonté?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer répond «non».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour que l&#039;esprit soit actif, il faut qu&#039;il soit mis en œuvre par la volonté qui lui fixe un but à atteindre. Il faut un projet et une claire conscience de ce projet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On raisonne pour choisir un projet professionnel, pour gagner de l&#039;argent.&lt;br /&gt;
On raisonne pour trouver un moyen de s&#039;évader de prison.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le travail intellectuel est «mêlé de quelqu&#039; effort».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est pourquoi, lorsqu&#039;on raisonne, on n&#039;est pas entièrement tourné du côté de l&#039;objet, en ayant fait taire sa volonté. « Ce genre d&#039;occupation intellectuelle ne comporte pas d&#039;objectivité parfaite de la conscience telle qu&#039;elle accompagne la conception esthétique»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
P.13 : pour dire cela, Schopenhauer emploie la métaphore de la flamme obscurcie par la fumée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer conclut donc ce passage sur le raisonnement et l&#039;activité intellectuelle en disant que seul l&#039;art nous détache vraiment de la volonté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Schopenhauer fait un bilan de ce qui vient d&#039;être di&amp;lt;/u&amp;gt;t. ( bas de la page 12) pour dire que seule l&#039;œuvre d&#039;art permet de parvenir à un état parfait de connaissance, c&#039;est à dire à une connaissance intuitive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
de l&#039;essence des choses: «reconnaître non plus la chose particulière, mais l&#039;idée de son espèce»&lt;br /&gt;
En ayant le plus possible anéanti la conscience qu&#039;on peut avoir de soi, de ses intérêts, de ses désirs, de ses souffrances.&lt;br /&gt;
«La conscience propre ne subsiste qu&#039;à titre de soutien de l&#039;existence objective de ses effets» P.12&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne faut pas, bien sûr anéantir toute conscience car nous ne pourrions même pas avoir une conscience de l&#039;objet, mais il faut éteindre toute notre vie affective et nos intérêts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«&amp;lt;u&amp;gt;La difficulté pour cet état de se produire» bas de la page 12&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notons la formule: Schopenhauer ne dit surtout pas que c&#039;est une question de décision libre. «L&#039;état se produit …&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
comme si nous étions passifs « malgré nous»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La vertu de l&#039;œuvre d&#039;art ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Quelle est son excellence, ce qu&#039;elle réussit à produire comme effet)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Nous ne pouvons concevoir l&#039;essence purement objective des choses et les idées présentes en elles qu&#039;en ne prenant aucun intérêt aux choses mêmes, parce qu&#039;elles n&#039;offrent aucun rapport avec notre volonté. De là vient que …. réalité» P.13Qu&#039;appelle-ton réalité? Il s&#039;agit de ce qui nous est donné dans notre expérience sensible, ou historique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par exemple un animal, celui qui vit dans notre maison ou galope dans un pré.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est difficile pour nous, en le regardant de saisir k&#039; «Idée» au sens platonicien du terme ou encore l&#039;essence de l&#039;animalité, c&#039;est à dire les caractères qui seraient communs à tous les animaux en général. Nous pouvons en effet avoir des liens affectifs avec l&#039;animal ou des intérêts de nature diverse. L&#039;effort intellectuel serait trop grand «Pour saisir l&#039;idée au milieu de la réalité ….» (Bas de la page 13.) &#039;&#039;&#039;Page .6&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer se place dans une perspective analogue à celle de Kant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Face à l&#039;œuvre d&#039;art, nous sommes dans une attitude de désintéressement &#039;&#039;&#039;&#039;&#039;. Kant, rappelons le, décrit le plaisir esthétique comme un plaisir désintéressé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l&#039;agréable, nos inclinations sont pour lui impliquées. Pour éprouver du plaisir, il nous faut nous approprier l&#039;objet, nous ne sommes pas libres à son égard. Face à l&#039;objet beau, nos inclinations se taisent. Tant décrit le plaisir esthétique comme un plaisir pur. L&#039;œuvre d&#039;art engendre un plaisir d&#039;une qualité particulière, nos facultés jouent librement et c&#039;est un plaisir qui nous paraît pouvoir être partagé avec tout être ayant les mêmes facultés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer parle également de désintéressement dans l&#039;art. Il décrit cependant ce désintéressement d&#039;une manière particulière: il ne dit pas que face à l&#039;œuvre d&#039;art nous éprouvons du plaisir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il dit que nous sommes dans une attitude de sujet connaissant: &amp;lt;u&amp;gt;nous connaissons les Idées des choses.&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;œuvre d&#039;art n&#039;a aucun rapport avec notre volonté( volonté au sens de désirs et d&#039;intérêts). Si nous contemplons une nature morte hollandaise, elle n&#039;éveille pas notre appétit par exemple. Si un Constable représente la campagne anglaise, nous n&#039;avons pas un regard de propriétaire terrien spéculant sur des profits à venir etc ….«Ce que nous apercevons dans un tableau ou dans une poésie se trouve en dehors de toute relation possible avec notre volonté»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les «Idées»..... ressortent donc plus facilement de l&#039;œuvre d&#039;art que de la réalité.» P.13.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;œuvre d&#039;art nous amène à une connaissance de l&#039;Essence des choses»: elle s&#039;adresse donc bien à notre faculté de connaître.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;œuvre d&#039;art est la création du Génie. C&#039;est le propre du génie de jeter sur le réalité ce regard particulier qui lui permet de saisir l&#039;essence des choses et c&#039;est cela qu&#039;il est capable de mettre dans l&#039;œuvre d&#039;art qu&#039;il nous donne à contempler. ( voir pour compléter cela l&#039;analyse du Génie présentée au début du texte suivant)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;art rend la volonté muette « en présentant à notre intuition un objet situé lui même hors du domaine des choses capables d&#039;intéresser la volonté» (milieu de la page 14)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer généralise aux arts plastiques ( dans lesquels l&#039;artiste crée des formes) mais aussi à la poésie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce regard de pur sujet connaissant qu&#039;on jette sur l&#039;œuvre d&#039;art, on peut parvenir parfois à le tourner vers la réalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«C&#039;est une conception de ce genre qui nous fait paraître &#039;&#039;pittoresque &#039;&#039;un objet aperçu et &#039;&#039;poétique&#039;&#039; une événement de la vie courante ...» Nous employons ces deux adjectifs quand nous adoptons face à notre expérience l&#039;attitude propre à la contemplation de l&#039;œuvre d&#039;art. ( bas de la page 14)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand le poète célèbre la beauté de la nature, il célèbre en fait l&#039;aptitude de certains spectacles naturels à nous faire prendre cette attitude de pur sujet de la connaissance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu&#039;y gagnons nous: «la tranquillité de cœur.»L&#039;homme recherche la fin de ses souffrances et la poésie la lui procure. Et pour l&#039;auteur, seul l&#039;art peut la lui procurer..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
P.15 Schopenhauer développe les exemples expliqués plus haut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Après avoir évoqué la contemplation de l&#039;œuvre d&#039;art, Schopenhauer  en vient à sa création.==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;A plus forte raison est-elle indispensable à la création des œuvres esthétiques&amp;quot;&lt;br /&gt;
Les productions de la philosophie, de la poésie et des arts plastiques viennent d&#039;une attitude intellectuelle propre au génie &amp;quot;La contemplation objective pure.&lt;br /&gt;
On retrouve dans le génie la synthèse de tous les aspects énoncés plus haut.&lt;br /&gt;
Il a su faire taire toutes les manifestations de sa volonté et de ses désirs.Il est désinteressé.&lt;br /&gt;
Il est alors le pur sujet de la connaissance.&lt;br /&gt;
Il est essentiellement intellect et saisit intuitivement les idées platoniciennes des choses. ( Tout cela est développé dans le texte suivant :&amp;quot;Du Génie&amp;quot;)&lt;br /&gt;
La création artistique ne nait pas d&#039;une aptitude exceptionnelle à créer des formes , elle nait pour l&#039;auteur d&#039;une certaine disposition intellectuelle à prendre le chemin d&#039;un certain type de connaissance.&lt;br /&gt;
&amp;quot;Le génie est une disposition à faire prévaloir cet état. (P.16 bas)&lt;br /&gt;
Disposition : aptitude naturelle d&#039;origine inexplicable, donnée aux uns et non aux autres par la nature.&lt;br /&gt;
Le génie y gagne la cessation de la souffrance.&lt;br /&gt;
Le gain est donc un gain moral. La conscience individuelle de soi débouche sur la souffrance . (tristesse, misère)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le créateur d&#039;art voit des idées immuables, éternelles. (P.17, en haut) Il est à l&#039;abri de la naissance et de la mort. Le sujet individuel vit au contraire dans un monde changeant et éphémère, comme lui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;On peut attribuer à l&#039;homme deux existences.&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tant que volonté, individu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tant que &amp;quot;contemplateur purement objectif&amp;quot; , il est &amp;quot;toutes choses&amp;quot; Il n&#039;est plus auprès de lui même et de ses désirs et de ses souffrances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut contempler le monde en lui même sans rien y mêler de soi. (P.18 en haut)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
P19- P20 . Schopenhauer oppose à nouveau les deux manières de se tourner vers le spectacle du monde : maisons vaisseaux ....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ou bien nous sommes intéressés, nous rapportons ce spectacle à nous mêmes  et il peut être cause de désirs, donc de souffrances.La plupart des hommes a ce regard: c&#039;est considérer les choses dans leur relation à notre personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ou bien nous contemplons les choses en elles mêmes, or de toute relation à ce que nous sommes et à nos désirs.&lt;br /&gt;
(P.20-en haut) Nous percevons, l&#039;essence des choses, ce qu&#039;elles sont en elles mêmes , les idées platoniciennes. Cela suppose ( p.19 en bas ) une augmentation de notre intelligence intuitive.&lt;br /&gt;
On contemple ce qu&#039;il y a de général en chaque être: l&#039;animalité , non tel animal, l&#039;humanité, non tel individu.. Nous connaissons&amp;quot;Les idées des choses&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Quelles conditions faut-il réunir?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une activité cérébrale plus grande.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut que le spectacle n&#039;offre aucune relation avec nous. Prendre cette attitude est plus facile face à un spectacle qui n&#039;offre aucune relation avec nous . Il peut nous être étranger. Rappel: une ville inconnue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer reprend des exemples.&lt;br /&gt;
Nos passions, nos sentiments troublent notre connaissance. Selon que nous sommes joyeux ou tristes, le spectacle du monde ne nous apparit pas de la même manière.&lt;br /&gt;
(exemple de la vieille qui apporte une lettre d&#039;amour).&lt;br /&gt;
Nos penchants ou nos répugnances modifient notre représentation du monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;œuvre d&#039;art a une valeur durable parce qu&#039;elle représente l&#039;objectivité pure, une image débarrassée de toute relation avec notre volonté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;L&#039;objectivité seule fait l&#039;artiste&amp;quot; (P.22 en bas). Elle est conquise quand &amp;quot; l&#039;intellect est détaché de la volonté&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
P.22 . L&#039;auteur prend l&#039;exemple du jeune homme. Il est capable de contemplation esthétique de la nature , mais va la gâcher parce qu&#039;il projette sur le spectacle de la nature des attentes et des désirs. Il introduit donc dans le monde des attentes personnelles, et ainsi cesse le spectacle de la beauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
P.23 en bas : &amp;quot; Aucune chose n&#039;est belle qu&#039;aussi longtemps qu&#039;elle ne nous concerne pas &amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;art la poésie transfigurent la vie. La lune est belle, parce qu&#039;elle est sans rapport avec nous. Elle ne nous réchauffe même pas.Elle est donc &amp;quot; sans intérêt pour nous&amp;quot; et peut être l&#039;objet d&#039;une pure contemplation esthétique. (vis à vis du soleil, nous avons des attentes....)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le soleil qui traverse un vitrail, n&#039;éveille en nous aucune attente : ni souffrance, ni plaisir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La contemplation esthétique est pour Schopenhauer absence de douleur , elle n&#039;est pas décrite positivement comme faisant éprouver un plaisir&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Du Génie=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le génie, ses particularités ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout homme peut parvenir à la contemplation esthétique: regarder une chose pour elle même, dans sa généralité. Dans les faits ces hommes sont rares.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu&#039;est ce qui fait le génie?&lt;br /&gt;
Par essence, il a une aptitude éminente à la contemplation. L&#039;intellect occupe en lui la plus grande place. Il est&amp;quot;anormal&amp;quot;&lt;br /&gt;
Il peut s&#039;oublier comme sujet, il a une connaissance objective. Il fait taire ce qui vient de lui (la subjectivité) et voit les choses en elles mêmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa connaissance est une connaissance des idées des choses: il voit les choses détachées de leur situation spatiale et temporelle. L&#039;animalité dans un animal, l&#039;humanité dans un homme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le génie saisit cela par l&#039;intermédiaire de l&#039;entendement aidé de l&#039;imagination.&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
La création artistique est ramenée à la connaissance : le génie connait mieux que les autres&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Schopenhauer hiérarchise les arts==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;L&#039;architecture&#039;&#039;&#039; et au bas de l&#039;échelle des arts . Elle utilise des forces naturelles , elle représente la lutte entre les forces naturelles. Le le beau y est lié à l&#039;utile. L&#039;architecture nous donne une connaissance objective de la matière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les arts plastiques&#039;&#039;&#039;  (arts de modeler les formes)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;La sculpture&amp;lt;/u&amp;gt;  représente la forme idéale de l&#039;espèce et parmi les espèces de l&#039;homme. Elle objective la forme idéale dont chaque individu n&#039;est qu&#039;une copie plus ou moins réussie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La nature fait mille tentatives , le génie lui dit : &amp;quot;Tiens, voilà ce que tu voulais exprimer&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la sculpture, la forme idéale devient sensible, s&#039;adresse au toucher, elle n&#039;est pas encore totalement affranchie du désir d&#039;un corps parfait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;La peinture&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle offre un point de vue plus désintéressé. Il y a dématérialisation. La vue est plus intellectuelle que le toucher. L&amp;amp; peinture objective l&#039; histoire des hommes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La poésie&#039;&#039;&#039; est placée au dessus .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Distinction du génie et du talent==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;L&#039;homme de talent raisonne&#039;&#039;&#039;, procède par concepts: sa pensée est sur le même pied que celle des autres hommes.&lt;br /&gt;
Le génie est dans un autre monde. Sa représentation du monde est plus objective, plus pure, débarrassée du lien avec la volonté. (Rappel: revoir p.16 &amp;quot;Si la condition intuitive , entièrement objective,.... création des œuvres esthétiques.&amp;quot;&lt;br /&gt;
Le génie fait prévaloir cet état de silence de la volonté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;intellect dit Schopenhauer est l&#039;&amp;quot;intermédiaire des motifs&amp;quot;.(milieu de la page 29) Un motif, c&#039;est une raison d&#039;agir. dans un cerveau normal, les images des choses sont toujours construites en relation avec nous. Le génie produit au contraire une image désintéressée, sans lien avec notre utilité , ne provoquant aucune crainte, aucune avidité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Le génie&#039;&#039;&#039; produit une image &amp;quot;pure, nette , objective, désintéressée du monde . ( milieu de la page 30) . Il se caractérise  donc par une développement considérable de la faculté de connaissance qui lui permet de saisir ce qu&#039;il y a de général dans l&#039;être .&lt;br /&gt;
On emploie le mot génie , pour tenter de rendre compte de cette&amp;quot;anomalie&amp;quot; en disant qu&#039;elle est comme une faculté reçue d&#039;en haut, &amp;quot;du dehors&amp;quot;&lt;br /&gt;
comme quelque chose d&#039;étranger.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;L&#039;essence du génie est donc un excès anormal d&#039;intelligence , dont le seul emploi possible est l&#039;application à la connaissance de ce qu&#039;il y a  de général dans l&#039;être&amp;quot; (Milieu de la page 31)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le génie est intuitif==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il ne s&#039;agit pas d&#039;intuition sensible. On faisait de l&#039;intuition un pouvoir inférieur de l&#039;âme, parce qu&#039;on pensait intuition sensible. pour Schopenhauer l&#039;intuition est supérieure à la pensée par concepts. L&#039;intuition sensible dépend de ce qui nous apparait au hasard. L&#039;intuition du génie n&#039;est pas l&#039;intuition sensible d&#039;un objet particulier, c&#039;est l&#039;intuition d&#039;une essence . Le génie met ensuite ses images dans la pierre ou la peinture et les offre aux autres.(P.32)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
P. 36 &amp;quot;Dans le particulier, voir toujours le général: voilà le trait caractéristique du génie&amp;quot;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amb</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://philo.dyndns.info/index.php?title=Du_pur_sujet_de_la_connaissance_-_Du_g%C3%A9nie_-_Schopenhauer&amp;diff=1147</id>
		<title>Du pur sujet de la connaissance - Du génie - Schopenhauer</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://philo.dyndns.info/index.php?title=Du_pur_sujet_de_la_connaissance_-_Du_g%C3%A9nie_-_Schopenhauer&amp;diff=1147"/>
		<updated>2010-12-30T16:35:01Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amb : /* Du Génie */ ge désinteressée, sans lien avec notre utilité, ne suscitant pas notre crainte, notre avidité.&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=Schopenhauer : Du pur sujet de la connaissance. =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Texte : Edition  Mille et une nuits N°571&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Référence: CH Salaün Philosopher avec Schopenhauer - Collection Ellipse. (Lecture conseillée). &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
_____________________________________________________________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer est un penseur pessimiste, pour lui l&#039;homme mû par des désirs sans fins, est confronté à une sorte d&#039;impossibilité d&#039;être heureux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il accorde une grande place à l&#039; œuvre d&#039;art, parce que pour lui, la contemplation esthétique est un moyen de nous libérer de la souffrance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce texte est donc une réflexion sur ce que nous apporte l&#039;art, tant du point de vue général de la contemplation de l&#039;œuvre d&#039;art pour nous, pour l&#039;homme du commun, que du point de vue de l&#039;artiste créateur de l&#039;Œuvre d&#039;art dont Schopenhauer va nous expliquer qu&#039;il est tout à fait à part du commun des mortels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Qu&#039;est ce qui permet de créer une œuvre d&#039;art?==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;A la base de la création artistique, il y a une certaine qualité de la connaissance. &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette affirmation peut nous paraître étonnante, on pourrait s&#039;attendre à lire que l&#039;artiste sait créer des formes, a des aptitudes plastiques, qu&#039;il est habile. Schopenhauer nous entraîne dans une autre direction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;P.8: «Toute œuvre d&#039;art véritable, doit avoir pour principe et pour base une connaissance soumise à ces conditions.»&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour créer un œuvre d&#039;art il faut parvenir à un certain type de connaissance. Voyons de quelle sorte de connaissance il s&#039;agit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut parvenir à une connaissance que Schopenhauer nomme &#039;&#039;&#039;objective, et qu&#039;il désigne &#039;&#039;&#039;comme&#039;&#039;&#039; &#039;&#039;&#039;une connaissance&#039;&#039;&#039; de l&#039;Idée, &#039;&#039;&#039;au sens platonicien du terme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le chemin pour parvenir à un tel type de connaissance est indiqué: Schopenhauer parle d&#039;un « changement» nécessaire. Un acte de «renoncement à soi même»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il dit encore qu&#039;il faut parvenir à séparer la connaissance d&#039;avec «la volonté» P.7 ou il parle d&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«élimination de tout vouloir».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous faut donc voir ce que Schopenhauer nomme &#039;&#039;&#039;vouloir ou volonté&#039;&#039;&#039;. Ce vouloir ou cette volonté va constituer le côté du &#039;&#039;&#039;sujet &#039;&#039;&#039;qu&#039;il faudra éliminer pour parvenir à une connaissance &#039;&#039;&#039;objective&#039;&#039;&#039; ( tournée vers l&#039;objet).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Qu&#039;est ce que la volonté chez Schopenhauer?==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;L&#039;ouvrage majeur de Schopenhauer se nomme «Du monde comme volonté et représentation» &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;L&#039;œuvre étudiée est une partie de ce texte: les chapitres XXX et XXXI du Tome III&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le monde est d&#039;un côté ma «représentation». Il m&#039;apparait d&#039;une certaine manière. Puis connaître ce qu&#039;il est en lui-même? (On peut dire aussi «en soi» )?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certains philosophes répondent «non» (Kant)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer choisit de dire qu&#039;on peut accéder à ce qu&#039;est le monde «en soi» par le biais de l&#039;expérience de notre corps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le monde est en soi &#039;&#039;&#039;«&#039;&#039;&#039;&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039; volonté»&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mot volonté ne renvoie pas seulement à ce que nous appelons volonté consciente.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Ma volonté est, comme volonté consciente l&#039;expression particulière d&#039;un principe beaucoup plus vaste avec laquelle elle a une parenté immédiate.»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;expérience de mon corps est celle d&#039;un vouloir au sens ou j&#039;ai en moi des désirs qui lorsqu&#039;ils sont satisfaits me procurent du plaisir et lorsqu&#039;ils sont contrariés me procurent de la douleur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer généralise à toute la nature cette expérience du vouloir. Chaque être est pour lui volonté, l&#039;expérience la plus aboutie étant celle du vouloir humain. De la plante, à l&#039;animal, à l&#039;homme, il y a quelque chose en commun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la plante, quelque chose la pousse à croître.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;animal cherche à satisfaire ses besoins et à survivre. Il lutte pour l&#039;existence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En l&#039;homme, la volonté est aussi effort sans fin, pour satisfaire ses besoins vitaux d&#039;une part, mais aussi pour tenter de donner satisfaction à des désirs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;expérience majeure de l&#039;homme, la seule expérience positive pour Schopenhauer est celle de la douleur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Voir feuille annexe )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le désir se renouvelle constamment et avec ce renouvellement l&#039;expérience de l&#039;insatisfaction, du manque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«La satisfaction d&#039;aucun souhait ne peut procurer de contentement durable et inaltérable».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme les moralistes antiques Schopenhauer conçoit le bonheur comme un état stable, un état d&#039;absence de troubles ou encore d&#039;ataraxie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette stabilité recherchée n&#039;est jamais acquise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si nous donnons satisfaction à un manque, nous gagnons le manque du manque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La valeur de l&#039;objet convoité réside dans son attente. Quand nous possédons l&#039;objet convoité, il nous déçoit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour Schopenhauer, nous ne faisons pas l&#039;expérience de la satisfaction, mais notre seule expérience positive est celle de la douleur et du manque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vie humaine est donc tragique par essence, c&#039;est une vie de douleur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous faut rompre avec cette expérience, il faudrait que notre conscience cesse d&#039;être toute entière remplie par cette expérience du manque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est ce que Schopenhauer appelle «renoncer à soi même», faire taire son individualité, ou encore «s&#039;oublier comme sujet». Il faut dépasser nos appétits et nos désirs, contourner la puissance de notre volonté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Remarque: &#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Avons nous le choix?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Il faut une modification dans le sujet&amp;quot; (haut de la page _) mais Schopenhauer écrit qu&#039;elle  n&#039;est pas le fait de &amp;quot;notre libre arbitre&amp;quot; ce qui signifie que nous ne pouvons décider par nous mêmes de nous mettre dans cet état où nos désirs se tairaient. Est-ce  à dire que l&#039;homme n&#039;est pas capable, par une décision libre de créer par lui même les conditions de son propre bonheur?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Devenir un pur sujet de la connaissance==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer dit que l&#039;effacement de la volonté se fait quand on devient un pru sujet de la connaissance, c&#039;est à dire quand notre conscience du monde extérieur se trouve purifiée de tout mélange avec la volonté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Nous allons maintenant expliquer ce point&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les conditions à réunir pour que cela soit possible, si ce n&#039;est pas une décision de notre libre - arbitre.&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les conditions permanentes ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(haut de la page 9)&lt;br /&gt;
C&#039;est justement ce qui se produit dans le cas du Génie. Le génie est décrit (voir plus loin les analyses du génie P. 28 et 29) comme &amp;quot;anormal&amp;quot;. Il est différent du commun des mortels parce qu&#039;il y a en lui une prééminence de l&#039;intellect sur la volonté.Mais on n&#039;explique pas comment il parvient à cet état. On s&#039;en remet à la notion de &#039;&#039;&#039;&amp;quot;don&amp;quot;&#039;&#039;&#039;. Tout se passe comme si, il avait reçu d&#039;ailleurs cette aptitude exceptionnelle, ce que vient suggérer l&#039;emploi du mot génie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Perfection du cerveau&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Constitution physiologique: il est donc dans sa nature d&#039;avoir cette aptitude exceptionnelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les conditions passagères ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces conditions là semblent plutôt concerner le commun des hommes: le bon sommeil, le bain froid, tout cela parait propre à donner plus de place en l&#039;homme à l&#039;activité cérébrale qu&#039;aux désirs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s&#039;agit de parvenir à une connaissance intuitive du monde extérieur, ou de ce qu&#039;on appelle l&#039;objet.&lt;br /&gt;
L&#039;objet, c&#039;est ce qui est posé devant nous étymologiquement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une connaissance intuitive est une connaissance immédiate. Intuitere, c&#039;est voir.&lt;br /&gt;
La connaissance intuitive s&#039;oppose à la connaissance par raisonnement qui elle, enchaîne des raisons , passe par des intermédiaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut parvenir à une situation de contemplation de l&#039;objet, et c&#039;est justement le propre de la contemplation esthétique dans laquelle la conscience de notre propre moi  et de nos souffrances est effacée? C&#039;est un état de &amp;quot;félicité absolue&amp;quot;&lt;br /&gt;
c&#039;est à dire de bonheur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Remarques&#039;&#039;: Le mot bonheur étymologiquement contient le mot &amp;quot;chance&amp;quot; (heur=chance) Les moralistes préfèrent souvent utiliser le mot béatitude ou le mot félicité qui font moins référence au mot chance et qui signifie moins que le bonheur nous échoit par hasard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut remarquer que Schopenhauer semble identifier le bonheur ou la félicité à l&#039;absence de douleur ce qui est une définition assez négative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les pages 8-9-10 répètent avec des formulations différentes la même analyse&#039;&#039;&#039; Il y a donc une insistance de Schopenhauer  sur ce qui est important et qu&#039;il met au cœur de cet extrait.&lt;br /&gt;
&amp;quot;Plus nous avons conscience de l&#039;objet, moins nous en avons du sujet.... Plus le sujet occupe la conscience, plus faible et plus imparfaite est notre intuition du monde extérieur&amp;quot; (Bas de la page 8 , haut de la page 9)&lt;br /&gt;
&amp;quot;La connaissance pure, sans mélange de volonté se produit donc lorsque la conscience des autres choses s&#039;élève à une telle puissance que la conscience du moi propre disparait&amp;quot; (haut de la page 10 )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La conscience peut être tournée dans deux directions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle est conscience de soi, retour sur soi, réflexion. Dans ce cas, elle est conscience des désirs et des intérêts qui nous agitent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle peut être conscience de l&#039;objet, du monde extérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la vie ordinaire, chaque fois que nous nous tournons vers un objet du monde extérieur, nous le rapportons à nous et à notre subjectivité, nous nous demandons quel usage nous pourrions faire d&#039;un objet technique, si nous voyons un bateau, nous pensons au plaisir que nous pourrions retirer d&#039;une croisière ou à la souffrance que nous a causée le départ d&#039;un proche.Nous ne sommes pas en paix.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Divers exemples pris dans le texte de Schopenhauer peuvent nous aider à comprendre cela.&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un peu plus loin, c&#039;est l&#039;exemple du touriste qui arrive dans une ville étrangère. (P.1Le touriste qui arrive n&#039;a pu tisser aucun lien avce la ville et ses habitants, il n&#039;a aucun souvenir et n&#039;a aucune attente.&lt;br /&gt;
Il est dans une attitude de contemplation que Schopenhauer appelle désintéressée. Aucun intérêt, ( désir, souhait, sentiment) ne le relie à la ville.&lt;br /&gt;
Il contemple au sens où il est purement connaissant et où rien de cette vie affective ne vient se mêler à cette connaissance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A contrario, Schopenhauer donne P.19, un exemple d&#039;un regard intéressé.&lt;br /&gt;
&amp;quot; Nous regardons par exemple des maisons, des vaisseaux, des machines, avec la pensée de leur destination, nous regardons les hommes avec la pensée de leurs rapports avec nous...&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous ne considérons d&#039;ordinaire les choses &amp;quot;que dans leurs relations&amp;quot; c&#039;est à dire en fonction de nos attentes et de nos calculs d&#039;intérêt. C&#039;est l&#039;attitude commune de la plupart des hommes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Le texte est donc traversé par une grande opposition qui se répète entre ce qui vient de la volonté et ce qui est de l&#039;ordre de la connaissance.&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bas de la page 10 :&amp;quot; La volonté, en tant que principe de subjectivité est l&#039;opposé, l&#039;antagoniste de la connaissance&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La conscience de soi s&#039;exprime au plus haut point dans ce que nous nommons un &amp;quot;acte volontaire&amp;quot;.L&#039;acte volontaire est préparé par des &amp;quot;motifs&amp;quot; au sens large, non pas seulement des raisons mais des mobiles d&#039;ordre affectif ( désir- répugnance). En Français, on utilise le mot&amp;quot;motif&amp;quot; dans le sens de &amp;quot;raisons&amp;quot; et on garde le mot&amp;quot;mobile&amp;quot; pour désigner ce qui est d&#039;ordre affectif et passionnel et qui nous pousse à agir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Donc plus diminue la conscience de notre propre moi, plus nous nous tournons de manière  désintéressée vers l&#039;objet seul et plus nous en voyons la beauté. Cette attitude est pour Schopenhauer celle de la contemplation esthétique qui est toute intellectuelle.&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Les occupations intellectuelles ne sont pas entièrement dépourvues de lien avec la volonté. (P;12)&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«La réflexion abstraite, la lecture …. appartiennent aussi, au sens plus large, à la conscience des autres choses, c&#039;est à dire à l&#039;occupation objective de l&#039;esprit. Mais,ce n&#039;est encore indirectement»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Raisonner, lire, est-ce avoir fait taire sa volonté?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer répond «non».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour que l&#039;esprit soit actif, il faut qu&#039;il soit mis en œuvre par la volonté qui lui fixe un but à atteindre. Il faut un projet et une claire conscience de ce projet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On raisonne pour choisir un projet professionnel, pour gagner de l&#039;argent.&lt;br /&gt;
On raisonne pour trouver un moyen de s&#039;évader de prison.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le travail intellectuel est «mêlé de quelqu&#039; effort».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est pourquoi, lorsqu&#039;on raisonne, on n&#039;est pas entièrement tourné du côté de l&#039;objet, en ayant fait taire sa volonté. « Ce genre d&#039;occupation intellectuelle ne comporte pas d&#039;objectivité parfaite de la conscience telle qu&#039;elle accompagne la conception esthétique»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
P.13 : pour dire cela, Schopenhauer emploie la métaphore de la flamme obscurcie par la fumée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer conclut donc ce passage sur le raisonnement et l&#039;activité intellectuelle en disant que seul l&#039;art nous détache vraiment de la volonté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Schopenhauer fait un bilan de ce qui vient d&#039;être di&amp;lt;/u&amp;gt;t. ( bas de la page 12) pour dire que seule l&#039;œuvre d&#039;art permet de parvenir à un état parfait de connaissance, c&#039;est à dire à une connaissance intuitive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
de l&#039;essence des choses: «reconnaître non plus la chose particulière, mais l&#039;idée de son espèce»&lt;br /&gt;
En ayant le plus possible anéanti la conscience qu&#039;on peut avoir de soi, de ses intérêts, de ses désirs, de ses souffrances.&lt;br /&gt;
«La conscience propre ne subsiste qu&#039;à titre de soutien de l&#039;existence objective de ses effets» P.12&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne faut pas, bien sûr anéantir toute conscience car nous ne pourrions même pas avoir une conscience de l&#039;objet, mais il faut éteindre toute notre vie affective et nos intérêts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«&amp;lt;u&amp;gt;La difficulté pour cet état de se produire» bas de la page 12&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notons la formule: Schopenhauer ne dit surtout pas que c&#039;est une question de décision libre. «L&#039;état se produit …&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
comme si nous étions passifs « malgré nous»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La vertu de l&#039;œuvre d&#039;art ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Quelle est son excellence, ce qu&#039;elle réussit à produire comme effet)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Nous ne pouvons concevoir l&#039;essence purement objective des choses et les idées présentes en elles qu&#039;en ne prenant aucun intérêt aux choses mêmes, parce qu&#039;elles n&#039;offrent aucun rapport avec notre volonté. De là vient que …. réalité» P.13Qu&#039;appelle-ton réalité? Il s&#039;agit de ce qui nous est donné dans notre expérience sensible, ou historique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par exemple un animal, celui qui vit dans notre maison ou galope dans un pré.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est difficile pour nous, en le regardant de saisir k&#039; «Idée» au sens platonicien du terme ou encore l&#039;essence de l&#039;animalité, c&#039;est à dire les caractères qui seraient communs à tous les animaux en général. Nous pouvons en effet avoir des liens affectifs avec l&#039;animal ou des intérêts de nature diverse. L&#039;effort intellectuel serait trop grand «Pour saisir l&#039;idée au milieu de la réalité ….» (Bas de la page 13.) &#039;&#039;&#039;Page .6&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer se place dans une perspective analogue à celle de Kant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Face à l&#039;œuvre d&#039;art, nous sommes dans une attitude de désintéressement &#039;&#039;&#039;&#039;&#039;. Kant, rappelons le, décrit le plaisir esthétique comme un plaisir désintéressé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l&#039;agréable, nos inclinations sont pour lui impliquées. Pour éprouver du plaisir, il nous faut nous approprier l&#039;objet, nous ne sommes pas libres à son égard. Face à l&#039;objet beau, nos inclinations se taisent. Tant décrit le plaisir esthétique comme un plaisir pur. L&#039;œuvre d&#039;art engendre un plaisir d&#039;une qualité particulière, nos facultés jouent librement et c&#039;est un plaisir qui nous paraît pouvoir être partagé avec tout être ayant les mêmes facultés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer parle également de désintéressement dans l&#039;art. Il décrit cependant ce désintéressement d&#039;une manière particulière: il ne dit pas que face à l&#039;œuvre d&#039;art nous éprouvons du plaisir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il dit que nous sommes dans une attitude de sujet connaissant: &amp;lt;u&amp;gt;nous connaissons les Idées des choses.&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;œuvre d&#039;art n&#039;a aucun rapport avec notre volonté( volonté au sens de désirs et d&#039;intérêts). Si nous contemplons une nature morte hollandaise, elle n&#039;éveille pas notre appétit par exemple. Si un Constable représente la campagne anglaise, nous n&#039;avons pas un regard de propriétaire terrien spéculant sur des profits à venir etc ….«Ce que nous apercevons dans un tableau ou dans une poésie se trouve en dehors de toute relation possible avec notre volonté»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les «Idées»..... ressortent donc plus facilement de l&#039;œuvre d&#039;art que de la réalité.» P.13.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;œuvre d&#039;art nous amène à une connaissance de l&#039;Essence des choses»: elle s&#039;adresse donc bien à notre faculté de connaître.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;œuvre d&#039;art est la création du Génie. C&#039;est le propre du génie de jeter sur le réalité ce regard particulier qui lui permet de saisir l&#039;essence des choses et c&#039;est cela qu&#039;il est capable de mettre dans l&#039;œuvre d&#039;art qu&#039;il nous donne à contempler. ( voir pour compléter cela l&#039;analyse du Génie présentée au début du texte suivant)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;art rend la volonté muette « en présentant à notre intuition un objet situé lui même hors du domaine des choses capables d&#039;intéresser la volonté» (milieu de la page 14)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer généralise aux arts plastiques ( dans lesquels l&#039;artiste crée des formes) mais aussi à la poésie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce regard de pur sujet connaissant qu&#039;on jette sur l&#039;œuvre d&#039;art, on peut parvenir parfois à le tourner vers la réalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«C&#039;est une conception de ce genre qui nous fait paraître &#039;&#039;pittoresque &#039;&#039;un objet aperçu et &#039;&#039;poétique&#039;&#039; une événement de la vie courante ...» Nous employons ces deux adjectifs quand nous adoptons face à notre expérience l&#039;attitude propre à la contemplation de l&#039;œuvre d&#039;art. ( bas de la page 14)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand le poète célèbre la beauté de la nature, il célèbre en fait l&#039;aptitude de certains spectacles naturels à nous faire prendre cette attitude de pur sujet de la connaissance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu&#039;y gagnons nous: «la tranquillité de cœur.»L&#039;homme recherche la fin de ses souffrances et la poésie la lui procure. Et pour l&#039;auteur, seul l&#039;art peut la lui procurer..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
P.15 Schopenhauer développe les exemples expliqués plus haut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Après avoir évoqué la contemplation de l&#039;œuvre d&#039;art, Schopenhauer  en vient à sa création.==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;A plus forte raison est-elle indispensable à la création des œuvres esthétiques&amp;quot;&lt;br /&gt;
Les productions de la philosophie, de la poésie et des arts plastiques viennent d&#039;une attitude intellectuelle propre au génie &amp;quot;La contemplation objective pure.&lt;br /&gt;
On retrouve dans le génie la synthèse de tous les aspects énoncés plus haut.&lt;br /&gt;
Il a su faire taire toutes les manifestations de sa volonté et de ses désirs.Il est désinteressé.&lt;br /&gt;
Il est alors le pur sujet de la connaissance.&lt;br /&gt;
Il est essentiellement intellect et saisit intuitivement les idées platoniciennes des choses. ( Tout cela est développé dans le texte suivant :&amp;quot;Du Génie&amp;quot;)&lt;br /&gt;
La création artistique ne nait pas d&#039;une aptitude exceptionnelle à créer des formes , elle nait pour l&#039;auteur d&#039;une certaine disposition intellectuelle à prendre le chemin d&#039;un certain type de connaissance.&lt;br /&gt;
&amp;quot;Le génie est une disposition à faire prévaloir cet état. (P.16 bas)&lt;br /&gt;
Disposition : aptitude naturelle d&#039;origine inexplicable, donnée aux uns et non aux autres par la nature.&lt;br /&gt;
Le génie y gagne la cessation de la souffrance.&lt;br /&gt;
Le gain est donc un gain moral. La conscience individuelle de soi débouche sur la souffrance . (tristesse, misère)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le créateur d&#039;art voit des idées immuables, éternelles. (P.17, en haut) Il est à l&#039;abri de la naissance et de la mort. Le sujet individuel vit au contraire dans un monde changeant et éphémère, comme lui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;On peut attribuer à l&#039;homme deux existences.&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tant que volonté, individu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tant que &amp;quot;contemplateur purement objectif&amp;quot; , il est &amp;quot;toutes choses&amp;quot; Il n&#039;est plus auprès de lui même et de ses désirs et de ses souffrances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut contempler le monde en lui même sans rien y mêler de soi. (P.18 en haut)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
P19- P20 . Schopenhauer oppose à nouveau les deux manières de se tourner vers le spectacle du monde : maisons vaisseaux ....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ou bien nous sommes intéressés, nous rapportons ce spectacle à nous mêmes  et il peut être cause de désirs, donc de souffrances.La plupart des hommes a ce regard: c&#039;est considérer les choses dans leur relation à notre personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ou bien nous contemplons les choses en elles mêmes, or de toute relation à ce que nous sommes et à nos désirs.&lt;br /&gt;
(P.20-en haut) Nous percevons, l&#039;essence des choses, ce qu&#039;elles sont en elles mêmes , les idées platoniciennes. Cela suppose ( p.19 en bas ) une augmentation de notre intelligence intuitive.&lt;br /&gt;
On contemple ce qu&#039;il y a de général en chaque être: l&#039;animalité , non tel animal, l&#039;humanité, non tel individu.. Nous connaissons&amp;quot;Les idées des choses&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Quelles conditions faut-il réunir?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une activité cérébrale plus grande.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut que le spectacle n&#039;offre aucune relation avec nous. Prendre cette attitude est plus facile face à un spectacle qui n&#039;offre aucune relation avec nous . Il peut nous être étranger. Rappel: une ville inconnue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer reprend des exemples.&lt;br /&gt;
Nos passions, nos sentiments troublent notre connaissance. Selon que nous sommes joyeux ou tristes, le spectacle du monde ne nous apparit pas de la même manière.&lt;br /&gt;
(exemple de la vieille qui apporte une lettre d&#039;amour).&lt;br /&gt;
Nos penchants ou nos répugnances modifient notre représentation du monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;œuvre d&#039;art a une valeur durable parce qu&#039;elle représente l&#039;objectivité pure, une image débarrassée de toute relation avec notre volonté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;L&#039;objectivité seule fait l&#039;artiste&amp;quot; (P.22 en bas). Elle est conquise quand &amp;quot; l&#039;intellect est détaché de la volonté&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
P.22 . L&#039;auteur prend l&#039;exemple du jeune homme. Il est capable de contemplation esthétique de la nature , mais va la gâcher parce qu&#039;il projette sur le spectacle de la nature des attentes et des désirs. Il introduit donc dans le monde des attentes personnelles, et ainsi cesse le spectacle de la beauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
P.23 en bas : &amp;quot; Aucune chose n&#039;est belle qu&#039;aussi longtemps qu&#039;elle ne nous concerne pas &amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;art la poésie transfigurent la vie. La lune est belle, parce qu&#039;elle est sans rapport avec nous. Elle ne nous réchauffe même pas.Elle est donc &amp;quot; sans intérêt pour nous&amp;quot; et peut être l&#039;objet d&#039;une pure contemplation esthétique. (vis à vis du soleil, nous avons des attentes....)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le soleil qui traverse un vitrail, n&#039;éveille en nous aucune attente : ni souffrance, ni plaisir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La contemplation esthétique est pour Schopenhauer absence de douleur , elle n&#039;est pas décrite positivement comme faisant éprouver un plaisir&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Du Génie=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le génie, ses particularités ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout homme peut parvenir à la contemplation esthétique: regarder une chose pour elle même, dans sa généralité. Dans les faits ces hommes sont rares.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu&#039;est ce qui fait le génie?&lt;br /&gt;
Par essence, il a une aptitude éminente à la contemplation. L&#039;intellect occupe en lui la plus grande place. Il est&amp;quot;anormal&amp;quot;&lt;br /&gt;
Il peut s&#039;oublier comme sujet, il a une connaissance objective. Il fait taire ce qui vient de lui (la subjectivité) et voit les choses en elles mêmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa connaissance est une connaissance des idées des choses: il voit les choses détachées de leur situation spatiale et temporelle. L&#039;animalité dans un animal, l&#039;humanité dans un homme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le génie saisit cela par l&#039;intermédiaire de l&#039;entendement aidé de l&#039;imagination.&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
La création artistique est ramenée à la connaissance : le génie connait mieux que les autres&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Schopenhauer hiérarchise les arts==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;L&#039;architecture&#039;&#039;&#039; et au bas de l&#039;échelle des arts . Elle utilise des forces naturelles , elle représente la lutte entre les forces naturelles. Le le beau y est lié à l&#039;utile. L&#039;architecture nous donne une connaissance objective de la matière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les arts plastiques&#039;&#039;&#039;  (arts de modeler les formes)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;La sculpture&amp;lt;/u&amp;gt;  représente la forme idéale de l&#039;espèce et parmi les espèces de l&#039;homme. Elle objective la forme idéale dont chaque individu n&#039;est qu&#039;une copie plus ou moins réussie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La nature fait mille tentatives , le génie lui dit : &amp;quot;Tiens, voilà ce que tu voulais exprimer&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la sculpture, la forme idéale devient sensible, s&#039;adresse au toucher, elle n&#039;est pas encore totalement affranchie du désir d&#039;un corps parfait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;La peinture&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle offre un point de vue plus désintéressé. Il y a dématérialisation. La vue est plus intellectuelle que le toucher. L&amp;amp; peinture objective l&#039; histoire des hommes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La poésie&#039;&#039;&#039; est placée au dessus .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Distinction du génie et du talent==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;homme de talent raisonne, procède par concepts: sa pensée est sur le même pied que celle des autres hommes.&lt;br /&gt;
Le génie est dans un autre monde. Sa représentation du monde est plus objective, plus pure, débarrassée du lien avec la volonté. (Rappel: revoir p.16 &amp;quot;Si la condition intuitive , entièrement objective,.... création des œuvres esthétiques.&amp;quot;&lt;br /&gt;
Le génie fait prévaloir cet état de silence de la volonté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;intellect dit Schopenhauer est l&#039;&amp;quot;intermédiaire des motifs&amp;quot;.(milieu de la page 29) Un motif, c&#039;est une raison d&#039;agir. dans un cerveau normal, les images des choses sont toujours construites en relation avec nous. Le génie produit au contraire une image désintéressée, sans lien avec notre utilité , ne provoquant aucune crainte, aucune avidité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le génie produit une image &amp;quot;pure, nette , objective, désintéressée du monde . ( milieu de la page 30) . Il se caractérise  donc par une développement considérable de la faculté de connaissance qui lui permet de saisir ce qu&#039;il y a de général dans l&#039;être .&lt;br /&gt;
On emploie le mot génie , pour tenter de rendre compte de cette&amp;quot;anomalie&amp;quot; en disant qu&#039;elle est comme une faculté reçue d&#039;en haut, &amp;quot;du dehors&amp;quot;&lt;br /&gt;
comme quelque chose d&#039;étranger.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amb</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://philo.dyndns.info/index.php?title=Du_pur_sujet_de_la_connaissance_-_Du_g%C3%A9nie_-_Schopenhauer&amp;diff=1146</id>
		<title>Du pur sujet de la connaissance - Du génie - Schopenhauer</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://philo.dyndns.info/index.php?title=Du_pur_sujet_de_la_connaissance_-_Du_g%C3%A9nie_-_Schopenhauer&amp;diff=1146"/>
		<updated>2010-12-30T16:02:32Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amb : /* Après avoir évoqué la contemplation de l&amp;#039;œuvre d&amp;#039;art, Schopenhauer  en vient à sa création. */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=Schopenhauer : Du pur sujet de la connaissance. =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Texte : Edition  Mille et une nuits N°571&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Référence: CH Salaün Philosopher avec Schopenhauer - Collection Ellipse. (Lecture conseillée). &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
_____________________________________________________________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer est un penseur pessimiste, pour lui l&#039;homme mû par des désirs sans fins, est confronté à une sorte d&#039;impossibilité d&#039;être heureux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il accorde une grande place à l&#039; œuvre d&#039;art, parce que pour lui, la contemplation esthétique est un moyen de nous libérer de la souffrance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce texte est donc une réflexion sur ce que nous apporte l&#039;art, tant du point de vue général de la contemplation de l&#039;œuvre d&#039;art pour nous, pour l&#039;homme du commun, que du point de vue de l&#039;artiste créateur de l&#039;Œuvre d&#039;art dont Schopenhauer va nous expliquer qu&#039;il est tout à fait à part du commun des mortels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Qu&#039;est ce qui permet de créer une œuvre d&#039;art?==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;A la base de la création artistique, il y a une certaine qualité de la connaissance. &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette affirmation peut nous paraître étonnante, on pourrait s&#039;attendre à lire que l&#039;artiste sait créer des formes, a des aptitudes plastiques, qu&#039;il est habile. Schopenhauer nous entraîne dans une autre direction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;P.8: «Toute œuvre d&#039;art véritable, doit avoir pour principe et pour base une connaissance soumise à ces conditions.»&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour créer un œuvre d&#039;art il faut parvenir à un certain type de connaissance. Voyons de quelle sorte de connaissance il s&#039;agit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut parvenir à une connaissance que Schopenhauer nomme &#039;&#039;&#039;objective, et qu&#039;il désigne &#039;&#039;&#039;comme&#039;&#039;&#039; &#039;&#039;&#039;une connaissance&#039;&#039;&#039; de l&#039;Idée, &#039;&#039;&#039;au sens platonicien du terme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le chemin pour parvenir à un tel type de connaissance est indiqué: Schopenhauer parle d&#039;un « changement» nécessaire. Un acte de «renoncement à soi même»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il dit encore qu&#039;il faut parvenir à séparer la connaissance d&#039;avec «la volonté» P.7 ou il parle d&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«élimination de tout vouloir».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous faut donc voir ce que Schopenhauer nomme &#039;&#039;&#039;vouloir ou volonté&#039;&#039;&#039;. Ce vouloir ou cette volonté va constituer le côté du &#039;&#039;&#039;sujet &#039;&#039;&#039;qu&#039;il faudra éliminer pour parvenir à une connaissance &#039;&#039;&#039;objective&#039;&#039;&#039; ( tournée vers l&#039;objet).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Qu&#039;est ce que la volonté chez Schopenhauer?==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;L&#039;ouvrage majeur de Schopenhauer se nomme «Du monde comme volonté et représentation» &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;L&#039;œuvre étudiée est une partie de ce texte: les chapitres XXX et XXXI du Tome III&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le monde est d&#039;un côté ma «représentation». Il m&#039;apparait d&#039;une certaine manière. Puis connaître ce qu&#039;il est en lui-même? (On peut dire aussi «en soi» )?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certains philosophes répondent «non» (Kant)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer choisit de dire qu&#039;on peut accéder à ce qu&#039;est le monde «en soi» par le biais de l&#039;expérience de notre corps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le monde est en soi &#039;&#039;&#039;«&#039;&#039;&#039;&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039; volonté»&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mot volonté ne renvoie pas seulement à ce que nous appelons volonté consciente.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Ma volonté est, comme volonté consciente l&#039;expression particulière d&#039;un principe beaucoup plus vaste avec laquelle elle a une parenté immédiate.»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;expérience de mon corps est celle d&#039;un vouloir au sens ou j&#039;ai en moi des désirs qui lorsqu&#039;ils sont satisfaits me procurent du plaisir et lorsqu&#039;ils sont contrariés me procurent de la douleur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer généralise à toute la nature cette expérience du vouloir. Chaque être est pour lui volonté, l&#039;expérience la plus aboutie étant celle du vouloir humain. De la plante, à l&#039;animal, à l&#039;homme, il y a quelque chose en commun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la plante, quelque chose la pousse à croître.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;animal cherche à satisfaire ses besoins et à survivre. Il lutte pour l&#039;existence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En l&#039;homme, la volonté est aussi effort sans fin, pour satisfaire ses besoins vitaux d&#039;une part, mais aussi pour tenter de donner satisfaction à des désirs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;expérience majeure de l&#039;homme, la seule expérience positive pour Schopenhauer est celle de la douleur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Voir feuille annexe )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le désir se renouvelle constamment et avec ce renouvellement l&#039;expérience de l&#039;insatisfaction, du manque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«La satisfaction d&#039;aucun souhait ne peut procurer de contentement durable et inaltérable».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme les moralistes antiques Schopenhauer conçoit le bonheur comme un état stable, un état d&#039;absence de troubles ou encore d&#039;ataraxie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette stabilité recherchée n&#039;est jamais acquise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si nous donnons satisfaction à un manque, nous gagnons le manque du manque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La valeur de l&#039;objet convoité réside dans son attente. Quand nous possédons l&#039;objet convoité, il nous déçoit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour Schopenhauer, nous ne faisons pas l&#039;expérience de la satisfaction, mais notre seule expérience positive est celle de la douleur et du manque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vie humaine est donc tragique par essence, c&#039;est une vie de douleur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous faut rompre avec cette expérience, il faudrait que notre conscience cesse d&#039;être toute entière remplie par cette expérience du manque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est ce que Schopenhauer appelle «renoncer à soi même», faire taire son individualité, ou encore «s&#039;oublier comme sujet». Il faut dépasser nos appétits et nos désirs, contourner la puissance de notre volonté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Remarque: &#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Avons nous le choix?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Il faut une modification dans le sujet&amp;quot; (haut de la page _) mais Schopenhauer écrit qu&#039;elle  n&#039;est pas le fait de &amp;quot;notre libre arbitre&amp;quot; ce qui signifie que nous ne pouvons décider par nous mêmes de nous mettre dans cet état où nos désirs se tairaient. Est-ce  à dire que l&#039;homme n&#039;est pas capable, par une décision libre de créer par lui même les conditions de son propre bonheur?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Devenir un pur sujet de la connaissance==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer dit que l&#039;effacement de la volonté se fait quand on devient un pru sujet de la connaissance, c&#039;est à dire quand notre conscience du monde extérieur se trouve purifiée de tout mélange avec la volonté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Nous allons maintenant expliquer ce point&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les conditions à réunir pour que cela soit possible, si ce n&#039;est pas une décision de notre libre - arbitre.&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les conditions permanentes ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(haut de la page 9)&lt;br /&gt;
C&#039;est justement ce qui se produit dans le cas du Génie. Le génie est décrit (voir plus loin les analyses du génie P. 28 et 29) comme &amp;quot;anormal&amp;quot;. Il est différent du commun des mortels parce qu&#039;il y a en lui une prééminence de l&#039;intellect sur la volonté.Mais on n&#039;explique pas comment il parvient à cet état. On s&#039;en remet à la notion de &#039;&#039;&#039;&amp;quot;don&amp;quot;&#039;&#039;&#039;. Tout se passe comme si, il avait reçu d&#039;ailleurs cette aptitude exceptionnelle, ce que vient suggérer l&#039;emploi du mot génie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Perfection du cerveau&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Constitution physiologique: il est donc dans sa nature d&#039;avoir cette aptitude exceptionnelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les conditions passagères ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces conditions là semblent plutôt concerner le commun des hommes: le bon sommeil, le bain froid, tout cela parait propre à donner plus de place en l&#039;homme à l&#039;activité cérébrale qu&#039;aux désirs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s&#039;agit de parvenir à une connaissance intuitive du monde extérieur, ou de ce qu&#039;on appelle l&#039;objet.&lt;br /&gt;
L&#039;objet, c&#039;est ce qui est posé devant nous étymologiquement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une connaissance intuitive est une connaissance immédiate. Intuitere, c&#039;est voir.&lt;br /&gt;
La connaissance intuitive s&#039;oppose à la connaissance par raisonnement qui elle, enchaîne des raisons , passe par des intermédiaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut parvenir à une situation de contemplation de l&#039;objet, et c&#039;est justement le propre de la contemplation esthétique dans laquelle la conscience de notre propre moi  et de nos souffrances est effacée? C&#039;est un état de &amp;quot;félicité absolue&amp;quot;&lt;br /&gt;
c&#039;est à dire de bonheur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Remarques&#039;&#039;: Le mot bonheur étymologiquement contient le mot &amp;quot;chance&amp;quot; (heur=chance) Les moralistes préfèrent souvent utiliser le mot béatitude ou le mot félicité qui font moins référence au mot chance et qui signifie moins que le bonheur nous échoit par hasard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut remarquer que Schopenhauer semble identifier le bonheur ou la félicité à l&#039;absence de douleur ce qui est une définition assez négative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les pages 8-9-10 répètent avec des formulations différentes la même analyse&#039;&#039;&#039; Il y a donc une insistance de Schopenhauer  sur ce qui est important et qu&#039;il met au cœur de cet extrait.&lt;br /&gt;
&amp;quot;Plus nous avons conscience de l&#039;objet, moins nous en avons du sujet.... Plus le sujet occupe la conscience, plus faible et plus imparfaite est notre intuition du monde extérieur&amp;quot; (Bas de la page 8 , haut de la page 9)&lt;br /&gt;
&amp;quot;La connaissance pure, sans mélange de volonté se produit donc lorsque la conscience des autres choses s&#039;élève à une telle puissance que la conscience du moi propre disparait&amp;quot; (haut de la page 10 )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La conscience peut être tournée dans deux directions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle est conscience de soi, retour sur soi, réflexion. Dans ce cas, elle est conscience des désirs et des intérêts qui nous agitent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle peut être conscience de l&#039;objet, du monde extérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la vie ordinaire, chaque fois que nous nous tournons vers un objet du monde extérieur, nous le rapportons à nous et à notre subjectivité, nous nous demandons quel usage nous pourrions faire d&#039;un objet technique, si nous voyons un bateau, nous pensons au plaisir que nous pourrions retirer d&#039;une croisière ou à la souffrance que nous a causée le départ d&#039;un proche.Nous ne sommes pas en paix.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Divers exemples pris dans le texte de Schopenhauer peuvent nous aider à comprendre cela.&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un peu plus loin, c&#039;est l&#039;exemple du touriste qui arrive dans une ville étrangère. (P.1Le touriste qui arrive n&#039;a pu tisser aucun lien avce la ville et ses habitants, il n&#039;a aucun souvenir et n&#039;a aucune attente.&lt;br /&gt;
Il est dans une attitude de contemplation que Schopenhauer appelle désintéressée. Aucun intérêt, ( désir, souhait, sentiment) ne le relie à la ville.&lt;br /&gt;
Il contemple au sens où il est purement connaissant et où rien de cette vie affective ne vient se mêler à cette connaissance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A contrario, Schopenhauer donne P.19, un exemple d&#039;un regard intéressé.&lt;br /&gt;
&amp;quot; Nous regardons par exemple des maisons, des vaisseaux, des machines, avec la pensée de leur destination, nous regardons les hommes avec la pensée de leurs rapports avec nous...&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous ne considérons d&#039;ordinaire les choses &amp;quot;que dans leurs relations&amp;quot; c&#039;est à dire en fonction de nos attentes et de nos calculs d&#039;intérêt. C&#039;est l&#039;attitude commune de la plupart des hommes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Le texte est donc traversé par une grande opposition qui se répète entre ce qui vient de la volonté et ce qui est de l&#039;ordre de la connaissance.&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bas de la page 10 :&amp;quot; La volonté, en tant que principe de subjectivité est l&#039;opposé, l&#039;antagoniste de la connaissance&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La conscience de soi s&#039;exprime au plus haut point dans ce que nous nommons un &amp;quot;acte volontaire&amp;quot;.L&#039;acte volontaire est préparé par des &amp;quot;motifs&amp;quot; au sens large, non pas seulement des raisons mais des mobiles d&#039;ordre affectif ( désir- répugnance). En Français, on utilise le mot&amp;quot;motif&amp;quot; dans le sens de &amp;quot;raisons&amp;quot; et on garde le mot&amp;quot;mobile&amp;quot; pour désigner ce qui est d&#039;ordre affectif et passionnel et qui nous pousse à agir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Donc plus diminue la conscience de notre propre moi, plus nous nous tournons de manière  désintéressée vers l&#039;objet seul et plus nous en voyons la beauté. Cette attitude est pour Schopenhauer celle de la contemplation esthétique qui est toute intellectuelle.&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Les occupations intellectuelles ne sont pas entièrement dépourvues de lien avec la volonté. (P;12)&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«La réflexion abstraite, la lecture …. appartiennent aussi, au sens plus large, à la conscience des autres choses, c&#039;est à dire à l&#039;occupation objective de l&#039;esprit. Mais,ce n&#039;est encore indirectement»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Raisonner, lire, est-ce avoir fait taire sa volonté?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer répond «non».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour que l&#039;esprit soit actif, il faut qu&#039;il soit mis en œuvre par la volonté qui lui fixe un but à atteindre. Il faut un projet et une claire conscience de ce projet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On raisonne pour choisir un projet professionnel, pour gagner de l&#039;argent.&lt;br /&gt;
On raisonne pour trouver un moyen de s&#039;évader de prison.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le travail intellectuel est «mêlé de quelqu&#039; effort».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est pourquoi, lorsqu&#039;on raisonne, on n&#039;est pas entièrement tourné du côté de l&#039;objet, en ayant fait taire sa volonté. « Ce genre d&#039;occupation intellectuelle ne comporte pas d&#039;objectivité parfaite de la conscience telle qu&#039;elle accompagne la conception esthétique»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
P.13 : pour dire cela, Schopenhauer emploie la métaphore de la flamme obscurcie par la fumée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer conclut donc ce passage sur le raisonnement et l&#039;activité intellectuelle en disant que seul l&#039;art nous détache vraiment de la volonté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Schopenhauer fait un bilan de ce qui vient d&#039;être di&amp;lt;/u&amp;gt;t. ( bas de la page 12) pour dire que seule l&#039;œuvre d&#039;art permet de parvenir à un état parfait de connaissance, c&#039;est à dire à une connaissance intuitive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
de l&#039;essence des choses: «reconnaître non plus la chose particulière, mais l&#039;idée de son espèce»&lt;br /&gt;
En ayant le plus possible anéanti la conscience qu&#039;on peut avoir de soi, de ses intérêts, de ses désirs, de ses souffrances.&lt;br /&gt;
«La conscience propre ne subsiste qu&#039;à titre de soutien de l&#039;existence objective de ses effets» P.12&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne faut pas, bien sûr anéantir toute conscience car nous ne pourrions même pas avoir une conscience de l&#039;objet, mais il faut éteindre toute notre vie affective et nos intérêts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«&amp;lt;u&amp;gt;La difficulté pour cet état de se produire» bas de la page 12&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notons la formule: Schopenhauer ne dit surtout pas que c&#039;est une question de décision libre. «L&#039;état se produit …&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
comme si nous étions passifs « malgré nous»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La vertu de l&#039;œuvre d&#039;art ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Quelle est son excellence, ce qu&#039;elle réussit à produire comme effet)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Nous ne pouvons concevoir l&#039;essence purement objective des choses et les idées présentes en elles qu&#039;en ne prenant aucun intérêt aux choses mêmes, parce qu&#039;elles n&#039;offrent aucun rapport avec notre volonté. De là vient que …. réalité» P.13Qu&#039;appelle-ton réalité? Il s&#039;agit de ce qui nous est donné dans notre expérience sensible, ou historique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par exemple un animal, celui qui vit dans notre maison ou galope dans un pré.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est difficile pour nous, en le regardant de saisir k&#039; «Idée» au sens platonicien du terme ou encore l&#039;essence de l&#039;animalité, c&#039;est à dire les caractères qui seraient communs à tous les animaux en général. Nous pouvons en effet avoir des liens affectifs avec l&#039;animal ou des intérêts de nature diverse. L&#039;effort intellectuel serait trop grand «Pour saisir l&#039;idée au milieu de la réalité ….» (Bas de la page 13.) &#039;&#039;&#039;Page .6&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer se place dans une perspective analogue à celle de Kant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Face à l&#039;œuvre d&#039;art, nous sommes dans une attitude de désintéressement &#039;&#039;&#039;&#039;&#039;. Kant, rappelons le, décrit le plaisir esthétique comme un plaisir désintéressé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l&#039;agréable, nos inclinations sont pour lui impliquées. Pour éprouver du plaisir, il nous faut nous approprier l&#039;objet, nous ne sommes pas libres à son égard. Face à l&#039;objet beau, nos inclinations se taisent. Tant décrit le plaisir esthétique comme un plaisir pur. L&#039;œuvre d&#039;art engendre un plaisir d&#039;une qualité particulière, nos facultés jouent librement et c&#039;est un plaisir qui nous paraît pouvoir être partagé avec tout être ayant les mêmes facultés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer parle également de désintéressement dans l&#039;art. Il décrit cependant ce désintéressement d&#039;une manière particulière: il ne dit pas que face à l&#039;œuvre d&#039;art nous éprouvons du plaisir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il dit que nous sommes dans une attitude de sujet connaissant: &amp;lt;u&amp;gt;nous connaissons les Idées des choses.&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;œuvre d&#039;art n&#039;a aucun rapport avec notre volonté( volonté au sens de désirs et d&#039;intérêts). Si nous contemplons une nature morte hollandaise, elle n&#039;éveille pas notre appétit par exemple. Si un Constable représente la campagne anglaise, nous n&#039;avons pas un regard de propriétaire terrien spéculant sur des profits à venir etc ….«Ce que nous apercevons dans un tableau ou dans une poésie se trouve en dehors de toute relation possible avec notre volonté»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les «Idées»..... ressortent donc plus facilement de l&#039;œuvre d&#039;art que de la réalité.» P.13.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;œuvre d&#039;art nous amène à une connaissance de l&#039;Essence des choses»: elle s&#039;adresse donc bien à notre faculté de connaître.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;œuvre d&#039;art est la création du Génie. C&#039;est le propre du génie de jeter sur le réalité ce regard particulier qui lui permet de saisir l&#039;essence des choses et c&#039;est cela qu&#039;il est capable de mettre dans l&#039;œuvre d&#039;art qu&#039;il nous donne à contempler. ( voir pour compléter cela l&#039;analyse du Génie présentée au début du texte suivant)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;art rend la volonté muette « en présentant à notre intuition un objet situé lui même hors du domaine des choses capables d&#039;intéresser la volonté» (milieu de la page 14)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer généralise aux arts plastiques ( dans lesquels l&#039;artiste crée des formes) mais aussi à la poésie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce regard de pur sujet connaissant qu&#039;on jette sur l&#039;œuvre d&#039;art, on peut parvenir parfois à le tourner vers la réalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«C&#039;est une conception de ce genre qui nous fait paraître &#039;&#039;pittoresque &#039;&#039;un objet aperçu et &#039;&#039;poétique&#039;&#039; une événement de la vie courante ...» Nous employons ces deux adjectifs quand nous adoptons face à notre expérience l&#039;attitude propre à la contemplation de l&#039;œuvre d&#039;art. ( bas de la page 14)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand le poète célèbre la beauté de la nature, il célèbre en fait l&#039;aptitude de certains spectacles naturels à nous faire prendre cette attitude de pur sujet de la connaissance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu&#039;y gagnons nous: «la tranquillité de cœur.»L&#039;homme recherche la fin de ses souffrances et la poésie la lui procure. Et pour l&#039;auteur, seul l&#039;art peut la lui procurer..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
P.15 Schopenhauer développe les exemples expliqués plus haut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Après avoir évoqué la contemplation de l&#039;œuvre d&#039;art, Schopenhauer  en vient à sa création.==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;A plus forte raison est-elle indispensable à la création des œuvres esthétiques&amp;quot;&lt;br /&gt;
Les productions de la philosophie, de la poésie et des arts plastiques viennent d&#039;une attitude intellectuelle propre au génie &amp;quot;La contemplation objective pure.&lt;br /&gt;
On retrouve dans le génie la synthèse de tous les aspects énoncés plus haut.&lt;br /&gt;
Il a su faire taire toutes les manifestations de sa volonté et de ses désirs.Il est désinteressé.&lt;br /&gt;
Il est alors le pur sujet de la connaissance.&lt;br /&gt;
Il est essentiellement intellect et saisit intuitivement les idées platoniciennes des choses. ( Tout cela est développé dans le texte suivant :&amp;quot;Du Génie&amp;quot;)&lt;br /&gt;
La création artistique ne nait pas d&#039;une aptitude exceptionnelle à créer des formes , elle nait pour l&#039;auteur d&#039;une certaine disposition intellectuelle à prendre le chemin d&#039;un certain type de connaissance.&lt;br /&gt;
&amp;quot;Le génie est une disposition à faire prévaloir cet état. (P.16 bas)&lt;br /&gt;
Disposition : aptitude naturelle d&#039;origine inexplicable, donnée aux uns et non aux autres par la nature.&lt;br /&gt;
Le génie y gagne la cessation de la souffrance.&lt;br /&gt;
Le gain est donc un gain moral. La conscience individuelle de soi débouche sur la souffrance . (tristesse, misère)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le créateur d&#039;art voit des idées immuables, éternelles. (P.17, en haut) Il est à l&#039;abri de la naissance et de la mort. Le sujet individuel vit au contraire dans un monde changeant et éphémère, comme lui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;On peut attribuer à l&#039;homme deux existences.&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tant que volonté, individu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tant que &amp;quot;contemplateur purement objectif&amp;quot; , il est &amp;quot;toutes choses&amp;quot; Il n&#039;est plus auprès de lui même et de ses désirs et de ses souffrances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut contempler le monde en lui même sans rien y mêler de soi. (P.18 en haut)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
P19- P20 . Schopenhauer oppose à nouveau les deux manières de se tourner vers le spectacle du monde : maisons vaisseaux ....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ou bien nous sommes intéressés, nous rapportons ce spectacle à nous mêmes  et il peut être cause de désirs, donc de souffrances.La plupart des hommes a ce regard: c&#039;est considérer les choses dans leur relation à notre personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ou bien nous contemplons les choses en elles mêmes, or de toute relation à ce que nous sommes et à nos désirs.&lt;br /&gt;
(P.20-en haut) Nous percevons, l&#039;essence des choses, ce qu&#039;elles sont en elles mêmes , les idées platoniciennes. Cela suppose ( p.19 en bas ) une augmentation de notre intelligence intuitive.&lt;br /&gt;
On contemple ce qu&#039;il y a de général en chaque être: l&#039;animalité , non tel animal, l&#039;humanité, non tel individu.. Nous connaissons&amp;quot;Les idées des choses&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Quelles conditions faut-il réunir?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une activité cérébrale plus grande.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut que le spectacle n&#039;offre aucune relation avec nous. Prendre cette attitude est plus facile face à un spectacle qui n&#039;offre aucune relation avec nous . Il peut nous être étranger. Rappel: une ville inconnue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer reprend des exemples.&lt;br /&gt;
Nos passions, nos sentiments troublent notre connaissance. Selon que nous sommes joyeux ou tristes, le spectacle du monde ne nous apparit pas de la même manière.&lt;br /&gt;
(exemple de la vieille qui apporte une lettre d&#039;amour).&lt;br /&gt;
Nos penchants ou nos répugnances modifient notre représentation du monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;œuvre d&#039;art a une valeur durable parce qu&#039;elle représente l&#039;objectivité pure, une image débarrassée de toute relation avec notre volonté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;L&#039;objectivité seule fait l&#039;artiste&amp;quot; (P.22 en bas). Elle est conquise quand &amp;quot; l&#039;intellect est détaché de la volonté&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
P.22 . L&#039;auteur prend l&#039;exemple du jeune homme. Il est capable de contemplation esthétique de la nature , mais va la gâcher parce qu&#039;il projette sur le spectacle de la nature des attentes et des désirs. Il introduit donc dans le monde des attentes personnelles, et ainsi cesse le spectacle de la beauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
P.23 en bas : &amp;quot; Aucune chose n&#039;est belle qu&#039;aussi longtemps qu&#039;elle ne nous concerne pas &amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;art la poésie transfigurent la vie. La lune est belle, parce qu&#039;elle est sans rapport avec nous. Elle ne nous réchauffe même pas.Elle est donc &amp;quot; sans intérêt pour nous&amp;quot; et peut être l&#039;objet d&#039;une pure contemplation esthétique. (vis à vis du soleil, nous avons des attentes....)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le soleil qui traverse un vitrail, n&#039;éveille en nous aucune attente : ni souffrance, ni plaisir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La contemplation esthétique est pour Schopenhauer absence de douleur , elle n&#039;est pas décrite positivement comme faisant éprouver un plaisir&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Du Génie=&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amb</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://philo.dyndns.info/index.php?title=Du_pur_sujet_de_la_connaissance_-_Du_g%C3%A9nie_-_Schopenhauer&amp;diff=1145</id>
		<title>Du pur sujet de la connaissance - Du génie - Schopenhauer</title>
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		<updated>2010-12-30T16:01:53Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amb : /* Schopenhauer : Du pur sujet de la connaissance - Du génie */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=Schopenhauer : Du pur sujet de la connaissance. =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Texte : Edition  Mille et une nuits N°571&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Référence: CH Salaün Philosopher avec Schopenhauer - Collection Ellipse. (Lecture conseillée). &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
_____________________________________________________________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer est un penseur pessimiste, pour lui l&#039;homme mû par des désirs sans fins, est confronté à une sorte d&#039;impossibilité d&#039;être heureux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il accorde une grande place à l&#039; œuvre d&#039;art, parce que pour lui, la contemplation esthétique est un moyen de nous libérer de la souffrance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce texte est donc une réflexion sur ce que nous apporte l&#039;art, tant du point de vue général de la contemplation de l&#039;œuvre d&#039;art pour nous, pour l&#039;homme du commun, que du point de vue de l&#039;artiste créateur de l&#039;Œuvre d&#039;art dont Schopenhauer va nous expliquer qu&#039;il est tout à fait à part du commun des mortels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Qu&#039;est ce qui permet de créer une œuvre d&#039;art?==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;A la base de la création artistique, il y a une certaine qualité de la connaissance. &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette affirmation peut nous paraître étonnante, on pourrait s&#039;attendre à lire que l&#039;artiste sait créer des formes, a des aptitudes plastiques, qu&#039;il est habile. Schopenhauer nous entraîne dans une autre direction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;P.8: «Toute œuvre d&#039;art véritable, doit avoir pour principe et pour base une connaissance soumise à ces conditions.»&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour créer un œuvre d&#039;art il faut parvenir à un certain type de connaissance. Voyons de quelle sorte de connaissance il s&#039;agit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut parvenir à une connaissance que Schopenhauer nomme &#039;&#039;&#039;objective, et qu&#039;il désigne &#039;&#039;&#039;comme&#039;&#039;&#039; &#039;&#039;&#039;une connaissance&#039;&#039;&#039; de l&#039;Idée, &#039;&#039;&#039;au sens platonicien du terme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le chemin pour parvenir à un tel type de connaissance est indiqué: Schopenhauer parle d&#039;un « changement» nécessaire. Un acte de «renoncement à soi même»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il dit encore qu&#039;il faut parvenir à séparer la connaissance d&#039;avec «la volonté» P.7 ou il parle d&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«élimination de tout vouloir».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous faut donc voir ce que Schopenhauer nomme &#039;&#039;&#039;vouloir ou volonté&#039;&#039;&#039;. Ce vouloir ou cette volonté va constituer le côté du &#039;&#039;&#039;sujet &#039;&#039;&#039;qu&#039;il faudra éliminer pour parvenir à une connaissance &#039;&#039;&#039;objective&#039;&#039;&#039; ( tournée vers l&#039;objet).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Qu&#039;est ce que la volonté chez Schopenhauer?==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;L&#039;ouvrage majeur de Schopenhauer se nomme «Du monde comme volonté et représentation» &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;L&#039;œuvre étudiée est une partie de ce texte: les chapitres XXX et XXXI du Tome III&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le monde est d&#039;un côté ma «représentation». Il m&#039;apparait d&#039;une certaine manière. Puis connaître ce qu&#039;il est en lui-même? (On peut dire aussi «en soi» )?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certains philosophes répondent «non» (Kant)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer choisit de dire qu&#039;on peut accéder à ce qu&#039;est le monde «en soi» par le biais de l&#039;expérience de notre corps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le monde est en soi &#039;&#039;&#039;«&#039;&#039;&#039;&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039; volonté»&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mot volonté ne renvoie pas seulement à ce que nous appelons volonté consciente.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Ma volonté est, comme volonté consciente l&#039;expression particulière d&#039;un principe beaucoup plus vaste avec laquelle elle a une parenté immédiate.»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;expérience de mon corps est celle d&#039;un vouloir au sens ou j&#039;ai en moi des désirs qui lorsqu&#039;ils sont satisfaits me procurent du plaisir et lorsqu&#039;ils sont contrariés me procurent de la douleur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer généralise à toute la nature cette expérience du vouloir. Chaque être est pour lui volonté, l&#039;expérience la plus aboutie étant celle du vouloir humain. De la plante, à l&#039;animal, à l&#039;homme, il y a quelque chose en commun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la plante, quelque chose la pousse à croître.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;animal cherche à satisfaire ses besoins et à survivre. Il lutte pour l&#039;existence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En l&#039;homme, la volonté est aussi effort sans fin, pour satisfaire ses besoins vitaux d&#039;une part, mais aussi pour tenter de donner satisfaction à des désirs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;expérience majeure de l&#039;homme, la seule expérience positive pour Schopenhauer est celle de la douleur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Voir feuille annexe )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le désir se renouvelle constamment et avec ce renouvellement l&#039;expérience de l&#039;insatisfaction, du manque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«La satisfaction d&#039;aucun souhait ne peut procurer de contentement durable et inaltérable».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme les moralistes antiques Schopenhauer conçoit le bonheur comme un état stable, un état d&#039;absence de troubles ou encore d&#039;ataraxie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette stabilité recherchée n&#039;est jamais acquise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si nous donnons satisfaction à un manque, nous gagnons le manque du manque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La valeur de l&#039;objet convoité réside dans son attente. Quand nous possédons l&#039;objet convoité, il nous déçoit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour Schopenhauer, nous ne faisons pas l&#039;expérience de la satisfaction, mais notre seule expérience positive est celle de la douleur et du manque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vie humaine est donc tragique par essence, c&#039;est une vie de douleur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous faut rompre avec cette expérience, il faudrait que notre conscience cesse d&#039;être toute entière remplie par cette expérience du manque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est ce que Schopenhauer appelle «renoncer à soi même», faire taire son individualité, ou encore «s&#039;oublier comme sujet». Il faut dépasser nos appétits et nos désirs, contourner la puissance de notre volonté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Remarque: &#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Avons nous le choix?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Il faut une modification dans le sujet&amp;quot; (haut de la page _) mais Schopenhauer écrit qu&#039;elle  n&#039;est pas le fait de &amp;quot;notre libre arbitre&amp;quot; ce qui signifie que nous ne pouvons décider par nous mêmes de nous mettre dans cet état où nos désirs se tairaient. Est-ce  à dire que l&#039;homme n&#039;est pas capable, par une décision libre de créer par lui même les conditions de son propre bonheur?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Devenir un pur sujet de la connaissance==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer dit que l&#039;effacement de la volonté se fait quand on devient un pru sujet de la connaissance, c&#039;est à dire quand notre conscience du monde extérieur se trouve purifiée de tout mélange avec la volonté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Nous allons maintenant expliquer ce point&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les conditions à réunir pour que cela soit possible, si ce n&#039;est pas une décision de notre libre - arbitre.&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les conditions permanentes ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(haut de la page 9)&lt;br /&gt;
C&#039;est justement ce qui se produit dans le cas du Génie. Le génie est décrit (voir plus loin les analyses du génie P. 28 et 29) comme &amp;quot;anormal&amp;quot;. Il est différent du commun des mortels parce qu&#039;il y a en lui une prééminence de l&#039;intellect sur la volonté.Mais on n&#039;explique pas comment il parvient à cet état. On s&#039;en remet à la notion de &#039;&#039;&#039;&amp;quot;don&amp;quot;&#039;&#039;&#039;. Tout se passe comme si, il avait reçu d&#039;ailleurs cette aptitude exceptionnelle, ce que vient suggérer l&#039;emploi du mot génie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Perfection du cerveau&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Constitution physiologique: il est donc dans sa nature d&#039;avoir cette aptitude exceptionnelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les conditions passagères ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces conditions là semblent plutôt concerner le commun des hommes: le bon sommeil, le bain froid, tout cela parait propre à donner plus de place en l&#039;homme à l&#039;activité cérébrale qu&#039;aux désirs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s&#039;agit de parvenir à une connaissance intuitive du monde extérieur, ou de ce qu&#039;on appelle l&#039;objet.&lt;br /&gt;
L&#039;objet, c&#039;est ce qui est posé devant nous étymologiquement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une connaissance intuitive est une connaissance immédiate. Intuitere, c&#039;est voir.&lt;br /&gt;
La connaissance intuitive s&#039;oppose à la connaissance par raisonnement qui elle, enchaîne des raisons , passe par des intermédiaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut parvenir à une situation de contemplation de l&#039;objet, et c&#039;est justement le propre de la contemplation esthétique dans laquelle la conscience de notre propre moi  et de nos souffrances est effacée? C&#039;est un état de &amp;quot;félicité absolue&amp;quot;&lt;br /&gt;
c&#039;est à dire de bonheur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Remarques&#039;&#039;: Le mot bonheur étymologiquement contient le mot &amp;quot;chance&amp;quot; (heur=chance) Les moralistes préfèrent souvent utiliser le mot béatitude ou le mot félicité qui font moins référence au mot chance et qui signifie moins que le bonheur nous échoit par hasard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut remarquer que Schopenhauer semble identifier le bonheur ou la félicité à l&#039;absence de douleur ce qui est une définition assez négative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les pages 8-9-10 répètent avec des formulations différentes la même analyse&#039;&#039;&#039; Il y a donc une insistance de Schopenhauer  sur ce qui est important et qu&#039;il met au cœur de cet extrait.&lt;br /&gt;
&amp;quot;Plus nous avons conscience de l&#039;objet, moins nous en avons du sujet.... Plus le sujet occupe la conscience, plus faible et plus imparfaite est notre intuition du monde extérieur&amp;quot; (Bas de la page 8 , haut de la page 9)&lt;br /&gt;
&amp;quot;La connaissance pure, sans mélange de volonté se produit donc lorsque la conscience des autres choses s&#039;élève à une telle puissance que la conscience du moi propre disparait&amp;quot; (haut de la page 10 )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La conscience peut être tournée dans deux directions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle est conscience de soi, retour sur soi, réflexion. Dans ce cas, elle est conscience des désirs et des intérêts qui nous agitent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle peut être conscience de l&#039;objet, du monde extérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la vie ordinaire, chaque fois que nous nous tournons vers un objet du monde extérieur, nous le rapportons à nous et à notre subjectivité, nous nous demandons quel usage nous pourrions faire d&#039;un objet technique, si nous voyons un bateau, nous pensons au plaisir que nous pourrions retirer d&#039;une croisière ou à la souffrance que nous a causée le départ d&#039;un proche.Nous ne sommes pas en paix.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Divers exemples pris dans le texte de Schopenhauer peuvent nous aider à comprendre cela.&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un peu plus loin, c&#039;est l&#039;exemple du touriste qui arrive dans une ville étrangère. (P.1Le touriste qui arrive n&#039;a pu tisser aucun lien avce la ville et ses habitants, il n&#039;a aucun souvenir et n&#039;a aucune attente.&lt;br /&gt;
Il est dans une attitude de contemplation que Schopenhauer appelle désintéressée. Aucun intérêt, ( désir, souhait, sentiment) ne le relie à la ville.&lt;br /&gt;
Il contemple au sens où il est purement connaissant et où rien de cette vie affective ne vient se mêler à cette connaissance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A contrario, Schopenhauer donne P.19, un exemple d&#039;un regard intéressé.&lt;br /&gt;
&amp;quot; Nous regardons par exemple des maisons, des vaisseaux, des machines, avec la pensée de leur destination, nous regardons les hommes avec la pensée de leurs rapports avec nous...&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous ne considérons d&#039;ordinaire les choses &amp;quot;que dans leurs relations&amp;quot; c&#039;est à dire en fonction de nos attentes et de nos calculs d&#039;intérêt. C&#039;est l&#039;attitude commune de la plupart des hommes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Le texte est donc traversé par une grande opposition qui se répète entre ce qui vient de la volonté et ce qui est de l&#039;ordre de la connaissance.&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bas de la page 10 :&amp;quot; La volonté, en tant que principe de subjectivité est l&#039;opposé, l&#039;antagoniste de la connaissance&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La conscience de soi s&#039;exprime au plus haut point dans ce que nous nommons un &amp;quot;acte volontaire&amp;quot;.L&#039;acte volontaire est préparé par des &amp;quot;motifs&amp;quot; au sens large, non pas seulement des raisons mais des mobiles d&#039;ordre affectif ( désir- répugnance). En Français, on utilise le mot&amp;quot;motif&amp;quot; dans le sens de &amp;quot;raisons&amp;quot; et on garde le mot&amp;quot;mobile&amp;quot; pour désigner ce qui est d&#039;ordre affectif et passionnel et qui nous pousse à agir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Donc plus diminue la conscience de notre propre moi, plus nous nous tournons de manière  désintéressée vers l&#039;objet seul et plus nous en voyons la beauté. Cette attitude est pour Schopenhauer celle de la contemplation esthétique qui est toute intellectuelle.&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Les occupations intellectuelles ne sont pas entièrement dépourvues de lien avec la volonté. (P;12)&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«La réflexion abstraite, la lecture …. appartiennent aussi, au sens plus large, à la conscience des autres choses, c&#039;est à dire à l&#039;occupation objective de l&#039;esprit. Mais,ce n&#039;est encore indirectement»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Raisonner, lire, est-ce avoir fait taire sa volonté?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer répond «non».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour que l&#039;esprit soit actif, il faut qu&#039;il soit mis en œuvre par la volonté qui lui fixe un but à atteindre. Il faut un projet et une claire conscience de ce projet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On raisonne pour choisir un projet professionnel, pour gagner de l&#039;argent.&lt;br /&gt;
On raisonne pour trouver un moyen de s&#039;évader de prison.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le travail intellectuel est «mêlé de quelqu&#039; effort».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est pourquoi, lorsqu&#039;on raisonne, on n&#039;est pas entièrement tourné du côté de l&#039;objet, en ayant fait taire sa volonté. « Ce genre d&#039;occupation intellectuelle ne comporte pas d&#039;objectivité parfaite de la conscience telle qu&#039;elle accompagne la conception esthétique»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
P.13 : pour dire cela, Schopenhauer emploie la métaphore de la flamme obscurcie par la fumée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer conclut donc ce passage sur le raisonnement et l&#039;activité intellectuelle en disant que seul l&#039;art nous détache vraiment de la volonté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Schopenhauer fait un bilan de ce qui vient d&#039;être di&amp;lt;/u&amp;gt;t. ( bas de la page 12) pour dire que seule l&#039;œuvre d&#039;art permet de parvenir à un état parfait de connaissance, c&#039;est à dire à une connaissance intuitive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
de l&#039;essence des choses: «reconnaître non plus la chose particulière, mais l&#039;idée de son espèce»&lt;br /&gt;
En ayant le plus possible anéanti la conscience qu&#039;on peut avoir de soi, de ses intérêts, de ses désirs, de ses souffrances.&lt;br /&gt;
«La conscience propre ne subsiste qu&#039;à titre de soutien de l&#039;existence objective de ses effets» P.12&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne faut pas, bien sûr anéantir toute conscience car nous ne pourrions même pas avoir une conscience de l&#039;objet, mais il faut éteindre toute notre vie affective et nos intérêts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«&amp;lt;u&amp;gt;La difficulté pour cet état de se produire» bas de la page 12&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notons la formule: Schopenhauer ne dit surtout pas que c&#039;est une question de décision libre. «L&#039;état se produit …&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
comme si nous étions passifs « malgré nous»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La vertu de l&#039;œuvre d&#039;art ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Quelle est son excellence, ce qu&#039;elle réussit à produire comme effet)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Nous ne pouvons concevoir l&#039;essence purement objective des choses et les idées présentes en elles qu&#039;en ne prenant aucun intérêt aux choses mêmes, parce qu&#039;elles n&#039;offrent aucun rapport avec notre volonté. De là vient que …. réalité» P.13Qu&#039;appelle-ton réalité? Il s&#039;agit de ce qui nous est donné dans notre expérience sensible, ou historique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par exemple un animal, celui qui vit dans notre maison ou galope dans un pré.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est difficile pour nous, en le regardant de saisir k&#039; «Idée» au sens platonicien du terme ou encore l&#039;essence de l&#039;animalité, c&#039;est à dire les caractères qui seraient communs à tous les animaux en général. Nous pouvons en effet avoir des liens affectifs avec l&#039;animal ou des intérêts de nature diverse. L&#039;effort intellectuel serait trop grand «Pour saisir l&#039;idée au milieu de la réalité ….» (Bas de la page 13.) &#039;&#039;&#039;Page .6&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer se place dans une perspective analogue à celle de Kant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Face à l&#039;œuvre d&#039;art, nous sommes dans une attitude de désintéressement &#039;&#039;&#039;&#039;&#039;. Kant, rappelons le, décrit le plaisir esthétique comme un plaisir désintéressé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l&#039;agréable, nos inclinations sont pour lui impliquées. Pour éprouver du plaisir, il nous faut nous approprier l&#039;objet, nous ne sommes pas libres à son égard. Face à l&#039;objet beau, nos inclinations se taisent. Tant décrit le plaisir esthétique comme un plaisir pur. L&#039;œuvre d&#039;art engendre un plaisir d&#039;une qualité particulière, nos facultés jouent librement et c&#039;est un plaisir qui nous paraît pouvoir être partagé avec tout être ayant les mêmes facultés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer parle également de désintéressement dans l&#039;art. Il décrit cependant ce désintéressement d&#039;une manière particulière: il ne dit pas que face à l&#039;œuvre d&#039;art nous éprouvons du plaisir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il dit que nous sommes dans une attitude de sujet connaissant: &amp;lt;u&amp;gt;nous connaissons les Idées des choses.&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;œuvre d&#039;art n&#039;a aucun rapport avec notre volonté( volonté au sens de désirs et d&#039;intérêts). Si nous contemplons une nature morte hollandaise, elle n&#039;éveille pas notre appétit par exemple. Si un Constable représente la campagne anglaise, nous n&#039;avons pas un regard de propriétaire terrien spéculant sur des profits à venir etc ….«Ce que nous apercevons dans un tableau ou dans une poésie se trouve en dehors de toute relation possible avec notre volonté»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les «Idées»..... ressortent donc plus facilement de l&#039;œuvre d&#039;art que de la réalité.» P.13.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;œuvre d&#039;art nous amène à une connaissance de l&#039;Essence des choses»: elle s&#039;adresse donc bien à notre faculté de connaître.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;œuvre d&#039;art est la création du Génie. C&#039;est le propre du génie de jeter sur le réalité ce regard particulier qui lui permet de saisir l&#039;essence des choses et c&#039;est cela qu&#039;il est capable de mettre dans l&#039;œuvre d&#039;art qu&#039;il nous donne à contempler. ( voir pour compléter cela l&#039;analyse du Génie présentée au début du texte suivant)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;art rend la volonté muette « en présentant à notre intuition un objet situé lui même hors du domaine des choses capables d&#039;intéresser la volonté» (milieu de la page 14)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer généralise aux arts plastiques ( dans lesquels l&#039;artiste crée des formes) mais aussi à la poésie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce regard de pur sujet connaissant qu&#039;on jette sur l&#039;œuvre d&#039;art, on peut parvenir parfois à le tourner vers la réalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«C&#039;est une conception de ce genre qui nous fait paraître &#039;&#039;pittoresque &#039;&#039;un objet aperçu et &#039;&#039;poétique&#039;&#039; une événement de la vie courante ...» Nous employons ces deux adjectifs quand nous adoptons face à notre expérience l&#039;attitude propre à la contemplation de l&#039;œuvre d&#039;art. ( bas de la page 14)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand le poète célèbre la beauté de la nature, il célèbre en fait l&#039;aptitude de certains spectacles naturels à nous faire prendre cette attitude de pur sujet de la connaissance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu&#039;y gagnons nous: «la tranquillité de cœur.»L&#039;homme recherche la fin de ses souffrances et la poésie la lui procure. Et pour l&#039;auteur, seul l&#039;art peut la lui procurer..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
P.15 Schopenhauer développe les exemples expliqués plus haut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Après avoir évoqué la contemplation de l&#039;œuvre d&#039;art, Schopenhauer  en vient à sa création.==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;A plus forte raison est-elle indispensable à la création des œuvres esthétiques&amp;quot;&lt;br /&gt;
Les productions de la philosophie, de la poésie et des arts plastiques viennent d&#039;une attitude intellectuelle propre au génie &amp;quot;La contemplation objective pure.&lt;br /&gt;
On retrouve dans le génie la synthèse de tous les aspects énoncés plus haut.&lt;br /&gt;
Il a su faire taire toutes les manifestations de sa volonté et de ses désirs.Il est désinteressé.&lt;br /&gt;
Il est alors le pur sujet de la connaissance.&lt;br /&gt;
Il est essentiellement intellect et saisit intuitivement les idées platoniciennes des choses. ( Tout cela est développé dans le texte suivant :&amp;quot;Du Génie&amp;quot;)&lt;br /&gt;
La création artistique ne nait pas d&#039;une aptitude exceptionnelle à créer des formes , elle nait pour l&#039;auteur d&#039;une certaine disposition intellectuelle à prendre le chemin d&#039;un certain type de connaissance.&lt;br /&gt;
&amp;quot;Le génie est une disposition à faire prévaloir cet état. (P.16 bas)&lt;br /&gt;
Disposition : aptitude naturelle d&#039;origine inexplicable, donnée aux uns et non aux autres par la nature.&lt;br /&gt;
Le génie y gagne la cessation de la souffrance.&lt;br /&gt;
Le gain est donc un gain moral. La conscience individuelle de soi débouche sur la souffrance . (tristesse, misère)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le créateur d&#039;art voit des idées immuables, éternelles. (P.17, en haut) Il est à l&#039;abri de la naissance et de la mort. Le sujet individuel vit au contraire dans un monde changeant et éphémère, comme lui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;On peut attribuer à l&#039;homme deux existences.&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tant que volonté, individu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tant que &amp;quot;contemplateur purement objectif&amp;quot; , il est &amp;quot;toutes choses&amp;quot; Il n&#039;est plus auprès de lui même et de ses désirs et de ses souffrances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut contempler le monde en lui même sans rien y mêler de soi. (P.18 en haut)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
P19- P20 . Schopenhauer oppose à nouveau les deux manières de se tourner vers le spectacle du monde : maisons vaisseaux ....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ou bien nous sommes intéressés, nous rapportons ce spectacle à nous mêmes  et il peut être cause de désirs, donc de souffrances.La plupart des hommes a ce regard: c&#039;est considérer les choses dans leur relation à notre personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ou bien nous contemplons les choses en elles mêmes, or de toute relation à ce que nous sommes et à nos désirs.&lt;br /&gt;
(P.20-en haut) Nous percevons, l&#039;essence des choses, ce qu&#039;elles sont en elles mêmes , les idées platoniciennes. Cela suppose ( p.19 en bas ) une augmentation de notre intelligence intuitive.&lt;br /&gt;
On contemple ce qu&#039;il y a de général en chaque être: l&#039;animalité , non tel animal, l&#039;humanité, non tel individu.. Nous connaissons&amp;quot;Les idées des choses&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Quelles conditions faut-il réunir?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une activité cérébrale plus grande.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut que le spectacle n&#039;offre aucune relation avec nous. Prendre cette attitude est plus facile face à un spectacle qui n&#039;offre aucune relation avec nous . Il peut nous être étranger. Rappel: une ville inconnue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer reprend des exemples.&lt;br /&gt;
Nos passions, nos sentiments troublent notre connaissance. Selon que nous sommes joyeux ou tristes, le spectacle du monde ne nous apparit pas de la même manière.&lt;br /&gt;
(exemple de la vieille qui apporte une lettre d&#039;amour).&lt;br /&gt;
Nos penchants ou nos répugnances modifient notre représentation du monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;œuvre d&#039;art a une valeur durable parce qu&#039;elle représente l&#039;objectivité pure, une image débarrassée de toute relation avec notre volonté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;L&#039;objectivité seule fait l&#039;artiste&amp;quot; (P.22 en bas). Elle est conquise quand &amp;quot; l&#039;intellect est détaché de la volonté&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
P.22 . L&#039;auteur prend l&#039;exemple du jeune homme. Il est capable de contemplation esthétique de la nature , mais va la gâcher parce qu&#039;il projette sur le spectacle de la nature des attentes et des désirs. Il introduit donc dans le monde des attentes personnelles, et ainsi cesse le spectacle de la beauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
P.23 en bas : &amp;quot; Aucune chose n&#039;est belle qu&#039;aussi longtemps qu&#039;elle ne nous concerne pas &amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;art la poésie transfigurent la vie. La lune est belle, parce qu&#039;elle est sans rapport avec nous. Elle ne nous réchauffe même pas.Elle est donc &amp;quot; sans intérêt pour nous&amp;quot; et peut être l&#039;objet d&#039;une pure contemplation esthétique. (vis à vis du soleil, nous avons des attentes....)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le soleil qui traverse un vitrail, n&#039;éveille en nous aucune attente : ni souffrance, ni plaisir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La contemplation esthétique est pour Schopenhauer absence de douleur , elle n&#039;est pas décrite positivement comme faisant éprouver un plaisir&#039;&#039;&#039;.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amb</name></author>
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	<entry>
		<id>https://philo.dyndns.info/index.php?title=Du_pur_sujet_de_la_connaissance_-_Du_g%C3%A9nie_-_Schopenhauer&amp;diff=1144</id>
		<title>Du pur sujet de la connaissance - Du génie - Schopenhauer</title>
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		<updated>2010-12-30T16:00:54Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amb : /* Schopenhauer : Du pur sujet de la connaissance - Du génie */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=Schopenhauer : Du pur sujet de la connaissance - Du génie =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Texte : Edition  Mille et une nuits N°571&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Référence: CH Salaün Philosopher avec Schopenhauer - Collection Ellipse. (Lecture conseillée). &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
_____________________________________________________________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer est un penseur pessimiste, pour lui l&#039;homme mû par des désirs sans fins, est confronté à une sorte d&#039;impossibilité d&#039;être heureux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il accorde une grande place à l&#039; œuvre d&#039;art, parce que pour lui, la contemplation esthétique est un moyen de nous libérer de la souffrance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce texte est donc une réflexion sur ce que nous apporte l&#039;art, tant du point de vue général de la contemplation de l&#039;œuvre d&#039;art pour nous, pour l&#039;homme du commun, que du point de vue de l&#039;artiste créateur de l&#039;Œuvre d&#039;art dont Schopenhauer va nous expliquer qu&#039;il est tout à fait à part du commun des mortels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Qu&#039;est ce qui permet de créer une œuvre d&#039;art?==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;A la base de la création artistique, il y a une certaine qualité de la connaissance. &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette affirmation peut nous paraître étonnante, on pourrait s&#039;attendre à lire que l&#039;artiste sait créer des formes, a des aptitudes plastiques, qu&#039;il est habile. Schopenhauer nous entraîne dans une autre direction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;P.8: «Toute œuvre d&#039;art véritable, doit avoir pour principe et pour base une connaissance soumise à ces conditions.»&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour créer un œuvre d&#039;art il faut parvenir à un certain type de connaissance. Voyons de quelle sorte de connaissance il s&#039;agit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut parvenir à une connaissance que Schopenhauer nomme &#039;&#039;&#039;objective, et qu&#039;il désigne &#039;&#039;&#039;comme&#039;&#039;&#039; &#039;&#039;&#039;une connaissance&#039;&#039;&#039; de l&#039;Idée, &#039;&#039;&#039;au sens platonicien du terme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le chemin pour parvenir à un tel type de connaissance est indiqué: Schopenhauer parle d&#039;un « changement» nécessaire. Un acte de «renoncement à soi même»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il dit encore qu&#039;il faut parvenir à séparer la connaissance d&#039;avec «la volonté» P.7 ou il parle d&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«élimination de tout vouloir».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous faut donc voir ce que Schopenhauer nomme &#039;&#039;&#039;vouloir ou volonté&#039;&#039;&#039;. Ce vouloir ou cette volonté va constituer le côté du &#039;&#039;&#039;sujet &#039;&#039;&#039;qu&#039;il faudra éliminer pour parvenir à une connaissance &#039;&#039;&#039;objective&#039;&#039;&#039; ( tournée vers l&#039;objet).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Qu&#039;est ce que la volonté chez Schopenhauer?==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;L&#039;ouvrage majeur de Schopenhauer se nomme «Du monde comme volonté et représentation» &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;L&#039;œuvre étudiée est une partie de ce texte: les chapitres XXX et XXXI du Tome III&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le monde est d&#039;un côté ma «représentation». Il m&#039;apparait d&#039;une certaine manière. Puis connaître ce qu&#039;il est en lui-même? (On peut dire aussi «en soi» )?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certains philosophes répondent «non» (Kant)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer choisit de dire qu&#039;on peut accéder à ce qu&#039;est le monde «en soi» par le biais de l&#039;expérience de notre corps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le monde est en soi &#039;&#039;&#039;«&#039;&#039;&#039;&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039; volonté»&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mot volonté ne renvoie pas seulement à ce que nous appelons volonté consciente.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Ma volonté est, comme volonté consciente l&#039;expression particulière d&#039;un principe beaucoup plus vaste avec laquelle elle a une parenté immédiate.»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;expérience de mon corps est celle d&#039;un vouloir au sens ou j&#039;ai en moi des désirs qui lorsqu&#039;ils sont satisfaits me procurent du plaisir et lorsqu&#039;ils sont contrariés me procurent de la douleur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer généralise à toute la nature cette expérience du vouloir. Chaque être est pour lui volonté, l&#039;expérience la plus aboutie étant celle du vouloir humain. De la plante, à l&#039;animal, à l&#039;homme, il y a quelque chose en commun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la plante, quelque chose la pousse à croître.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;animal cherche à satisfaire ses besoins et à survivre. Il lutte pour l&#039;existence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En l&#039;homme, la volonté est aussi effort sans fin, pour satisfaire ses besoins vitaux d&#039;une part, mais aussi pour tenter de donner satisfaction à des désirs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;expérience majeure de l&#039;homme, la seule expérience positive pour Schopenhauer est celle de la douleur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Voir feuille annexe )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le désir se renouvelle constamment et avec ce renouvellement l&#039;expérience de l&#039;insatisfaction, du manque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«La satisfaction d&#039;aucun souhait ne peut procurer de contentement durable et inaltérable».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme les moralistes antiques Schopenhauer conçoit le bonheur comme un état stable, un état d&#039;absence de troubles ou encore d&#039;ataraxie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette stabilité recherchée n&#039;est jamais acquise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si nous donnons satisfaction à un manque, nous gagnons le manque du manque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La valeur de l&#039;objet convoité réside dans son attente. Quand nous possédons l&#039;objet convoité, il nous déçoit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour Schopenhauer, nous ne faisons pas l&#039;expérience de la satisfaction, mais notre seule expérience positive est celle de la douleur et du manque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vie humaine est donc tragique par essence, c&#039;est une vie de douleur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous faut rompre avec cette expérience, il faudrait que notre conscience cesse d&#039;être toute entière remplie par cette expérience du manque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est ce que Schopenhauer appelle «renoncer à soi même», faire taire son individualité, ou encore «s&#039;oublier comme sujet». Il faut dépasser nos appétits et nos désirs, contourner la puissance de notre volonté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Remarque: &#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Avons nous le choix?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Il faut une modification dans le sujet&amp;quot; (haut de la page _) mais Schopenhauer écrit qu&#039;elle  n&#039;est pas le fait de &amp;quot;notre libre arbitre&amp;quot; ce qui signifie que nous ne pouvons décider par nous mêmes de nous mettre dans cet état où nos désirs se tairaient. Est-ce  à dire que l&#039;homme n&#039;est pas capable, par une décision libre de créer par lui même les conditions de son propre bonheur?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Devenir un pur sujet de la connaissance==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer dit que l&#039;effacement de la volonté se fait quand on devient un pru sujet de la connaissance, c&#039;est à dire quand notre conscience du monde extérieur se trouve purifiée de tout mélange avec la volonté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Nous allons maintenant expliquer ce point&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les conditions à réunir pour que cela soit possible, si ce n&#039;est pas une décision de notre libre - arbitre.&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les conditions permanentes ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(haut de la page 9)&lt;br /&gt;
C&#039;est justement ce qui se produit dans le cas du Génie. Le génie est décrit (voir plus loin les analyses du génie P. 28 et 29) comme &amp;quot;anormal&amp;quot;. Il est différent du commun des mortels parce qu&#039;il y a en lui une prééminence de l&#039;intellect sur la volonté.Mais on n&#039;explique pas comment il parvient à cet état. On s&#039;en remet à la notion de &#039;&#039;&#039;&amp;quot;don&amp;quot;&#039;&#039;&#039;. Tout se passe comme si, il avait reçu d&#039;ailleurs cette aptitude exceptionnelle, ce que vient suggérer l&#039;emploi du mot génie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Perfection du cerveau&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Constitution physiologique: il est donc dans sa nature d&#039;avoir cette aptitude exceptionnelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les conditions passagères ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces conditions là semblent plutôt concerner le commun des hommes: le bon sommeil, le bain froid, tout cela parait propre à donner plus de place en l&#039;homme à l&#039;activité cérébrale qu&#039;aux désirs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s&#039;agit de parvenir à une connaissance intuitive du monde extérieur, ou de ce qu&#039;on appelle l&#039;objet.&lt;br /&gt;
L&#039;objet, c&#039;est ce qui est posé devant nous étymologiquement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une connaissance intuitive est une connaissance immédiate. Intuitere, c&#039;est voir.&lt;br /&gt;
La connaissance intuitive s&#039;oppose à la connaissance par raisonnement qui elle, enchaîne des raisons , passe par des intermédiaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut parvenir à une situation de contemplation de l&#039;objet, et c&#039;est justement le propre de la contemplation esthétique dans laquelle la conscience de notre propre moi  et de nos souffrances est effacée? C&#039;est un état de &amp;quot;félicité absolue&amp;quot;&lt;br /&gt;
c&#039;est à dire de bonheur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Remarques&#039;&#039;: Le mot bonheur étymologiquement contient le mot &amp;quot;chance&amp;quot; (heur=chance) Les moralistes préfèrent souvent utiliser le mot béatitude ou le mot félicité qui font moins référence au mot chance et qui signifie moins que le bonheur nous échoit par hasard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut remarquer que Schopenhauer semble identifier le bonheur ou la félicité à l&#039;absence de douleur ce qui est une définition assez négative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les pages 8-9-10 répètent avec des formulations différentes la même analyse&#039;&#039;&#039; Il y a donc une insistance de Schopenhauer  sur ce qui est important et qu&#039;il met au cœur de cet extrait.&lt;br /&gt;
&amp;quot;Plus nous avons conscience de l&#039;objet, moins nous en avons du sujet.... Plus le sujet occupe la conscience, plus faible et plus imparfaite est notre intuition du monde extérieur&amp;quot; (Bas de la page 8 , haut de la page 9)&lt;br /&gt;
&amp;quot;La connaissance pure, sans mélange de volonté se produit donc lorsque la conscience des autres choses s&#039;élève à une telle puissance que la conscience du moi propre disparait&amp;quot; (haut de la page 10 )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La conscience peut être tournée dans deux directions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle est conscience de soi, retour sur soi, réflexion. Dans ce cas, elle est conscience des désirs et des intérêts qui nous agitent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle peut être conscience de l&#039;objet, du monde extérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la vie ordinaire, chaque fois que nous nous tournons vers un objet du monde extérieur, nous le rapportons à nous et à notre subjectivité, nous nous demandons quel usage nous pourrions faire d&#039;un objet technique, si nous voyons un bateau, nous pensons au plaisir que nous pourrions retirer d&#039;une croisière ou à la souffrance que nous a causée le départ d&#039;un proche.Nous ne sommes pas en paix.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Divers exemples pris dans le texte de Schopenhauer peuvent nous aider à comprendre cela.&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un peu plus loin, c&#039;est l&#039;exemple du touriste qui arrive dans une ville étrangère. (P.1Le touriste qui arrive n&#039;a pu tisser aucun lien avce la ville et ses habitants, il n&#039;a aucun souvenir et n&#039;a aucune attente.&lt;br /&gt;
Il est dans une attitude de contemplation que Schopenhauer appelle désintéressée. Aucun intérêt, ( désir, souhait, sentiment) ne le relie à la ville.&lt;br /&gt;
Il contemple au sens où il est purement connaissant et où rien de cette vie affective ne vient se mêler à cette connaissance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A contrario, Schopenhauer donne P.19, un exemple d&#039;un regard intéressé.&lt;br /&gt;
&amp;quot; Nous regardons par exemple des maisons, des vaisseaux, des machines, avec la pensée de leur destination, nous regardons les hommes avec la pensée de leurs rapports avec nous...&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous ne considérons d&#039;ordinaire les choses &amp;quot;que dans leurs relations&amp;quot; c&#039;est à dire en fonction de nos attentes et de nos calculs d&#039;intérêt. C&#039;est l&#039;attitude commune de la plupart des hommes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Le texte est donc traversé par une grande opposition qui se répète entre ce qui vient de la volonté et ce qui est de l&#039;ordre de la connaissance.&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bas de la page 10 :&amp;quot; La volonté, en tant que principe de subjectivité est l&#039;opposé, l&#039;antagoniste de la connaissance&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La conscience de soi s&#039;exprime au plus haut point dans ce que nous nommons un &amp;quot;acte volontaire&amp;quot;.L&#039;acte volontaire est préparé par des &amp;quot;motifs&amp;quot; au sens large, non pas seulement des raisons mais des mobiles d&#039;ordre affectif ( désir- répugnance). En Français, on utilise le mot&amp;quot;motif&amp;quot; dans le sens de &amp;quot;raisons&amp;quot; et on garde le mot&amp;quot;mobile&amp;quot; pour désigner ce qui est d&#039;ordre affectif et passionnel et qui nous pousse à agir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Donc plus diminue la conscience de notre propre moi, plus nous nous tournons de manière  désintéressée vers l&#039;objet seul et plus nous en voyons la beauté. Cette attitude est pour Schopenhauer celle de la contemplation esthétique qui est toute intellectuelle.&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Les occupations intellectuelles ne sont pas entièrement dépourvues de lien avec la volonté. (P;12)&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«La réflexion abstraite, la lecture …. appartiennent aussi, au sens plus large, à la conscience des autres choses, c&#039;est à dire à l&#039;occupation objective de l&#039;esprit. Mais,ce n&#039;est encore indirectement»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Raisonner, lire, est-ce avoir fait taire sa volonté?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer répond «non».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour que l&#039;esprit soit actif, il faut qu&#039;il soit mis en œuvre par la volonté qui lui fixe un but à atteindre. Il faut un projet et une claire conscience de ce projet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On raisonne pour choisir un projet professionnel, pour gagner de l&#039;argent.&lt;br /&gt;
On raisonne pour trouver un moyen de s&#039;évader de prison.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le travail intellectuel est «mêlé de quelqu&#039; effort».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est pourquoi, lorsqu&#039;on raisonne, on n&#039;est pas entièrement tourné du côté de l&#039;objet, en ayant fait taire sa volonté. « Ce genre d&#039;occupation intellectuelle ne comporte pas d&#039;objectivité parfaite de la conscience telle qu&#039;elle accompagne la conception esthétique»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
P.13 : pour dire cela, Schopenhauer emploie la métaphore de la flamme obscurcie par la fumée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer conclut donc ce passage sur le raisonnement et l&#039;activité intellectuelle en disant que seul l&#039;art nous détache vraiment de la volonté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Schopenhauer fait un bilan de ce qui vient d&#039;être di&amp;lt;/u&amp;gt;t. ( bas de la page 12) pour dire que seule l&#039;œuvre d&#039;art permet de parvenir à un état parfait de connaissance, c&#039;est à dire à une connaissance intuitive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
de l&#039;essence des choses: «reconnaître non plus la chose particulière, mais l&#039;idée de son espèce»&lt;br /&gt;
En ayant le plus possible anéanti la conscience qu&#039;on peut avoir de soi, de ses intérêts, de ses désirs, de ses souffrances.&lt;br /&gt;
«La conscience propre ne subsiste qu&#039;à titre de soutien de l&#039;existence objective de ses effets» P.12&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne faut pas, bien sûr anéantir toute conscience car nous ne pourrions même pas avoir une conscience de l&#039;objet, mais il faut éteindre toute notre vie affective et nos intérêts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«&amp;lt;u&amp;gt;La difficulté pour cet état de se produire» bas de la page 12&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notons la formule: Schopenhauer ne dit surtout pas que c&#039;est une question de décision libre. «L&#039;état se produit …&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
comme si nous étions passifs « malgré nous»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La vertu de l&#039;œuvre d&#039;art ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Quelle est son excellence, ce qu&#039;elle réussit à produire comme effet)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Nous ne pouvons concevoir l&#039;essence purement objective des choses et les idées présentes en elles qu&#039;en ne prenant aucun intérêt aux choses mêmes, parce qu&#039;elles n&#039;offrent aucun rapport avec notre volonté. De là vient que …. réalité» P.13Qu&#039;appelle-ton réalité? Il s&#039;agit de ce qui nous est donné dans notre expérience sensible, ou historique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par exemple un animal, celui qui vit dans notre maison ou galope dans un pré.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est difficile pour nous, en le regardant de saisir k&#039; «Idée» au sens platonicien du terme ou encore l&#039;essence de l&#039;animalité, c&#039;est à dire les caractères qui seraient communs à tous les animaux en général. Nous pouvons en effet avoir des liens affectifs avec l&#039;animal ou des intérêts de nature diverse. L&#039;effort intellectuel serait trop grand «Pour saisir l&#039;idée au milieu de la réalité ….» (Bas de la page 13.) &#039;&#039;&#039;Page .6&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer se place dans une perspective analogue à celle de Kant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Face à l&#039;œuvre d&#039;art, nous sommes dans une attitude de désintéressement &#039;&#039;&#039;&#039;&#039;. Kant, rappelons le, décrit le plaisir esthétique comme un plaisir désintéressé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l&#039;agréable, nos inclinations sont pour lui impliquées. Pour éprouver du plaisir, il nous faut nous approprier l&#039;objet, nous ne sommes pas libres à son égard. Face à l&#039;objet beau, nos inclinations se taisent. Tant décrit le plaisir esthétique comme un plaisir pur. L&#039;œuvre d&#039;art engendre un plaisir d&#039;une qualité particulière, nos facultés jouent librement et c&#039;est un plaisir qui nous paraît pouvoir être partagé avec tout être ayant les mêmes facultés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer parle également de désintéressement dans l&#039;art. Il décrit cependant ce désintéressement d&#039;une manière particulière: il ne dit pas que face à l&#039;œuvre d&#039;art nous éprouvons du plaisir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il dit que nous sommes dans une attitude de sujet connaissant: &amp;lt;u&amp;gt;nous connaissons les Idées des choses.&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;œuvre d&#039;art n&#039;a aucun rapport avec notre volonté( volonté au sens de désirs et d&#039;intérêts). Si nous contemplons une nature morte hollandaise, elle n&#039;éveille pas notre appétit par exemple. Si un Constable représente la campagne anglaise, nous n&#039;avons pas un regard de propriétaire terrien spéculant sur des profits à venir etc ….«Ce que nous apercevons dans un tableau ou dans une poésie se trouve en dehors de toute relation possible avec notre volonté»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les «Idées»..... ressortent donc plus facilement de l&#039;œuvre d&#039;art que de la réalité.» P.13.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;œuvre d&#039;art nous amène à une connaissance de l&#039;Essence des choses»: elle s&#039;adresse donc bien à notre faculté de connaître.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;œuvre d&#039;art est la création du Génie. C&#039;est le propre du génie de jeter sur le réalité ce regard particulier qui lui permet de saisir l&#039;essence des choses et c&#039;est cela qu&#039;il est capable de mettre dans l&#039;œuvre d&#039;art qu&#039;il nous donne à contempler. ( voir pour compléter cela l&#039;analyse du Génie présentée au début du texte suivant)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;art rend la volonté muette « en présentant à notre intuition un objet situé lui même hors du domaine des choses capables d&#039;intéresser la volonté» (milieu de la page 14)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer généralise aux arts plastiques ( dans lesquels l&#039;artiste crée des formes) mais aussi à la poésie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce regard de pur sujet connaissant qu&#039;on jette sur l&#039;œuvre d&#039;art, on peut parvenir parfois à le tourner vers la réalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«C&#039;est une conception de ce genre qui nous fait paraître &#039;&#039;pittoresque &#039;&#039;un objet aperçu et &#039;&#039;poétique&#039;&#039; une événement de la vie courante ...» Nous employons ces deux adjectifs quand nous adoptons face à notre expérience l&#039;attitude propre à la contemplation de l&#039;œuvre d&#039;art. ( bas de la page 14)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand le poète célèbre la beauté de la nature, il célèbre en fait l&#039;aptitude de certains spectacles naturels à nous faire prendre cette attitude de pur sujet de la connaissance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu&#039;y gagnons nous: «la tranquillité de cœur.»L&#039;homme recherche la fin de ses souffrances et la poésie la lui procure. Et pour l&#039;auteur, seul l&#039;art peut la lui procurer..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
P.15 Schopenhauer développe les exemples expliqués plus haut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Après avoir évoqué la contemplation de l&#039;œuvre d&#039;art, Schopenhauer  en vient à sa création.==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;A plus forte raison est-elle indispensable à la création des œuvres esthétiques&amp;quot;&lt;br /&gt;
Les productions de la philosophie, de la poésie et des arts plastiques viennent d&#039;une attitude intellectuelle propre au génie &amp;quot;La contemplation objective pure.&lt;br /&gt;
On retrouve dans le génie la synthèse de tous les aspects énoncés plus haut.&lt;br /&gt;
Il a su faire taire toutes les manifestations de sa volonté et de ses désirs.Il est désinteressé.&lt;br /&gt;
Il est alors le pur sujet de la connaissance.&lt;br /&gt;
Il est essentiellement intellect et saisit intuitivement les idées platoniciennes des choses. ( Tout cela est développé dans le texte suivant :&amp;quot;Du Génie&amp;quot;)&lt;br /&gt;
La création artistique ne nait pas d&#039;une aptitude exceptionnelle à créer des formes , elle nait pour l&#039;auteur d&#039;une certaine disposition intellectuelle à prendre le chemin d&#039;un certain type de connaissance.&lt;br /&gt;
&amp;quot;Le génie est une disposition à faire prévaloir cet état. (P.16 bas)&lt;br /&gt;
Disposition : aptitude naturelle d&#039;origine inexplicable, donnée aux uns et non aux autres par la nature.&lt;br /&gt;
Le génie y gagne la cessation de la souffrance.&lt;br /&gt;
Le gain est donc un gain moral. La conscience individuelle de soi débouche sur la souffrance . (tristesse, misère)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le créateur d&#039;art voit des idées immuables, éternelles. (P.17, en haut) Il est à l&#039;abri de la naissance et de la mort. Le sujet individuel vit au contraire dans un monde changeant et éphémère, comme lui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;On peut attribuer à l&#039;homme deux existences.&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tant que volonté, individu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tant que &amp;quot;contemplateur purement objectif&amp;quot; , il est &amp;quot;toutes choses&amp;quot; Il n&#039;est plus auprès de lui même et de ses désirs et de ses souffrances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut contempler le monde en lui même sans rien y mêler de soi. (P.18 en haut)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
P19- P20 . Schopenhauer oppose à nouveau les deux manières de se tourner vers le spectacle du monde : maisons vaisseaux ....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ou bien nous sommes intéressés, nous rapportons ce spectacle à nous mêmes  et il peut être cause de désirs, donc de souffrances.La plupart des hommes a ce regard: c&#039;est considérer les choses dans leur relation à notre personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ou bien nous contemplons les choses en elles mêmes, or de toute relation à ce que nous sommes et à nos désirs.&lt;br /&gt;
(P.20-en haut) Nous percevons, l&#039;essence des choses, ce qu&#039;elles sont en elles mêmes , les idées platoniciennes. Cela suppose ( p.19 en bas ) une augmentation de notre intelligence intuitive.&lt;br /&gt;
On contemple ce qu&#039;il y a de général en chaque être: l&#039;animalité , non tel animal, l&#039;humanité, non tel individu.. Nous connaissons&amp;quot;Les idées des choses&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Quelles conditions faut-il réunir?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une activité cérébrale plus grande.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut que le spectacle n&#039;offre aucune relation avec nous. Prendre cette attitude est plus facile face à un spectacle qui n&#039;offre aucune relation avec nous . Il peut nous être étranger. Rappel: une ville inconnue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer reprend des exemples.&lt;br /&gt;
Nos passions, nos sentiments troublent notre connaissance. Selon que nous sommes joyeux ou tristes, le spectacle du monde ne nous apparit pas de la même manière.&lt;br /&gt;
(exemple de la vieille qui apporte une lettre d&#039;amour).&lt;br /&gt;
Nos penchants ou nos répugnances modifient notre représentation du monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;œuvre d&#039;art a une valeur durable parce qu&#039;elle représente l&#039;objectivité pure, une image débarrassée de toute relation avec notre volonté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;L&#039;objectivité seule fait l&#039;artiste&amp;quot; (P.22 en bas). Elle est conquise quand &amp;quot; l&#039;intellect est détaché de la volonté&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
P.22 . L&#039;auteur prend l&#039;exemple du jeune homme. Il est capable de contemplation esthétique de la nature , mais va la gâcher parce qu&#039;il projette sur le spectacle de la nature des attentes et des désirs. Il introduit donc dans le monde des attentes personnelles, et ainsi cesse le spectacle de la beauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
P.23 en bas : &amp;quot; Aucune chose n&#039;est belle qu&#039;aussi longtemps qu&#039;elle ne nous concerne pas &amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;art la poésie transfigurent la vie. La lune est belle, parce qu&#039;elle est sans rapport avec nous. Elle ne nous réchauffe même pas.Elle est donc &amp;quot; sans intérêt pour nous&amp;quot; et peut être l&#039;objet d&#039;une pure contemplation esthétique. (vis à vis du soleil, nous avons des attentes....)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le soleil qui traverse un vitrail, n&#039;éveille en nous aucune attente : ni souffrance, ni plaisir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La contemplation esthétique est pour Schopenhauer absence de douleur , elle n&#039;est pas décrite positivement comme faisant éprouver un plaisir&#039;&#039;&#039;.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amb</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://philo.dyndns.info/index.php?title=Du_pur_sujet_de_la_connaissance_-_Du_g%C3%A9nie_-_Schopenhauer&amp;diff=1143</id>
		<title>Du pur sujet de la connaissance - Du génie - Schopenhauer</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://philo.dyndns.info/index.php?title=Du_pur_sujet_de_la_connaissance_-_Du_g%C3%A9nie_-_Schopenhauer&amp;diff=1143"/>
		<updated>2010-12-30T15:54:52Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Amb : /* Après avoir évoqué la contemplation de l&amp;#039;œuvre d&amp;#039;art, Schopenhauer  en vient à sa création. */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=Schopenhauer : Du pur sujet de la connaissance - Du génie =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Référence: CH Salaün Philosopher avec Schopenhauer - Collection Ellipse. (Lecture conseillée). &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
_____________________________________________________________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer est un penseur pessimiste, pour lui l&#039;homme mû par des désirs sans fins, est confronté à une sorte d&#039;impossibilité d&#039;être heureux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il accorde une grande place à l&#039; œuvre d&#039;art, parce que pour lui, la contemplation esthétique est un moyen de nous libérer de la souffrance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce texte est donc une réflexion sur ce que nous apporte l&#039;art, tant du point de vue général de la contemplation de l&#039;œuvre d&#039;art pour nous, pour l&#039;homme du commun, que du point de vue de l&#039;artiste créateur de l&#039;Œuvre d&#039;art dont Schopenhauer va nous expliquer qu&#039;il est tout à fait à part du commun des mortels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Qu&#039;est ce qui permet de créer une œuvre d&#039;art?==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;A la base de la création artistique, il y a une certaine qualité de la connaissance. &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette affirmation peut nous paraître étonnante, on pourrait s&#039;attendre à lire que l&#039;artiste sait créer des formes, a des aptitudes plastiques, qu&#039;il est habile. Schopenhauer nous entraîne dans une autre direction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;P.8: «Toute œuvre d&#039;art véritable, doit avoir pour principe et pour base une connaissance soumise à ces conditions.»&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour créer un œuvre d&#039;art il faut parvenir à un certain type de connaissance. Voyons de quelle sorte de connaissance il s&#039;agit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut parvenir à une connaissance que Schopenhauer nomme &#039;&#039;&#039;objective, et qu&#039;il désigne &#039;&#039;&#039;comme&#039;&#039;&#039; &#039;&#039;&#039;une connaissance&#039;&#039;&#039; de l&#039;Idée, &#039;&#039;&#039;au sens platonicien du terme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le chemin pour parvenir à un tel type de connaissance est indiqué: Schopenhauer parle d&#039;un « changement» nécessaire. Un acte de «renoncement à soi même»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il dit encore qu&#039;il faut parvenir à séparer la connaissance d&#039;avec «la volonté» P.7 ou il parle d&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«élimination de tout vouloir».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous faut donc voir ce que Schopenhauer nomme &#039;&#039;&#039;vouloir ou volonté&#039;&#039;&#039;. Ce vouloir ou cette volonté va constituer le côté du &#039;&#039;&#039;sujet &#039;&#039;&#039;qu&#039;il faudra éliminer pour parvenir à une connaissance &#039;&#039;&#039;objective&#039;&#039;&#039; ( tournée vers l&#039;objet).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Qu&#039;est ce que la volonté chez Schopenhauer?==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;L&#039;ouvrage majeur de Schopenhauer se nomme «Du monde comme volonté et représentation» &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;L&#039;œuvre étudiée est une partie de ce texte: les chapitres XXX et XXXI du Tome III&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le monde est d&#039;un côté ma «représentation». Il m&#039;apparait d&#039;une certaine manière. Puis connaître ce qu&#039;il est en lui-même? (On peut dire aussi «en soi» )?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certains philosophes répondent «non» (Kant)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer choisit de dire qu&#039;on peut accéder à ce qu&#039;est le monde «en soi» par le biais de l&#039;expérience de notre corps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le monde est en soi &#039;&#039;&#039;«&#039;&#039;&#039;&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039; volonté»&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mot volonté ne renvoie pas seulement à ce que nous appelons volonté consciente.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Ma volonté est, comme volonté consciente l&#039;expression particulière d&#039;un principe beaucoup plus vaste avec laquelle elle a une parenté immédiate.»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;expérience de mon corps est celle d&#039;un vouloir au sens ou j&#039;ai en moi des désirs qui lorsqu&#039;ils sont satisfaits me procurent du plaisir et lorsqu&#039;ils sont contrariés me procurent de la douleur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer généralise à toute la nature cette expérience du vouloir. Chaque être est pour lui volonté, l&#039;expérience la plus aboutie étant celle du vouloir humain. De la plante, à l&#039;animal, à l&#039;homme, il y a quelque chose en commun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la plante, quelque chose la pousse à croître.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;animal cherche à satisfaire ses besoins et à survivre. Il lutte pour l&#039;existence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En l&#039;homme, la volonté est aussi effort sans fin, pour satisfaire ses besoins vitaux d&#039;une part, mais aussi pour tenter de donner satisfaction à des désirs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;expérience majeure de l&#039;homme, la seule expérience positive pour Schopenhauer est celle de la douleur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Voir feuille annexe )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le désir se renouvelle constamment et avec ce renouvellement l&#039;expérience de l&#039;insatisfaction, du manque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«La satisfaction d&#039;aucun souhait ne peut procurer de contentement durable et inaltérable».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme les moralistes antiques Schopenhauer conçoit le bonheur comme un état stable, un état d&#039;absence de troubles ou encore d&#039;ataraxie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette stabilité recherchée n&#039;est jamais acquise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si nous donnons satisfaction à un manque, nous gagnons le manque du manque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La valeur de l&#039;objet convoité réside dans son attente. Quand nous possédons l&#039;objet convoité, il nous déçoit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour Schopenhauer, nous ne faisons pas l&#039;expérience de la satisfaction, mais notre seule expérience positive est celle de la douleur et du manque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vie humaine est donc tragique par essence, c&#039;est une vie de douleur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous faut rompre avec cette expérience, il faudrait que notre conscience cesse d&#039;être toute entière remplie par cette expérience du manque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est ce que Schopenhauer appelle «renoncer à soi même», faire taire son individualité, ou encore «s&#039;oublier comme sujet». Il faut dépasser nos appétits et nos désirs, contourner la puissance de notre volonté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Remarque: &#039;&#039;&#039;&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Avons nous le choix?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Il faut une modification dans le sujet&amp;quot; (haut de la page _) mais Schopenhauer écrit qu&#039;elle  n&#039;est pas le fait de &amp;quot;notre libre arbitre&amp;quot; ce qui signifie que nous ne pouvons décider par nous mêmes de nous mettre dans cet état où nos désirs se tairaient. Est-ce  à dire que l&#039;homme n&#039;est pas capable, par une décision libre de créer par lui même les conditions de son propre bonheur?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Devenir un pur sujet de la connaissance==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer dit que l&#039;effacement de la volonté se fait quand on devient un pru sujet de la connaissance, c&#039;est à dire quand notre conscience du monde extérieur se trouve purifiée de tout mélange avec la volonté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Nous allons maintenant expliquer ce point&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les conditions à réunir pour que cela soit possible, si ce n&#039;est pas une décision de notre libre - arbitre.&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les conditions permanentes ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(haut de la page 9)&lt;br /&gt;
C&#039;est justement ce qui se produit dans le cas du Génie. Le génie est décrit (voir plus loin les analyses du génie P. 28 et 29) comme &amp;quot;anormal&amp;quot;. Il est différent du commun des mortels parce qu&#039;il y a en lui une prééminence de l&#039;intellect sur la volonté.Mais on n&#039;explique pas comment il parvient à cet état. On s&#039;en remet à la notion de &#039;&#039;&#039;&amp;quot;don&amp;quot;&#039;&#039;&#039;. Tout se passe comme si, il avait reçu d&#039;ailleurs cette aptitude exceptionnelle, ce que vient suggérer l&#039;emploi du mot génie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Perfection du cerveau&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Constitution physiologique: il est donc dans sa nature d&#039;avoir cette aptitude exceptionnelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les conditions passagères ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces conditions là semblent plutôt concerner le commun des hommes: le bon sommeil, le bain froid, tout cela parait propre à donner plus de place en l&#039;homme à l&#039;activité cérébrale qu&#039;aux désirs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s&#039;agit de parvenir à une connaissance intuitive du monde extérieur, ou de ce qu&#039;on appelle l&#039;objet.&lt;br /&gt;
L&#039;objet, c&#039;est ce qui est posé devant nous étymologiquement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une connaissance intuitive est une connaissance immédiate. Intuitere, c&#039;est voir.&lt;br /&gt;
La connaissance intuitive s&#039;oppose à la connaissance par raisonnement qui elle, enchaîne des raisons , passe par des intermédiaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut parvenir à une situation de contemplation de l&#039;objet, et c&#039;est justement le propre de la contemplation esthétique dans laquelle la conscience de notre propre moi  et de nos souffrances est effacée? C&#039;est un état de &amp;quot;félicité absolue&amp;quot;&lt;br /&gt;
c&#039;est à dire de bonheur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Remarques&#039;&#039;: Le mot bonheur étymologiquement contient le mot &amp;quot;chance&amp;quot; (heur=chance) Les moralistes préfèrent souvent utiliser le mot béatitude ou le mot félicité qui font moins référence au mot chance et qui signifie moins que le bonheur nous échoit par hasard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut remarquer que Schopenhauer semble identifier le bonheur ou la félicité à l&#039;absence de douleur ce qui est une définition assez négative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les pages 8-9-10 répètent avec des formulations différentes la même analyse&#039;&#039;&#039; Il y a donc une insistance de Schopenhauer  sur ce qui est important et qu&#039;il met au cœur de cet extrait.&lt;br /&gt;
&amp;quot;Plus nous avons conscience de l&#039;objet, moins nous en avons du sujet.... Plus le sujet occupe la conscience, plus faible et plus imparfaite est notre intuition du monde extérieur&amp;quot; (Bas de la page 8 , haut de la page 9)&lt;br /&gt;
&amp;quot;La connaissance pure, sans mélange de volonté se produit donc lorsque la conscience des autres choses s&#039;élève à une telle puissance que la conscience du moi propre disparait&amp;quot; (haut de la page 10 )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La conscience peut être tournée dans deux directions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle est conscience de soi, retour sur soi, réflexion. Dans ce cas, elle est conscience des désirs et des intérêts qui nous agitent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle peut être conscience de l&#039;objet, du monde extérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la vie ordinaire, chaque fois que nous nous tournons vers un objet du monde extérieur, nous le rapportons à nous et à notre subjectivité, nous nous demandons quel usage nous pourrions faire d&#039;un objet technique, si nous voyons un bateau, nous pensons au plaisir que nous pourrions retirer d&#039;une croisière ou à la souffrance que nous a causée le départ d&#039;un proche.Nous ne sommes pas en paix.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Divers exemples pris dans le texte de Schopenhauer peuvent nous aider à comprendre cela.&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un peu plus loin, c&#039;est l&#039;exemple du touriste qui arrive dans une ville étrangère. (P.1Le touriste qui arrive n&#039;a pu tisser aucun lien avce la ville et ses habitants, il n&#039;a aucun souvenir et n&#039;a aucune attente.&lt;br /&gt;
Il est dans une attitude de contemplation que Schopenhauer appelle désintéressée. Aucun intérêt, ( désir, souhait, sentiment) ne le relie à la ville.&lt;br /&gt;
Il contemple au sens où il est purement connaissant et où rien de cette vie affective ne vient se mêler à cette connaissance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A contrario, Schopenhauer donne P.19, un exemple d&#039;un regard intéressé.&lt;br /&gt;
&amp;quot; Nous regardons par exemple des maisons, des vaisseaux, des machines, avec la pensée de leur destination, nous regardons les hommes avec la pensée de leurs rapports avec nous...&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous ne considérons d&#039;ordinaire les choses &amp;quot;que dans leurs relations&amp;quot; c&#039;est à dire en fonction de nos attentes et de nos calculs d&#039;intérêt. C&#039;est l&#039;attitude commune de la plupart des hommes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Le texte est donc traversé par une grande opposition qui se répète entre ce qui vient de la volonté et ce qui est de l&#039;ordre de la connaissance.&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bas de la page 10 :&amp;quot; La volonté, en tant que principe de subjectivité est l&#039;opposé, l&#039;antagoniste de la connaissance&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La conscience de soi s&#039;exprime au plus haut point dans ce que nous nommons un &amp;quot;acte volontaire&amp;quot;.L&#039;acte volontaire est préparé par des &amp;quot;motifs&amp;quot; au sens large, non pas seulement des raisons mais des mobiles d&#039;ordre affectif ( désir- répugnance). En Français, on utilise le mot&amp;quot;motif&amp;quot; dans le sens de &amp;quot;raisons&amp;quot; et on garde le mot&amp;quot;mobile&amp;quot; pour désigner ce qui est d&#039;ordre affectif et passionnel et qui nous pousse à agir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Donc plus diminue la conscience de notre propre moi, plus nous nous tournons de manière  désintéressée vers l&#039;objet seul et plus nous en voyons la beauté. Cette attitude est pour Schopenhauer celle de la contemplation esthétique qui est toute intellectuelle.&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Les occupations intellectuelles ne sont pas entièrement dépourvues de lien avec la volonté. (P;12)&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«La réflexion abstraite, la lecture …. appartiennent aussi, au sens plus large, à la conscience des autres choses, c&#039;est à dire à l&#039;occupation objective de l&#039;esprit. Mais,ce n&#039;est encore indirectement»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Raisonner, lire, est-ce avoir fait taire sa volonté?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer répond «non».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour que l&#039;esprit soit actif, il faut qu&#039;il soit mis en œuvre par la volonté qui lui fixe un but à atteindre. Il faut un projet et une claire conscience de ce projet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On raisonne pour choisir un projet professionnel, pour gagner de l&#039;argent.&lt;br /&gt;
On raisonne pour trouver un moyen de s&#039;évader de prison.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le travail intellectuel est «mêlé de quelqu&#039; effort».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est pourquoi, lorsqu&#039;on raisonne, on n&#039;est pas entièrement tourné du côté de l&#039;objet, en ayant fait taire sa volonté. « Ce genre d&#039;occupation intellectuelle ne comporte pas d&#039;objectivité parfaite de la conscience telle qu&#039;elle accompagne la conception esthétique»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
P.13 : pour dire cela, Schopenhauer emploie la métaphore de la flamme obscurcie par la fumée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer conclut donc ce passage sur le raisonnement et l&#039;activité intellectuelle en disant que seul l&#039;art nous détache vraiment de la volonté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Schopenhauer fait un bilan de ce qui vient d&#039;être di&amp;lt;/u&amp;gt;t. ( bas de la page 12) pour dire que seule l&#039;œuvre d&#039;art permet de parvenir à un état parfait de connaissance, c&#039;est à dire à une connaissance intuitive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
de l&#039;essence des choses: «reconnaître non plus la chose particulière, mais l&#039;idée de son espèce»&lt;br /&gt;
En ayant le plus possible anéanti la conscience qu&#039;on peut avoir de soi, de ses intérêts, de ses désirs, de ses souffrances.&lt;br /&gt;
«La conscience propre ne subsiste qu&#039;à titre de soutien de l&#039;existence objective de ses effets» P.12&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne faut pas, bien sûr anéantir toute conscience car nous ne pourrions même pas avoir une conscience de l&#039;objet, mais il faut éteindre toute notre vie affective et nos intérêts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«&amp;lt;u&amp;gt;La difficulté pour cet état de se produire» bas de la page 12&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notons la formule: Schopenhauer ne dit surtout pas que c&#039;est une question de décision libre. «L&#039;état se produit …&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
comme si nous étions passifs « malgré nous»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La vertu de l&#039;œuvre d&#039;art ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Quelle est son excellence, ce qu&#039;elle réussit à produire comme effet)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Nous ne pouvons concevoir l&#039;essence purement objective des choses et les idées présentes en elles qu&#039;en ne prenant aucun intérêt aux choses mêmes, parce qu&#039;elles n&#039;offrent aucun rapport avec notre volonté. De là vient que …. réalité» P.13Qu&#039;appelle-ton réalité? Il s&#039;agit de ce qui nous est donné dans notre expérience sensible, ou historique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par exemple un animal, celui qui vit dans notre maison ou galope dans un pré.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est difficile pour nous, en le regardant de saisir k&#039; «Idée» au sens platonicien du terme ou encore l&#039;essence de l&#039;animalité, c&#039;est à dire les caractères qui seraient communs à tous les animaux en général. Nous pouvons en effet avoir des liens affectifs avec l&#039;animal ou des intérêts de nature diverse. L&#039;effort intellectuel serait trop grand «Pour saisir l&#039;idée au milieu de la réalité ….» (Bas de la page 13.) &#039;&#039;&#039;Page .6&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer se place dans une perspective analogue à celle de Kant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Face à l&#039;œuvre d&#039;art, nous sommes dans une attitude de désintéressement &#039;&#039;&#039;&#039;&#039;. Kant, rappelons le, décrit le plaisir esthétique comme un plaisir désintéressé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l&#039;agréable, nos inclinations sont pour lui impliquées. Pour éprouver du plaisir, il nous faut nous approprier l&#039;objet, nous ne sommes pas libres à son égard. Face à l&#039;objet beau, nos inclinations se taisent. Tant décrit le plaisir esthétique comme un plaisir pur. L&#039;œuvre d&#039;art engendre un plaisir d&#039;une qualité particulière, nos facultés jouent librement et c&#039;est un plaisir qui nous paraît pouvoir être partagé avec tout être ayant les mêmes facultés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer parle également de désintéressement dans l&#039;art. Il décrit cependant ce désintéressement d&#039;une manière particulière: il ne dit pas que face à l&#039;œuvre d&#039;art nous éprouvons du plaisir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il dit que nous sommes dans une attitude de sujet connaissant: &amp;lt;u&amp;gt;nous connaissons les Idées des choses.&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;œuvre d&#039;art n&#039;a aucun rapport avec notre volonté( volonté au sens de désirs et d&#039;intérêts). Si nous contemplons une nature morte hollandaise, elle n&#039;éveille pas notre appétit par exemple. Si un Constable représente la campagne anglaise, nous n&#039;avons pas un regard de propriétaire terrien spéculant sur des profits à venir etc ….«Ce que nous apercevons dans un tableau ou dans une poésie se trouve en dehors de toute relation possible avec notre volonté»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les «Idées»..... ressortent donc plus facilement de l&#039;œuvre d&#039;art que de la réalité.» P.13.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;œuvre d&#039;art nous amène à une connaissance de l&#039;Essence des choses»: elle s&#039;adresse donc bien à notre faculté de connaître.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;œuvre d&#039;art est la création du Génie. C&#039;est le propre du génie de jeter sur le réalité ce regard particulier qui lui permet de saisir l&#039;essence des choses et c&#039;est cela qu&#039;il est capable de mettre dans l&#039;œuvre d&#039;art qu&#039;il nous donne à contempler. ( voir pour compléter cela l&#039;analyse du Génie présentée au début du texte suivant)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;art rend la volonté muette « en présentant à notre intuition un objet situé lui même hors du domaine des choses capables d&#039;intéresser la volonté» (milieu de la page 14)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer généralise aux arts plastiques ( dans lesquels l&#039;artiste crée des formes) mais aussi à la poésie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce regard de pur sujet connaissant qu&#039;on jette sur l&#039;œuvre d&#039;art, on peut parvenir parfois à le tourner vers la réalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«C&#039;est une conception de ce genre qui nous fait paraître &#039;&#039;pittoresque &#039;&#039;un objet aperçu et &#039;&#039;poétique&#039;&#039; une événement de la vie courante ...» Nous employons ces deux adjectifs quand nous adoptons face à notre expérience l&#039;attitude propre à la contemplation de l&#039;œuvre d&#039;art. ( bas de la page 14)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand le poète célèbre la beauté de la nature, il célèbre en fait l&#039;aptitude de certains spectacles naturels à nous faire prendre cette attitude de pur sujet de la connaissance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu&#039;y gagnons nous: «la tranquillité de cœur.»L&#039;homme recherche la fin de ses souffrances et la poésie la lui procure. Et pour l&#039;auteur, seul l&#039;art peut la lui procurer..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
P.15 Schopenhauer développe les exemples expliqués plus haut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Après avoir évoqué la contemplation de l&#039;œuvre d&#039;art, Schopenhauer  en vient à sa création.==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;A plus forte raison est-elle indispensable à la création des œuvres esthétiques&amp;quot;&lt;br /&gt;
Les productions de la philosophie, de la poésie et des arts plastiques viennent d&#039;une attitude intellectuelle propre au génie &amp;quot;La contemplation objective pure.&lt;br /&gt;
On retrouve dans le génie la synthèse de tous les aspects énoncés plus haut.&lt;br /&gt;
Il a su faire taire toutes les manifestations de sa volonté et de ses désirs.Il est désinteressé.&lt;br /&gt;
Il est alors le pur sujet de la connaissance.&lt;br /&gt;
Il est essentiellement intellect et saisit intuitivement les idées platoniciennes des choses. ( Tout cela est développé dans le texte suivant :&amp;quot;Du Génie&amp;quot;)&lt;br /&gt;
La création artistique ne nait pas d&#039;une aptitude exceptionnelle à créer des formes , elle nait pour l&#039;auteur d&#039;une certaine disposition intellectuelle à prendre le chemin d&#039;un certain type de connaissance.&lt;br /&gt;
&amp;quot;Le génie est une disposition à faire prévaloir cet état. (P.16 bas)&lt;br /&gt;
Disposition : aptitude naturelle d&#039;origine inexplicable, donnée aux uns et non aux autres par la nature.&lt;br /&gt;
Le génie y gagne la cessation de la souffrance.&lt;br /&gt;
Le gain est donc un gain moral. La conscience individuelle de soi débouche sur la souffrance . (tristesse, misère)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le créateur d&#039;art voit des idées immuables, éternelles. (P.17, en haut) Il est à l&#039;abri de la naissance et de la mort. Le sujet individuel vit au contraire dans un monde changeant et éphémère, comme lui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;On peut attribuer à l&#039;homme deux existences.&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tant que volonté, individu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tant que &amp;quot;contemplateur purement objectif&amp;quot; , il est &amp;quot;toutes choses&amp;quot; Il n&#039;est plus auprès de lui même et de ses désirs et de ses souffrances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut contempler le monde en lui même sans rien y mêler de soi. (P.18 en haut)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
P19- P20 . Schopenhauer oppose à nouveau les deux manières de se tourner vers le spectacle du monde : maisons vaisseaux ....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ou bien nous sommes intéressés, nous rapportons ce spectacle à nous mêmes  et il peut être cause de désirs, donc de souffrances.La plupart des hommes a ce regard: c&#039;est considérer les choses dans leur relation à notre personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ou bien nous contemplons les choses en elles mêmes, or de toute relation à ce que nous sommes et à nos désirs.&lt;br /&gt;
(P.20-en haut) Nous percevons, l&#039;essence des choses, ce qu&#039;elles sont en elles mêmes , les idées platoniciennes. Cela suppose ( p.19 en bas ) une augmentation de notre intelligence intuitive.&lt;br /&gt;
On contemple ce qu&#039;il y a de général en chaque être: l&#039;animalité , non tel animal, l&#039;humanité, non tel individu.. Nous connaissons&amp;quot;Les idées des choses&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Quelles conditions faut-il réunir?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une activité cérébrale plus grande.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut que le spectacle n&#039;offre aucune relation avec nous. Prendre cette attitude est plus facile face à un spectacle qui n&#039;offre aucune relation avec nous . Il peut nous être étranger. Rappel: une ville inconnue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schopenhauer reprend des exemples.&lt;br /&gt;
Nos passions, nos sentiments troublent notre connaissance. Selon que nous sommes joyeux ou tristes, le spectacle du monde ne nous apparit pas de la même manière.&lt;br /&gt;
(exemple de la vieille qui apporte une lettre d&#039;amour).&lt;br /&gt;
Nos penchants ou nos répugnances modifient notre représentation du monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;œuvre d&#039;art a une valeur durable parce qu&#039;elle représente l&#039;objectivité pure, une image débarrassée de toute relation avec notre volonté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;L&#039;objectivité seule fait l&#039;artiste&amp;quot; (P.22 en bas). Elle est conquise quand &amp;quot; l&#039;intellect est détaché de la volonté&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
P.22 . L&#039;auteur prend l&#039;exemple du jeune homme. Il est capable de contemplation esthétique de la nature , mais va la gâcher parce qu&#039;il projette sur le spectacle de la nature des attentes et des désirs. Il introduit donc dans le monde des attentes personnelles, et ainsi cesse le spectacle de la beauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
P.23 en bas : &amp;quot; Aucune chose n&#039;est belle qu&#039;aussi longtemps qu&#039;elle ne nous concerne pas &amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;art la poésie transfigurent la vie. La lune est belle, parce qu&#039;elle est sans rapport avec nous. Elle ne nous réchauffe même pas.Elle est donc &amp;quot; sans intérêt pour nous&amp;quot; et peut être l&#039;objet d&#039;une pure contemplation esthétique. (vis à vis du soleil, nous avons des attentes....)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le soleil qui traverse un vitrail, n&#039;éveille en nous aucune attente : ni souffrance, ni plaisir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La contemplation esthétique est pour Schopenhauer absence de douleur , elle n&#039;est pas décrite positivement comme faisant éprouver un plaisir&#039;&#039;&#039;.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Amb</name></author>
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